Canon EOS R8 Mark II : le plein format le plus accessible gagne enfin la stabilisation capteur
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J'ai mis du temps à vous parler de ces deux accessoires Antank pour la Switch 2. Ça fait quelques semaines que je décale ce test, surtout parce que je ne voyais pas bien ce que j'allais raconter sur une batterie externe et un support pour Switch, car je ne comprenais en fait pas du tout le concept. Puis j'ai ouvert les boîtes, j'ai testé le truc, et bah en fait c'est top.
Pour faire simple, la batterie B5 se fixe au dos de la console avec un système magnétique et elle tient super bien. J'avais assez peu d'attentes sur ce produit, mais la fixation est vraiment stable et la batterie fait très bien son boulot en déplacement ou sur des longs trajets.
Il y a une coque très fine à installer sur la console, puis on vient y aimanter la batterie et brancher le petit câble USB-C fourni. Tout est regroupé derrière la Switch, ce qui évite d'avoir une batterie à poser quelque part pendant qu'on joue, avec un câble qui part de la console pour aller jusqu'à elle.
La B5 a une capacité annoncée de 10 000 mAh, avec une recharge filaire jusqu'à 30 W, et elle pèse 213 grammes. Vous ajoutez donc ce poids à celui de la console, mais ça n'est pas du tout gênant en fait, surtout, pour un accessoire qui coûte actuellement 55,99 euros sur Amazon.fr. Notez que la batterie est aussi MagSafe pour votre iPhone potentiel, si besoin, et elle le chargera donc sans fil.
Elle fonctionne aussi avec les premières Switch et les Switch OLED grâce à l'autre clip fourni, mais pas avec la Switch Lite.
J'ai aussi utilisé le support SW2 Hub proposé aussi par la marque en complément, et je le trouve moins indispensable que la batterie. Il permet de poser la console sur un socle pliable dont on règle l'inclinaison, avec une sortie HDMI pour la TV. Le truc permet surtout de laisser la fixation au dos de la Switch quand on passe du jeu portable au téléviseur. Vu que je ne joue jamais branché à la TV, ça ne m'est pas utile, mais si vous avez un usage mixte, c'est nickel.
C'est bien pratique en tout cas. Cette partie qui reste sur la console est fine et légère, et elle ne pose aucun problème au quotidien.
Le hub ajoute deux ports USB-A et deux USB-C, ainsi qu'une prise Ethernet pour le réseau filaire. Il est affiché à 53,95 euros sur la boutique française d'Antank, séparément de la batterie.
Voilà, donc c'est carrément validé si vous manquez un peu de jus dans votre Switch ou Switch 2.
Pour la batterie, c'est par ici sur Amazon . Pour le dock, c'est par ici sur le site du fabricant (avec un coupon de 10% de remise, que je n'ai pas testé, je ne sais pas s'il fonctionne encore : ANT10)

OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.
Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.
Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.
Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).
Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !
Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.
Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.
Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.
Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !

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Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.
Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.
Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.
La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.
Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.
Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.
La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.
Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.
En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .

Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.
Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.
La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).
Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"
Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".
Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.
Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.
La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.
L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.
Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.
Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.
Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.

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