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Ils ont critiqué les data centers IA d’Amazon, l’entreprise ouvre une enquête

Par : Tinah F.
19 juin 2026 à 17:29

Après avoir critiqué publiquement les futurs data centers dédiés à l’IA, trois ingénieurs font désormais l’objet d’une enquête menée par Amazon. L’affaire prend évidemment une polémique vu qu’elle relance le débat sur la liberté d’expression des salariés.

Critiquer publiquement son employeur n’est jamais anodin, surtout lorsqu’il s’agit d’un géant comme Amazon. Trois ingénieurs en font actuellement l’expérience après avoir dénoncé les projets de nouveaux data centers dédiés à l’intelligence artificielle devant le conseil municipal de Seattle. 

Quelques jours plus tard, Amazon a ouvert une enquête interne pour faire la lumière sur leurs prises de parole. Une affaire qui relance les débats sur la liberté d’expression des salariés et sur les règles imposées par les grandes entreprises technologiques.

Qu’est-ce qui a provoqué cette enquête d’Amazon ?

Les trois ingénieurs qu’on parle ici appartiennent au collectif Amazon Employees for Climate Justice (AECJ). Pour rappel, ce dernier milite depuis plusieurs années pour davantage de transparence sur les questions environnementales et sociales.

Avec deux autres salariés, ils sont intervenus devant le conseil municipal de Seattle. Les discussions portaient sur un éventuel moratoire concernant la construction de nouveaux data centers destinés à l’intelligence artificielle.

Three Amazon engineers are being investigated by the company after they testified at Seattle City Council hearings in support of a one-year moratorium on large-scale AI data center construction — which the council passed unanimously on June 9. Following the hearings, the… pic.twitter.com/milYcDN6XP

— Interesting Engineering (@IntEngineering) June 19, 2026

Ils demandaient des règles plus strictes pour l’utilisation des énergies renouvelables. Ils souhaitaient aussi mieux protéger les travailleurs et encadrer le développement de ces infrastructures. 

Selon eux, le secteur cherche surtout à construire toujours plus vite, avant que les réglementations ne rattrapent la technologie. À l’issue des débats, le conseil municipal a finalement voté en faveur d’un moratoire d’un an sur ces nouveaux centres de données.

Pourquoi l’entreprise a-t-elle décidé d’agir ?

Peu après ces auditions publiques, les trois ingénieurs auraient été convoqués séparément par les ressources humaines.

D’après une plainte déposée par l’AECJ, chacun aurait appris qu’une enquête interne était ouverte. Le collectif affirme que des sanctions disciplinaires, voire un licenciement, auraient été évoqués.

L’entreprise conteste cette version. Elle explique qu’elle cherche uniquement à déterminer si les salariés se sont exprimés en leur nom propre ou au nom d’Amazon. La nuance est importante. Le groupe rappelle que ses employés ne peuvent pas représenter officiellement l’entreprise sans suivre une procédure précise.

Amazon assure que cette enquête vise uniquement à vérifier le respect de ses procédures internes. Et non à sanctionner les salariés pour leurs prises de parole. Le collectif reste sceptique. 

infographie sur l'enquête réalisée par Amazon

Un dossier qui réveille de vieux souvenirs

Cette affaire concernant l’enquête de trois salariés rappelle un précédent déjà bien connu chez Amazon. L’entreprise avait licencié, en 2020, deux figures historiques d’Amazon Employees for Climate Justice. Elles avaient publiquement dénoncé les pratiques du groupe et sa politique environnementale.

Les anciennes salariées avaient contesté cette décision devant les autorités américaines. Les deux parties avaient finalement trouvé un accord l’année suivante. Amazon avait notamment accepté de verser des arriérés de salaire

La firme avait aussi rappelé à l’ensemble de ses salariés leurs droits en matière d’organisation et de liberté d’expression. Six ans plus tard, le scénario semble refaire surface, même si le contexte est différent.

Au-delà de cette affaire, le sujet dépasse les seuls conflits sociaux. Avec l’explosion des besoins en calcul de l’IA, les data centers sont devenus un enjeu stratégique autant qu’environnemental.

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Alexa for Shopping : le nouvel assistant d’Amazon qui compare les prix et achète pour vous

Par : Tinah F.
13 mai 2026 à 17:29

À en croire Amazon, Alexa for Shopping pourrait bien changer la manière de faire ses achats sur la plateforme et l’application. Plus besoin de se casser la tête ni d’y passer tout un après-midi pour trouver un article. Parce que l’assistant dopé à l’IA promet de faire le travail à votre place. 

Ceux qui ont déjà passé du temps sur Amazon le savent bien. Trouver le bon produit sur la plateforme peut vite tourner au parcours du combattant. Entre les fiches techniques interminables, les avis clients et les promotions incroyables, faire un achat ressemble parfois à une mission secondaire mal conçue.

Amazon pense justement avoir trouvé la solution avec Alexa for Shopping. Le géant américain intègre Alexa Plus directement dans son site web et son application mobile. L’idée ? Au lieu de taper une recherche basique, les utilisateurs peuvent discuter avec l’assistant et poser des questions plus précises.

Les promesses d’Amazon avec son nouvel assistant Alexa for Shopping

La grande nouveauté de ce système, c’est son automatisation. Alexa for Shopping peut suivre le prix d’un produit sur Amazon. L’assistant IA est aussi en mesure de comparer plusieurs références et même de passer commande si certaines conditions sont réunies.

Un exemple donné par Amazon résume bien l’idée. Les utilisateurs peuvent demander à l’assistant d’acheter une crème solaire uniquement si son prix passe sous les 10 dollars et qu’ils n’en ont pas déjà commandé récemment. L’IA devient donc une sorte de gestionnaire de courses permanent.

AMAZON $AMZN IS ADDING AN AI ASSISTANT FOR SHOPPING

Amazon just introducing ‘Alexa for Shopping,’ available to U.S. customers on the Amazon Shopping app and website

"Customers can now use Alexa for Shopping to ask questions directly in the main Amazon search bar, create… pic.twitter.com/IHOlSdtpAM

— Evan (@StockMKTNewz) May 13, 2026

L’assistant peut également rechercher des offres sur d’autres sites web grâce à la fonction « Buy for Me », déjà critiquée lors de ses premiers tests. Car derrière le côté pratique, l’automatisation inquiète.

Amazon assure évidemment que tout reste configurable. Mais l’idée d’un assistant capable d’acheter automatiquement des produits pendant que vous regardez une série risque de faire lever quelques sourcils.

Une expérience plus personnalisée et beaucoup plus intrusive

Alexa for shopping remplace Rufus, l’ancien assistant IA d’Amazon, avec une intégration beaucoup plus agressive dans l’écosystème du groupe. Ce nouvel outil apparaît désormais dans la recherche Amazon, mais aussi sur les appareils Echo Show.

Le but d’Amazon est de créer une expérience continue entre les enceintes connectées, le smartphone et le site web. Une conversation commencée sur une enceinte Alexa peut ensuite influencer les recommandations affichées sur Amazon.com.

C’est là que le projet devient intéressant et dérangeant. Pour fonctionner, l’assistant doit accumuler beaucoup d’informations sur les utilisateurs. Parmi elles, l’historique d’achats, les préférences, les habitudes de consommation ou encore les interactions vocales.

Amazon affirme que cette personnalisation permettra d’obtenir des réponses plus précises. En pratique, cela signifie surtout que l’entreprise veut devenir encore meilleure pour anticiper ce que vous pourriez acheter avant même que vous ne le sachiez vous-même.

Alexa for shopping

Certes, avec Alexa for Shopping, faire ses achats devient plus pratique, plus rapide et clairement plus intuitif. Mais vous, seriez-vous prêt à laisser une IA acheter des produits à votre place ? Trouvez-vous ce type d’assistant utile ou un peu trop intrusif ? Donnez-nous votre avis dans les commentaires. 

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56 milliards $ sur la table : le pari risqué de GameStop pour concurrencer Amazon

Par : Mariano R.
4 mai 2026 à 14:45

56 milliards de dollars. C’est le montant que GameStop est prêt à mettre sur la table pour racheter eBay. Une opération hors norme pour un groupe valorisé autour de 12 milliards de dollars, qui ambitionne de se repositionner comme un acteur majeur du e-commerce face à Amazon.

Avec une offre à 125 dollars par action, qui mêle numéraire et actions, GameStop ne se contente plus de sa transformation en cours. Déjà actionnaire à hauteur de 5 % d’eBay, le groupe dirigé par Ryan Cohen cherche à prendre le contrôle d’un acteur clé du commerce en ligne. L’objectif est de créer un ensemble qui rivalisera avec Amazon.

Une offre à 55,5 Md$ avec prime élevée pour convaincre les actionnaires d’eBay

Dans un communiqué officiel, GameStop confirme avoir soumis une proposition non contraignante à 125 dollars par action. Ce qui valorise eBay à environ 55,5 milliards de dollars. L’offre combine numéraire et actions à parts égales et inclut une prime significative. Dont environ 20 % au-dessus du dernier cours, et jusqu’à 46 % par rapport au niveau de février. C’est un moment où GameStop a commencé à accumuler des titres. Le groupe détient déjà près de 5 % du capital d’eBay.

JUST IN: GameStop $GME offers to buy $EBAY for $56,000,000,000. pic.twitter.com/bqw154fjTe

— Watcher.Guru (@WatcherGuru) May 3, 2026

Déjà connu pour avoir redressé Chewy, son PDG, Ryan Cohen veut faire d’eBay une entreprise valant « des centaines de milliards de dollars ». À ses yeux, la combinaison GameStop-eBay pourrait constituer un concurrent crédible face à Amazon. Ils vont s’appuyer sur une grande base clients, une marketplace établie et un repositionnement stratégique autour du commerce digital.

GameStop peut-il réellement boucler une opération à 56 Md$ ?

GameStop dispose d’environ 9 milliards de dollars de liquidités et affirme avoir sécurisé un financement de 20 milliards auprès de TD Bank. Toutefois, cela reste insuffisant pour couvrir l’intégralité de l’opération. Ce qui laisse présager un recours à des financements externes. Notamment des fonds souverains du Moyen-Orient.

En plus, l’écart de valorisation entre les deux entreprises illustre l’ampleur du pari. eBay pèse près de 46 milliards de dollars en Bourse, soit presque quatre fois GameStop. Ainsi, la réussite de l’opération dépendra autant de la capacité à lever des fonds que de la crédibilité du projet industriel.

GameStop met en avant des synergies importantes, estimées à 2 milliards de dollars d’économies annuelles dès la première année. Elles reposent surtout sur la réduction des coûts marketing (1,2 milliard), l’optimisation des dépenses produit (300 millions) et la rationalisation des fonctions support (500 millions). Ces hypothèses ambitieuses devront être validées par l’exécution.

Le pari de Ryan Cohen est-il viable à grande échelle ?

Ryan Cohen a annoncé dès janvier qu’il voulait transformer GameStop en une entreprise valorisée 100 milliards de dollars. Selon les informations révélées par le The Wall Street Journal, cette opération eBay serait donc le levier principal pour atteindre cet objectif.

GameStop CEO Ryan Cohen said in an interview that he is making an unsolicited $56 billion offer for eBay https://t.co/eM2y3Xb8yQ

— The Wall Street Journal (@WSJ) May 3, 2026

Mais, le dirigeant lui-même reconnaît l’incertitude du projet. Il évoque un possible « coup de génie » ou une « folie totale ». Cette dualité résume bien la perception du marché. Les investisseurs ont réagi positivement à court terme. Et même avec une hausse des actions des deux groupes après les premières révélations, de nombreuses zones d’ombre subsistent.

D’abord, eBay n’a pas exprimé d’intention de vendre, ce qui rend l’issue des négociations incertaine. Ensuite, l’intégration opérationnelle poserait des défis importants. Comme l’alignement des cultures et le repositionnement de l’offre. Sans oublier la transformation d’un modèle historiquement centré sur la distribution physique vers une plateforme digitale intégrée.

Par ailleurs, depuis son arrivée, Ryan Cohen a engagé une profonde restructuration. Cela est marqué par des fermetures de magasins, des licenciements et l’arrêt de certaines activités emblématiques. Cette stratégie a permis de rationaliser les coûts, mais souligne aussi l’ampleur des transformations encore à mener.

Les incitations financières du dirigeant ajoutent également une dimension supplémentaire. Son plan de rémunération pourrait lui rapporter jusqu’à 35 milliards de dollars si les objectifs de valorisation sont atteints. Ce qui renforce l’alignement avec les actionnaires mais aussi la pression sur les résultats.

Cette tentative de rachat montre donc la recherche de croissance externe pour accélérer les mutations stratégiques. Reste à savoir si GameStop dispose des moyens (financiers, opérationnels et stratégiques) pour transformer cette ambition en réalité. Et bien sûr pour s’imposer face à un géant comme Amazon.

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