Quiz Facebook : pourquoi ces jeux pourraient vous coûter cher
Vous aimez jouer à ces quiz et jeux viraux qui envahissent régulièrement Facebook ? Eh bien prudence car certes ils sont amusants, ils collectent vos données personnelles. Du moins, certains.
Et pas n’importe quelles informations, apparemment. Ces espèces de questionnaires ciblent particulièrement celles que les banques et de nombreux services en ligne utilisent encore pour vérifier votre identité à distance.
Selon Yegor Sak, fondateur du service VPN Windscribe, ces quiz n’ont pas forcément pour but de diffuser un logiciel malveillant ou de pirater directement un appareil.
Ils cherchent plutôt à obtenir des réponses pouvant être exploitées pour contourner certaines procédures de sécurité.
Quel est le piège avec le quiz Facebook ?
Vous avez sûrement déjà utilisé la fonction de récupération de mot de passe d’un site internet, non ? Pour confirmer votre identité, vous devez répondre à des questions de sécurité définies parfois plusieurs années auparavant.
Le nom de jeune fille de la mère, le prénom du premier animal de compagnie ou encore la rue où l’on a grandi figurent parmi les plus courantes. Le problème, selon Sak, est que ces mêmes informations se retrouvent régulièrement au cœur de quiz présentés comme de simples divertissements.
Ces jeux vous proposent de découvrir votre nom de star en combinant le prénom de votre premier animal avec celui de votre mère. Et cela peut vous sembler inoffensif. C’est d’ailleurs ce qu’espèrent les personnes malveillantes derrière ce piège.
Pourtant, ces questionnaire permettent de récupérer des éléments fréquemment utilisés lors des procédures de réinitialisation de compte. Comme l’explique l’expert, peu de personnes accepteraient de répondre à ces questions si un inconnu les posait directement dans la rue.
En revanche, lorsqu’elles sont intégrées dans un questionnaire sur les séries télévisées des années 1990 ou dans un test de personnalité amusant, la méfiance disparaît rapidement.
Une pratique ancienne qui continue de faire des victimes
Cette méthode n’a rien de nouveau. Toutefois, elle reste encore largement utilisée aujourd’hui.
En 2020 déjà, une enquête menée par le bureau du commissaire britannique à l’information (ICO) révélait une situation similaire. Que certaines applications de type quiz avaient recueilli les données de dizaines de millions d’utilisateurs sans leur consentement éclairé.

Les autorités américaines, plus précisément la Federal Trade Commission, ont également tiré la sonnette d’alarme en 2023. Que les informations récoltées via ce genre de questionnaires pouvaient être utilisées par des personnes malveillantes.
Elles pourront lancer des procédures de réinitialisation de mots de passe, accéder à des comptes personnels et, dans certains cas, faciliter des fraudes financières.
Bref, le problème c’est que, malgré les limites bien connues de ces questions de sécurité, de nombreux services continuent encore de les utiliser. Cela, alors même que des solutions plus modernes sont disponibles depuis plusieurs années. Genre, l’authentification biométrique ou les clés de sécurité physiques
Que faire alors ?
Pour les personnes ayant déjà participé à ce type de jeux, Yegor Sak recommande de modifier les réponses aux questions de sécurité associées aux différents comptes en ligne.
Selon lui, une fois les données partagées, il est impossible de les récupérer. La meilleure protection consiste donc à revoir les paramètres de sécurité des comptes.
L’idéal consiste ainsi à remplacer les réponses réelles par des informations fictives. Des genres impossibles à deviner ou à retrouver sur internet. Au cas où vous ne l’aurez pas saisi, il recommande également d’éviter d’utiliser des réponses basées sur des informations personnelles facilement accessibles.
Ces réponses peuvent ensuite être enregistrées dans un gestionnaire de mots de passe, au même titre que les identifiants classiques.
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