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Starfall : le projet de SpaceX pour livrer des colis depuis l’espace  

Par : Dina R.
24 juin 2026 à 06:00

SpaceX teste actuellement Starfall pour transformer l’orbite terrestre en une plateforme logistique ultra-rapide. Un projet qui se positionne à la croisée des besoins industriels et des ambitions militaires.

SpaceX a lancé la mission Starfall Demo depuis Cap Canaveral avec une Falcon 9 ce 23 juin. Derrière ce test discret se cache pourtant une ambition bien plus large et franchement déroutante. L’entreprise veut transformer l’orbite basse en plateforme de fabrication et de livraison quasi instantanée. Selon SpaceX, la capsule peut transporter jusqu’à mille kilogrammes depuis l’espace vers la Terre. Ainsi, le concept dépasse largement les simples retours de charge utile habituels des missions orbitales classiques. Par ailleurs, la FAA a validé deux vols d’essai dans un cadre environnemental déjà encadré. Toutefois, la mission reste très opaque, sans détails officiels sur sa durée ou sa configuration exacte.
Certains analystes comme Stephen Clark évoquent même une mission classifiée liée au gouvernement américain.

Une capsule qui change les règles de la rentrée atmosphérique

Today’s mission includes a demo of a new vehicle that will enable affordable, routine access to the microgravity environment for scientific research and in-space manufacturing. After demonstrating controlled flight, the spacecraft will splash down in the Pacific Ocean pic.twitter.com/NLwhigtSWC

— SpaceX (@SpaceX) June 23, 2026

Starfall n’a rien d’une capsule traditionnelle et adopte une forme de disque assez inhabituelle. Avec ses trois mètres de diamètre, elle ressemble davantage à un palet spatial qu’à une capsule classique. 

Cette géométrie permet de répartir les contraintes thermiques sur une surface beaucoup plus large que les modèles coniques. Ainsi, le volume utile grimpe fortement et permet de transporter jusqu’à mille kilogrammes de charge. À titre de comparaison, les capsules concurrentes comme celles de Varda Space restent limitées à quelques dizaines de kilos. SpaceX crée donc un écart technologique massif sur le marché émergent de la fabrication en microgravité. 

En effet, la capsule sépare son bouclier thermique avant récupération dans le Pacifique après rentrée atmosphérique. Par ailleurs, des propulseurs à azote froid assurent uniquement l’orientation sans modifier l’orbite du véhicule. Selon des dépôts FCC, Starfall embarque aussi des antennes Starlink pour maintenir la télémétrie en phase critique. Dès lors, SpaceX tente de résoudre le blackout plasma qui bloque habituellement les communications en rentrée hypersonique.

Une guerre silencieuse pour l’industrie en orbite basse

En microgravité, certains matériaux atteignent des propriétés impossibles à reproduire sur Terre selon plusieurs chercheurs. Ainsi, cristaux pharmaceutiques et fibres optiques peuvent devenir plus homogènes et beaucoup plus performants en orbite. SpaceX voit donc Starfall comme un futur remplaçant industriel potentiel de la Station spatiale internationale.

Par ailleurs, la NASA prévoit déjà la désorbitation de l’ISS d’ici la fin de la décennie. Cette transition ouvre un marché stratégique où plusieurs acteurs comme Varda ou Inversion Space sont déjà présents. Toutefois, SpaceX entre désormais en concurrence directe avec ses propres clients historiques sur ce segment émergent.

Le programme Rocket Cargo du Pentagone explore aussi des livraisons orbitales pour du matériel critique militaire. De ce fait, Starfall s’inscrit dans une dynamique où industrie civile et défense avancent sur une même trajectoire. D’ailleurs, SpaceX imagine déjà des bus satellitaires capables d’accueillir plusieurs capsules pour industrialiser ces missions orbitales. 

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Les cosmonautes russes retournent sur l’ISS pour une mission très particulière

Par : Tinah F.
27 mai 2026 à 19:56

Le 27 mai 2026, les cosmonautes russes ont repris le chemin de l’ISS pour une sortie spatiale loin d’être symbolique. Cette mission rappelle que même à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, il y a toujours de la maintenance à faire.

L’espace, ce n’est pas seulement des couchers de soleil spectaculaires vus depuis un hublot ou des vidéos TikTok tournées en apesanteur. Ce 27 mai 2026, les cosmonautes russes présents sur l’ISS ont renfilé leurs combinaisons pour une mission bien moins spectaculaire qu’il n’y paraît. Et ce même à 400 kilomètres de la Terre.

Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikaev ont réalisé la première sortie extravéhiculaire russe de l’année sur la Station spatiale internationale. Une opération de 5 heures baptisée VKD-66, avec un programme qui ressemblait davantage à une grosse journée de bricolage orbital qu’à un tour dans le vide spatial.

Les cosmonautes de l’ISS n’étaient pas là pour admirer la vue 

Les deux cosmonautes ont quitté le sas Poisk de l’ISS à 16h18, heure française, pour installer un dispositif scientifique baptisé Solntse-Teragerts sur le module russe Zvezda. Avec un nom qui sonne comme un boss final de jeu vidéo, cette expérience doit étudier les éruptions solaires et les radiations térahertz.

L’équipement pèse environ 50 kilos. Il doit aider les scientifiques à mieux comprendre certains phénomènes solaires qui peuvent perturber les communications et les systèmes électroniques. Oui, même dans l’espace, les scientifiques essayent encore d’éviter les bugs. La NASA diffusait l’opération en direct devant des milliers d’internautes.

LIVE: Watch two cosmonauts go on a spacewalk. They'll install a solar radiation experiment, remove other science hardware, and if time allows, inspect and photograph an antenna on the Progress 94 cargo spacecraft. https://t.co/mZN2olg218

— NASA (@NASA) May 27, 2026

Mais la mission ne s’arrêtait pas là. Les cosmonautes de l’ISS ont également retiré plusieurs expériences scientifiques exposées depuis longtemps au vide spatial

Parmi elles figurent des bactéries et des graines conservées dans un conteneur baptisé Biorisk. Une sorte de boîte à microbes orbitale qui permet d’étudier comment certaines formes de vie réagissent aux conditions extrêmes de l’espace.

Dans l’espace, même les antennes peuvent faire grève

Comme souvent avec les missions spatiales, il y avait aussi quelques imprévus techniques au programme. Si le temps le permettait, les deux hommes devaient inspecter une antenne du vaisseau cargo Progress 94, lancée en mars dernier.

Mais il y avait un petit problème. L’antenne ne se serait jamais correctement déployée après le lancement. Les cosmonautes ont donc pris des photos du système afin d’aider les ingénieurs au sol à comprendre ce qui cloche. Même dans l’espace, certaines installations ont parfois besoin d’un bon diagnostic technique avant de redémarrer.

Les cosmonautes de ISS

À l’intérieur de la station, le cosmonaute Andrey Fedyaev assistait l’opération avec le bras robotique européen. Une collaboration qui illustre encore les liens entre Roscosmos et la NASA malgré un contexte géopolitique souvent tendu sur Terre.

Cette sortie représente d’ailleurs la 279e mission extravéhiculaire réalisée sur l’ISS depuis 1998. Un chiffre qui rappelle à quel point la station orbitale reste un gigantesque chantier scientifique permanent.

Et pendant que certains rêvent déjà de Mars, d’autres passent encore plusieurs heures à démonter des expériences, installer des capteurs et photographier des antennes coincées. L’exploration spatiale garde décidément un côté très glamour, surtout quand il faut serrer des boulons à 28 000 km/h.

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