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Homebrew 7.0, le gestionnaire de paquets pour Mac, a son application graphique

15 septembre 2026 à 11:01
BrasserUIe
Homebrew 7.0, le gestionnaire de paquets pour Mac, a son application graphique

Après de nombreuses années d’existence, Homebrew se dote d’une application maison, avec interface graphique. Elle est cependant réservée à macOS 26 et 27. Les Mac Intel, eux, tombent en désuétude.

Homebrew est un gestionnaire de paquets pour macOS. Existant depuis de nombreuses années, il s’utilise traditionnellement en ligne de commande, depuis le Terminal du système d’Apple, à la manière d’un APT ou DNF sur Linux.

Une application graphique officielle

La nouvelle mouture 7.0 introduit pour la première fois une telle interface, même si d’autres avaient déjà eu cette idée. Elle n’est pas installée par défaut pour ne pas briser les habitudes, les utilisateurs habitués à la ligne de commande pouvant continuer à l’utiliser comme d’habitude. L’application s’installe comme toutes les autres, depuis une commande :

brew install homebrew-app

Pourquoi cette application ? Pour « permettre aux utilisateurs réticents à la ligne de commande de découvrir, installer, mettre à jour et gérer en toute sécurité les paquets Homebrew via une interface native SwiftUI qui ne cache jamais ce que fait Homebrew », indique l’équipe. En d’autres termes, une question de praticité pour les personnes qui découvriraient Homebrew… à condition qu’elles en connaissent l’existence et qu’elles lancent la commande dans le terminal. Le code est disponible dans le dépôt GitHub du projet, sous licence AGPL-3.0.

Source : Homebrew

L’interface adopte une disposition classique en trois panneaux : le premier affiche les fonctions, le deuxième les applications disponibles et le dernier les informations sur l’élément sélectionné. Par défaut, Homebrew affiche les applications déjà installées. En dessous, on trouve une section dédiée aux mises à jour, puis aux découvertes, à Doctor et aux paramètres. Doctor est une fonction de diagnostics aidant à régler les éventuels problèmes.

L’application est assez restrictive dans sa compatibilité, car elle réclame macOS 26 au moins pour fonctionner. Sur les Mac un peu anciens ou chez les personnes qui ne voulaient pas entendre parler de Liquid Glass sur des Mac plus récents, il faudra passer son chemin. Au moins, dans le second cas, macOS 27 et ses aménagements graphiques reste possible.

Homebrew 7.0 présente aussi des améliorations de performances, notamment en augmentant le nombre d’opérations pouvant s’exécuter en parallèle. Plusieurs problèmes de sécurité ont été corrigés.

Les Mac Intel (pratiquement) rejetés

Attention cependant, car le temps est désormais compté pour les Mac équipés de processeurs Intel. Comme l’indiquent les notes de version, leur support passe en « Tier 3 », avec un abandon complet programmé pour dans un an. Sur ce point, l’équipe suit la stratégie d’Apple à la lettre : le nouveau macOS 27 ne prend plus en charge les Mac Intel et la couche d’émulation Rosetta 2 ne sera plus présente dans macOS 28.

Selon nos confrères de MacGeneration, le fonctionnement de Homebrew peut devenir fastidieux sur ces anciennes machines. Homebrew récupère en effet des versions compilées par ses soins, mais l’opération ne semble plus possible. Sur les Mac Intel, l’installation d’une nouvelle application va donc récupérer les sources et compiler localement l’application. Une étape qui peut s’avérer longue, plusieurs dizaines de minutes par exemple pour ffmpeg, indiquent nos confrères.

Dans le billet d’annonce, les développeurs recommandent aux personnes concernées de trouver une alternative, MacPorts étant donné en exemple. Dans tous les cas, au 1ᵉʳ septembre 2027, le support des Mac Intel sera complètement abandonné, comme celui de l’ancienne version 11 de macOS (Big Sur).

À partir d’avant-hierNext - Articles gratuits

Cybersécurité : l’âge de l’industrialisation, selon Anthropic

11 septembre 2026 à 17:42
Et bon week-end
Cybersécurité : l’âge de l’industrialisation, selon Anthropic

Anthropic a publié ce 10 septembre un nouveau rapport de renseignement sur les menaces, le quatrième de son histoire. L’entreprise y précise la manière dont ses modèles peuvent être utilisés de manière criminelle, tout en notant les évolutions générales dans plusieurs catégories.

Après ceux publiés en 2025, Anthropic vient de publier son nouveau rapport sur la sécurité. Il se concentre sur les emplois abusifs et les tentatives de détournements des LLM (le plus souvent open source) pour des activités telles que les attaques cyber, les opérations d’influence, la surveillance ou encore le développement d’armes conventionnelles. Autant de points qui font généralement l’objet de publications d’évaluation des risques à la publication d’un nouveau modèle.

Cybersécurité : une question de compétences

Anthropic introduit la notion de GTG, pour Generative Threat Group. Avec ce terme, l’entreprise compte bien faire passer le message : l’écart de compétences qui existait auparavant entre des individus isolés et des groupes soutenus par des États a disparu. « Les attaques sophistiquées ne nécessitent plus d’attaquants sophistiqués », affirme Anthropic.

Ce changement ne s’expliquerait pas seulement par la capacité des modèles à écrire un code d’exploitation, mais par leur capacité à intervenir sur l’ensemble de la chaîne d’attaque : reconnaissance, développement d’outils, exploitation, persistance, collecte, exfiltration et traitement des données. Ils peuvent maintenant être intégrés à des flux multi-agents capables de travailler en parallèle, avec une mémoire persistante de la campagne, assure Anthropic. Que les modèles soient utilisés comme assistants de développement, pour exécuter des commandes contre des cibles ou encore pour automatiser d’autres tâches, le résultat est le même : les étapes intermédiaires, longues et rébarbatives, sont supprimées ou presque.

Selon Anthropic, la qualification « opération sophistiquée » n’est plus un aussi bon indicateur qu’avant. La société donne une série d’exemples, dont GTG-20006, opération qu’elle attribue (prudemment) au groupe Midnight Blizzard. L’acteur malveillant russe se serait ainsi servi de LLM pour reconnaitre les systèmes de messagerie et d’accès distant, préparer une infrastructure de phishing, exécuter des opérations, voler des identifiants ou encore se déplacer dans les réseaux compromis. Phishing de type device-code, ClickFix, DNS hijacking, vol de tokens Microsoft 365, malware, prise de contrôle de comptes WhatsApp et exploitation de systèmes de surveillance sont autant de techniques qui auraient été employées. Parmi les cibles, Anthropic évoque des organismes gouvernementaux ukrainiens, des organisations de défense et des fournisseurs de technologies de drones.

L’opération GTG-10007 est décrite comme plus préoccupante. Ses opérateurs seraient Chinois (ou parlant en tout cas mandarin) et auraient mis en place rien moins qu’une « fabrique d’exploits » automatisée. Ce groupe aurait ainsi créé plusieurs chaines de travail fonctionnant en parallèle pour l’intrusion, la reconnaissance, la rétro-ingénierie de produits de sécurité, le développement de malwares et la collecte de renseignement. La recherche de vulnérabilités serait particulièrement sophistiquée avec récupération du firmware (microgiciel) d’un équipement, décompilation et analyse automatisées, formulation d’hypothèses de vulnérabilité, génération du code d’exploitation, tests, itération automatique et conservation du résultat dans un portefeuille.

Ces découvertes ne sont pas surprenantes dans la mesure où les grandes entreprises détaillent les efforts investis dans la recherche de failles. L’un des résultats les plus visibles se trouve chez Microsoft : entre son harnais MDASH et son infrastructure Perception, la firme corrige depuis plusieurs mois des centaines de failles dans chaque Patch Tuesday, frôlant même le millier dans le dernier. L’évolution est donc « naturelle », les finalités ne changeant pas : vol d’informations, blocage d’infrastructures, vol financier, etc. Seule change fondamentalement l’automatisation selon Anthropic, avec des préférences mouvantes pour les techniques, notamment un accent mis sur les clés API et les tokens de session, qui peuvent fournir un avantage financier certain. Les attaquants les volent puis les revendent ou les utilisent pour financer leurs propres opérations, indique Anthropic.

Une industrialisation des attaques

Le rapport pointe le cas de l’opération GTG-50020 comme illustration de ces évolutions. L’acteur malveillant aurait ainsi ciblé des fournisseurs et entreprises de l’écosystème IA pour récupérer leurs clés API. Il aurait notamment exploité une sandbox d’évaluation d’un fournisseur en injectant des instructions malveillantes pour obtenir les identifiants présents dans l’environnement, dont des clés de production. La méthode, une fois trouvée, aurait été adaptée et appliquée à une trentaine d’entreprises IA en quatre jours. Selon le rapport, l’acteur aurait même ciblé Anthropic pour accéder à un modèle Claude interne, sans y parvenir. L’entreprise prévient à ce sujet : les acteurs malveillants ne s’attaquent pas seulement à un modèle, mais à toute la chaine autour.

Citons également le cas d’un pirate francophone (GTG-50029) ayant compromis 14 des 42 organisations politiques et médiatiques européennes durant le printemps 2026. Plusieurs étaient françaises et d’extrême droite, dont au moins un parti. En plus de développer son propre scanner en Rust pour chercher des conteneurs publics à la recherche de clés API exposées, l’acteur s’est servi de Claude pour développer et déboguer les codes d’exploitation, jusqu’à créer son propre harnais. Il a ainsi pu pirater plusieurs sites et exfiltrer de vastes quantités de données, notamment sur les membres et donateurs. Selon Le Monde, le magazine Frontières faisait partie des victimes.

Le rapport cite quatre piliers alimentant l’industrialisation galopante des attaques : vitesse, parallélisation, profondeur (passage de la reconnaissance superficielle à l’analyse profonde d’un code) et réduction des couts humains. En conséquence, il est crucial pour la défense de s’adapter selon Anthropic, car les anciennes méthodes ne seraient plus bonnes. Le document cite une série d’éléments à surveiller en priorité : les comportements anormaux des identités et jetons d’authentification, l’utilisation inhabituelle des API, les chaines d’actions, les expositions des secrets, les accès persistants ou encore la chaine d’approvisionnement des outils IA.

Comme tous les rapports d’Anthropic cependant, et en dépit des éléments intéressants pointés, la dimension marketing n’est jamais loin. L’entreprise ne peut pas s’empêcher de mentionner la robustesse de ses propres défenses, l’existence d’un modèle Claude interne a priori désirable, ou encore l’idée d’une IA indispensable pour se protéger.

Reste plusieurs constats que l’on connaissait déjà, notamment une IA abaissant fortement le niveau de compétences nécessaire et la transformation des tâches humaines en processus industriels. Ils sont « simplement » appliqués désormais à la cybersécurité, avec tous les risques que cela suppose. Comme nous le relations récemment, une hygiène numérique stricte devient de plus en plus essentielle, car le coût de coordination d’une campagne offensive s’effondre, selon Anthropic. On a encore pu le voir avec les récents rapports sur l’attaque contre Hugging Face, qui ont mis en évidence les défailles internes chez OpenAI.

Les mêmes tendances dans les autres domaines

On ne sera donc pas surpris de retrouver les mêmes mécanismes. Dans les opérations d’influence, par exemple, l’IA ne serait ainsi plus utilisée seulement pour écrire des messages sur les réseaux sociaux, mais pour bâtir toute l’infrastructure : comptes fictifs, sites de presse, profils de cibles, dossiers politiques, position éditoriale, calendrier de publication ou encore opérations d’amplification. De quoi construire très rapidement une salle de presse automatisée. Un point intéressant en revanche : cette vitesse ne garantit pas le résultat. Anthropic relève que la plupart de ces opérations n’ont finalement généré que peu d’influence. Le succès médiatique ou politique serait donc loin d’être garanti.

On retrouve les mêmes processus dans la surveillance, toujours avec cette idée (familière depuis plusieurs années maintenant) d’aller beaucoup plus vite.

Sur le développement d’armes conventionnelles et la biologie cependant, la situation est plus complexe. Anthropic évoque plusieurs cas (dont trois en Chine et deux en Russie) où des acteurs ont utilisé l’IA pour la conception logicielle de systèmes d’armes, la collecte de renseignement, l’analyse technique et l’approvisionnement. Selon Anthropic, il existe une progression continue des capacités des LLM dans le renseignement tactique et certaines tâches liées au développement d’armes.

Sur la biologie en particulier, Anthropic change de ton par rapport à l’année dernière, quand l’entreprise affirmait que les modèles étaient trop « faibles » pour fournir la moindre aide sérieuse dans certaines recherches dangereuses. Désormais, les modèles récents seraient suffisamment capables.

Claude est directement cité comme ayant renvoyé « dans plusieurs cas » les utilisateurs à des modèles moins capables grâce aux garde-fous. Le rapport mentionne des recherches autour de virus et toxines, notamment des travaux sur l’adaptation de virus (dont celui de la grippe aviaire) à des mammifères et des projets concernant des mécanismes d’échappement immunitaire. Point important, Anthropic dit être incapable de savoir si ces chercheurs avaient une intention malveillante, mais a néanmoins bloqué les comptes par précaution.

Enfin, un mot sur la distillation. Le rapport est plus direct que les précédents, Anthropic citant cette fois Alibaba, Moonshot AI (éditeur de Kimi), DeepSeek, Xiaomi et Zhipu comme responsables de nombreuses opérations dans ce domaine. Alibaba est largement mis en avant : Anthropic évoque plus de 151 millions d’échanges entre mai et juillet 2026, avec un pic à près de trois millions d’échanges quotidiens répartis sur plus de 3 500 comptes considérés comme frauduleux. Selon le rapport, tous utilisaient une même instruction fixe destinée à extraire le raisonnement de Claude afin d’entraîner la famille de modèles Qwen.

Apple lance iOS 27, macOS 27 et tous ses systèmes d’exploitation en 27

14 septembre 2026 à 19:09
Faites chauffer les connexions
Apple lance iOS 27, macOS 27 et tous ses systèmes d’exploitation en 27

C’est le grand soir pour les nouveaux systèmes d’exploitation d’Apple. Portant tous la mention « 27 », et intégrant une longue liste d’améliorations et de nouveautés, ces mises à jour sont disponibles.

Mise à jour 14/09, 19 h – Apple vient de mettre en ligne les versions finales de (retenez votre souffle) iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 Golden Gate, watchOS 27, tvOS 27, visionOS 27 et HomePod OS 27. Ces mises à jour sont à télécharger depuis les réglages de chacun des appareils.

Article original, 11/09 – Avant de plonger dans les nouvelles fonctions proprement dites, parlons d’abord des performances. Durant la dernière WWDC en juin dernier, Apple a expliqué avoir fait un effort particulier sur ce chapitre. Même s’il était surtout question de macOS 27, tous les systèmes sont concernés.

Il est difficile de mesurer l’écart réel, mais de nombreux pans sont concernés, de la réactivité générale au lancement des applications. Certains aspects avaient cependant droit à des chiffres précis, comme un gain allant jusqu’à 80 % pour les transferts via AirDrop. La bascule entre réseau Wi-Fi et réseau cellulaire se veut également plus rapide.

Siri AI : beaucoup de nouveautés, un statut compliqué pour l’Europe

Une bonne partie des nouvelles fonctions est liée à Siri AI, la nouvelle version de l’assistant. Ce descriptif est cependant réducteur, car il ne s’agit pas que de l’assistant. Même si celui-ci dispose maintenant d’une application dédiée pour les longues conversations (écrites ou verbales), le terme recouvre également de nombreuses fonctions disponibles à travers les systèmes et les applications, y compris tierces.

L’assistant lui-même commence par remettre l’ancien Siri au gout du jour, avec une version plus « capable » et surtout plus conversationnelle. Qu’il s’agisse de la WWDC ou de la conférence de rentrée pour la présentation des nouveaux iPhone (dont le Duo), il n’était d’ailleurs question que de contexte : compréhension des intentions de l’utilisateur, « conscience » de ce qui est affiché à l’écran (Visual Intelligence), continuation de conversations existantes, etc.

Les scénarios sont multiples, même s’ils ont un sérieux air de déjà-vu, notamment parce que Google les propose déjà dans Android via Gemini : ajout d’évènements dans le calendrier depuis une photo ou l’appareil photo, possibilité de poser des questions au sujet de ce que montre la caméra, compréhension d’un évènement ou objet évoqué dans une conversation, etc.

Mais attention, Apple a fait un choix spécifique pour ses fonctions IA. Les requêtes seront exécutées autant que possible sur l’appareil, le reste partant sur ses serveurs (Private Cloud Compute). Conséquence, une partie des fonctions (dont la personnalisation de la voix de Siri) n’est réellement disponible qu’avec un iPhone 17 Pro ou un iPhone Air au moins. Sur Mac, il faut au minimum une puce M1. Pour le reste, on reste sur la compatibilité d’Apple Intelligence, qui débutait avec l’iPhone 15.

En outre, la disponibilité réelle de ces fonctions dépendra du type d’appareils. Apple ne se conforme pas au DMA et reste dans son bras de fer avec l’Europe sur le sujet. En conséquence, tous les Mac compatibles disposeront par exemple du nouveau Siri AI, mais pas les iPhone ni les iPad, tous deux étiquetés contrôleurs d’accès (gatekeepers) au sens du DMA. Malgré la dernière conférence, aucune date de disponibilité n’a été annoncée. Ironie de la situation, le français rejoindra officiellement les langues prises en charge dès octobre.

Notez que certaines fonctions réclameront un abonnement iCloud+. Par exemple, Maison (domotique) sera capable de créer des résumés IA des alertes envoyées par les caméras, en précisant le type d’évènements selon les critères définis par l’utilisateur (une personne est entrée, le chat est passé devant la caméra du cellier, etc.). Cette fonction ne sera disponible que pour les personnes détentrices d’un abonnement iCloud+ 2 To (9,99 euros par mois).

Les nouveautés d’iOS 27

Commençons par une bonne nouvelle : tous les iPhone actuellement sous iOS 26 pourront passer à la nouvelle mouture dès le 14 septembre. La liste de compatibilité n’a pas changé, remontant ainsi jusqu’à l’iPhone 11, qui entrera ainsi dans sa septième année de mises à jour majeures. La nouvelle est d’autant plus bonne qu’Apple a promis que ses améliorations de performances seraient encore plus perceptibles sur les anciens appareils.

Les nouveautés d’iOS 27 sont nombreuses, mais pas forcément « éclatantes ». Liquid Glass a bénéficié de nombreux ajustements plus ou moins bienvenus, le nouveau langage graphique d’Apple ayant largement divisé à son arrivée l’année dernière. Le système dispose en outre d’une barre de réglages pour rendre l’ensemble plus ou moins transparent, que le thème soit clair ou sombre.

Une bonne partie des améliorations sont liées à l’IA, notamment dans Photos. Certains outils ont été renforcés, dont l’extension des photos ou leur recadrage. D’autres ajouts n’en ont pas besoin. Par exemple, la possibilité d’enregistrer une image issue d’une vidéo comme photo individuelle, l’ajout de mots-clés et d’une note (sur 5 étoiles) dans les métadonnées des photos et vidéos, la compatibilité des albums iCloud étendue à Android et Windows, l’ajout d’une date d’expiration aux albums partagés, ou encore la possibilité de lancer spontanément la synchronisation iCloud, plutôt que d’attendre qu’elle démarre d’elle-même.

Safari est un autre gros morceau dans iOS 27. Le navigateur peut maintenant regrouper les onglets par contexte. Il faut simplement activer la fonction en passant par le menu « … » quand on se trouve dans la vue Onglets. Celle-ci pourra d’ailleurs montrer les groupes d’onglets, en permettant de filtrer par sujet. Comme présenté à la WWDC, Safari peut aussi créer des extensions à la volée en passant par Apple Intelligence. Théoriquement, il suffit de sélectionner des éléments préconçus ou de dicter ce que l’on souhaite : fonctionnement désiré, sites sur lesquels effectuer une tâche, etc. On y accède par le menu général à la gauche de la barre d’adresse. Autre ajout notable, une fonction de surveillance d’un site, permettant à Safari d’envoyer une notification quand des changements ont été détectés, par exemple pour avertir de la disponibilité de places pour un évènement.

Si Raccourcis avait nettement évolué avec iOS 26, les améliorations sont encore significatives cette année. L’application carbure maintenant à l’IA, permettant de créer les nouveaux raccourcis en décrivant ce que l’on souhaite en langage naturel. On peut écrire par exemple : « Quand le réveil sonne à 7 h, allume la cuisine et le salon, montre-moi la première réunion de la journée et la météo, et fais-moi un résumé rapide des principaux titres de l’actualité tech ». Les éléments pris en charge sont nombreux : heure de la journée, géolocalisation, action dans une application, fonction système, notification entrante, etc.

Dans Messages, les nouveautés proviennent surtout de Siri AI, notamment les suggestions basées sur les messages reçus (ajouter un évènement au calendrier, etc.) et les outils d’écriture renforcés. On trouve par exemple un nouvel outil permettant de dessiner à main levée (ou au stylet sur iPad) ou d’envoyer des notes manuscrites. Entre autres apports, signalons le rassemblement des notifications dans les conversations de groupe, la reprise automatique des transferts de photos et vidéos en cas de connexion interrompue, le support (complet cette fois) des réactions sur les messages RCS ou encore une synchronisation plus rapide des messages entre les appareils.

Du côté de Mail, la grande affaire est bien sûr la recherche, qui repose sur une nouvelle indexation déclenchée par iOS 27 après l’installation (et qui peut prendre plusieurs jours selon les cas). Les résultats se veulent maintenant plus efficaces, avec de plus grandes chances de trouver rapidement ce que l’on souhaite. Le moteur raisonne désormais par pertinence et intention plutôt que par mots-clés. Si vous cherchez par exemple « Amazon », Mail affichera d’abord l’e-mail correspondant à votre dernière commande. Le reste des apports passe par l’IA, dont une série d’actions apparaissant lors d’un appui long sur un e-mail dans la liste, ou encore une adaptation au style d’écriture pour la composition des réponses.

Voilà pour les améliorations principales, mais on peut en citer d’autres, pêle-mêle :

  • L’application Mots de passe peut passer par Safari pour aller changer automatiquement les mots de passe détectés comme faibles ou compromis en mots de passe forts (cette capacité ne fonctionnait pas vraiment durant la phase bêta, à voir avec la version finale du système)
  • Calendrier peut créer des évènements en se basant sur les demandes en langage naturel et le contexte, par exemple « Rendez-vous avec Sébastien à 14 h jeudi prochain », l’application sachant (en théorie) de quel Sébastien il s’agit
  • L’application Cartes s’ouvre à de nouvelles catégories en passant par Visual Intelligence, en ouvrant l’appareil photo par exemple pour scanner une carte d’abonnement ou de fidélité
  • Dans Plans, la fonction Lieux visités couvre un plus grand nombre d’emplacements et se veut plus précise
  • L’Appareil photo intègre des outils d’aide à l’exposition, avec forme d’onde ou histogramme
  • Handoff autorise l’utilisation d’un deuxième iPhone avec le même numéro de téléphone
  • Pour AirPods 4, Pro 2 et modèles ultérieurs, un égaliseur personnalisable est (enfin) disponible
  • Dans Maison, on peut déclencher directement la mise à jour d’une Apple TV sans avoir à allumer spécifiquement celle-ci

Signalons aussi un renforcement significatif du contrôle parental, qui en avait grandement besoin. On peut notamment créer directement un compte pour enfant, avec les protections attendues (blocage des sites pour adultes, restrictions basées sur l’âge, etc.). Autre apport, la possibilité de sélectionner dès le départ les contacts autorisés, les parents pouvant inclure l’option d’autorisation pour contacter de nouvelles personnes. La gestion des permissions pour les applications se veut en outre plus souple, avec des accès temporaires ou encore la création de « Programmes quotidiens » pour définir les apps autorisées selon l’heure et/ou le jour de la semaine.

iPadOS 27

La liste des nouveautés est très vite résumée cette année : en dehors du libre redimensionnement des applications iPhone lancées sur la tablette, il n’y a pas d’apports spécifiques pour iPadOS cette année. La liste des améliorations est la même que pour iOS 27 : travail sur les performances, Siri AI et nouveautés dans les applications internes.

En revanche, la bonne nouvelle de la compatibilité des iPhone n’est pas répercutée sur les tablettes. iPadOS 27 réclame des appareils ayant au moins une puce A14 ou M1, soit un iPad mini de 6ᵉ génération, un iPad classique de 9ᵉ génération, un iPad Air 11 pouces de 4ᵉ génération, un iPad Pro 11 pouces de 2ᵉ génération ou 12,9 pouces de 4ᵉ génération. Dans l’autre sens, sont abandonnés l’iPad mini de 5ᵉ génération, l’iPad de 8ᵉ génération, l’iPad Air de 3ᵉ génération, l’iPad Pro 11 pouces de première génération et l’iPad Pro 12,9 pouces de 3ᵉ génération.

macOS 27 Golden Gate

La nouvelle version du système pour Mac reprend elle aussi en bonne partie les améliorations déjà vues, notamment sur les performances et Siri AI. Pour ce dernier, il y a une différence majeure : les Mac n’étant pas des contrôleurs d’accès au sens du DMA, ils pourront profiter de Siri AI dès le début. Initialement, seul l’anglais sera supporté, mais le français doit arriver courant octobre, l’attente ne sera donc pas longue. On ne sait pas en revanche si tout le monde y aura droit tout de suite ou si, comme pendant la phase bêta, il y aura une liste d’attente.

Golden Gate, en dehors des performances, se signale par un effort particulier sur l’interface. Apple avait insisté sur ce point pendant la WWDC : les développeurs ont travaillé sur la cohérence et l’homogénéité des fenêtres et contrôles. Fini donc les différents types de coins sur les fenêtres, dont l’angle de courbure pouvait différer d’une application à l’autre. Les barres latérales reviennent à leur état précédent, étirées jusqu’aux bords de la fenêtre. Les barres d’outils sont également plus cohérentes et mieux délimitées, et on retrouve le curseur de réglage pour la transparence de Liquid Glass. Comme chaque année, de nouveaux fonds d’écran ont été intégrés.

Une fois évacuées les nouveautés déjà vues dans iOS 27, il n’en reste plus tant que ça. On note par exemple le support des écrans 5K jusqu’à 120 Hz et des améliorations pour l’application Recopie de l’iPhone… qui reste désespérément absente en Europe. Elle permet, pour rappel, d’avoir une copie conforme de ce qui se passe dans l’iPhone au sein d’une fenêtre sur Mac, avec réception des notifications et possibilité d’agir directement.

Signalons aussi l’arrivée de RAW 9, la nouvelle génération des API Core Image RAW, orientée traitement photo professionnel et développeurs Mac. Dans Safari, outre ce que l’on a déjà vu dans la partie iOS 27, on trouve un apport sympathique : la possibilité de tirer le site vers le bas pour en provoquer le rechargement. C’est le même geste que sur iPhone et iPad, cette fois répercuté sur le pavé tactile des MacBook.

watchOS 27

Le cas de watchOS est toujours particulier, car s’il reprend les fondations d’iOS et les briques de l’écosystème Apple, il n’intègre pas directement tous les apports. Apple n’a pas spécialement abordé la question des performances sur ce système, par exemple. On ne trouve pas non plus de réglage pour Liquid Glass, qui n’est pas personnalisable sur les montres. Il y a en revanche plusieurs nouveautés importantes.

D’abord, une application Localiser (Find My) unifiée, qui sert désormais à retrouver sa voiture garée (si le modèle est compatible bien sûr), les AirTag, tous les appareils reliés par le compte Apple, les personnes et ainsi de suite.

watchOS 27 introduit également une nouvelle grille d’application quand on appuie sur la couronne. La montre présente les sept applications censées être les plus pertinentes selon le contexte, dont les habitudes, l’emplacement et l’heure de la journée. Elles sont disposées en nid d’abeille autour d’une app centrale. Faire tourner la couronne affiche immédiatement l’ancienne présentation, avec toutes les applications. Cette nouvelle vue se révèle assez pratique à l’usage, car on peut appuyer plus facilement sur les icônes plus grandes.

On note aussi une évolution de la pile intelligente, pour prendre en compte d’autres scénarios. Par exemple, la fonction parking pour retrouver plus facilement son véhicule, des suggestions de messages pour les anniversaires, les messages épinglés ou encore les cartes d’identité et de transport.

Les aficionados de la personnalisation seront sans doute contents de voir arriver de nouveaux cadrans, dont une variante du cadran Modular Ultra jusqu’ici réservé à l’Apple Watch Ultra.

Comme d’habitude, watchOS 27 réclamera un iPhone sous iOS 27 pour être installé. Il faudra également l’un des modèles officiellement pris en charge : Apple Watch SE 3, Series 9, Ultra 2 et les modèles plus récents.

tvOS 27

Cela fait quelques années déjà que le système n’a plus guère de mises à jour vraiment majeures. La version 27 ne rompt pas cette tradition, même si quelques apports sont bienvenus, dont les améliorations de performances.

L’un des plus importants est sans conteste la révision de l’application Podcasts, qui était jusqu’à présent – il faut bien le dire – assez calamiteuse. L’interface a été largement repensée et se veut beaucoup plus pratique à l’usage.

On trouve aussi une option pour agrandir la taille du texte à l’écran à l’échelle de tout le système. Là aussi il était temps, car la distance entre une TV et les yeux peut grandement varier d’un foyer à un autre. Dans les réglages, tvOS 27 permet en outre de consulter le statut de la couverture AppleCare.

Il y a cependant un point flou dans les nouveautés présentées lors de la WWDC : les téléchargements intelligents. Apple n’a pas donné de précisions sur ce point et on ne peut pas savoir précisément de quoi il s’agit. Certains médias, comme Tech Times, se sont lancés dans des conjectures, imaginant des téléchargements automatiques selon le contexte, par exemple pour préparer le nouvel épisode disponible d’une série suivie régulièrement. Le mécanisme serait alors comparable à ce qui existe déjà sur iPhone et iPad dans des applications comme Podcasts ou Musique.

visionOS 27

Quant au système d’Apple pour le Vision Pro, les apports continuent, même si le casque est un échec commercial. On suspecte Apple de préparer la relève, mais sous la nouvelle direction de John Ternus, ces plans pourraient changer.

La nouvelle mouture apporte ainsi la possibilité de transformer les photos panoramiques en environnements spatialisés « immersifs », un environnement islandais avec aurores boréales, des fenêtres d’applications incurvées, un centre de contrôle réorganisé et une nouvelle taille de widgets plus compacte. Enfin, un ajout sympathique : lorsqu’une notification est reçue, la regarder directement en développera le contenu.

☕️ Avec Quasar Quake, la distribution GLF OS pousse plus loin la personnalisation

10 septembre 2026 à 07:20


GLF OS est une distribution Linux française spécialisée dans le jeu vidéo. L’objectif est de fournir un environnement prêt à l’emploi avec une meilleure prise en charge du matériel moderne. La dernière mise à jour importante, Quasar, était arrivée en juin. Le système passe désormais à Quasar Quake.

Les nouveautés sont nombreuses. D’abord, la distribution se débarrasse de l’installeur Calamares au profit d’un nouveau venu spécifique à la distribution. Nommé Omnis, il doit amener une meilleure intégration au système ainsi qu’une base plus flexible pour les futurs développements.

GLF Customizer fait également son entrée. Cette petite application permet de réunir au même endroit de nombreux réglages propres à la distribution, avec à la clé une adaptation plus simple à différents besoins. On peut par exemple activer ou désactiver des pans entiers de fonctions et applications selon l’objectif principal de la distribution (qui dispose d’une variante orientée création).

Parmi les autres améliorations, signalons un renforcement des mises à jour, dont le mécanisme gère mieux les connexions lentes, les interruptions réseaux, les délais de réponse des serveurs ou encore les migrations entre serveurs.

En plus de la traditionnelle modernisation de tous les paquets, y compris la branche 610 du pilote NVIDIA, Quasar Quake intègre diverses améliorations spécifiques aux jeux vidéo, dont de nouveaux réglages pour ZRAM, un meilleur support des volants, des corrections pour Steam, Gamescope et Proton, ou encore l’arrivée de xpadneo pour les manettes Xbox et Bluetooth.

La mise à jour est disponible pour les utilisateurs actuels, tandis que l’ISO d’installation peut être récupérée depuis le site officiel.

Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

9 septembre 2026 à 16:42
Entre failles et publicités
Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

En juillet, une polémique avait éclaté autour des écrans LG pour ordinateurs : l’installation automatique du pilote provoquait l’apparition d’une publicité pour l’antivirus McAfee. Les pratiques du constructeur ont été épinglées dans une nouvelle vidéo, mais LG dément tout problème.

LG a été sous un feu nourri de critiques en juillet. Lors du branchement d’un écran LG sur un ordinateur, un signal était envoyé à Windows Update pour récupérer automatiquement le pilote. Une opération courante, qui évite à l’utilisateur d’aller le chercher manuellement.

LG avait détourné ce mécanisme pour installer aussi un composant qui provoquait l’affichage d’une publicité pour McAfee. La documentation de Microsoft précise pourtant de faire attention à ce genre de pratique. La firme avait d’ailleurs fini par intervenir, LG mettant fin à l’opération, avec une image entachée.

Ce comportement avait été mis en avant par Gamers Nexus dans une vidéo expliquant le problème. Or, la chaine vient de remettre le couvert, en s’attaquant cette fois aux téléviseurs de la marque.

Dans sa nouvelle vidéo (vue plus de 3 millions de fois à l’heure où nous écrivons ces lignes), Gamers Nexus expose pendant 135 minutes l’étendue de ses découvertes, faites en collaboration avec Level1Techs et des chercheurs en sécurité indépendants. La chaîne met en cause le comportement réseau et logiciel des téléviseurs sous webOS, notamment des modèles OLED de la gamme G5.

Des comportements étranges…

La vidéo de 2h15 plonge profondément dans les détails. Parmi les constats majeurs de la chaîne : le fait que les téléviseurs testés (des modèles OLED) captent l’audio dans la pièce, même quand l’appareil est en veille. D’après les tests réalisés, les téléviseurs enregistrent le son à travers le micro même quand la connexion est coupée, stockant les données localement en attendant que l’accès à internet soit restauré.

Les testeurs ont également utilisé le logiciel Wireshark pour analyser les paquets de données envoyés par la télé. Les résultats auraient montré un balayage actif du réseau local, notamment pour cartographier les appareils voisins. Ce balayage collecterait au passage les adresses IP des appareils connectés, de même que les noms et intensités de signal des réseaux Wi-Fi détectés, ainsi que leurs données de localisation.

Selon Gamers Nexus, les données ainsi recueillies alimentent LG Ad Solutions, la filiale publicitaire du groupe. LG aurait écoulé 216 millions de téléviseurs connectés dans le monde, tandis que la filiale revendiquerait 363 millions d’appareils secondaires pouvant être ciblés individuellement, dans les seuls États-Unis. On ne parle donc pas uniquement d’appareils détectés, mais de ceux sur lesquels une publicité peut être envoyée.

La technique n’est pas nouvelle, chez LG. Le constructeur utilise depuis des années un mécanisme nommé Automated Content Recognition (ACR, non spécifique à LG), chargé de générer des empreintes numériques, pour récupérer – entre autres – les habitudes de visionnage. Le travail mené par Gamers Nexus va cependant plus loin.

Le plus gros problème rencontré par la chaîne réside dans la sécurité. Plusieurs failles ont été détectées dans webOS, le système d’exploitation propre à LG, que le constructeur fournit dans ses TV connectées. Les testeurs sont parvenus à les exploiter, débloquant des capacités d’exécution de code arbitraire à distance. Ils s’en sont servi, entre autres, pour récupérer les données audio justement enregistrées par le téléviseur quand la connexion internet était coupée.

Les failles ont été transmises à LG sans révélation publique et seraient en cours de correction.

… réfutés par LG

En 48 heures (la vidéo a été publiée le 7 septembre), ces informations ont eu le temps de ressortir dans plusieurs médias. Initialement, LG se refusait à tout commentaire, mais le constructeur a fini par sortir de sa réserve auprès de plusieurs sites, dont MacG.

Selon LG, les conversations ambiantes ne sont ni enregistrées ni transmises dans les conditions normales d’utilisation. Pour que le processus se déclenche, il faut que l’utilisateur l’active volontairement, par exemple via la touche spécifique de la télécommande. Le constructeur réfute toute écoute passive et automatique de ce qui se passe autour de ses télés connectées.

L’écoute peut en revanche se faire si la fonction « Hi LG » est activée. Le comportement serait alors le même que n’importe quel autre assistant vocal : une écoute locale passive, devenant active quand les mots-clés sont prononcés. Quand aucun mot-clé n’est détecté, les données stockées temporairement sont supprimées et rien n’est transmis, assure LG.

Le constructeur affirme également que les données récupérées sur le réseau sont standards. Détecter les appareils connectés permet notamment de partager du contenu et d’utiliser d’autres fonctions liées à la maison connectée. Autre affirmation : tout ce qui touche à la personnalisation des publicités et, de manière générale, à l’ACR, ne peut fonctionner qu’avec un accord explicite de l’utilisateur. Celui-ci peut révoquer cette autorisation à tout moment dans les réglages de l’appareil.

Bien que ces comportements puissent entrer dans la catégorie « pratiques courantes », la réponse de LG est incomplète. Ainsi, pas un mot sur les failles de sécurité, alors qu’elles ont permis la récupération de données pouvant s’avérer sensibles. Exploitées, ces failles pourraient permettre à des pirates de transformer ces appareils en autant de dispositifs d’écoute.

Le Cyber Resilience Act en embuscade

À noter que Gamers Nexus avait déjà épinglé les téléviseurs LG en juillet pour les problèmes d’écoute. Ils notaient effectivement que l’on pouvait désactiver la reconnaissance vocale, coupant du même coup toutes les fonctions de type IA. LG, là aussi, avait fini par répondre à plusieurs médias, dont nos confrères de MacG : « LG Electronics (LGE) réaffirme que les téléviseurs LG ne collectent, n’enregistrent ni ne stockent les conversations ambiantes. La reconnaissance vocale est une fonctionnalité optionnelle, lancée par l’utilisateur, qui traite les données vocales uniquement lorsqu’elle est activée par l’utilisateur pour répondre à une demande spécifique. Les clients peuvent utiliser les fonctionnalités Smart TV sans activer la reconnaissance vocale ».

La succession des vidéos de Gamers Nexus provoque, sans surprise, de nombreuses discussions et écorne l’image du constructeur. Sur Reddit ou les réseaux sociaux, de nombreuses personnes réfléchissent désormais à la connexion de leur téléviseur, LG ou non. Outre les choix faits par les constructeurs, la sécurité même du système d’exploitation interroge et beaucoup se demandent si elle est gérée sérieusement.

Ces questions fusent autour des appareils connectés depuis longtemps. Elles ont largement alimenté la réflexion ayant conduit l’Europe à adopter le Cyber Resilience Act, qui va franchir une étape majeure ce 11 septembre. Mais à compter de décembre 2027, les constructeurs seront pleinement responsables de la sécurité de leurs produits, dès lors qu’ils contiennent une composante numérique. Les téléviseurs connectés seront bien sûr concernés, d’autant plus que le CRA sera rétroactif et s’appliquera sur tous les appareils en cours de commercialisation, pas uniquement les nouveaux.

Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

9 septembre 2026 à 11:02
Inflation galopante
Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

Si les derniers mois avaient déjà vu plusieurs records de failles corrigées chez Microsoft, le Patch Tuesday de la rentrée les explose tous : avec 966 vulnérabilités colmatées, dont plus de 700 pour Windows, septembre 2026 restera probablement dans les annales.

966 : c’est le nombre de failles corrigées dans le bulletin mensuel accompagnant la salve de correctifs publiés le 8 septembre. Le chiffre varie légèrement selon les sources, en fonction de ce qui est comptabilisé. Les 966 failles correspondent aux CVE publiés effectivement ce 8 septembre, selon Bleeping Computer.

Même en tenant compte de ces différences de comptage, le Patch Tuesday de septembre est loin, très loin devant. Le précédent record était détenu par les correctifs de juillet, qui culminait déjà à 570 failles. Le mois d’août avait suivi avec 400 failles corrigées.

Des chiffres très élevés, conséquence directe de l’utilisation des LLM (grands modèles de langage). Microsoft a depuis largement expliqué comment ses équipes s’en servaient, avec plusieurs LLM évoluant au sein d’un harnais spécialisé. L’entreprise a également officialisé son projet Perception, coordonnant trois familles d’agents, responsables respectivement de la traque des failles, de l’évaluation du contexte et de la correction.

Un bulletin hors normes

Parmi les 966 failles corrigées, 105 sont critiques, dont 81 permettant des exécutions arbitraires de code à distance, soit le pire des scénarios. Aucune des failles critiques n’est cependant exploitée à ce jour ni même publique. L’avertissement habituel tient toujours cependant : dès lors que les correctifs sont disponibles, les quelques détails les accompagnant peuvent orienter les pirates vers les failles correspondantes.

Bleeping Computer donne une ventilation approximative des failles par type :

  • 438 vulnérabilités de type élévation de privilèges
  • 19 vulnérabilités de type contournement des fonctionnalités de sécurité
  • 258 vulnérabilités de type exécution de code à distance
  • 173 vulnérabilités de type divulgation d’information
  • 56 vulnérabilités de type déni de service
  • 16 vulnérabilités de type usurpation (spoofing)

En revanche, deux failles sont exploitées (0-day). Elles ne sont pas critiques, mais sont tout de même importantes :

  • CVE-2026-81963 : vulnérabilité d’élévation des privilèges dans la pile Windows Update, permet aux attaquants d’obtenir des privilèges SYSTEM
  • CVE-2026-85880 : vulnérabilité dans l’Advanced Local Procedure Call (ALPC) de Windows, permet également d’obtenir des privilèges SYSTEM

La recommandation est donc logique : installer ces nouveaux correctifs aussi rapidement que possible.

Des nouveautés fonctionnelles importantes… peut-être

La mise à jour publiée hier soir, estampillée KB5124008, contient aussi de nouvelles fonctions pour Windows 11, dont la plupart ont été déjà commentées au cours des derniers mois.

C’est ainsi la mise à jour qui officialise le retour de la capacité à bouger la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Le fonctionnement n’est pas celui de Windows 10, qui permettait de la changer de côté par glisser-déposer. Dans Windows 11, il faut se rendre dans les réglages (le plus simple est de passer par le clic droit sur la barre des tâches) et de choisir l’option voulue. Dans tous les cas, on peut toujours modifier l’alignement des icônes.

Source : Windows Latest

Toujours pour la barre des tâches, on peut maintenant l’afficher en mode réduit. Jusqu’ici, le système permettait de la réduire, mais le réglage n’influait que sur la taille des icônes, pas sur la barre elle-même. Le nouveau réglage s’occupe des deux.

On peut également redimensionner le menu Démarrer, via un nouveau réglage qui laisse le choix entre Grand, Petit et Automatique. Bien sûr, plus le menu sera grand, plus il pourra afficher d’éléments. Cette amélioration s’accompagne d’une autre : une personnalisation nettement plus poussée. On peut ainsi désactiver la zone « Recommandés », qui s’appelle d’ailleurs « Récents » maintenant, choisir de n’afficher qu’une grille d’icônes ou une liste, ou encore supprimer les catégories et les applications épinglées. Si l’on désactive tout, le menu Démarrer n’affiche alors plus qu’une liste statique et alphabétique des applications installées.

Cette mise à jour intronise en outre les améliorations de performances pour l’Explorateur, qui se charge plus vite et se montre plus réactif. Comme nous l’avions indiqué, cette hausse de performances se fait via de courtes hausses de la consommation CPU, pas par un préchargement de l’application en mémoire. Selon Microsoft, la différence de performances est d’autant plus visible sur les machines peu puissantes.

Enfin, on peut désactiver Bing et le Microsoft Store dans la recherche, pour n’avoir que des résultats locaux. La recherche y gagne largement en performances. En revanche, la tolérance aux fautes de frappe n’est pas encore de la partie.

Notez que vous ne verrez pas forcément ces nouveautés immédiatement après l’installation de la mise à jour. Microsoft a l’habitude de procéder par étapes, créant systématiquement un « bazar ». Les fonctions sont activées petit à petit chez les utilisateurs, mais on ne sait pas combien de temps prendra le processus complet.

☕️ Cybersécurité : l’ANSSI lance son mécanisme REACTIV dédié aux services de l’État

8 septembre 2026 à 16:40


L’ANSSI a annoncé ce 7 septembre la mise en place d’un dispositif nommé REACTIV (REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données). Créé à la demande du Premier ministre, il doit permettre la mobilisation immédiate des compétences et moyens de l’agence de sécurité pour les ministères touchés par des cyberattaques.

Selon l’annonce officielle, le nouveau mécanisme se traduit concrètement par une bascule des efforts opérationnels pour renforcer l’appui aux ministères sur deux volets : le traitement des compromissions de comptes utilisateurs et l’analyse des violations de données.

Surtout, REACTIV renforce l’autorité de l’agence sur deux points spécifiques. D’abord, la possibilité pour l’ANSSI d’imposer aux ministères des mesures immédiates de protection des données, à appliquer dans des délais contraints. Ensuite, la centralisation par l’agence de la communication technique de crise en cas d’attaque touchant des services de l’État.

Illustration : Flock

Ce renforcement « complète les mesures de la Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026 - 2027, dont le Premier ministre a demandé l’accélération de la mise en œuvre, afin de rehausser significativement et durablement le niveau de sécurité des réseaux ministériels », indique l’ANSSI.

Le mécanisme semble être une réponse structurelle à ce qui est clairement une accumulation d’incidents depuis plusieurs mois : l’Agence nationale des titres sécurisés (devenue France Titres) en avril dernier, puis cet été le ministère de l’Éducation, la direction générale des Finances publiques (DGFiP), le ministère de l’Intérieur, le Serveur professionnel de données cadastrales et les fichiers des successions vacantes. Une multiplication telle qu’elle a fait l’objet d’une question écrite à l’Assemblée nationale le 1er septembre.

Un tel mécanisme était-il nécessaire ? Probablement, car les faits plaident pour des capacités d’action supplémentaires. La mention par l’ANSSI de mesures immédiates « dans des délais contraints » semble le point essentiel de l’annonce. L’agence a toujours fonctionné jusqu’à présent sur un mode d’accompagnement et de conseil plutôt que d’injonction, ce qui change donc avec REACTIV. La question des moyens alloués à l’agence reste cependant entière, d’autant que les rôles de l’ANSSI vont se renforcer à l’aune des nouveaux textes européens sur la cybersécurité : NIS2, REC, DORA et le Cyber Resilience Act, que nous évoquions récemment.

Dans un billet dédié sur LinkedIn, Vincent Strubel, directeur de l’ANSSI, précise d’ailleurs que cet effort est « temporaire » et qu’il se fait « au détriment d’autres pans de la menace », que l’ANSSI ne perd « pas de vue pour autant ». REACTIV « n’évitera pas toutes les attaques, mais doit nous permettre d’être plus réactifs et plus directifs, pour au moins limiter la casse le temps que les mesures de long terme prennent effet, et de partager plus d’informations pour mieux comprendre », ajoute Vincent Strubel.

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 11:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

☕️ Sync-in 2.5 ajoute des favoris et renforce la sécurité autour des comptes OIDC

4 septembre 2026 à 17:42


Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3). Après une version 2.4 en juin, la 2.5 vient de paraître, avec à son bord plusieurs nouveautés importantes.

Elle introduit d’abord un système de favoris, une vue dédiée dans laquelle on peut placer aussi bien des fichiers que des espaces collaboratifs et des partages. On y trouve également des filtres, options de tri, informations sur leur emplacement ainsi qu’un affichage en liste ou en galerie.

Sync-in 2.5 introduit aussi un panneau de sélection. Il s’ouvre automatiquement lorsqu’on clique sur l’icône d’un fichier, avec ou sans sélection multiple. Dans le panneau, on trouve des informations sur les éléments choisis, dont la taille totale et un accès aux fonctions disponibles.

L’activité récente a été unifiée : les fichiers et commentaires sont réunis dans la même chronologie, que l’on peut organiser par période, avec possibilité de filtrer par type d’activité. La nouvelle mouture améliore aussi les copies, déplacements et envois, avec un volet repensé et la possibilité d’ignorer les fichiers quand des conflits sont détectés. Citons en outre une amélioration générale de l’accessibilité, ainsi qu’une meilleure recherche en texte intégral.

La version 2.5 comporte en outre quelques changements importants liés à la sécurité. Le plus significatif est sans doute l’obligation par défaut d’avoir une adresse e-mail vérifiée lorsque l’on passe par un fournisseur OIDC (OpenID Connect). Si c’est impossible pour une raison ou une autre, la personne chargée de l’administration du serveur devra modifier la valeur de l’option auth.oidc.security.requireVerifiedEmail pour false.

☕️ Audacity 4.0 fait peau neuve et le plein de nouveautés

4 septembre 2026 à 15:02


L’éditeur audio multiplateforme et open source Audacity était connu pour son interface très « old school ». Les développeurs ne voulaient manifestement plus de cette étiquette : la nouvelle version 4.0 modernise largement l’interface.

Dans Audacity 4.0, l’interface a été réécrite en Qt. Esthétiquement beaucoup plus actuelle, elle permet la réorganisation libre des panneaux et la création d’espaces de travail, qui enregistrent les dispositions personnalisées. Des thèmes clair, sombre et haut contraste apparaissent également. Signalons aussi un spectrogramme redessiné au rendu plus rapide et des effets retravaillés, sur le plan esthétique et des performances.

Outre le changement visuel, les nouveautés sont nombreuses. Par exemple, l’édition par clips a été repensée. On peut maintenant sélectionner directement les clips, en modifier plusieurs simultanément, les grouper ou encore les déplacer librement entre les pistes. Le découpage se veut plus intuitif en proposant son propre outil et des commandes dédiées. De même, la tête de lecture reste visible pendant la navigation et peut être déplacée pendant la lecture. Chaque en-tête dispose en outre de vumètres pour l’enregistrement et la lecture.

La nouvelle mouture améliore aussi sa gestion des périphériques système, leur actualisation et le mapping personnalisé des canaux. Les changements opérés au niveau du système se reflètent maintenant dans l’application. De plus, la version Windows supporte désormais le protocole ASIO (Audio Stream Input/Output), permettant à Audacity une communication plus directe avec la carte son, avec à la clé une amélioration de la latence et de la fiabilité.

Attention cependant, car toutes les fonctions d’Audacity 3 ne sont pas encore présentes dans la branche 4.X, dont les Time Tracks, les pistes MIDI/Note, le Mixer, le Macro Manager, VAMP/LADSPA ou encore Play-at-speed. Les développeurs promettent leur retour dans de prochaines versions, signe du chantier conséquent qu’a été cette version.

Elle s’accompagne d’ailleurs d’un nouveau format de fichier, logiquement nommé .aup4, pour prendre la relève des fichiers .aup3. Ces derniers peuvent être ouverts avec Audacity 4.0 et seront automatiquement convertis.

La nouvelle mouture peut être téléchargée depuis le site officiel. Des versions Windows, macOS et Linux sont comme d’habitude fournies. On remarque que l’application s’est dotée pour l’occasion d’une nouvelle icône, reprise désormais partout sur le site.

☕️ Vivaldi prépare une version entreprise de son navigateur

3 septembre 2026 à 12:47


Vivaldi 8.2 vient tout juste de paraître. À son bord, plusieurs nouvelles fonctions, dont la simplification de la calculatrice, qui peut désormais s’utiliser directement dans la barre d’adresse.

Les opérations y sont réalisées en temps réel, un appui sur Entrée envoyant les informations dans le presse-papier. Vivaldi précise que ces entrées ne sont pas enregistrées, même pas dans l’historique. Pour les personnes qui préféraient réserver cette fonction aux commandes rapides, une option permet de désactiver la calculatrice dans la barre d’adresse.

Vivaldi 8.2 renforce également la découverte des PWA (Progressive Web Apps). Le changement consiste surtout en un bouton apparaissant à droite de la barre d’adresse quand une application web compatible est découverte, par exemple WhatsApp. Après un clic sur le bouton, un petit panneau apparait pour confirmer l’installation. Une PWA profite, pour rappel, de certains comportements intégrés du système utilisé. Sur Windows par exemple, on peut l’épingler à la barre des tâches et dans le menu Démarrer. Chaque application a ses propres réglages.

Si les notes de version sont plus courtes que d’habitude, elles se finissent sur une annonce importante : Vivaldi travaille sur une version entreprise. L’éditeur dit viser « les organisations de toutes tailles – des entreprises et institutions publiques aux écoles ». Il donne peu d’informations pour l’instant, évoquant simplement une gestion de la vie privée, le déploiement centralisé et les mises à jour, ainsi que des personnalisations pour les organisations.

L’arrivée de cette version pourrait être significative pour Vivaldi. Viser le marché des entreprises implique notamment un cycle dédié de parution des mises à jour, pour pouvoir corriger les bugs et failles de sécurité, sans toucher au cycle fonctionnel. C’est ce que fait par exemple la version ESR de Firefox. Chrome et Edge disposent eux aussi d’une telle version, mais sur un délai bien plus court de huit semaines, via le canal Extended Stable.

☕️ Le CERN va migrer ses ordinateurs industriels de Red Hat vers Debian 13

3 septembre 2026 à 10:48


L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire utilise Linux pour ses besoins depuis longtemps. Dès les années 1990, le CERN s’était créé sa propre distribution en se basant sur Red Hat. En 2004, il s’était associé au Fermilab pour créer Scientific Linux (également basée sur Red Hat), avant d’entamer en 2015 une migration vers CentOS. En 2022, après l’annonce – très mal reçue – de Red Hat sur la fin de CentOS au profit de CentOS Stream, le CERN avait décidé de migrer vers AlmaLinux, autre distribution compatible Red Hat.

Le laboratoire a cependant décidé de se détourner de Red Hat, comme le rapporte Phoronix, qui a assisté à la conférence MiniDebConf, à laquelle participait le CERN. Les ingénieurs avaient bien, dans un premier temps, considéré un passage vers CentOS Stream, mais l’obligation du niveau d’instructions -march=x86-64-v2 par défaut à la compilation a été perçue par le CERN comme une forme d’« obsolescence forcée » pour le matériel ancien.

Le niveau d’instruction est un découpage artificiel permettant de cibler un lot de fonctionnalités au sein du processeur. Le niveau v2 mentionné correspond à une bascule effectuée par Red Hat Enterprise Linux 9, ce qui impliquait notamment les instructions SSE 4.2. RHEL 10 a imposé le niveau v3, qui nécessitait par exemple les instructions AVX2, FMA ou encore VEX. Ce découpage, nommé ISA (Instruction Set Architecture), a été violemment critiqué par Linus Torvalds fin 2024. Il estimait notamment la classification « stupide », car elle donnait l’impression erronée que la progression des jeux d’instruction était linéaire.

Le CERN avait, quoi qu’il en soit, pris bonne note des changements imposés par Red Hat. Lors de la conférence, le laboratoire a donc annoncé qu’une transition étant en préparation : d’ici la fin de l’année, l’intégralité du parc informatique fonctionnera sous Debian 13. Au total, 2 200 ordinateurs industriels et systèmes embarqués, utilisés pour le contrôle des accélérateurs de particules, seront concernés. En revanche, les centres de données et l’informatique expérimentale restent pour l’instant sur RHEL ou AlmaLinux.

Interfaces : le framework WinUI de Microsoft devient pleinement open source

3 septembre 2026 à 10:02
Promis, cette fois c'est différent
Interfaces : le framework WinUI de Microsoft devient pleinement open source

WinUI est désormais un projet entièrement hébergé dans un dépôt GitHub, les ingénieurs de Microsoft y travaillant directement. Les travaux devraient donc accélérer et les prétentions de l’entreprise sont nombreuses, mais elle a souvent agacé les développeurs avec sa feuille de route incohérente.

Fin août 2026, Microsoft a achevé la dernière phase d’un plan annoncé en juillet 2025 : faire du développement de WinUI un processus véritablement public sur GitHub. Ce kit de développement, qui se focalise sur les interfaces des applications pour Windows, est considéré désormais comme pleinement open source.

Ce n’est pas un changement de licence, car le dépôt est sous licence MIT depuis décembre 2018. Le vrai changement vient du développement quotidien, qui se déroule entièrement dans le dépôt. Jusqu’à présent, ce dernier était seulement un miroir de code déjà écrit en interne. Autrement dit, le dépôt était secondaire, dans la mesure où l’éditeur ne faisait qu’y reverser ce qu’il élaborait, sans vraiment tenir compte des contributions extérieures.

Les ingénieurs de Microsoft compilent, valident et testent dorénavant leurs modifications directement dans le dépôt public, avec la traçabilité associée. On peut cependant formuler deux réserves. D’une part, les pull requests fusionnées proviennent exclusivement des développeurs Microsoft pour l’instant, a priori dans l’idée de valider complètement le pipeline de production avant de l’ouvrir aux contributions externes. D’autre part, le compilateur XAML – essentiel pour WinUI – reste fermé. Lors de la conférence Build, Microsoft a indiqué qu’elle souhaitait d’abord en moderniser le code, avant de l’ouvrir à la communauté. Aucune date n’a été donnée.

Microsoft semble sérieuse, mais…

Cette bascule s’inscrit dans un contexte plus large. Microsoft a affirmé, lors de la conférence Build 2026, un engagement fort envers WinUI comme plateforme native de Windows 11, au point d’abandonner l’appellation « WinUI 3 » pour éviter de laisser croire à une future « rupture » technologique. Depuis plusieurs mois, à travers l’initiative « K2 » pour Windows 11, Microsoft insiste largement sur les performances et les interfaces natives sur son système. L’éditeur semble décidé à utiliser ses propres technologies, notamment pour le menu Démarrer, jusqu’ici développé avec React Native.

La question du sérieux de Microsoft reste toutefois débattue dans la communauté de développeurs, qui garde un souvenir circonspect de l’historique WinRT/UWP. Des éléments plaident en faveur d’une vraie volonté, dont le respect (globalement) du calendrier fixé et la traçabilité du travail des ingénieurs sur le dépôt. Microsoft sait en outre qu’elle est attendue au tournant. Mais l’historique de l’entreprise sur les interfaces ne plaide pas en sa faveur, après avoir réinventé plusieurs fois la roue ces quinze dernières années.

… de nombreuses promesses n’ont pas été tenues

Si Microsoft renforce son propre usage de WinUI, le framework devrait rapidement évoluer. Les reproches sont tenaces, notamment des performances pas à la hauteur des prétentions « natives », mais de gros travaux sont en cours. Beaucoup reprochent également à l’éditeur son manque de suivi entre UWP, WinUI 2 et 3, avec une absence notable de parité fonctionnelle. Un écosystème souvent jugé incohérent et fragmenté.

Les tickets se sont aussi accumulés depuis deux ans et WinUI traine un certain nombre de casseroles techniques. Par exemple, un bug connu depuis longtemps provoque un plantage des applications utilisant à la fois WinUI 3 et le trimming, qui doit réduire la taille des exécutables en supprimant le code non utilisé. La faute à un conflit avec le fonctionnement de XAML, qui s’appuie lourdement sur la réflexion à l’exécution (résolution de types par nom, liaison de données, convertisseurs, gestionnaires d’événements déclarés en XAML).

☕️ Sur Mac, les développeurs tiers peuvent laisser tomber les machines Intel

2 septembre 2026 à 15:32


Apple a envoyé un e-mail aux développeurs tiers pour les avertir d’un changement : « Nous vous contactons pour vous informer que les apps universelles pour macOS proposées sur le Mac App Store et nécessitant macOS 13 ou une version ultérieure peuvent désormais abandonner la prise en charge des Mac à processeur Intel ».

Cette prise en charge était obligatoire pour toute application publiée sur le Mac App Store, mais ne l’était bien sûr pas pour celles distribuées autrement. Le passage à l’architecture Arm remontant aujourd’hui à six ans avec la puce M1, le signal est clair : il est temps de passer à autre chose.

Puce Apple Silicon

Apple vante d’ailleurs les avantages d’un tel abandon. En ciblant uniquement « arm64 » dans les réglages de compilation de l’application, le développement n’en sera que plus simple. En outre, plus besoin de passer par des binaires universels embarquant toutes les données pour les deux architectures (x86_64 et arm64). L’application s’en retrouvera d’autant allégée. Reste une condition : elle doit viser macOS 13 au moins.

Il n’y a bien sûr pas d’obligation à suivre ce conseil, les développeurs pouvant toujours compiler pour Intel s’ils le souhaitent. Comme l’indiquent nos confrères de MacG, macOS 27 et son Xcode correspondant ne pourront s’installer que sur des Mac Apple Silicon, plantant un nouveau clou dans le cercueil. macOS 27, alias Golden Gate, sera également la dernière version à prendre en charge la couche d’émulation Rosetta 2. 2027 sonnera définitivement le glas de l’architecture Intel chez Apple.

Firefox 155 apporte sa Fenêtre intelligente en France, la version iOS bloque la publicité

2 septembre 2026 à 09:40
L'IA à la sauce Mozilla
Firefox 155 apporte sa Fenêtre intelligente en France, la version iOS bloque la publicité

Mozilla vient de publier de nouvelles versions de son navigateur pour l’ensemble des plateformes. Certaines contiennent des nouveautés importantes, particulièrement sur ordinateur et iOS.

Nouvelle mouture pour le navigateur de Mozilla, avec comme principale nouveauté la disponibilité de la Smart Window pour l’ensemble des utilisateurs en France, au Canada et aux États-Unis. En français, elle prend d’ailleurs officiellement le nom de « Fenêtre intelligente ».

Cette fonction est toujours en bêta et reste optionnelle. On y accède par le bouton Firefox situé en haut à droite de la fenêtre, près du menu hamburger (trois traits). Son utilisation réclame un compte Firefox, ce mode de navigation permettant ensuite de résumer des pages, comparer plusieurs onglets, retrouver des informations dans des onglets ou l’historique, obtenir des recommandations et ainsi de suite. Une fois la fonction activée, on peut choisir de toujours lancer Firefox dans ce mode.

Notez que la prise en charge de l’historique ne se fait qu’au sein de cette fenêtre intelligente. En outre, les conversations et « souvenirs » sont stockés localement, mais les requêtes transitent par les serveurs de Mozilla puis éventuellement vers d’autres, selon le modèle utilisé. Par défaut, Mistral Small 4 est recommandé. On peut également choisir entre Gemini 3.1 Flash Lite, Qwen 3 235B ou un autre LLM, à condition de fournir le point de terminaison et la clé API (ou jeton d’authentification).

Firefox 155 améliore dans la foulée cette fonction. Mozilla ajoute par exemple sous la fenêtre de conversation des boutons pour retourner rapidement dans des recherches précédentes. Les recherches passant par Exa sont également décrites comme beaucoup plus rapides, et la fonction d’organisation intelligente des onglets se veut plus pertinente. Rappelons que Firefox propose un réglage pour désactiver toutes les fonctions IA.

Parmi les autres nouveautés, on peut citer un nouveau compteur de traqueurs bloqués apparaissant au début de la barre d’adresse. Les conteneurs, « apparus » avec Firefox 153, peuvent maintenant être réorganisés, l’ordre choisi apparaissant ensuite partout où cette liste est affichée. Firefox 155 corrige en outre de nombreux bugs, dont un gênant qui pouvait empêcher une machine sous Linux d’entrer en veille après une longue session de navigation. Enfin, la version colmate une trentaine de failles de sécurité, dont 13 de dangerosité élevée.

Firefox pour iOS a désormais son Ad Blocker

Aux côtés de cette version pour ordinateurs, Firefox pour iOS a lui aussi du neuf. Mozilla a annoncé très officiellement ce 1ᵉʳ septembre l’intégration d’un bloqueur de publicité, nommé Ad Blocker. Il est construit sur la base de l’API d’Apple pour bloquer les contenus et la liste de filtrage EasyList. Une technique qui n’est pas neuve, Vivaldi proposant une fonction équivalente.

Ce blocage publicitaire n’est pas activé par défaut. Il faut se rendre dans les réglages puis dans la partie Navigation. Dans son billet, Mozilla prévient que l’efficacité de sa fonction n’est pas garantie : « Le bloqueur de publicités ne bloquera pas toutes les annonces. Les publicités diffusées directement par le site que vous visitez et les annonces affichées dans les résultats de recherche apparaîtront toujours ». En outre, les raccourcis et autres contenus sponsorisés affichés par Firefox ne sont pas pris en charge, mais peuvent être désactivés via un réglage séparé.

Ce bloqueur de publicités est une fonction supplémentaire et peut donc fonctionner de concert avec la protection améliorée contre le suivi qui, elle, s’occupe de bloquer les traqueurs.

Mozilla en profite pour lancer une pique à Apple dans un billet séparé (en lien dans l’annonce) : il serait temps que l’entreprise propose une véritable architecture pour les extensions de navigateur. Safari en propose, mais leur récupération passe par l’App Store. Rien d’équivalent n’est prévu pour les autres, Mozilla fustigeant au passage (une nouvelle fois) l’obligation d’utiliser WebKit comme moteur de rendu. Sur Android, rien de tout cela : Firefox utilise son moteur Gecko et prend en charge les extensions depuis longtemps.

☕️ Ubuntu 26.04.1 est disponible, mais la migration depuis Ubuntu 24.04 a du retard

1 septembre 2026 à 09:16


Comme toujours avec les versions LTS (Long Term Support) d’Ubuntu, la première mouture « .1 » est attendue. Ubuntu 26.04.1 vient ainsi d’être mise à disposition, simplifiant dans un premier temps les nouvelles installations du système.

Cette version ne comprend aucune nouveauté. Elle est là pour reprendre l’ensemble des correctifs (bugs généraux et sécurité) sortis depuis la publication d’Ubuntu 26.04 en avril dernier. Les images ISO proposées permettent l’installation d’un système à jour, avec moins de téléchargements lors de la première session. Pour les utilisateurs existants d’Ubuntu 26.04, il n’y a rien à faire.

Ces versions « .1 » sont cependant importantes pour la mouture LTS précédente. Canonical applique la même stratégie depuis longtemps : une LTS ne peut être mise à jour vers la suivante qu’une fois la version « .1 » de celle-ci disponible, qui débloque alors un chemin de migration. Un choix qui répond à des critères de fiabilité, ces versions permettant de gommer les erreurs de jeunesse. Un comportement déroutant de prime abord, car il s’écoule plusieurs mois entre l’arrivée d’une nouvelle LTS et la disponibilité de son chemin de migration.

Une partie des utilisateurs d’Ubuntu 24.04 attend donc la 26.04.1, mais il faudra être encore un peu patient. Oliver Reiche, développeur chez Canonical, a indiqué que même si la 26.04.1 était effectivement disponible, le chemin de migration avait du retard. Il faudra attendre quelques semaines de plus, la faute à des « régressions dans une version récente de rust-coreutils ».

Quand le chemin de migration sera disponible, le système signalera cette possibilité. Comme le rappelle OMGUbuntu, il est toujours possible de forcer le passage avec la commande « sudo do-release-upgrade -d », mais la procédure n’est pas recommandée pour des questions de fiabilité.

Debian ne dit pas non à l’IA et divise la communauté

31 août 2026 à 17:43
Démocratie
Debian ne dit pas non à l’IA et divise la communauté

La communauté Debian devait voter sur la place que les grands modèles de langage (LLM) pouvaient tenir dans le développement de la distribution Linux. Parmi les axes proposés, elle a choisi un quasi-statu quo. La décision divise, ayant notamment provoqué le départ d’au moins un des développeurs.

Fin juillet, nous indiquions que la communauté Debian allait être amenée à se prononcer sur la place des LLM dans le développement de la distribution. Plusieurs propositions étaient mises en avant, de la plus radicale à la plus modérée. À l’époque où nous avions écrit ces lignes, on pouvait en lire quatre, mais la communauté a finalement dû voter parmi huit propositions.

  • Proposition A : interdiction pure et simple des LLM dans les contributions au projet
  • Proposition B : usage autorisé, mais avec un encadrement strict, avec garanties de licence et responsabilité totale des contributions
  • Proposition C : rejet des LLM autant que possible, affichage obligatoire des usages et interdiction des LLM pour les communications entre contributeurs
  • Proposition D : la plus pragmatique, avec acceptation des contributions par l’IA et responsabilité complète, en revanche pas d’IA distante pour les données sensibles
  • Proposition E : le statu quo, chacun étant responsable de ses contributions, peu importe l’outil
  • Proposition F : utilisation découragée des LLM quand c’est possible et mise en avant du travail humain, responsabilité complète des contributions, mais liberté pour les mainteneurs de refuser les contributions IA
  • Proposition G : usage contrôlé des LLM pour les tâches périphériques (réflexion, analyse, recherche, critique de code…), mais interdiction dans les contributions
  • Proposition H : l’impact environnemental des LLM est jugé rédhibitoire, leur utilisation doit être découragée autant que possible

Le choix de la communauté

Les participants se sont prononcés pour l’option E. De toutes celles mises en avant, la E est la plus consensuelle, car elle ne change presque rien à la situation qui existait avant.

Officiellement, la proposition E s’intitule « Usage responsable de l’IA générative ». On peut y lire notamment que Debian « n’encourage pas ni n’interdit l’utilisation d’outils d’IA générative dans le développement, la maintenance ou la documentation des logiciels, l’empaquetage, la documentation et les autres médias publiés dans le projet Debian ». Le texte reconnait que ces outils peuvent largement améliorer la productivité des contributeurs « s’ils sont utilisés de manière responsable ». Cela permettrait aux personnes de se libérer du temps pour des tâches plus intensives, notamment celles réclamant un jugement, une expertise ou une critique.

Techniquement, l’usage de l’IA ne change pas les exigences habituelles de qualité, d’exactitude et de maintenabilité. Toute personne soumettant un code, qu’il soit tout ou partiellement rédigé par une IA générative, est responsable de ce qu’elle propose. Elle doit être en mesure de comprendre, relire et tester ce code, dans l’idée de pouvoir expliquer ce qu’il fait avec précision. Tout envoi aveugle d’un contenu généré par IA est jugé incompatible avec les pratiques de Debian.

Dans la proposition, on peut lire qu’il est explicitement demandé aux personnes participantes de ne jamais envoyer d’informations personnelles à des services d’IA externes. Il peut aussi bien s’agir de données personnelles habituelles que de clés cryptographiques, communications privées, identifiants ou encore bugs de sécurité sous embargo.

Enfin, pour les opérations automatisées à grande échelle, comme la génération de nombreux rapports de bugs ou la modification en masse des paquets, un processus spécifique devra être mis en place.

« Les Contributeurs qui entendent effectuer des actions impactant tout le projet comme la soumission massive de bogues ou la soumission massive de correctifs, des modifications de code à grande échelle ou d’autres changements ou requêtes automatisés concernant de nombreux paquets ou de nombreux contributeurs, doivent d’abord lancer une discussion et rechercher un consensus à l’aide des canaux du projet avant d’agir. De tels projets automatisés doivent être validés par un humain qui demeure responsable de son comportement et du résultat », indique ainsi la proposition E.

En somme, Debian continue « de compter sur le jugement et la responsabilité de ses contributeurs individuels ». Point important : la mention de l’utilisation de l’IA dans un projet est recommandée, mais pas obligatoire.

Division et colère

La communauté a parlé. La proposition E ne change fondamentalement rien : chacun peut faire ce qu’il veut, tant que les pratiques habituelles de Debian sont respectées. La distribution s’appuie depuis longtemps sur la responsabilité individuelle et la relecture par les pairs. Pas question donc de changer de philosophie. Cependant, lorsque l’on parle de Debian, il n’est pas question d’une entité unique et mystique, mais bien d’un ensemble de personnes contribuant au projet. La consécration de ce quasi-statu quo n’est donc pas anodine.

Si la communauté a parlé, elle est également divisée, aussi bien chez les contributeurs que les utilisateurs. Sur X par exemple, la publication de la nouvelle sur le compte It’s FOSS montre des réactions très diverses, certains comprenant la position, mais la plupart affichent de la méfiance, voire de la déception. Même constant dans les commentaires de Phoronix.

Parmi les réactions négatives, l’une d’entre elles ressort particulièrement : celle d’Antoine le Gonidec, contributeur de longue date au projet Debian. Sur les huit propositions, il était parrain des options A, C, G et H. En somme, toutes celles cherchant à interdire ou limiter l’usage des IA. Face à la victoire de la proposition E, Antoine le Gonidec n’a pas caché sa colère. Sur la liste officielle de diffusion Debian, le développeur a pris une décision radicale :

« Je ne peux pas soutenir la décision actuelle de Debian concernant l’utilisation des LLM, et je ne suis plus prêt à être considéré comme faisant partie de Debian selon ces nouvelles règles. Prétendre avoir une « position neutre » face au fascisme n’est pas de la neutralité, c’est une collaboration active »

Il se retire donc du projet, expliquant que les LLM s’appuient en grande partie sur des entreprises « soutenues par des fascistes ». De toutes les propositions, la E était « la plus pro-LLM de toutes les options ». Il dit ne plus être intéressé par quoi que ce soit provenant de Debian, déclarant avec acidité qu’il peut être remplacé « par n’importe quelle IA agentique ». « Je pense n’avoir jamais autant été déçu par une communauté en qui j’avais confiance », affirme-t-il.

L’importance de Debian

Si ce vote était attendu, c’est que Debian est l’une des distributions Linux les plus importantes. En plus du système lui-même, connu pour sa fiabilité et sa rigueur, Debian sert de base à de nombreuses distributions, dont la plus connue est Ubuntu, celle-ci servant à son tour de socle à d’autres comme Linux Mint.

Comme l’indique It’s FOSS, plusieurs projets ont choisi des approches beaucoup plus radicales. OpenJDK par exemple, édité par Oracle, refuse toute contribution générée par IA. Même chose pour le compilateur GCC. D’autres ont choisi une approche plus souple, en particulier le noyau Linux. Au sujet des LLM, Linus Torvalds a adopté une approche pragmatique, estimant que l’aide procurée par l’IA ne peut plus être empêchée, mais que certaines situations sont problématiques, notamment l’automatisation des rapports des bugs (qu’il a fustigée).

Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

10 août 2026 à 10:27
Plein les mirettes, sans les lésions
Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

Dans deux jours aura lieu une éclipse totale du Soleil. Si elle ne sera pas totalement visible en France, son taux d’occultation sera élevé, surtout dans le sud-ouest, avec un maximum vers 20h30. Et avec ce genre d’évènement, mieux vaut rappeler quelques consignes pour ne pas finir en urgence chez l’ophtalmologue.

Le mercredi 12 août 2026 aura lieu une éclipse solaire totale, provoquée – vous le savez depuis longtemps – par l’interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil.

La bande de totalité – la zone dans laquelle l’éclipse sera totale – traversera l’océan Arctique, le Groenland, l’Islande et l’Atlantique Nord et finira par atteindre les zones qui nous intéressent : le nord du Portugal, le nord de l’Espagne et les îles Baléares, où la totalité durera jusqu’à environ 1 min 48 s selon la localisation exacte sur la trajectoire.

Et la France ? Elle se situe en dehors de cette bande et n’observera donc qu’une éclipse partielle, mais avec un taux d’occultation très élevé, d’un minimum de 80 %. Voici quelques exemples :

  • Biarritz : 99,5 %
  • Pau : 99 %
  • Toulouse : 97,8 %
  • Bordeaux : 97,5 %
  • Brest : 96 %
  • Paris : 92 %
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : environ 45 %

Sans surprise, le sud-ouest est la région où l’occultation sera la plus importante, étant la zone la plus proche du nord de l’Espagne. Mais il n’y aura pas de mystère : pour un vrai contact avec la couronne solaire, il faudra passer la frontière. Les Asturies, la Cantabrie, la Galice ou les Baléares sont les zones d’occultation totale les plus accessibles depuis le territoire français.

Le phénomène se produira en fin de journée pour la France métropolitaine. Il débutera à 19h30 pour atteindre son maximum vers 20h26. Le soleil étant bas sur l’horizon et l’éclipse non totale, une ambiance « coucher de soleil » se mettra doucement en place. Au vu de l’heure, mieux vaut bénéficier d’un horizon ouest bien dégagé. À Saint-Pierre-et-Miquelon, l’évènement se produira entre le début et le milieu d’après-midi.

Notez que même avec des scores très élevés, l’ombre n’est vraiment maximale qu’à 100 %. Il suffit que le taux d’occultation soit de « seulement » 99 % pour que l’ombre ne soit plus qu’une pénombre. De nombreux sites permettent de suivre l’éclipse. C’est notamment le cas de l’observatoire de Paris avec Éclipseop.

Attention les yeux !

En France métropolitaine, puisque la totalité n’est atteinte nulle part, il ne faut jamais observer l’éclipse à l’œil nu. Le risque de lésion grave et irréversible est réel et ce type d’évènement est systématiquement suivi d’une hausse de fréquentation chez les ophtalmologues. La rétinopathie solaire (brûlure de la rétine par le soleil) s’installe sans douleur et les symptômes n’apparaissent que plusieurs heures après : baisse de l’acuité visuelle, déformation des lignes et apparition d’une tâche sombre centrale.

Seule solution : des lunettes de protection adaptées, qui bloquent 99,9 % de la lumière visible ainsi que la totalité des ultraviolets et infrarouges. Selon la Société astronomique de France (SAF), il faut être particulièrement vigilant lors de l’achat de ces lunettes. Elles doivent être conformes à la norme ISO 12312 - 2 de 2015, donc pleinement adaptées à l’observation directe du soleil sans grossissement. Ces lunettes doivent aussi porter au verso des instructions en français, ainsi que la date de fabrication, le lot, l’origine, le fabricant et le distributeur en France.

Un point de vigilance tout particulier : les micro-rayures et micro-perforations. Il faut bien vérifier leur absence avant chaque utilisation, sous peine de se blesser les yeux. Vous avez peut-être vu passer sur certains réseaux (Instagram en particulier) des vidéos d’ophtalmologues mettant en garde sur ce point. La recommandation est de ne pas ouvrir le sachet plastique ou la boite contenant les lunettes avant le moment d’observation, pour ne prendre aucun risque. Pour les mêmes raisons, toujours selon la SAF, « les lunettes utilisées lors de l’éclipse de 1999 ne doivent plus être employées aujourd’hui ».

Les règles de sécurité ne valent pas que pour le grand public. Toute personne souhaitant observer de plus près la couronne solaire avec un appareil quelconque doit faire attention : ne jamais utiliser de jumelles ou autre équipement grossissant sans filtre adapté. Les filtres oculaires placés derrière une optique grossissante peuvent en effet se fissurer sous la concentration de chaleur. Pour la photographie avec un appareil à objectif interchangeable, un filtre de densité optique d’au moins 5 est nécessaire devant l’objectif.

Si l’on en croit le lunetier Krys, un quart des Français se disent prêts à observer l’éclipse à l’œil nu, moyenne qui grimpe à 34 % chez les 18 - 34 ans.

À quand les prochaines ?

Les éclipses totales en Europe sont rares. La dernière remonte au 11 aout 1999 et celle du 12 aout est la première à concerner l’Europe depuis.

Et ensuite ? Au risque de casser la statistique de rareté, la prochaine éclipse totale touchant l’Europe aura lieu le 2 aout 2027. La bande de totalité passera cette fois par le sud de l’Espagne, le Maroc et l’Égypte. L’occultation à Paris sera nettement plus modeste, environ 51 %. On notera que l’Espagne aura été généreusement servie deux années de suite.

Quant à la prochaine éclipse totale en France, il faudra attendre… le 3 septembre 2081. L’immense majorité ne sera donc plus là pour la voir, mais beaucoup se régaleront puisque la bande de totalité passera par Paris. Et en dehors de l’Europe ? La prochaine éclipse totale se produira le 22 juillet 2028 et concernera surtout l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle sera partielle en Nouvelle-Calédonie. Une autre aura lieu le 25 novembre 2030 et concernera surtout l’Afrique, l’océan Indien, l’Indonésie et l’Australie. Certains territoires ultramarins pourront en profiter partiellement, surtout la Réunion et Mayotte.

Des opérations promotionnelles chez des enseignes d’optique

Plusieurs entreprises françaises profitent de l’évènement pour proposer des lunettes de protection gratuites. Les conditions peuvent varier d’une enseigne à l’autre.

Chez Écouter Voir par exemple, 400 000 paires sont distribuées sur l’ensemble du territoire français. Elles sont à retirer gratuitement et sans obligation d’achat dans les boutiques de la chaîne, sous réserve bien sûr d’un stock disponible. L’offre est limitée à une paire par personne. L’opération étant lancée depuis mi-juin, il n’est pas certain que beaucoup de ces lunettes soient encore disponibles.

Chez Alain Afflelou, 452 magasins (sur les 1225 du réseau) participent à une opération similaire. En revanche, les conditions peuvent varier d’une boutique à l’autre. Certaines les donnent, d’autres les vendent pour un petit prix.

Chez Optic 2000, l’offre est conditionnée à l’achat d’un équipement optique complet pour enfant dans les boutiques physiques, ou à partir de 50 euros d’achat en ligne. Hors promotion, l’enseigne vend les lunettes de protection au prix de 3,90 euros l’unité ou 19 euros le lot de cinq.

Précisons que, de manière générale, ces lunettes ont un prix dépassant rarement quelques euros. Tant que la norme ISO 12312 - 2 est respectée, il n’est pas nécessaire de dépenser davantage. Enfin, comme signalé par Que Choisir, toutes les lunettes ne se valent pas : le contrôle des informations et la provenance sont primordiales.

Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

10 août 2026 à 08:03
Aux grands maux les grands mots
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Plusieurs publications récentes montrent encore un peu plus la manière dont Microsoft négocie le virage actuel de Windows 11. Outre des explications sur la complexité d’une modernisation à marche forcée pour des raisons d’héritage, l’entreprise a lancé plusieurs composants dédiés aux performances.

L’initiative K2 de Microsoft bat son plein. Elle vise à redorer le blason d’un Windows 11 qui n’a jamais fait rêver et a été accusé de nombreux maux. Souvent considéré comme vorace en ressources (parfois à tort), le système s’est surtout signalé par une interface rigide, le retrait de fonctions, une personnalisation moindre et toujours plus de fonctions dopées à l’IA. Le système est aussi l’incarnation du retrait de Windows 10, même si l’Europe a droit à quelques facilités sur ce point.

Depuis le début de l’année, Microsoft communique abondamment sur des améliorations en préparation pour son système. Personnalisation, performances, recul de l’IA, fiabilité, applications natives et autres sujets sont poussés depuis des mois, avec déjà certaines améliorations distribuées depuis peu. Dans ce domaine, la mise à jour 26H2 attendue cet automne devrait marquer un tournant, mais l’effort doit se prolonger au-delà.

Modernisation : c’est « compliqué »

Le plus gros problème de Microsoft est aussi la principale force de Windows depuis longtemps : sa compatibilité descendante. La possibilité de faire tourner un vieux logiciel est un point fort auquel l’entreprise ne veut pas renoncer. Malheureusement, pour cette même raison, Windows 11 se « coltine » encore aujourd’hui de nombreux pans de code hérité.

Marcus Ash, vice-président de Microsoft chargé de la conception et de la recherche au sein de la division Windows & Appareils, a abordé ce point dans une interview donnée à Windows Central. Le responsable s’est dit fier de la compatibilité générale de Windows avec les outils et flux de travail hérités, ce qui empêcherait l’entreprise de se précipiter pour tout moderniser, sans s’assurer d’abord que les remplaçants conservent le même niveau fonctionnel.

Ce bon vieux Regedit

Difficile cependant d’accuser Microsoft de précipitation. Comme le rappellent nos confrères, la modernisation du panneau de configuration a commencé avec Windows 8 il y a 13 ans et n’est toujours pas terminée. Le panneau des Paramètres est pratiquement complet, mais l’ancien Panneau de configuration est toujours là, même si « planqué ».

Marcus Ash a répondu sur ce point : « C’est pour ça que des éléments comme le Panneau de configuration sont complexes, car si un client a un pilote ou possède quelque chose qui dépend de cette fonction héritée, il faut faire attention à ne pas rompre cette promesse de compatibilité ». Il explique que les zones de l’ancien panneau sont désactivées l’une après l’autre, au fur et à mesure que les versions « modernes » sont éprouvées. Comment les zones à moderniser sont-elles choisies ? Un mélange d’utilisation, de télémétrie et de retours des clients, selon Marcus Ash.

Le responsable indique que le travail actuel ne concerne pas que des éléments courants comme l’Explorateur. Des outils plus spécialisés comme l’Éditeur du Registre commencent à être examinés. Il laisse surtout entendre qu’une bonne partie de la démarche en cours passe aussi par la modernisation des outils et frameworks impliqués. L’entreprise a clairement indiqué que l’avenir des interfaces passait par WinUI 3, qui est d’ailleurs devenu WinUI « tout court » pour faire passer le message.

Un serveur MCP pour les performances ? Même pas peur

Autres annonces intéressantes ces derniers jours, l’apparition en préversions publiques de plusieurs composants dédiés aux performances. Microsoft semble décidée à simplifier l’analyse des performances sur Windows en partant d’un constat : le système ETW (Event Tracing for Windows) et l’outil WPA (Windows Performance Analyzer) sont peut-être puissants, mais ils ne peuvent être exploités que par des personnes ayant de très bonnes connaissances dans ce domaine.

ETW est un système intégré à Windows chargé de garder des traces de tout ce qui est accompli en matière de processus. Des journaux gardent ainsi les traces de nombreux évènements : quel programme démarre, quand un processus utilise le CPU, quand une application lit ou écrit sur le disque, quand un pilote intervient, etc. Si vous ouvrez l’Observateur d’évènements, ses informations proviennent de cette infrastructure. De son côté, WPA fait partie du Windows Performance Toolkit. Technique, il se destine surtout aux développeurs, ingénieurs, administrateurs système et spécialistes des performances.

Ce que propose Microsoft ? D’abord WPA MCP, un serveur MCP permettant de récolter les ressources générées par ETW pour les confier à un agent (Copilot ou tout autre agent compatible MCP). Puisque les traces peuvent contenir de grandes quantités de données, l’idée est de permettre à un plus grand nombre de personnes de se pencher sur les performances via des questions en langage naturel de type « Cette application me semble lente, pourquoi ? ».

L’outil se destine prioritairement aux développeurs, pour baisser le niveau exigé habituellement sur les questions de performances. Les questions peuvent donc être posées en langage naturel, avec un accès plus rapide à tout ce qui peut être pertinent, comme les tableaux WPA, des graphs ou des plages de temps. Les résultats peuvent également remonter les activités coûteuses en CPU, les délais dans les entrées, les régressions et autres. Selon Microsoft, l’idée générale est de pouvoir passer rapidement d’une exploration des traces à des actions concrètes.

Interface ou ligne de commande

Un autre serveur MCP est proposé, cette fois spécifique à ETW et décrit par Microsoft comme un « compagnon » du premier. Il en est le pendant headless : il ne propose pas d’interface graphique ni d’éléments visuels. Il est fait pour être utilisé depuis un terminal, avec des scripts et agents. Les deux serveurs utilisent la même couche de données, les résultats d’analyse étant largement les mêmes. La préversion publique de ce serveur MCP pour ETW est cependant limitée à GitHub Copilot CLI pour l’instant.

Les deux serveurs sont faits pour répondre à des questions précises ou plus générales comme « Pourquoi la machine est-elle lente ? ». Plus besoin de connaitre l’organisation interne de WPA pour lancer une enquête, l’intention étant – théoriquement – comprise par le LLM utilisé. L’IA sert donc dans un domaine où elle brille habituellement : la découverte de corrélations.

Microsoft avertit toutefois que les résultats renvoyés peuvent être erronés ou incomplets et doivent en conséquence être comparés aux données originales. L’entreprise indique d’ailleurs que les questions ont tout intérêt à se poursuivre après les résultats pour demander des preuves.

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