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Aujourd’hui — 16 septembre 2026Flux principal

« Quel scandale » : la prime EDF pour les voitures chinoises BYD fait exploser le gouvernement

15 septembre 2026 à 20:19

La marque de voitures chinoise BYD a annoncé récemment bénéficier désormais de la prime CEE (bonus écologique français) pour l’ensemble de sa gamme électrique. Toutefois, cette prime pose problème à certains responsables politiques français pour des voitures électriques produites en Chine.
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Intelligence artificielle (IA) : L’UE veut des règles mondiales, mais les USA freinent

16 septembre 2026 à 06:00

Réguler pour protéger. Des représentants des vingt-sept États membres de l’Union européenne se réunissent jeudi à Bruxelles au sein du Conseil de l’IA. Selon Politico, la Commission présentera un point sur les politiques européennes et internationales ainsi qu’un briefing technique sur des incidents récents liés à l’intelligence artificielle. La coopération mondiale figure aussi parmi les sujets de discussion, dans un contexte de désaccord avec Washington sur la manière d’encadrer les modèles les plus avancés.

Points clés

  • Les États membres de l’UE discutent jeudi à Bruxelles des incidents récents liés à l’IA et de la coopération internationale, selon Politico.
  • L’AI Act impose déjà des obligations aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, renforcées en cas de risque systémique.
  • Les principales obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque ont été reportées à décembre 2027 ou août 2028 selon leur catégorie.
  • Comme MiCA pour la crypto, le cadre européen sert de base aux échanges internationaux, sans garantir l’adoption de règles mondiales.

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IA : Bruxelles cherche des règles au-delà de l’Europe

Le Conseil de l’IA rassemble des représentants des États membres pour suivre l’application de l’AI Act. D’après l’ordre du jour consulté par Politico, la réunion de jeudi ne vise ni à adopter un nouveau règlement ni à arrêter une position commune définitive. Les discussions porteront notamment sur les travaux engagés au G7, au G20 et aux Nations unies.

Le premier Dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’IA s’est d’ailleurs déjà tenu à Genève les 6 et 7 juillet 2026. L’Union européenne dispose donc d’une enceinte où défendre son approche, sans pouvoir imposer seule des règles internationales. La vice-présidente de la Commission Henna Virkkunen a récemment appelé à une coopération mondiale : les risques liés aux modèles avancés ne s’arrêtent pas aux frontières européennes.

Cette démarche intervient après les appels de dirigeants comme Dario Amodei, chez Anthropic, et Sam Altman, chez OpenAI, à ralentir le développement de l’IA. Donald Trump a rejeté ces alertes, estimant qu’un tel ralentissement favoriserait la Chine. La réunion bruxelloise permet aux États membres de confronter leurs analyses, mais elle ne résout pas ce désaccord.

Les pays de l’UE voudraient encadrer le développement de l’IA mais les Américains y sont opposés – Source : Compte X

AI Act et MiCA : Une avance réglementaire à nuancer

L’Europe possède déjà un cadre contraignant pour les développeurs de modèles d’IA à usage général. Depuis août 2025, l’AI Act leur impose notamment des obligations de transparence et de respect du droit d’auteur. Les fournisseurs de modèles susceptibles de présenter un risque systémique doivent aussi évaluer et atténuer ce risque.

En revanche, le calendrier des systèmes d’IA à haut risque a changé. Un règlement entré en vigueur en juillet 2026 reporte leurs principales obligations au 2 décembre 2027 pour certains usages, notamment dans l’emploi, l’éducation ou les infrastructures critiques, et au 2 août 2028 pour les systèmes intégrés à certains produits. Les règles de transparence applicables depuis août 2026 ne sont pas concernées par ce report.

Le secteur crypto offre un point de comparaison, sans constituer un précédent exact. Avec MiCA, l’Union a fixé des règles communes pour les émetteurs de certains cryptoactifs et les plateformes qui fournissent des services aux clients européens. Cette harmonisation facilite la lecture des obligations, mais ne garantit ni l’émergence de leaders européens ni l’adoption de règles similaires ailleurs. Il en va de même pour l’IA : disposer d’un cadre européen donne une base aux discussions internationales, pas un accord mondial.

Jeudi, les représentants européens examineront les incidents récents et compareront les initiatives internationales. Le rejet par Donald Trump d’un ralentissement de l’IA souligne toutefois la difficulté d’obtenir un accord mondial sur les risques des modèles les plus avancés.

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Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase

15 septembre 2026 à 17:30

Gestion active. Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.

Points clés

  • Ark Invest a cédé plus de 65 millions de dollars de titres liés aux cryptomonnaies lundi, dont 40 millions sur son propre ETF Bitcoin ARKB
  • Circle représente la plus grosse vente d’actions avec 142 350 titres pour 13,8 millions de dollars, alors que le cours reste loin de ses sommets
  • Coinbase (+9,24 %), Circle (+7,53 %) et Bullish (+7,12 %) ont tous progressé, portés par l’espoir d’une adoption du Clarity Act
  • Le texte affronte un vote de cloture qui exige 60 voix au Sénat, où la majorité républicaine ne dispose que de 53 sièges

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Circle, Coinbase et ARKB : Le détail des ventes d’Ark Invest

Selon les avis de transactions publiés par Ark, la société de gestion a cédé 142 350 actions Circle dans deux fonds. Au cours de clôture de 97,42 dollars, leur valeur atteint environ 13,9 millions de dollars. Circle a gagné 7,53 % lundi. Ark a également vendu 36 628 actions Coinbase, soit environ 7 millions de dollars au cours de clôture de 191,45 dollars ; le titre a progressé de 9,24 %.

Les ventes comprennent aussi 153 881 actions BitMine, valorisées à environ 4 millions de dollars, et 18 280 actions Bullish, pour près de 688 000 dollars. La plus importante opération porte toutefois sur 1 528 953 parts de l’ETF Bitcoin ARKB, soit environ 40 millions de dollars au cours de clôture de 26,19 dollars. Il s’agit d’une vente de parts d’ETF détenues par des fonds d’Ark, pas d’une annonce de vente directe de bitcoins.

Ces montants restent des estimations : les avis indiquent les quantités négociées, mais pas nécessairement les prix d’exécution. Ark ajuste d’ailleurs régulièrement ses positions. Sa politique de pondération évoque généralement un maximum de 10 % d’un titre dans ses fonds actifs au moment de l’achat, mais cela ne permet pas, à elle seule, d’établir le motif des ventes de lundi.

Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.
Cathie Wood est habituellement tellement bullish que quand elle vend, tout le monde s’inquiète ! – Source : Compte X

Clarity Act : Un vote de procédure, pas une adoption

Ces transactions précèdent un rendez-vous au Sénat américain. Selon son calendrier officiel, les élus votent mardi 15 septembre, vers 14 h 15 heure de l’Est, sur une motion visant à clore le débat sur l’ouverture de l’examen du Digital Asset Market Clarity Act. Cette procédure exige normalement 60 voix. Même si elle aboutit, le texte n’est pas adopté : son examen au Sénat doit encore suivre.

La Chambre des représentants avait approuvé sa version par 294 voix contre 134. Le projet vise notamment à préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC pour les actifs numériques. Les perspectives de son examen ont pu contribuer à l’intérêt des investisseurs pour les actions crypto lundi, mais elles ne démontrent pas la cause de chaque hausse.

Les ventes d’Ark et le vote prévu au Sénat coïncident donc dans le calendrier. Les premières documentent un ajustement de portefeuille ; le second concerne, à ce stade, la possibilité pour les sénateurs de débattre du texte. Les équipes d’Ark Invest craignent-elles une chute du marché suite à un vote défavorable ? Réponse très bientôt.

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Cryptomonnaies et CLARITY Act : Les 3 priorités de la SEC n’attendront pas le Congrès

Par : Magali
15 septembre 2026 à 17:00

Le Congrès temporise, la SEC écrit. Paul Atkins a redit son appui au CLARITY Act, le texte censé répartir une bonne fois pour toutes les compétences entre le gendarme boursier américain et la CFTC, le régulateur des marchés de matières premières. Le président de la SEC a aussitôt prévenu que son agence poursuivrait son propre chantier réglementaire, loi ou pas loi.

Trois dossiers en forment l’ossature : l’émission de crypto-actifs, la modernisation des transfer agents et la conservation des actifs numériques.

Mise à jour 15/09, 21h30 : Le vote a eu lieu. La motion de cloture a échoué au Sénat, loin des 60 voix requises, et le Bitcoin est passé sous les 75 000 $. Lire notre article complet : Clarity Act : le Sénat fait capoter le vote, le Bitcoin casse les 75 000 dollars

Points clés

  • Paul Atkins appuie le CLARITY Act, bloqué au Sénat depuis son adoption par la Chambre à 294 voix contre 134
  • La SEC avancera sans loi sur trois fronts : émission de crypto-actifs, transfer agents et conservation
  • Le cadre des transfer agents, inchangé depuis les années 1970, pourrait autoriser la tenue de registre sur blockchain
  • L’harmonisation SEC-CFTC a déjà permis les ETF spot Solana, XRP et Dogecoin via les standards de cotation génériques

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CLARITY Act : la SEC soutient le texte, le Sénat le fait patienter

Adopté par la Chambre des représentants à 294 voix contre 134, dont 78 démocrates, le Digital Asset Market Clarity Act devait clore une décennie de guerre de tranchées entre régulateurs.

Son principe tient en une ligne de partage : la CFTC récupère les crypto-actifs suffisamment décentralisés pour être traités comme des matières premières numériques, la SEC garde les levées de fonds et les tokens encore adossés aux promesses d’une équipe. Le Sénat a multiplié les moutures de travail depuis, sans jamais inscrire le texte à l’ordre du jour d’un vote en séance.

Atkins plaide pour la voie législative parce qu’un règlement se défait aussi vite qu’il s’écrit. Le passage de témoin entre Gary Gensler et l’équipe actuelle a suffi à renverser la doctrine de l’agence en quelques mois, des poursuites tous azimuts à l’abandon des procédures visant Coinbase, Kraken et Ripple. Sans texte voté par le Congrès, une future présidence de la SEC pourrait refaire le chemin en sens inverse avec la même facilité.

« La plupart des crypto-actifs ne sont pas des titres financiers. »

Paul Atkins, président de la SEC

Cette phrase, prononcée au lancement de Project Crypto, sert désormais de socle doctrinal à l’ensemble des travaux de l’agence. Elle inverse la présomption qui prévalait sous l’administration précédente, quand chaque token était réputé titre financier jusqu’à preuve du contraire.

Crypto : émission, transfer agents et conservation, les trois chantiers de la SEC

Le premier chantier porte sur l’émission de crypto-actifs. La SEC travaille à une taxonomie et à un régime d’offre taillé pour les tokens, au lieu de continuer à les faire entrer au chausse-pied dans des exemptions pensées pour des actions d’entreprises. Une exemption dite d’innovation permettrait de lancer un protocole sous conditions, avec des obligations d’information adaptées et une sortie du statut de titre financier une fois le réseau devenu autonome.

Deuxième chantier, les transfer agents. Ces prestataires tiennent le registre des détenteurs de titres, versent les dividendes et enregistrent les transferts de propriété. Leur cadre réglementaire n’a quasiment pas bougé depuis les années 1970, quand les registres étaient encore des livres de papier et des bandes magnétiques. Autoriser explicitement la tenue de registre sur blockchain ouvrirait la voie à des actions tokenisées dont le carnet d’actionnaires vivrait directement sur une chaîne publique, avec un règlement-livraison en quelques secondes plutôt qu’en un jour ouvré.

La conservation ferme le triptyque. L’agence a retiré le projet de règle Safeguarding hérité de l’ère Gensler, qui aurait imposé aux gérants d’actifs des exigences difficilement compatibles avec l’autoconservation. Le texte de remplacement reste à écrire, et les questions sont massives : quels établissements peuvent être reconnus comme dépositaires qualifiés, à quelles conditions un gérant peut détenir lui-même les clés privées de ses clients, comment traiter les actifs mis en staking ou déposés dans des protocoles DeFi.

Une SEC désormais alignée sur la CFTC

Les deux régulateurs ont engagé un travail d’harmonisation qui produit déjà des effets concrets, à commencer par l’autorisation donnée aux places de marché enregistrées de proposer des produits crypto au comptant. L’arrivée de Mike Selig à la tête de la CFTC a resserré encore l’étau administratif : l’ancien conseiller juridique en chef de la Crypto Task Force de la SEC connaît de l’intérieur les dossiers qu’il doit désormais traiter depuis l’autre rive.

Les standards de cotation génériques adoptés à l’automne 2025 donnent la mesure de ce que peut faire une agence sans attendre le Congrès : en supprimant l’examen au cas par cas de chaque demande d’approbation déposée par les Bourses, ils ont ouvert la voie aux ETF spot Solana, XRP, Dogecoin et Litecoin en quelques semaines. Émission, registres et conservation suivent la même mécanique, celle de l’agenda réglementaire de la SEC, qui n’a jamais eu besoin d’un vote du Sénat pour avancer.

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Forbes 400 : L’IA d’Anthropic crée 6 milliardaires, les mega-riches de la crypto reculent

Par : Ben Canton
15 septembre 2026 à 16:00

Le club le plus select de la planète. Le Forbes 400 atteint un nouveau record cette année : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d’œil sur la liste ensemble.

Points clés

  • Le Forbes 400 atteint un nouveau record de richesse cumulée, après les 6 600 milliards de dollars de l’édition 2025
  • Six cofondateurs américains d’Anthropic possèdent chacun une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars.
  • Michael Saylor enregistre la plus forte baisse de patrimoine en pourcentage parmi les membres présents dans les deux éditions du classement.
  • Donald Trump passe de 7,3 à 7 milliards de dollars ; les frères Winklevoss sortent du Forbes 400.

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Anthropic : Six cofondateurs et 93 milliards de dollars de fortune estimée

Daniela et Dario Amodei, Tom Brown, Jack Clark, Jared Kaplan et Sam McCandlish rejoignent le Forbes 400 avec une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars chacun, soit 93 milliards au total. Leur septième cofondateur, Chris Olah, possède la nationalité canadienne et ne peut intégrer ce classement réservé aux Américains.

Forbes estime que chacun détient un peu plus de 1,6 % d’Anthropic. Leurs fortunes ont plus que doublé après la levée de 65 milliards de dollars bouclée en mai, qui valorisait l’entreprise à 965 milliards de dollars.

Ces patrimoines reposent principalement sur des participations dans une société non cotée. Forbes les chiffre à partir des informations disponibles, mais les cofondateurs ne disposent pas d’un cours de Bourse auquel vendre immédiatement leurs actions. Le magazine situe l’ensemble de ses estimations pour l’édition 2026 au 4 septembre.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Au moins 590 milliardaires américains ne sont pas assez riches pour intégrer le Forbes 400 ! – Source : Compte X

Bitcoin et Gemini : Des fortunes crypto moins stables

Le ticket d’entrée du classement atteint 4,4 milliards de dollars, contre 3,8 milliards en 2025. Parmi les personnes qui figuraient dans les deux éditions, Michael Saylor subit, selon Forbes, la plus forte baisse de fortune en pourcentage. Le magazine estime son patrimoine à 4,6 milliards de dollars et relève que l’action Strategy, étroitement liée à sa stratégie Bitcoin, a perdu 57 % en un an.

Le sort de Tyler et Cameron Winklevoss est plus net : ils sortent du Forbes 400. L’introduction en bourse de leur plateforme Gemini les avait aidés à intégrer l’édition 2025. Depuis, l’action a perdu 85 % de sa valeur, d’après Forbes. Leur absence en 2026 contredit l’ébauche qui les présentait encore parmi les fortunes du classement.

D’autres entrepreneurs crypto, comme Brian Armstrong chez Coinbase et Chris Larsen chez Ripple, restent milliardaires. Toutefois, leur présence ne suffit pas à décrire toutes ces fortunes comme identiques : le premier détient des actions d’une société cotée, tandis que le second possède notamment des actifs liés à Ripple. Leur valeur dépend des cours et des estimations retenues par Forbes.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Les géants de l’IA débarquent en force dans le Forbes 400 – Source : Compte X

Donald Trump perd 44 places, malgré des liquidités en hausse

Forbes estime par ailleurs la fortune de Donald Trump à 7 milliards de dollars, contre 7,3 milliards en 2025. Le président passe ainsi de la 201ᵉ à la 245ᵉ place. Le recul de sa participation dans Trump Media, de son memecoin TRUMP et de ses tokens World Liberty Financial explique une partie de cette baisse.

Selon les calculs du magazine, la valeur de sa participation dans Trump Media a diminué d’environ 980 millions de dollars en un an. Celle de ses memecoins TRUMP a reculé d’environ 525 millions et celle de ses tokens World Liberty de 260 millions. Ces pertes de valeur ne se traduisent pourtant pas par une baisse équivalente de sa fortune totale : Forbes estime que ses avoirs liquides ont augmenté de 800 millions de dollars, notamment grâce aux recettes tirées de ses activités numériques. La valeur de ses clubs et terrains de golf a également progressé.

Le classement montre ainsi trois situations distinctes : Anthropic fait entrer six fortunes fondées sur une valorisation privée, Strategy expose Michael Saylor aux variations de son action, et les actifs crypto de Donald Trump perdent de la valeur alors même qu’il encaisse des revenus. Le Forbes 400 mesure des patrimoines estimés, pas les sommes que leurs détenteurs pourraient obtenir en vendant leurs actifs d’un seul coup. Quoiqu’il en soit, les États-Unis impressionnent toujours par cette capacité à créer de la richesse dans le secteur technologique, et ce n’est pas fini…

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Une première depuis la crise des subprimes : les taux à 10 ans français et américains explosent, que se passe-t-il ?

15 septembre 2026 à 19:00
Face à des dettes publiques abyssales et une inflation tenace, les taux d'intérêt à 10 ans français et américains viennent de franchir des seuils oubliés depuis la crise des subprimes. Un virement brutal qui menace d'alourdir encore plus la facture pour les deux États.

Hier — 15 septembre 2026Flux principal

Arthur Mensch est contre le ralentissement de l’IA, l’Europe accuse déjà beaucoup de retard

14 septembre 2026 à 20:34

Dario Amodei veut que toute l'industrie lève le pied sur l'IA. Arthur Mensch, patron de Mistral, a répondu en deux mots : « Don't pace ». Derrière la formule, il y a 3 milliards d'euros, une coupure de courant en juin et une course dans laquelle l'Europe n'est pas en tête.
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IA : Nvidia, Palantir et Booz Allen ferment la porte aux modèles d’Anthropic

14 septembre 2026 à 17:15

Trois partenaires, une même porte qui se referme. The Information rapporte que Nvidia, Palantir et Booz Allen Hamilton s’apprêtent à restreindre l’usage des modèles d’Anthropic. Cette restriction toucherait aussi bien leurs équipes internes que leurs produits commerciaux. Ces trois entreprises figuraient pourtant jusqu’ici parmi les vitrines commerciales les plus précieuses du laboratoire de San Francisco.

Claude équipe les plateformes de Palantir destinées au renseignement américain depuis fin 2024. Booz Allen Hamilton, cabinet de conseil dont le gouvernement fédéral représente l’essentiel du chiffre d’affaires, le distribue aussi aux agences. Nvidia avait promis en novembre dernier jusqu’à 10 milliards de dollars au laboratoire de Dario Amodei.

Points clés

  • Nvidia, Palantir et Booz Allen Hamilton s’apprêtent à restreindre l’usage des modèles Claude d’Anthropic, selon The Information
  • La politique d’usage d’Anthropic, qui interdit la surveillance domestique, heurte le cœur de métier de Palantir
  • Nvidia avait promis jusqu’à 10 milliards de dollars, après des mois de clash public avec Anthropic
  • Les réseaux de calcul décentralisés et les modèles à poids ouverts gagnent des arguments face aux licences révocables

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Anthropic lâché par Nvidia, Palantir et Booz Allen

Pour l’heure, le détail des mesures n’a pas été rendu public. Elles viseraient ainsi à la fois l’usage interne de Claude par les salariés et son intégration dans les offres vendues aux clients des trois groupes. Palantir avait pourtant été le premier à porter le modèle dans les environnements classifiés américains, via une accréditation IL6 (Impact Level 6). Ce niveau autorise ainsi le traitement de données relevant du secret défense.

La politique d’usage d’Anthropic interdit d’employer Claude pour de la surveillance domestique. Or, cette clause heurte de plein fouet le cœur de métier de Palantir. Ses logiciels servent la police fédérale et les services d’immigration. La friction avait déjà provoqué des tensions avec la Maison-Blanche à l’automne 2025. D’ailleurs, plusieurs responsables reprochaient au laboratoire de trier lui-même les missions autorisées.

Le grief de Nvidia se situe ailleurs. Dario Amodei milite depuis 2025 pour un durcissement des contrôles à l’exportation des puces vers la Chine. Or, cette ligne ampute directement le carnet de commandes du fabricant de processeurs graphiques.

Graphique du cours de l'action Nvidia (NVDA) en baisse sur 5 jours, mi-septembre 2026
L’action Nvidia a cédé 6,49 % en cinq séances, jusqu’au 14 septembre 2026. Source : Google Finance.

Nvidia contre Anthropic : du clash public au chèque de 10 milliards

La brouille remonte au printemps 2025. Anthropic défendait alors l’idée que des puces avancées quittaient les États-Unis par des circuits de contrebande, et la réponse du fabricant avait claqué.

« Les entreprises américaines devraient se concentrer sur l’innovation et relever le défi, plutôt que de raconter des histoires à dormir debout sur des composants électroniques volumineux et sensibles qui auraient été passés en fraude dans de faux ventres de femmes enceintes ou au milieu de homards vivants. »

Un porte-parole de Nvidia, en réponse aux déclarations d’Anthropic sur la contrebande de puces

Quelques semaines plus tard, Jensen Huang réglait ses comptes depuis la scène de VivaTech à Paris. « Je suis en désaccord avec à peu près tout ce qu’il dit », lâchait le patron de Nvidia à propos d’Amodei.

L’argent avait ensuite recouvert la dispute. En novembre 2025, Nvidia annonçait un investissement pouvant atteindre 10 milliards de dollars dans Anthropic. Microsoft complétait aussi avec 5 milliards de plus. Le laboratoire s’engageait en échange à acheter 30 milliards de dollars de capacité de calcul sur Azure. Il ajoutait jusqu’à un gigawatt de systèmes Grace Blackwell et Vera Rubin à la clé. Les restrictions rapportées par The Information referment ainsi une partie de cette relation huit mois plus tard.

Crypto : les réseaux de calcul décentralisés en embuscade

Un modèle propriétaire s’utilise sous licence, et une licence se retire. Les poids ouverts de Llama, Mistral, DeepSeek ou Qwen se téléchargent une fois et tournent ensuite sur n’importe quelle machine. Aucune clause d’usage opposable, ni interrupteur actionnable à distance.

La même logique nourrit les marchés de calcul distribué nés dans la crypto. Akash, Render et io.net louent de la puissance GPU en pair à pair. Ils règlent aussi leurs fournisseurs en jetons, sans contrat-cadre ni comité de conformité. De son côté, Bittensor rémunère en TAO les participants qui entraînent et servent des modèles au sein de sous-réseaux spécialisés.

Ces infrastructures restent loin des grands fournisseurs cloud sur les charges d’entraînement les plus lourdes. Leur disponibilité dépend surtout d’opérateurs dispersés. Leur argument commercial gagne pourtant en épaisseur. Car il suffit qu’un fournisseur d’intelligence artificielle et ses clients se disputent le droit d’usage d’un modèle.

Anthropic tire l’essentiel de ses revenus des entreprises et des administrations. Son rythme de revenus annualisés a ainsi franchi les 65 milliards de dollars fin juillet 2026. C’est loin devant les 20 à 26 milliards visés un an plus tôt par ses propres projections internes. Le laboratoire avait placé Claude à 1 dollar symbolique auprès des agences fédérales via l’accord OneGov conclu avec la GSA. Cette dernière centralise les achats de l’État américain. Nvidia, Palantir et Booz Allen tenaient trois des principales portes d’entrée vers cette clientèle publique.

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USA, Japon, Angleterre : Les 3 Banques centrales qui vont faire bouger le cours du bitcoin

Par : Magali
14 septembre 2026 à 15:49

Trois banques centrales, soixante-douze heures. La semaine qui s’ouvre empile la décision de la Réserve fédérale américaine mercredi. Suivent celle de la Bank of England jeudi, puis celle de la Bank of Japan jeudi et vendredi. Cette fois, ce n’est pas une baisse que les marchés attendent. Les traders assignent en effet une probabilité proche de 86 % à une hausse des taux américains.

Conséquence directe pour les marchés crypto : la Fed ne baisse plus, elle pourrait resserrer. Le Bitcoin évolue autour des 77 800 dollars ce lundi, loin de ses records de l’été. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a donné le ton dès fin août à Jackson Hole. Selon lui, l’inflation sous-jacente ne s’améliore pas vraiment.

Points clés

  • La Fed devrait relever ses taux mercredi, avec une probabilité proche de 86 % selon le CME FedWatch
  • Le président Kevin Warsh a durci le ton depuis Jackson Hole, évoquant une inflation encore trop élevée
  • La Bank of England devrait maintenir son taux à 3,75 % jeudi, et pourrait ralentir son resserrement quantitatif
  • La Bank of Japan devrait à l’inverse relever son taux à 1,25 %, un mouvement jugé probable par 97 % des économistes sondés par Reuters

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La Fed, Kevin Warsh aux commandes : la hausse est déjà dans les prix

Le FOMC se réunit mardi et mercredi. La décision tombe mercredi en fin de journée à Washington, soit 20 heures à Paris. Le marché table sur une hausse de 25 points de base, qui porterait la fourchette cible à 3,75-4 %. Ce serait un tournant après trois baisses consécutives fin 2025.

Deux publications ont fait basculer les anticipations. Le CPI d’août est ressorti à 3,4 % sur un an, avec une inflation sous-jacente plus chaude que prévu. Par ailleurs, l’emploi américain a surpris par sa vigueur. 162 000 créations de postes ont été enregistrées en août, largement au-dessus des attentes, pour un chômage à 4,1 %. Ensemble, ces chiffres ont fait grimper la probabilité d’une hausse de 56 % à plus de 85 % en quelques jours. C’est ce qu’indique le CME FedWatch, l’outil de référence du marché.

Kevin Warsh a lui-même préparé le terrain. Lors de son discours à Jackson Hole fin août, il a jugé que l’inflation sous-jacente ne s’améliorait pas vraiment. Un ton bien plus ferme que celui de son prédécesseur, Jerome Powell. Le marché anticipe désormais environ 50 % de probabilité d’une seconde hausse en décembre.

Graphique montrant l'évolution du taux directeur de la Réserve fédérale américaine et de la croissance du PIB réel des États-Unis de 2000 à 2026, avec une remontée récente du taux vers 3,75-4 %.
Le taux directeur de la Fed (courbe noire) et la croissance du PIB américain (barres oranges) depuis 2000. Après trois baisses fin 2025, le taux remonte vers la fourchette 3,75-4 % anticipée pour mercredi. Source : MacroMicro.

Bank of England et Bank of Japan : un statu quo, une vraie hausse

La Bank of England publie sa décision jeudi à midi, heure de Londres. Le statu quo à 3,75 % est largement anticipé. Le comité de politique monétaire avait déjà voté 6 contre 3 pour un maintien fin juillet. Trois membres réclamaient une hausse à 4 %. L’autre enjeu porte sur le resserrement quantitatif. La banque pourrait en effet ramener son rythme de ventes d’obligations d’État de 70 à 50 milliards de livres par an.

La Bank of Japan referme la séquence jeudi et vendredi. La décision tombe vendredi après-midi, heure de Tokyo. Un statu quo semble désormais très peu probable. Le marché table sur une hausse de 25 points de base, à 1,25 %. Cette hausse est portée par 97 % des économistes interrogés par Reuters, contre 57 % lors du sondage précédent. La banque centrale avait déjà relevé son taux à 1 % en juin, un plus haut depuis 1995, avant de le maintenir en juillet. Certains économistes anticipent même une nouvelle hausse à 1,50 % d’ici décembre. Le taux terminal évoqué grimpe désormais vers 1,75 % au deuxième trimestre 2027.

Ce paramètre mérite toute l’attention des détenteurs de cryptomonnaies. En août 2024, un tour de vis japonais avait déjà déclenché le débouclage brutal du carry trade. Le Bitcoin avait alors perdu 20 % en deux séances. Cette fois, le risque n’est plus un scénario lointain. La Fed et la BoJ durcissent toutes les deux le ton la même semaine, ce qui peut accélérer un débouclage similaire. Le carry trade yen reste donc un risque immédiat pour le Bitcoin, pas une échéance reportée à janvier.

Bitcoin : la liquidité mondiale plutôt que les 25 points de base

Le Bitcoin évolue autour des 77 800 dollars, loin de ses records de l’été. Le week-end dernier, le CPI conforme aux attentes avait propulsé le cours au-dessus des 78 000 dollars. Mais la hausse des rendements obligataires a ensuite pesé sur le marché. Le canal de transmission est connu. Une Fed plus restrictive fait grimper le coût de l’argent, ce qui pèse alors sur les actifs à risque. Les 21 millions d’unités du protocole ne bougeront pas, quelle que soit la décision de mercredi soir.

Graphique comparant l'évolution du cours du Bitcoin à la masse monétaire mondiale M2 entre 2013 et 2026, montrant une corrélation entre expansion de la liquidité mondiale et hausse du Bitcoin.
Le Bitcoin (courbe noire) suit depuis plus de dix ans les cycles de la masse monétaire mondiale M2 (zone bleue), qui agrège Fed, BCE, Bank of England, Bank of Japan et PBoC. Source : Look Into Bitcoin

Le scénario inverse serait paradoxalement plus explosif. Une Fed qui choisirait de ne pas bouger, contre toute attente, ferait l’effet d’une vraie surprise. Le marché a en effet déjà digéré la hausse. À l’inverse, si la hausse est confirmée comme prévu, l’attention se déplacera vers le dot plot. Le ton de Kevin Warsh en conférence de presse comptera tout autant. Un discours qui confirme une seconde hausse en décembre pèserait plus lourd que le geste de mercredi lui-même.

Fed mercredi, Bank of England jeudi, Bank of Japan jeudi et vendredi : la séquence se referme en trois jours. Pour la première fois depuis longtemps, ce sont des hausses, et non des baisses, qui rythment cette semaine. D’ici la prochaine réunion du FOMC, fin octobre, ce sont surtout les mots de Kevin Warsh qui compteront. Ils pèseront plus que le quart de point lui-même pour fixer le cap de la liquidité mondiale. Et avec lui, l’horizon du Bitcoin jusqu’à la fin de l’année.

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Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences

14 septembre 2026 à 15:28

Hécatombe annoncée sur le marché crypto brésilien. Depuis le 2 février, la banque centrale du Brésil impose de nouvelles règles aux plateformes d’actifs numériques. Ces exigences de fonds propres et de conformité reprennent, en somme, celles des établissements bancaires. Sur près de 300 prestataires recensés dans le pays, une vingtaine seulement tiendraient la distance. Au final, une dizaine seulement décrocheraient une licence.

Points clés

  • Depuis le 2 février, les prestataires crypto brésiliens doivent réunir des fonds propres plus élevés. Le plafond grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.
  • Sur près de 300 acteurs, 20 à 25 seraient en mesure de déposer un dossier recevable. Une dizaine seulement décrocheraient un agrément.
  • Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext ont déjà arrêté ou restructuré leurs services aux particuliers.
  • Les transactions en stablecoins adossés à une devise étrangère basculent sous le régime du marché des changes.

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Crypto : le Brésil exige jusqu’à 7,2 millions de dollars de fonds propres

Le sigle PSAV désigne au Brésil les prestataires de services sur actifs virtuels. Le terme fait écho aux PSAN français et aux VASP de la terminologie internationale. Les résolutions adoptées par la Banco Central do Brasil découpent le métier en trois catégories. On y trouve l’intermédiation, la garde d’actifs pour le compte de tiers et le courtage. Chaque catégorie impose son propre plancher de capital. Pour les profils les plus larges, il grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.

Le capital n’est que la première marche. Le cahier des charges impose aussi une gouvernance claire et un dispositif anti-blanchiment. Il exige, par ailleurs, une séparation stricte des fonds clients et un reporting régulier au superviseur. Une plateforme de taille moyenne vit sur des commissions de quelques points de base. Résultat : le coût de mise en conformité dépasse souvent sa marge annuelle.

Le calendrier achève de resserrer l’étau. Les candidats doivent déposer leur dossier avant le 30 octobre. Passé ce délai, ils disposeront de 30 jours pour cesser toute activité et restituer les fonds de leurs utilisateurs.

Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext quittent déjà la table

Quatre plateformes ont annoncé l’arrêt ou la restructuration de leurs services destinés aux particuliers : Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext. Aucune n’a désigné nommément la nouvelle réglementation dans ses communiqués. Toutes, en revanche, ont choisi de communiquer dans les semaines qui ont suivi son entrée en vigueur.

L’arithmétique est brutale. Sur 300 acteurs, seuls 20 à 25 dossiers seraient jugés recevables, puis une poignée seulement décrocheraient un agrément effectif. Concrètement, plus de 95 % du marché sortirait du cadre légal, par la vente, la fusion ou la fermeture. Les maisons capables d’aligner huit chiffres de fonds propres et un service conformité étoffé partent avec une longueur d’avance. C’est le cas, par exemple, de Mercado Bitcoin, de Foxbit ou des filiales locales des groupes internationaux. Les petites structures nées de l’euphorie de 2021 n’ont ni le bilan ni le temps de rattraper ce niveau d’exigence.

Stablecoins et fiscalité : la deuxième lame de la réglementation crypto

Le volet le plus lourd de conséquences concerne les stablecoins adossés au dollar. Les opérations portant sur des jetons référencés à une devise étrangère basculent dans le régime du marché des changes. Elles héritent, du même coup, des obligations de déclaration et d’identification qui l’accompagnent. La banque centrale évalue à environ 90 % la part des flux crypto brésiliens liés à ces actifs. Un tel pourcentage transforme, de fait, une règle technique en réforme structurelle pour tout le pays.

Reste la question des utilisateurs privés de plateforme locale. Ils conservent l’accès aux places étrangères, aux protocoles DeFi et à l’autoconservation. Ces usages échappent, cependant, au superviseur brésilien en matière de protection du consommateur. Le fisc, lui, a déjà anticipé le mouvement. Désormais, ses obligations déclaratives couvrent aussi les transactions réalisées sur des plateformes étrangères, comme celles effectuées depuis un wallet personnel.

Les dossiers doivent être déposés d’ici fin octobre, l’instruction par la banque centrale suivra. D’ici là, quelque 275 prestataires devront choisir entre vendre, fusionner ou fermer. Une dizaine de survivants, enfin, se partageront le marché crypto le plus actif d’Amérique latine.

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« Les amis doivent rester soudés » : le Canada veut devenir un membre particulier de l’UE

14 septembre 2026 à 12:30
Canada Ue

Face à l'escalade des tensions commerciales avec les États-Unis, le Canada cherche à réduire sa dépendance en se tournant vers le Vieux Continent. Le Premier ministre Mark Carney propose une « alliance unique » avec l'Union européenne : un tournant géopolitique majeur.

L’industrie musicale s’organise contre la fraude aux streams IA

14 septembre 2026 à 14:56
Faux morceaux, vrais pactole
L’industrie musicale s’organise contre la fraude aux streams IA

L’industrie du disque prend son courage à deux mains pour lutter contre la fraude aux streams. De nouvelles lignes directrices vont être mises en place par les distributeurs pour empêcher les morceaux frauduleux générés par IA d’arriver sur les plateformes de streaming.

Comme l’expliquait Deezer à Next en mai dernier, les plateformes de streaming sont légalement tenues d’accepter sur leurs serveurs toutes les chansons fournies par les distributeurs. Y compris celles générées par IA, qui représentaient plus de la moitié des nouveaux titres téléversés sur Deezer au mois de juillet.

Un manque à gagner pour les vrais artistes

Pour aider les abonnés à distinguer le vrai du faux, les plateformes ont mis en place des étiquettes et autres badges pour signaler que tel ou tel artiste ou chanson est généré par IA (chez Deezer donc, mais aussi Spotify ou Apple Music). Mais c’est loin d’être suffisant pour endiguer la fraude au stream : la pratique représentait 8 % de l’ensemble des streams sur le catalogue de Deezer l’an dernier.

Les escrocs du streaming utilisent des bots qui écoutent en boucle les mêmes morceaux IA, et touchent le jackpot puisque ces écoutes génèrent d’importantes sommes en droits d’auteur. Ce qui réduit au passage l’enveloppe destinée aux véritables artistes. « La fraude au streaming trompe les fans et prive les artistes et auteurs-compositeurs légitimes de revenus qui devraient leur revenir de droit. C’est du vol, purement et simplement », rappelle Victoria Oakley, la directrice générale de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI).

Les solutions étaient jusqu’à présent laissées aux plateformes : amélioration des outils de détection, démonétisation totale ou partielle des morceaux IA, interdiction de ces titres dans les recommandations…

Une solution pour toute l’industrie

Mais il fallait une solution au niveau de l’industrie toute entière, afin de coordonner l’offensive anti-fraude. C’est la raison d’être de la Streaming Integrity Initiative (SII) lancée par l’IFPI. La SII établit un ensemble de pratiques pour aider les acteurs du secteur à « prévenir, détecter et traiter la fraude au streaming ».

Les participants s’engagent ainsi à vérifier la propriété des droits et l’identité des auteurs ; à contrôler les contenus pour identifier les atteintes aux droits d’auteur ; à prendre des mesures contre les récidivistes le cas échéant ; à travailler ensemble pour empêcher les acteurs malveillants de passer d’une plateforme à une autre ; et à mesurer et renforcer les systèmes antifraude.

Cette initiative fait partie de la campagne End Streaming Fraud, emmenée par l’IFPI là aussi, pour « sensibiliser à la menace croissante que représente la fraude au streaming pour l’ensemble de l’écosystème musical ». Plusieurs distributeurs se sont rangés derrière la SII, dont Absolute Label Services, InnerCat, Secretly Distribution, ou encore Too Lost ; du côté des labels, on trouve les trois majors (Sony Music, Universal et Warner) qui, en parallèle, essaient d’accorder leurs violons avec les principaux générateurs de musique par IA.

☕️ Capgemini vend sa filiale états-unienne prestataire de la police de l’immigration

14 septembre 2026 à 10:47


Capgemini a finalement coupé les ponts avec l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration des États-Unis. Le groupe français a en effet annoncé le 12 septembre dernier la signature d’un accord de vente définitif de sa filiale états-unienne spécialisée dans les contrats gouvernementaux, Capgemini Government Solutions. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines.

« Capgemini annonce aujourd’hui avoir conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain. »

caméra de vidéosurveillance par Flock
Illustration : Flock

Capgemini avait lancé ce processus de vente en début d’année, après que la presse a révélé les différents contrats gagnés par sa filiale CGS auprès de l’ICE. Parmi les différents appels d’offre remportés figurait une prestation d’identification et de localisation des personnes recherchées par l’ICE, en croisant l’ensemble des informations publiques ou privées susceptibles d’être recueillies en ligne à leur sujet.

Plusieurs syndicats représentants du personnel de Capgemini s’étaient insurgés contre ces missions, jugées incompatibles avec les valeurs éthiques prônées par le groupe et sa gouvernance.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Capgemini a rappelé samedi que CGS « représentait 0,4% du chiffre d’affaires du Groupe en 2025 et moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis ».

☕️ Electronic Arts et Savvy Games pourraient former un géant mondial du jeu vidéo

14 septembre 2026 à 10:10


Les grandes manœuvres ne sont pas terminées autour d’Electronic Arts. Désormais entre les mains d’un consortium emmené par le fonds souverain d’Arabie saoudite (Public Investment Fund, PIF), le géant américain du jeu vidéo pourrait se rapprocher de Savvy Games, la branche jeux vidéo de ce même PIF. Une combinaison qui aurait du sens au vu du secteur d’activité commun, et qui pourrait former un des plus importants groupes de développement et d’édition vidéoludique au monde.

Selon Bloomberg, le PIF voudrait faire en sorte d’assurer une meilleure coordination entre ses actifs. Aucune décision n’aurait encore été prise, car Savvy doit encore terminer l’acquisition du groupe chinois Moonton, une transaction à 6 milliards de dollars.

Savvy a déjà avalé le groupe américain Scopely en 2023, puis Niantic en 2025. En y ajoutant Moonton, filiale de Bytedance spécialisée dans le jeu mobile, il devient un poids lourd dans ce secteur avec Monopoly GO et Pokémon GO. L’entreprise possède aussi des parts chez Take-Two, qui édite GTA 6, Embracer et Nintendo.

Arabie saoudite oblige, Savvy a les moyens de ses ambitions. En 2022, l’entreprise dévoilait son intention d’investir la bagatelle de 37,8 milliards de dollars dans l’industrie du jeu vidéo, dont 13,3 milliards dans les acquisitions.

Si un rapprochement avec EA devait voir le jour, le fonds présidé par Mohammed bin Salman, le prince héritier d’Arabie saoudite, aurait alors entre les mains une arme redoutable pour exploiter une propriété intellectuelle qui s’étend dans tous les genres du jeu vidéo. Qu’il s’agisse de sport (EA FC, Madden…), de jeux d’aventure et d’action (Mass Effect, Jedi Survivor…), de FPS (Battlefield), et bien évidemment de jeu sur mobile.

Mais avant d’en arriver là, il faudra repasser devant les régulateurs. L’acquisition d’EA, pour 55 milliards de dollars, n’a pas posé trop de problèmes, même si les comptes du groupe américain se sont alourdis d’une énorme dette à hauteur de 20 milliards.

À partir d’avant-hierFlux principal

Émissaire de Trump, actionnaire crypto : le double jeu de Steve Witkoff

Par : Magali
13 septembre 2026 à 14:00

Négocier la paix le jour, encaisser les dividendes crypto le soir. Steve Witkoff cumule les deux vies depuis plus d’un an, et sa dernière déclaration de revenus vient de rallumer une question qu’on évite soigneusement à Washington : qui est vraiment cet émissaire de Donald Trump, et combien lui rapporte sa proximité avec World Liberty Financial, la holding crypto de la famille présidentielle ? Réponse cette semaine : 107 millions de dollars touchés en 2025 rien que via cette structure.

Les points clés de cet article :
  • Steve Witkoff a cumulé 107 millions de dollars via World Liberty Financial en 2025, soulevant des questions sur ses liens avec la famille Trump.
  • La proximité entre ses fonctions diplomatiques et ses intérêts privés a suscité des préoccupations à Washington, remettant en question la frontière entre pouvoir politique et fortune crypto.

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Qui est Steve Witkoff ?

Avant les cessez-le-feu et les tables de négociation, Steve Witkoff est promoteur immobilier à New York, à la tête du Witkoff Group depuis les années 1990. Il connaît Donald Trump depuis des décennies, une amitié née dans les cercles de l’immobilier new-yorkais bien avant que l’un des deux ne pense à la Maison-Blanche.

Quand Trump revient au pouvoir en 2025, il en fait son émissaire spécial pour le Moyen-Orient. Witkoff devient alors l’un des visages les plus visibles de l’administration sur le dossier Gaza, impliqué dans les pourparlers de cessez-le-feu et de libération d’otages, avant d’être aussi mobilisé sur les discussions autour de l’Ukraine. Un profil de négociateur d’affaires projeté sur la diplomatie, pas un carriériste du Département d’État. Ça explique en partie pourquoi ses intérêts personnels suivent d’aussi près ses missions officielles.

World Liberty Financial : un chiffre qui triple en un an

Un an plus tôt, Witkoff déclarait 34 millions de dollars sur cette même ligne. En 2025, le total grimpe à 107 millions de dollars, rapporte Bloomberg. Le document de déclaration ne détaille pas la part exacte issue de World Liberty Financial elle-même car la holding regroupe aussi des complexes hôteliers, des golfs et des actifs immobiliers résidentiels.

Impossible, donc, de savoir précisément quelle fraction vient du stablecoin USD1 et quelle fraction vient du green fee d’un parcours de golf en Floride.

World Liberty Financial, cofondée en 2024 par des membres des familles Trump et Witkoff, propose le stablecoin USD1 et une plateforme de prêt adossée à Dolomite. Zach Witkoff, le fils de Steve, en est le PDG. Une affaire de famille au sens le plus littéral, où le père négocie des dossiers géopolitiques pendant que le fils fait tourner la boutique crypto.

Steve Wiktoff – Source

Un conflit d’intérêts jamais tranché

Cette proximité entre fonction publique et fortune privée n’attendait pas ce nouveau chiffre pour faire des vagues à Washington. Dès octobre 2025, le sénateur Adam Schiff et sept autres sénateurs démocrates réclamaient déjà des explications à Witkoff : sa déclaration d’août 2025 montrait qu’il conservait encore ses actifs World Liberty Financial dix mois après son entrée en fonction, malgré une promesse de cession complète annoncée en mai de la même année par un cofondateur du projet. World Liberty a depuis affirmé que le processus de cession suivait son cours. La Maison-Blanche elle, assure que Witkoff a vendu sa participation et ne traite aucun dossier susceptible de l’enrichir personnellement.

Sauf que le document publié le 8 septembre porte justement sur l’année 2025 tout entière, celle où la cession était censée avoir lieu. Un haut représentant américain a donc bel et bien touché des revenus liés à cette entreprise crypto familiale pendant l’exercice où, sur le papier, il était en train de s’en désengager. La nuance compte. Ni preuve définitive d’un manquement, ni démenti qui clôt le débat. Juste un chiffre qui tombe pile au milieu d’une question à laquelle personne n’a encore répondu par écrit.

Pourquoi il faut suivre ce dossier de près

Ce dossier dépasse Witkoff, largement. Il illustre à quel point la frontière entre pouvoir politique et intérêts crypto s’est brouillée dans l’entourage de Trump, entre le stablecoin de la famille présidentielle et les holdings personnelles de ses émissaires les plus proches. Quelques semaines plus tôt à peine, la banque fédérale de World Liberty Financial recevait elle aussi le feu vert conditionnel de l’OCC, l’un des régulateurs bancaires fédéraux. À chaque étape, le même clan avance ses pions réglementaires et empoche au passage.

C’est là que le cas Witkoff dépasse le simple fait divers. Si un émissaire présidentiel peut négocier la paix au Moyen-Orient tout en touchant les fruits d’une holding crypto adossée à la famille de son patron, sans qu’aucune instance ne tranche la question pendant près d’un an, le précédent vaut pour le reste de l’administration. Et pour la crédibilité de la régulation crypto américaine, qui cherche justement à s’imposer comme référence internationale au moment même où ses propres dirigeants brouillent les pistes entre intérêt public et enrichissement privé.

Trois points méritent d’être suivis dans les prochaines semaines : l’issue réelle de la cession d’actifs promise depuis mai 2025, une éventuelle réponse officielle à la lettre du sénateur Schiff restée sans suite depuis octobre, et la prochaine déclaration de revenus de Witkoff, qui dira si les 107 millions de dollars marquent un pic ou une nouvelle norme.

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Anthropic : Nvidia prêt à investir jusqu’à 10 milliards $ dans l’IPO à 2 000 milliards

12 septembre 2026 à 13:00

On ne prête qu’aux riches. Nvidia n’en est plus à son coup d’essai avec Anthropic. Après avoir déjà injecté des dizaines de milliards dans le labo à l’origine de Claude, le fabricant de puces négocierait désormais un rôle d’investisseur d’ancrage dans son introduction en Bourse, avec un chèque pouvant atteindre 10 milliards de dollars. De quoi transformer un peu plus le géant des semi-conducteurs en véritable banquier de l’intelligence artificielle.

Les points clés de cet article :
  • Nvidia a négocié un investissement potentiel de 10 milliards de dollars dans l’introduction en Bourse d’Anthropic, consolidant son rôle de pilier financier dans l’intelligence artificielle.
  • Ce geste stratégique intervient après un accord antérieur de 35 milliards de dollars, soulevant des questions sur le financement circulaire et la dépendance croissante entre Nvidia et Anthropic.

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Nvidia muscle son pari sur Anthropic avant l’IPO

Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, Nvidia discuterait d’un investissement pouvant grimper jusqu’à 10 milliards de dollars dans l’introduction en Bourse d’Anthropic, qui viserait une levée record d’une centaine de milliards de dollars pour une valorisation proche de 2 000 milliards de dollars. Un investisseur d’ancrage, en langage boursier, c’est celui qui s’engage à acheter une part de l’opération avant même qu’elle soit commercialisée au reste du marché : un signal de confiance destiné à rassurer tout le monde avant l’ouverture des livres. Les discussions restent préliminaires. Ni Nvidia ni Anthropic n’ont confirmé quoi que ce soit pour l’instant.

Le calendrier, lui, ne bouge pas d’un iota. La commercialisation de l’opération reste attendue à la mi-octobre, quelques semaines avant les élections de mi-mandat américaines de novembre. Un timing que Le Journal du Coin détaillait déjà début septembre.

Un troisième chèque qui relance le débat sur le financement circulaire

Ce n’est pas la première fois que Nvidia met la main à la poche pour Anthropic. Début septembre, les deux entreprises avaient déjà scellé un accord de calcul cloud de 35 milliards de dollars, dans lequel Nvidia joue un rôle à trois casquettes : fournisseur de puces, actionnaire du prestataire cloud intermédiaire, et garant du bail sur le centre de données lui-même. Un montage qui a fait grincer des dents chez plusieurs analystes de Wall Street. Vivek Arya, de Bank of America, note ainsi que Nvidia finance des laboratoires qui développent en parallèle leurs propres puces maison. La directrice financière de Nvidia, Colette Kress, défend la logique de son entreprise : sa plateforme de calcul resterait redéployable ailleurs si jamais Anthropic venait à s’émanciper.

Ajouter une participation à l’IPO par-dessus l’accord de compute revient à empiler une troisième couche sur le même pari. Nvidia a déjà investi près de 50 milliards de dollars dans les laboratoires d’IA de pointe, et prévoit que cette clientèle pèse environ un quart de son chiffre d’affaires l’an prochain. Une dépendance qui se lit dans les deux sens : Anthropic a besoin des puces, Nvidia a besoin qu’Anthropic continue de lever et de dépenser.

Cette manœuvre s’inscrit dans une course plus large entre trois méga-introductions qui doivent absorber plus de 200 milliards de dollars de capitaux d’ici la fin de l’année. Cette aspiration de liquidité n’échappe pas aux marchés crypto, historiquement sensibles aux mêmes arbitrages institutionnels. Les autres investisseurs de l’opération devront trancher sans filet : accueillir Nvidia comme un gage de sérieux, ou comme la preuve qu’une bonne partie du financement de l’IA tourne déjà en circuit fermé entre les mêmes quelques acteurs.

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