18 000 : c’est le nombre de robots humanoïdes bipèdes que l’entreprise chinoise Unitree revendique avoir produit, selon des déclarations publiées en août. La société basée à Hangzhou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle a dévoilé le 14 septembre G1+, une version améliorée de son robot phare G1 sorti il y a plus de deux ans.
Le robot G1+ d'Unitree peut notamment incliner la tête de 36° vers le haut.
La sécurité informatique entre dans une zone de turbulence. Jusqu’ici, la responsabilité restait lisible : un hacker décidait d’agir, un outil exécutait et un défenseur tentait de bloquer. Les agents d’IA brouillent cette séparation. Ils reçoivent un objectif mais déterminent eux-mêmes une partie des étapes nécessaires pour l’atteindre. Ainsi, le risque réside dans ce qu’ils peuvent décider de faire entre deux instructions.
Waymo précise ses projets d’expansion en Asie, et plus particulièrement à Tokyo. La filiale de conduite autonome d’Alphabet a annoncé le 14 septembre préparer le lancement d’un service commercial de taxis autonomes dans la capitale japonaise en 2027, en partenariat avec la société de taxis Nihon Kotsu et l’opérateur d’applications de taxi GO.
Des Jaguar I-Pace équipées du système de conduite autonome de Waymo collectent des données à Tokyo depuis l'année dernière.
Ce 15 septembre, Numspot et Mistral annoncent proposer « la première offre d’IA managée, opérée de bout en bout en France sur une infrastructure cloud souveraine ». Une proposition en or sur le papier. Mais qu’en est-il réellement ? A qui s’adresse-t-elle ? Et pourquoi arrive-t-elle maintenant ? Zoom sur cette offre haute en couleurs.
Pendant que les attaques s’intensifient, la souscription d’assurance cyber recule.
C’est le paradoxe que met en lumière la dernière édition du rapport* du groupe d’assurances Hiscox sur la gestion des cyber-risques. Alors que les cyberattaques s’industrialisent, la souscription d’une police cyber par les TPE/PME françaises recule, passant de 33,6 % à 27,6 % en un an.
Plus largement, la part des TPE/PME françaises ne bénéficiant d’aucune couverture cyber, sous quelque forme que ce soit, est passée de 39 % à 45 % sur la même période. Résultat : seules 55 % des entreprises françaises déclarent aujourd’hui disposer d’une couverture cyber, et 12 % d’entre elles affirment n’en avoir aucune et ne pas envisager d’en souscrire une, contre une sur onze (9 %) en 2025.
La France n’est pas un cas isolé : la tendance touche la plupart des marchés étudiés.
Le Portugal enregistre le décrochage le plus sévère, avec 26 points de moins en un an, suivi de l’Espagne et de l’Irlande, à 9 points chacune.
Mais toutes les entreprises ne réagissent pas de la même façon face à la menace. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui conservent les taux de couverture les plus élevés, la baisse de la souscription dédiée ne traduit pas un recul de la couverture, mais une réorientation : près d’une entreprise sur deux (50 %) y opte désormais pour une couverture multirisque globale, intégrant le cyber dans un contrat unique plutôt qu’une police dédiée.
Autre indicateur qui interroge : le budget. Les TPE/PME françaises consacrent en moyenne 29 700 € par an à leur cyber-résilience, soit deux à trois fois moins que leurs homologues espagnoles, italiennes ou britanniques.
Le tableau n’est toutefois pas totalement sombre. Parmi les TPE/PME françaises non assurées, 33,1 % déclarent envisager de souscrire une police cyber dans les douze prochains mois. C’est la proportion la plus élevée de tous les pays étudiés.
La facture » cyberattaque »pèse lourd
Quatre entreprises françaises sur dix (40 %) ayant subi une attaque déclarent avoir été victimes d’une fraude financière par détournement de paiement ; c’est la conséquence la plus fréquente, loin devant l’atteinte à la réputation (19,8 %), qui reste pourtant la crainte numéro un des dirigeants.
Un décalage qui s’explique en partie par l’origine des attaques. 26 % des incidents proviennent d’une erreur humaine, comme un employé ciblé par du phishing ou de l’ingénierie sociale, et près d’un incident sur quatre impliquerait un prestataire ou un partenaire externe.
Sur le plan financier, l’impact moyen estimé pour une PME française victime d’une cyberattaque au cours des douze derniers mois s’élève à 45 900 €, en moyenne, pour l’ensemble des dix pays étudiés.
Côté durée, si 66,8 % des incidents se soldent par une interruption d’activité de moins d’une journée, la durée moyenne de l’ensemble des incidents atteint 24,5 heures, tirée vers le haut par les cas les plus sévères. Une durée toutefois moins importante qu’en Allemagne ou en Espagne, où 22 % et 20 % des incidents s’étirent respectivement sur 4 à 7 jours.
Mais le vrai coût d’une cyberattaque dépasse largement le bilan comptable.
La quasi-totalité des TPE/PME françaises touchées (96 %) reconnaissent un impact sur leur stratégie ou leur situation financière : retard de croissance (36 %), impact sur la valorisation (33 %), investissements technologiques reportés (31 %).
Et l’onde de choc touche aussi les équipes. 37 % des collaborateurs d’entreprises attaquées rapportent un stress élevé, plus d’un quart signalent une dégradation du climat de travail (27 %) et une hausse des arrêts maladie (25 %). Un constat déjà identifié dans l’édition 2025 du rapport et qui persiste.
L’IA, prochain champ de bataille et angle mort de la couverture
Le rapport pointe une inquiétude montante : près d’un décideur français sur deux (49 %) identifie le data poisoning (attaque visant à corrompre les données d’entraînement d’un modèle d’IA) comme la menace cyber émergente la plus grave à cinq ans.
Face à ce risque, la couverture reste pourtant lacunaire.Seuls 69 % des assurés français disposent d’une police intégrant les risques liés à l’IA, contre 74 % en moyenne dans les autres pays européens étudiés. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont davantage anticipé cette évolution.
*Rapport Hiscox sur la gestion des cyber-risques, édition 2026. Etude réalisée par le cabinet Wakefield Research, qui a interrogé 6 800 décideurs en cybersécurité en charge de la stratégie cybersécurité dans des organisations de moins de 250 salariés, dans dix pays (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne, Irlande, Portugal, Italie, Pays-Bas et Belgique), entre le 5 et le 17 juin 2026,
TotalEnergies ne lâche pas Mistral AI. Un peu plus d’un an après une première alliance, le géant pétrolier et la scale-up passent à la vitesse supérieure. Direction cette fois le sous-sol et place aux modèles capables de dénicher pétrole et gaz plus vite, et plus loin.
Ils officialisent un partenariat de trois ans, doté de plus de 100 millions €. L’ambition affichée est de faire émerger une nouvelle génération de modèles de frontière en intelligence artificielle, taillés sur mesure pour l’exploration, la caractérisation et le développement des réservoirs de pétrole et de gaz.
Sur le papier, l’équation est simple : d’un côté, près de 10 pétaflops de données accumulées par le pétrolier ; de l’autre, près d’un siècle d’expérience et de savoir-faire en géosciences et en ingénierie des réservoirs.
En combinant les deux, avec un coup de pouce de l’IA agentique, TotalEnergies espère armer ses géologues et ingénieurs d’outils capables d’ingurgiter des volumes de données massifs pour multiplier les scénarios ; que ce soit pour dénicher de nouvelles opportunités d’exploration ou pour faire durer plus longtemps les champs déjà en production.
Les deux partenaires vont créer un laboratoire scientifique commun, où les équipes « subsurface » de TotalEnergies collaborerons avec les chercheurs de Mistral.
« L’exploration et l’ingénierie des réservoirs figurent parmi les domaines où l’intelligence artificielle peut créer le plus de valeur pour nos activités », fait valoir Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies, qui y voit également une façon de « contribuer au développement d’un écosystème digital européen performant ».
En face, Arthur Mensch, co-fondateur et CEO de Mistral AI, vante une IA « personnalisable » et respectueuse de la propriété intellectuelle des grands groupes. Un argument de poids face à la concurrence des géants américains.
TotalEnergies investit 100 millions d’euros dans un projet avec Mistral afin de développer des modèles d’intelligence artificielle. Cette nouvelle génération de modèles est destinée à accompagner les experts en géosciences de TotalEnergies dans l’exploration, la caractérisation et le développement des (suite…)
Les opérateurs de centres d’appels doivent se préparer à la montée en puissance de l’IA en remplacement de l’humain sur certaines tâches. Mais un remplacement total n'est pas encore à l'ordre du jour car la technologie est coûteuse. Bouygues Telecom utilise des agents IA pour dialoguer et renseigner vocalement ses clients.L'opérateur s'emploie à calibrer ses […]
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