795 millions d’euros de recettes en moins chaque année pour une taxe qui n’a jamais été prélevée : ce que l’État n’a jamais remis en place
Depuis 2009, l'État perd 795 millions d'euros par an en raison de l'abaissement de la taxe à l'essieu, une mesure censée être temporaire pour préparer une écotaxe poids lourds qui n'a jamais vu le jour. Douze ans après l'abandon du projet, cette réduction reste toujours en vigueur, créant un manque à gagner cumulé de près de 10 milliards d'euros.
Quinze ans après son abandon, l'écotaxe française continue de peser lourdement sur les finances publiques. Ce dispositif censé moderniser le transport routier a englouti des milliards d'euros sans jamais générer la moindre recette, laissant des traces rouillées le long des autoroutes.
L'écotaxe française est devenue le symbole d'une débâcle financière sans précédent : 957 millions d'euros versés à Ecomouv' pour un contrat qui n'a jamais collecté un centime. De la conception aux portiques abandonnés le long des routes, chaque étape a généré des surcoûts catastrophiques.
En 2013, la France installe 174 portiques pour collecter une écotaxe sur les camions. Quelques semaines plus tard, le projet est abandonné sous la pression politique. L'État dépensera finalement plus d'un milliard d'euros en indemnités et frais pour cette aventure qui n'aura jamais taxé personne.
Douze ans après son abandon précipité sous la pression des bonnets rouges, la Cour des comptes chiffre enfin le prix réel de la suppression de l'écotaxe : 9,83 milliards d'euros de recettes perdues. Un calcul qui révèle bien plus qu'une simple erreur budgétaire : un système qui pénalise les contribuables français pour avantager les transporteurs étrangers.
L'écotaxe française représente l'un des plus grands scandales budgétaires de l'histoire administrative française. Avec 957 millions d'euros d'indemnités versées et 652 millions de matériel revendu à prix cassé, ce projet a généré un manque à gagner de 9,83 milliards d'euros. Les 174 portiques installés en 2013 n'ont jamais fonctionné un seul jour avant l'abandon précipité du projet.
Entre 2013 et 2014, l'État français a investi près d'un milliard d'euros dans 174 portiques censés collecter l'écotaxe sur les camions. Face à la mobilisation des « bonnets rouges », le projet a été abandonné sans jamais fonctionner un seul jour. Douze ans après, ces armatures rouillent toujours au bord des routes tandis que le contribuable en paie l'entretien.