En creusant sous le réacteur numéro 4 un bassin d’eau que personne n’avait prévu d’avoir à vider en urgence, les Soviétiques ont littéralement placé une seconde catastrophe sous la première
Quelques jours après l'explosion du réacteur 4 de Tchernobyl, un danger encore plus catastrophique se forme en silence sous les décombres : 20 millions de litres d'eau contaminée menacent de provoquer une explosion de vapeur dévastatrice. Trois ingénieurs soviétiques acceptent alors l'inacceptable : descendre dans l'obscurité radioactive pour ouvrir les vannes de drainage à la main.
En mai 1962, un simple feu de nettoyage de décharge à Centralia, en Pennsylvanie, déclenche un incendie souterrain qui ne s'éteindra jamais. Ce désastre transforme progressivement une ville de 1 500 habitants en zone fantôme rasée maison après maison.
À Moynaq, une trentaine de carcasses de bateaux de pêche rouillent en plein désert, à plus de 150 kilomètres de l'eau la plus proche. Jadis port prospère alimentant l'URSS entière, la ville a connu l'une des plus grandes catastrophes environnementales du XXe siècle : l'assèchement de la mer d'Aral, victime du détournement de ses fleuves nourriciers.
En 1988, la navette soviétique Bourane effectue un vol parfait et automatisé autour de la Terre. Treize ans plus tard, elle repose toujours dans un hangar de Baïkonour. Le 12 mai 2002, un dimanche pluvieux, le toit s'effondre et écrase définitivement ce chef-d'œuvre de l'ingénierie soviétique, tuant huit ouvriers.