En frappant la même crête rocheuse au marteau pendant plus de 20 ans, un villageois indien a littéralement rapproché son village de l’hôpital
Dans le Bihar, Dashrath Manjhi a entrepris seul de tailler un passage à travers une crête rocheuse avec un simple marteau et un burin. Pendant plus de 20 ans, sans aide officielle ni financement, il a réduit la distance entre son village isolé et l'hôpital le plus proche. Son acte de détermination a inspiré une nation et a finalement obtenu la reconnaissance de l'État indien.
Au début des années 2000, un groupe indien a lancé la construction de Lavasa, une ville imaginée pour 300 000 habitants sur les collines du Maharashtra. Inspirée par Portofino, avec ses façades pastel et son lac artificiel, la ville semblait promise à un avenir radieux. Vingt ans plus tard, elle reste une cité fantôme : 400 logements prêts mais invendables, des centaines d'immeubles achevés sans habitants, et une dette abyssale qui a mené à la faillite.
Depuis 2017, plus de deux cents mille personnes gisent sous les eaux du barrage de Sardar Sarovar en Inde. Lancé en 1961, ce géant de béton a coûté six fois plus cher que prévu et englouti des villages entiers, malgré les batailles juridiques et les mobilisations massives. Un cas d'école de mégaprojet désastreux où la promesse d'irrigation n'a été tenue que des décennies plus tard.
En creusant leurs rivières pour extraire du sable destiné à la construction, les Indiens ont créé un paradoxe dévastateur : les nappes phréatiques s'effondrent à des kilomètres des chantiers. Au Pendjab, grenier agricole du pays, 75 % du territoire est en surexploitation hydrique, menaçant directement la production alimentaire nationale.
À Jharia, en Inde, un incendie souterrain fait rage depuis 1916 sans interruption. Des flammes surgissent des fissures du sol tandis que le terrain s'effondre sous les maisons, mais les habitants, trop pauvres pour partir, restent bloqués sur ce brasier permanent.
En 1915, l'ingénieur russe Nikolaï Lebedenko dessine un char révolutionnaire aux roues géantes, inspiré par une simple maquette présentée au tsar Nicolas II. Cet engin colossal de 60 tonnes, haut comme un immeuble, n'a parcouru que quelques dizaines de mètres avant de s'enliser définitivement.