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Apple dévoile les iPhone 18 Pro et Pro Max, premiers iPhone à ouverture variable

Fidèle à ses habitudes, Apple a tenu sa keynote de rentrée en ce début de mois de septembre. En marge du très attendu iPhone Duo (le premier iPhone pliant), la marque a également levé le voile sur des modèles plus traditionnels, les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max. L’événement restera comme une double première. Il s’agit d’abord du premier lancement d’iPhone orchestré par John Ternus, installé dans le fauteuil de PDG depuis le 1er septembre. C’est aussi et surtout la toute première keynote de rentrée sans iPhone « tout court », les modèles non-Pro étant désormais espérés pour le début de l’année 2027.

L’ouverture variable débarque enfin sur iPhone

La vedette de cette génération, c’est le capteur principal de 48 mégapixels et son ouverture variable, une première sur un iPhone. Il permet de passer d’une pleine ouverture à f/1,48 à des valeurs plus fermées, avec quatre paliers réglables manuellement. Une API donnera aux applications tierces accès à la plage complète. Notez toutefois qu’Apple n’essuie pas les plâtres, Samsung, Xiaomi et Huawei ayant déjà exploré ce terrain par le passé.

iPhone 18 Pro 1

Le reste du module évolue en douceur. Le triple appareil conserve ses trois capteurs de 48 mégapixels (principal, téléobjectif, ultra grand-angle) et son zoom optique x4 avec recadrage x8. Côté logiciel, un nouveau panneau Pro Controls regroupe vitesse d’obturation, balance des blancs, ouverture et histogramme dans l’application Appareil photo. Les effets cinématiques peuvent désormais s’appliquer après la capture sur des vidéos tournées jusqu’à 60 images par seconde, le time-lapse passe en 4K Dolby Vision HDR et Audio Mix sait isoler la musique d’une bande-son.

A20 Pro, la gravure en 2 nm entre en scène

Sous le capot, la puce A20 Pro inaugure la gravure en 2 nanomètres sur iPhone. C’est donc la seconde puce de la marque à profiter de cette finesse de gravure impressionnante, après la récente Apple M6. Le CPU à six cœurs embarque deux super-cœurs annoncés jusqu’à 20 % plus rapides, que la firme présente carrément comme les plus véloces de toute l’industrie des semi-conducteurs. Le GPU à sept cœurs gagnerait jusqu’à 40 % face à l’A19 Pro, la bande passante mémoire progresse de 50 % et le Neural Engine double la mise avec 32 cœurs, pour des performances en IA multipliées par deux.

Pour tenir la cadence, Apple a triplé la surface de la chambre à vapeur par rapport à l’iPhone 17 Pro et déplacé la mémoire hors du chemin thermique de la puce, une astuce héritée de ses puces M. Le résultat revendiqué est jusqu’à 40 % de performances soutenues en plus. La connectique n’est pas en reste avec la puce N1 (wifi 7, Bluetooth 6, Thread) et un nouveau modem C2, crédité d’envois de données nettement plus rapides que le C1X pour 15 % d’énergie en moins.

iPhone 18 Pro 2

Une autonomie record, mais pas pour l’Europe

Apple affirme que le Pro Max, légèrement plus épais que son prédécesseur, embarque la plus grosse batterie jamais installée dans un iPhone et signe la plus forte progression d’autonomie de l’histoire de la gamme. Les chiffres mis en avant, 36 heures de lecture vidéo pour le Pro et 45 heures pour le Pro Max, concernent toutefois les versions eSIM uniquement, réservées à douze marchés dont les États-Unis, le Canada, le Japon et le Mexique. L’Europe conserve son tiroir nano-SIM et doit se contenter de 34 et 43 heures en lecture vidéo. Cela équivaut également à respectivement 23 et 29 heures selon le protocole d’utilisation standard de la marque.

La recharge filaire atteint de son côté 50 % en une quinzaine de minutes, à condition d’investir dans un adaptateur 60 W vendu séparément. Cinq minutes de charge suffiraient donc à récupérer environ sept heures de vidéo sur le Pro Max, tandis que le sans-fil réclame une demi-heure pour la moitié de la jauge.

Siri AI toujours aux abonnés absents dans l’UE

Sur le front logiciel, Siri AI arrive en bêta, en anglais uniquement, avec cinq langues supplémentaires en octobre, dont le français. Dommage que l’Union européenne reste exclue du déploiement initial sur iOS, iPadOS et watchOS, sans date de rattrapage annoncée. Apple assure travailler dur pour trouver une voie qui préserve la confidentialité et la sécurité de ses utilisateurs. Certaines fonctions d’Apple Intelligence exécutées sur les serveurs de la firme seront par ailleurs soumises à des limites quotidiennes.

iPhone 18 Pro 3

Autre nouveauté intéressante pensée pour les photojournalistes, Apple Reference Image signe chaque pixel capturé afin de produire, grâce à Private Cloud Compute, une image de référence inaltérable. Cette fonction, facultative, sera absente en Chine pour des raisons réglementaires, et les Européens ne pourront pas capturer de telles images au lancement, seulement les développer et les consulter. Le support de ce standard SynthID est toutefois promis dans une mise à jour ultérieure.

Précommandes samedi, sortie le 18 septembre

Les précommandes ouvriront le samedi 12 septembre, un décalage inhabituel du vendredi vers le samedi qui permet d’éviter la tristement célèbre date du 11 septembre. En France, l’iPhone 18 Pro démarre à 1 479 € en 256 Go, puis grimpe à 1 729 € (512 Go), 2 229 € (1 To) et 2 979 € (2 To). Le Pro Max s’échelonne de 1 629 € à 3 129 € selon les mêmes paliers.

Des tarifs tout de même en hausse de 150 € par rapport à la génération précédente. Apple impute cette inflation à la pénurie de mémoire et à la flambée des prix de la DRAM, une crise qui secoue toute l’industrie. Les deux appareils, déclinés en noir profond, argent, bordeaux et bleu glacier, seront livrés le 18 septembre sous iOS 27, dont la sortie est fixée au 14 septembre.

iPhone Duo : Apple dévoile enfin son premier iPhone pliant

Dans le cadre de sa traditionnelle keynote de rentrée, Apple vient enfin de lever le voile sur l’iPhone Duo, son tout premier iPhone pliant. Un lancement doublement symbolique, puisqu’il s’agit également du premier grand rendez-vous de John Ternus, qui a succédé à Tim Cook à la tête de la firme le 1er septembre dernier. Le nouveau patron n’a pas fait dans la demi-mesure au moment de présenter l’appareil. « L’iPhone Duo est le changement le plus profond apporté à l’iPhone depuis le modèle originel », a-t-il déclaré. Difficile de lui donner tort.

Une charnière à plus de 100 composants

Fermé, l’iPhone Duo s’utilise sur un écran externe de 5,4 pouces (environ 13,7 cm), aux coins pointus côté charnière et arrondis de l’autre. Ouvert, il révèle une dalle interne Super Retina XDR de 7,6 pouces (environ 19,3 cm). Le ratio d’affichage reste identique dans les deux positions, à savoir 1:1,4, ce qui devrait faciliter la vie des développeurs et donner une sensation de continuité aux utilisateurs. Une fois déplié, l’appareil mesure 5,2 mm d’épaisseur, ce qui en fait « l’iPhone le plus fin jamais produit » d’après la marque. Deux coloris sont proposés : blanc stellaire et ciel nocturne.

La charnière semble concentrer l’essentiel de l’effort d’ingénierie. Elle réunit en effet plus de 100 composants, avec un couvercle en titane imprimé en 3D puis microsablé, des nervures de renfort et des inserts en fibre céramique. Apple affirme par ailleurs, sans en détailler la mesure, que le polymère qui recouvre l’écran interne est jusqu’à 40 % plus rigide que les solutions concurrentes. Quant au pli central, la marque se contente d’évoquer un écran « merveilleusement plat et lisse », sans jamais promettre sa disparition totale. Notez que la finition nano-texture, censée réduire reflets et visibilité du pli, ne concerne que l’écran interne. D’après les premières prises en main que nous avons pu lire concernant cet écran, Apple semble bel et bien avoir réussi son coup, avec une pliure qui se fait véritablement oublier et une impression de lire sur du véritable papier.

iPhone Duo 1

Côté solidité, la face avant du produit profite du Ceramic Shield 2, trois fois plus résistant aux rayures que la génération précédente selon Apple, tandis que le dos hérite du Ceramic Shield classique. L’ensemble est certifié IP68, étanche à la poussière et à l’eau donc, ce qui jette un sacré pavé dans la mare des smartphones pliants Android. En effet, à date, seul le Google Pixel 10 Pro Fold profite d’une telle certification. Dommage, en revanche, qu’Apple ne publie aucun chiffre d’endurance de la charnière, là où Samsung annonce 500 000 cycles de pliage pour son Galaxy Z Fold 8. Rappelons tout de même que l’appareil est soumis à la récente réglementation européenne concernant la durabilité des pliants. Elle impose notamment un minimum de 800 cycles de batterie et la disponibilité des pièces détachées pendant sept ans.

Enfin, la dernière particularité du format est la disparition de Face ID, au profit d’un Touch ID logé dans le bouton latéral, avec toujours la possibilité de déverrouillage à travers une Apple Watch. Le bouton Action manque aussi à l’appel, contrairement au Camera Control.

iPhone Duo 2

A20 Pro, double batterie et photo sans téléobjectif

Sous le capot, on retrouve la puce A20 Pro de l’iPhone 18 Pro, gravée en deux nanomètres et épaulée par le modem maison C2. Apple revendique sur le papier jusqu’à 35 % de performances soutenues supplémentaires par rapport à l’iPhone 17 Pro. L’alimentation repose sur deux batteries, une de chaque côté de la charnière, gérées comme un système unique grâce à des algorithmes de rééquilibrage énergétique. Le constructeur promet jusqu’à 31 heures de lecture vidéo sur l’écran interne, 44 heures sur l’externe et 24 heures en usage mixte. La charge atteint 50 % en une vingtaine de minutes en filaire, une trentaine en MagSafe ou Qi2.

iPhone Duo 3

La coque de protection (optionnelle) de l’iPhone Duo. ©Apple

Pour son volet photographique, l’iPhone Duo embarque un capteur principal Fusion de 48 Mpx et un ultra grand-angle de même définition, tout en faisant l’impasse sur le téléobjectif. Quant à la captation vidéo, elle grimpe jusqu’à la 4K à 120 images par seconde, en Dolby Vision qui plus est. De son côté, l’écran externe accueille une caméra Center Stage de 12 Mpx, tandis qu’une caméra logée cette fois sous l’écran interne gère les appels FaceTime.

Split View débarque sur iPhone, pas Siri AI en Europe

Livré sous iOS 27.1 à sa sortie, l’appareil inaugure Split View sur iPhone, qui permet d’afficher deux applications côte à côte. Lors de la présentation du smartphone, on a pu constater que Netflix, Zoom et Slack ont déjà adapté leurs applications au nouveau format. La Dynamic Island se repositionne pour sa part verticalement sur le flanc des deux écrans. Plus surprenant, l’iPhone Duo se montre aussi compatible avec l’Apple Pencil, dans sa seule version USB-C. Cette fonctionnalité arrivera toutefois plus tard dans l’année, pour les deux dalles.

Enfin, ce smartphone sera également le premier iPhone vendu uniquement en eSIM dans le monde entier, Chine comprise. Une ombre au tableau pour les utilisateurs européens : Siri AI ne sera pas disponible au lancement dans l’UE, sans qu’Apple avance de date ni d’explication.

Prix et date de disponibilité

Les précommandes de l’iPhone Duo débuteront en France le 16 octobre prochain. Il faudra compter 2 339 € en 256 Go, 2 589 € en 512 Go, 3 089 € en 1 To et 3 839 € en 2 To. Comme toujours, il s’agit de prix publics conseillés.

Voici quand seront présentés les nouveaux iPhone 18

« Un jour nouveau. Bientôt », traduit un peu maladroitement la page d’accueil du site officiel d’Apple (« Surprise and shine », en anglais). Toujours est-il que l’on peut dire que la rentrée est bel et bien lancée, même si ce nouvel événement pour la marque devrait être marqué par de nombreux bouleversements.

Quand seront dévoilés les iPhone 18 ?

Le rendez-vous est pris : Apple nous invite à assister à sa nouvelle Keynote le mercredi 9 septembre, à 19 h, heure française. Un événement qui sera, d’abord, l’occasion pour l’actuel PDG Tim Cook de passer les rênes à son successeur désigné, John Ternus, et qui sera logiquement marqué par plusieurs annonces hardware d’envergure.

Comme à son habitude, la marque américaine devrait faire étalage de son nouveau line-up d’iPhone et, d’après d’insistantes rumeurs, annoncer son tout premier smartphone pliant, supposément baptisé iPhone Ultra. Les montres connectées Apple Watch seront aussi de la partie, ainsi que, peut-être, une nouvelle génération d’écouteurs AirPods.

L’événement sera à suivre en direct sur la chaîne YouTube d’Apple, sur son site web, ou directement sur Apple TV.

Quels iPhone seront annoncés pendant l’événement ?

Cette keynote devrait être surprenante à plus d’un titre. D’abord en raison du passage de relais évoqué plus haut, mais également en raison des bouleversements attendus dans la stratégie d’Apple. D’après le journaliste bien informé Mark Gurman, Apple devrait changer radicalement ses plans cette année et présenter uniquement l’iPhone 18 Pro, le 18 Pro Max et le fameux iPhone Ultra. L’iPhone 18, lui, ne serait pas attendu avant le printemps 2027, et serait lancé simultanément avec l’iPhone 18e, le modèle d’entrée de gamme.

Un autre détail sera aussi scruté de près : le prix de ces nouveaux produits. Cela ne vous aura pas échappé, tout augmente ces derniers mois. Apple, lui-même, a récemment procédé à des ajustements tarifaires sur la plupart de ses appareils, et on s’attend à des iPhone plus chers que jamais. D’après certaines rumeurs, l’iPhone 18 Pro pourrait cette année démarrer à plus de 1 500 €, contre 1 329 € aujourd’hui. L’iPhone pliant, lui, n’est pas attendu sous la barre des 2 000 €, au mieux.

Par ailleurs, la pénurie de composants poserait problème à Apple pour assurer la fabrication de suffisamment d’unités en vue du lancement attendu fin septembre. Selon certaines sources, les stocks pourraient être très limités.

C’est fait : le passe Navigo annuel est enfin disponible sur iPhone

Le million d’abonné·es au forfait Navigo annuel peut enfin dire adieu à sa carte physique pour leurs déplacements quotidiens. Après plusieurs reports et une attente prolongée pour les utilisateurs de smartphones Apple, Île-de-France Mobilités a accéléré le calendrier de déploiement de sa solution numérique. Quelques semaines après leurs homologues Android, les iPhone peuvent enfin dématérialiser leur Navigo Annuel.

Une intégration fluide au cœur de l’expérience Apple

La nouveauté est portée par la version 10.0 de l’application Île-de-France Mobilités, désormais disponible au téléchargement sur l’App Store. Les abonné·es — y compris les détenteurs du forfait Navigo Senior — peuvent désormais transférer leur abonnement annuel vers l’application « Cartes d’Apple » (Apple Wallet). Une fois le transfert effectué, le badge numérique est prêt à être scanné aux portiques du métro, du RER ou pour monter dans les bus.

Techniquement, l’intégration repose sur le système de carte de transport express d’Apple. Cela offre une commodité majeure : il n’est pas nécessaire de déverrouiller l’appareil, d’utiliser Face ID ou même d’avoir une batterie suffisante pour que la validation fonctionne. Le titre est ainsi disponible pour un scan instantané, une fonctionnalité déjà familière aux utilisateurs pour les forfaits mensuels ou hebdomadaires.

Toutefois, il est important de noter que le titre ne peut être actif que sur un seul appareil à la fois. Le transfert vers l’iPhone désactive automatiquement la carte physique pour éviter toute double utilisation. Une option de réversibilité est toutefois prévue : les utilisateurs peuvent, via l’application dédiée, choisir de « rematérialiser » leur titre sur leur badge plastique en cas de besoin.

Vers une dématérialisation complète à l’horizon

Le voyage vers une dématérialisation totale ne s’arrête pas ici. Les titres destinés aux scolaires et étudiants, les fameux forfaits « Imagine R », sont toujours en attente de dématérialisation. Leur déploiement numérique a été repoussé, et ils ne devraient être disponibles qu’à partir de la rentrée de septembre 2027, promet IdF Mobilités.

Par ailleurs, le calendrier des autres plateformes se précise également. Pour les utilisateurs d’Android, l’intégration des titres de transport dans Google Wallet est prévue pour être effective d’ici la fin de l’année 2026. Ce déploiement global vise à harmoniser l’expérience utilisateur sur tous les types de smartphones.

Enfin, cette transition numérique s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures de mobilité. En simplifiant le quotidien de millions de Franciliens, Île-de-France Mobilités réduit les frictions lors des pics de fréquentation et cherche à s’aligner sur les standards internationaux de mobilité « sans contact ».

Copier un message sur son iPhone et le coller sur Windows sera bientôt une réalité

Le géant de Cupertino se trouve en pleine bataille réglementaire avec l’Union Européenne. Pour se conformer au Digital Markets Act (DMA), Apple a ouvert une porte sur son écosystème fermé. En réponse à une requête de Microsoft envoyée en mars 2026, Apple a confirmé qu’il étudiait activement une solution technique permettant de synchroniser le contenu copié entre un iPhone et un PC Windows.

Un pont technique entre deux mondes opposés

Le projet repose sur une architecture spécifique que Microsoft a déjà commencé à explorer. Apple prévoit d’utiliser des frameworks similaires à ceux déjà déployés pour les accessoires (comme Accessory Notifications et Accessory Live Activities sur iOS 26.5). Concrètement, l’idée est de permettre à une extension de partager et d’importer des éléments du presse-papier vers un « accessoire » jumelé, dont le PC Windows fera partie.

Pour garantir la sécurité, les utilisateurs devront accorder une permission unique pour chaque appareil appairé via le AccessorySetupKit. Cette fonctionnalité vise à répondre à trois besoins fondamentaux pour Microsoft : un copier-coller bidirectionnel fluide, des flux de productivité sans interaction manuelle répétée, et une synchronisation continue et qui se fait oublier en arrière-plan.

Actuellement, les restrictions de sécurité d’Apple empêchent les applications de lire le presse-papier en arrière-plan. En ouvrant cette fonctionnalité, Apple cherche un équilibre entre l’utilisabilité demandée par Microsoft et la protection de l’intégrité de son système d’exploitation.

Le défi est avant tout technique. Apple a qualifié ce projet d’effort d’ingénierie « significatif ». Le calendrier est déjà tracé : les travaux devraient être terminés à l’automne 2027, suivis d’une version bêta pour les développeurs avant un déploiement public. Bien que la demande initiale concerne avant tout les appareils au sein de l’UE, il est possible que la fonction soit étendue à l’échelle mondiale, à l’instar de certains transferts de données déjà généralisés par Apple — comme on le voit depuis le début de l’année avec la prise en charge de AirDrop sur Android.

Vers une interopérabilité plus large de l’écosystème mobile

Cette ouverture n’est que la première étape d’une stratégie de « dé-silotage » forcée par la régulation. Après le partage des eSIM entre iPhone et Android, cette interopérabilité avec Windows pourrait être le signe d’un changement de paradigme. Si elle reste pour l’instant limitée aux prérequis du DMA en Europe, elle pourrait servir de test pour des fonctionnalités plus larges de partage de données entre les écosystèmes concurrents. Un horizon qui ne fait pas plaisir à Apple, mais qui faciliterait drôlement la vie des personnes utilisant des appareils de diverses marques.

L’interopérabilité sera d’ailleurs l’un des premiers gros chantiers de fond de John Ternus, le successeur de Tim Cook qui lui succèdera en septembre prochain. Le nouveau numéro 1 d’Apple devra notamment naviguer les attentes législatives de l’Europe au sujet de l’intelligence artificielle afin de pouvoir lancer son nouveau Siri AI sur le Vieux Continent.

Apple prévient : il n’y aura pas d’iPhone 18 pour tout le monde

Le géant de Cupertino, porté par un chiffre d’affaires record de 109,4 milliards de dollars, se trouve paradoxalement confronté à un défi logistique majeur : sa demande dépasse désormais ses capacités de production. Alors que Tim Cook s’apprête à passer le relais à un nouveau dirigeant en septembre, il avertit que les appareils phares de la marque — iPhone, iPad et Mac — pourraient être en rupture de stock pour la période de rentrée, affectant directement les revenus du prochain trimestre.

Un succès commercial qui dépasse les prévisions de la firme

Le problème identifié par Tim Cook n’est ni une défaillance des fournisseurs, ni un blocage logistique externe. Il s’agit d’un cycle de vente « incroyablement fort » pour l’iPhone et le Mac, dont la popularité a surpassé les prévisions internes d’Apple, confesse-t-il aux investisseurs lors de la présentation des derniers résultats financiers de la marque.

Cette demande massive crée un goulot d’étranglement au niveau des nœuds de fabrication les plus avancés. Ces lignes de gravure, essentielles à la production des processeurs maison, sont extrêmement limitées et réservées plusieurs trimestres à l’avance, rendant impossible toute commande urgente pour répondre à l’engouement actuel.

En parallèle, Apple doit composer avec ce que le patron appelle une « crue centennale » des prix de la mémoire. Le groupe a déjà dû absorber des coûts élevés au second trimestre et prévoit une nouvelle pression sur les marges pour le trimestre de septembre. Bien que le stock constitué en amont puisse offrir un soutien temporaire, la rareté des fournisseurs de DRAM limite les options de sécurisation des approvisionnements, obligeant le géant à évaluer activement de nouvelles options pour protéger sa rentabilité.

Le calendrier est particulièrement critique : ces tensions surviennent précisément au moment où Apple doit lancer la gamme iPhone 18 Pro et Pro Max, ainsi que son premier modèle pliable, censément baptisé l’iPhone Ultra. Si les acheteurs anticipent déjà des délais de livraison pour les nouveaux modèles, les utilisateurs qui ne passeront pas par le système de précommande pourraient devoir patienter jusqu’à l’hiver pour obtenir les nouveautés. Une situation qui pourrait peser sur les prévisions de croissance, ramenées à 9-11 % pour le prochain trimestre.

Début de règne délicat pour John Ternus

John Ternus, le successeur désigné de Tim Cook, aura fort à faire pour relever les multiples défis qui s’opposent à Apple à la rentrée. Outre le coup d’envoi d’une nouvelle catégorie d’iPhone et le challenge posé par l’approvisionnement, le futur patron de la marque devra également détricoter les attentes de l’Europe en matière d’intelligence artificielle.

Les futurs iPhone, tout comme iOS 27, le système d’exploitation qui les propulsera, seront presque entièrement dévolus à l’IA, via Siri AI — la nouvelle version de l’assistant vocal historique d’Apple. Or, cette nouveauté majeure restera pour l’heure étrangère à l’Europe en raison d’une législation que la marque juge adverse à son déploiement.

Enfin, c’est aussi peut-être à un défi d’image qu’Apple sera confronté. Alors que la marque a déjà augmenté les prix de nombreux produits ces derniers mois pour s’indexer sur le prix de la RAM, les analystes prédisent déjà des iPhone 18 au prix nettement supérieur aux précédentes générations.

La formule ultime pour protéger vos appareils : ce qu’il faut savoir sur AppleCare One

Un an après le lancement de cette offre groupée aux États-Unis, Apple adapte son modèle de service en France pour répondre aux besoins des utilisateur·ices équipé·es de plusieurs appareils de la marque. En regroupant plusieurs produits sous un seul forfait, la firme de Cupertino cherche à simplifier la gestion des garanties tout en consolidant la fidélité de ses client·es au sein de son écosystème.


Une offre 3-en-1 pour simplifier la protection de vos appareils Apple

AppleCare One permet désormais de protéger jusqu’à trois appareils simultanément (par exemple un iPhone, un iPad et une Apple Watch) sous un unique abonnement mensuel de 20,99 €. Cette formule simplifie la gestion par rapport aux contrats individuels précédents, tout en offrant une économie potentielle d’environ 13,48 € par mois pour les utilisateurs et utilisatrices possédant plusieurs produits.

Le service reprend les avantages clés d’AppleCare+ : des réparations illimitées pour dommages accidentels avec des pièces d’origine, un support prioritaire et le remplacement gratuit de la batterie sous le seuil de 80 %. Une nouveauté notable est l’inclusion de la couverture « Perte et vol » pour l’iPhone, l’iPad et l’Apple Watch, une option dorénavant plus accessible avec ce forfait.

L’une des grandes forces de cette offre est sa flexibilité temporelle : contrairement à l’offre classique, limitée à 60 jours après l’achat, AppleCare One autorise l’ajout d’appareils jusqu’à quatre ans après leur achat (un an pour les écouteurs), sous réserve qu’ils soient en bon état physique. De plus, la couverture est liée au compte iCloud, permettant une transition fluide : si vous changez d’appareil, le nouveau prend automatiquement la place de l’ancien dans le contrat.


Entre économies et stratégie de verrouillage de l’écosystème

Si AppleCare One se présente comme une solution économique pour les utilisateur·ices les plus fidèles, elle s’inscrit aussi dans une stratégie de verrouillage de la clientèle. En facilitant la protection de plusieurs appareils sous un même compte, Apple encourage les utilisateurs à rester au sein de sa gamme de produits et à intégrer davantage d’appareils dans leur quotidien.

Cette offre arrive dans un contexte où les tarifs des abonnements AppleCare+ classiques pour les nouveaux clients ont fortement augmenté. Le lancement en France, prévu pour le 4 août 2026, est donc une réponse stratégique pour offrir une alternative plus abordable aux utilisatrices et utilisateurs réguliers, tout en maintenant un service premium.

Ces dernières semaines, Apple a annoncé une forte augmentation de prix sur différentes gammes de produits, notamment les Mac et les iPad. Début septembre, la marque annoncera sa nouvelle génération de smartphones, et tout le monde retient sa respiration jusqu’au moment où seront dévoilés les prix. La situation mondiale de l’accès aux composants, tels que la mémoire vive ou le stockage, oblige les constructeurs à revoir leur grille tarifaire à la hausse, au risque d’enrayer les ventes.

Les utilisateurs d’iPhone n’ont jamais été si fidèles

Alors que le 20e anniversaire de l’iPhone approche, le cabinet d’études CIRP révèle que 87 % des nouveaux acheteurs d’iPhone au premier trimestre 2026 étaient déjà possesseurs d’un appareil de la marque auparavant. On le voit bien : la maturité du marché du smartphone se traduit par un ancrage durable des utilisateurs et utilisatrices au sein d’un écosystème (iOS ou Android). Pour Apple, l’enjeu est de transformer cette fidélité en barrière à l’entrée pour les concurrents.

La commodité plutôt que la curiosité

Même si le marché du smartphone n’a jamais été aussi riche, les petites habitudes sont tenaces. Bien que certains technophiles aiment changer de crèmerie pour découvrir ce que la concurrence peut faire de mieux, pour beaucoup, l’argument de la commodité prime. Autant le dire : la fidélité à l’iPhone n’a jamais été aussi forte, rapporte le cabinet CIRP.

Parallèlement, le flux de conversion depuis Android continue de s’étioler. Seuls 12 % des nouveaux acheteurs ont effectué la basclule depuis un smartphone Android, contre 14 % un an plus tôt. Cette tendance confirme qu’une fois l’écosystème choisi, il est devenu de plus en plus rare que les consommateurs sautent d’une marque à une autre.

Cette inertie s’explique par une saturation du marché : la grande majorité des utilisateurs possèdent déjà un smartphone et restent attachés à leurs habitudes de consommation. Pour Apple, la tâche consiste désormais à gérer une base d’utilisateurs ultrafidèles plutôt qu’à chercher à séduire de nouveaux venus issus de plateformes concurrentes. Qu’importe si de vilaines hausses de prix ont déjà été actées et si d’autres sont attendues à la rentrée.

Comment Apple compte-t-il maximiser la fidélité de ses client·es ?

Pour s’assurer de l’adhésion de ses ouailles, Apple mise cette année sur une refonte complète de son assistant Siri, qui devient Siri AI. Même si, à son lancement, il ne sera pas disponible en Europe, cette nouvelle étape devrait ancrer durablement les efforts de la marque dans l’intelligence artificielle – un domaine sur lequel elle a pris un retard considérable sur la concurrence… qui ne l’empêche donc nullement de prospérer, notez bien.

Par ailleurs, les observateurs s’accordent à dire qu’Apple lancera, à la rentrée, un premier smartphone pliant qui pourrait faire chavirer les utilisateurs et utilisatrices convaincus par ce type d’appareils. Samsung doit d’ailleurs présenter sa nouvelle famille de Galaxy Fold dans les prochains jours.

Enfin, si Apple a ce côté si magnétique, c’est notamment grâce au verrouillage de son écosystème, cette interconnexion des services développés par et pour ses propres produits. Un « walled garden », comme disent les Anglo-saxons, mis à mal par la Commission européenne, qui attend d’Apple toujours plus d’ouverture sous peine de subir de très lourdes amendes. Jusqu’à quand l’édifice Apple séduira-t-il sur ces seules promesses ?

Les bêtas d’iOS 27, macOS 27 et les autres sont disponibles pour le grand public : voici comment les installer

Deux jours à peine après les prédictions de Mark Gurman pour Bloomberg, Apple se décide à publier les premières versions publiques des bêtas pour iOS 27, macOS 27, watchOS 27 et les autres. Un calendrier tenu avec la rigueur d’un horloger suisse, en vue d’un lancement officiel prévu à la rentrée. Passons en revue les nouveautés de ces systèmes, et voyons comment installer ces bêtas sur vos propres iPhone, Mac et Apple Watch.

Les nouveautés phares des nouvelles versions

Apple mise cette année sur une expérience utilisateur plus fluide et « intelligente ». Côté iPhone et iPad, l’accent est mis sur des outils de création et de productivité intégrés directement dans l’application Photos, permettant d’étendre des images ou d’utiliser une gomme magique plus performante grâce à Apple Intelligence. De plus, l’application Raccourcis est simplifiée : elle permet désormais de créer des automatisations complexes par simple description textuelle.

Pour les utilisateurs de Mac, cette version baptisée Golden Gate mise sur la fiabilité et la réactivité. Outre des corrections de bugs et un nouveau langage visuel unifié, macOS 27 introduit des outils de productivité dans Safari, comme la capacité de « vibe-coder » des extensions ou d’être alerté de changements sur une page web. Les photographes bénéficieront également d’un traitement RAW amélioré pour une meilleure qualité de rendu.

Côté Apple Watch, le système watchOS 27 propose une navigation plus épurée avec une grille d’applications dynamique qui remplace les anciens nuages d’icônes. La santé est au cœur de ces mises à jour avec un suivi plus proactif de la périménopause et des outils spécifiques pour les sportifs. Enfin, l’application Localiser a été simplifiée en une interface unique pour retrouver ses appareils, ses personnes et ses objets de manière plus intuitive.

Malheureusement, si l’essentiel des nouveautés présentées lors de la dernière WWDC concernait l’IA Siri AI, elle ne sera pas disponible en France dans un premier temps.

Comment installer les bêtas sur vos appareils ?

La procédure est gratuite et rapide. Pour commencer, chaque utilisateur doit s’inscrire au programme bêta sur le site officiel beta.apple.com avec son identifiant Apple. Une fois inscrit, il suffit de se rendre dans les réglages du périphérique concerné (Réglages > Général > Mise à jour logicielle > Mises à jour bêta, pour un iPhone) et de sélectionner la version « Public Beta ». Un redémarrage peut être nécessaire si l’option n’apparaît pas immédiatement.

Il est crucial de noter que ces versions sont des tests techniques. Apple recommande d’utiliser un appareil secondaire pour ces installations, car des bugs peuvent survenir et l’autonomie de la batterie peut être affectée. Pour les utilisateurs de montres, il est fortement conseillé d’avoir un iPhone sous iOS 27 pour effectuer la mise à jour, sachant que le retour à la version précédente (watchOS 26) est difficile une fois le test entamé.

Bonne nouvelle : tous les iPhone aujourd’hui compatibles avec iOS 26 le sont également avec iOS 27 – y compris l’iPhone 11, sorti il y a maintenant presque sept ans.

iOS 27, macOS 27 : quand les bêtas publiques seront-elles disponibles ?

Même s’il faudra, en Europe, faire une croix sur l’essentiel des nouveautés apportées par Siri AI, les versions 27 des différents systèmes d’exploitation d’Apple apporteront, notamment, de grosses améliorations de performances sur toutes les générations d’appareils compatibles. Ce sera notamment le cas sur les iPhone, qui profiteront à plein d’un nouveau pipeline de transit des données pour accélérer le chargement des applis. Après trois bêtas dédiées aux développeurs, une première bêta publique devrait arriver cette semaine, assure le journaliste de Bloomberg Mark Gurman dans sa newsletter.

Le calendrier des bêtas et les premiers retours d’expérience

Les sources concordantes, notamment les informations rapportées par le célèbre journaliste de Bloomberg, indiquent qu’Apple devrait libérer les premières bêtas publiques d’iOS 27, iPadOS 27 et macOS 27 dès cette semaine. Historiquement, cette fenêtre située entre le 10 et le 20 juillet est le moment privilégié par la firme pour ouvrir ses versions de test au grand public. Pas de retard à signaler cette année donc.

Sur le plan de la performance, les retours sont particulièrement encourageants. Les nouvelles versions sont décrites comme étant beaucoup plus réactives et stables que leurs prédécesseures. Bien que l’effet de « nouveauté » soit plus discret cette année, avec l’essentiel des ajouts concernant une IA à laquelle la France n’aura pas droit, les optimisations internes permettent au système de fonctionner de manière plus efficace, améliorant l’expérience utilisateur au quotidien.

Mais, comme toujours, la prudence reste de mise avant l’installation d’une version bêta, et donc par nature préliminaire, d’un système d’exploitation. Un bug critique concernant la corruption du système de fichiers APFS a été signalé sur la version réservée aux développeurs (macOS 27 bêta 3). Alerté, Apple devrait naturellement colmater cette brèche avant la mise en ligne d’une version destinée au grand public.

Risques, précautions et impact sur votre matériel

Installer une version bêta reste une démarche délicate qui comporte des risques réels pour l’utilisateur. Si possible, toujours procéder à l’installation sur un appareil secondaire, et pas sur son iPhone ou Mac principal. En effet, cela peut (dans de rares cas) occasionner une corruption des fichiers et entraîner des pertes de données. Comptez sur nous pour vous fournir un guide détaillé de l’installation de la bêta lorsqu’elle sera officiellement disponible.

En termes d’autonomie et de compatibilité, les versions bêta peuvent parfois présenter des comportements imprévus. Certaines applications professionnelles ou spécifiques peuvent ne pas être encore optimisées pour ces nouvelles versions, entraînant des bugs ou des fermetures inattendues. De plus, la gestion de l’énergie peut être moins efficace que sur les versions stables, ce qui pourrait réduire la durée de vie de la batterie sur les appareils mobiles.

Pour ceux qui cherchent l’expérience optimale, il est conseillé d’attendre la version finale, sauf si vous êtes un « early adopter » en quête de nouveautés. Retrouvez toutes les nouveautés d’iOS 27, de macOS 27 et des autres systèmes d’exploitation d’Apple sur leurs pages dédiées.

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