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CUDA-for-AMD-Windows - Le .exe NVIDIA pour votre Radeon

Vous avez une carte Radeon dans le PC, et un logiciel boosté à l'IA qui refuse de se lancer ailleurs que sur de la NVIDIA ? Roooh c'est dommage ! Cet outil vous réclame probablement CUDA en dur et malheureusement, personne n'ira faire une version fonctionnelle pour votre carte AMD.

Alors on fait quoi ? On se roule en boule et on chiale ? Bah non, on installe CUDA-for-AMD-Windows comme des guerrier(e)s et on avance dans la vie !

Ce projet est assez unique puisqu'il n'écrit pas une seule ligne de traduction CUDA. En réalité c'est un jeu de scripts PowerShell qui monte la pile à votre place avec ZLUDA d'un côté, qui fait le travail de traduction depuis des années, et le HIP SDK d'AMD de l'autre, qui fournit les bibliothèques de calcul.

Car c'est justement ce qui manquait sous Windows. Le pilote Adrenalin vous donne le runtime, mais pour le reste de ROCm, demmerdez-vous entre un SDK officiel en retard et des compilations nocturnes buggées... Breeeeef.

Du coup, ce script d'installation fait ce tri pour vous. Il repère votre carte et son architecture gfx, vérifie que le pilote AMD et le HIP SDK sont là, télécharge une version précise de ZLUDA et, si votre programme en a besoin, LibTorch. Il compare les empreintes SHA-256 des archives, et finit en lançant le contrôle de ZLUDA sur votre machine. Une fois les prérequis AMD en place, ça tient ensuite en trois lignes :

git clone https://github.com/Speedstu/CUDA-for-AMD-Windows.git
cd CUDA-for-AMD-Windows
powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\scripts\install.ps1

Prévoyez quand même de la place car ce bon vieux LibTorch pèse 2,66 Go à lui seul. Notez quand même qu'un -SkipLibTorch vous en dispensera si votre logiciel ne s'en sert pas. Après ça, vous lancez votre exécutable avec run-zluda.ps1, qui pose les DLL de compatibilité à côté de lui, met les bibliothèques HIP sur le PATH et passe la main à zluda.exe.

cuBLAS, cuBLASLt, cuSPARSE et cuFFT, sont donc bien redirigés vers rocBLAS, hipBLASLt et rocSPARSE, mais pas cuDNN...

En effet, le HIP SDK Windows stable ne fournit pas la pile IA complète de ROCm, celle qu'on a sous Linux, et les contrôles cuDNN de ZLUDA se plantent sans un backend compatible MIOpen. Donc si le logiciel que vous voulez lancer tape lourdement dans les convolutions, faudra vous arrêter là. NCCL, TensorRT ou une extension CUDA maison peuvent échouer aussi...

Bref, l'auteur ne promet rien de magique ni d'universel mais ça se tente quand même selon ce que vous voulez lancer.

Ajoutez à ça qu'une seule carte est validée, la Radeon RX 9060 XT, et qu'une seule appli est réellement passée de bout en bout. On est donc sur de l'hyper expérimental

Voilà, avant de vous lancer là-dedans, regardez si vous en avez vraiment besoin car AMD a fini par apporter un support officiel de PyTorch et du HIP SDK à Windows, avec les composants ROCm 7.2.1. Sa matrice de compatibilité indique que côté grand public, la RX 9060 XT justement, mais aussi les RX 9070, la RX 7900 XTX et la RX 7700 sont supportés. Si votre besoin c'est donc PyTorch, moi je prendrais cette route-là à votre place car elle est native.

À récupérer sur GitHub si vous avez un logiciel qui refuse de démarrer à cause de CUDA.

Source : Tom's Hardware

Windows 11 - Un clic sur le bon lien et hop, vous avez un compte local

Jusqu'à présent, personne ne l'avait remarqué, mais sur l'écran d'installation de Windows 11 Home, celui qui vous réclame un compte Microsoft avant de vous laisser aller plus loin, il y a un tout petit lien "Learn more" planqué au milieu d'un paragraphe. Personne ne clique jamais dessus mais Bob Pony, lui, l'a fait et magie-magie, Windows l'a propulsé directement sur la création d'un compte local.

Sur la page qui s'ouvre, on vous demande alors le nom de celui qui va utiliser cet ordi, puis derrière, c'est un mot de passe, trois questions de sécurité, et hop vous voilà sur le bureau avec votre compte local ! C'est top non ? Plus besoin de vous prendre la tête avec une invite de commandes, ou des clés de base de registre !

Plusieurs sites ont fait le test, moi je n'ai pas encore eu le temps, mais apparemment ça fonctionne très bien sur la version Home de Windows 11 mais je ne sais pas pour la version Pro.

Faut dire que ça fait un an que Microsoft ferme les autres portes du compte local. La clé de registre BypassNRO, puis la commande ms-cxh:localonly dont je vous parlais l'automne dernier , ont été rebouchées les unes après les autres dans les préversions, avec à chaque fois la même explication foireuse : Ces bidouilles laissaient soi-disant des gens sortir du process d'installation avec une machine qui n'était pas entièrement configurée. Sauf que ce lien qui mène exactement au même compte local, lui, bah visiblement il a échappé à Microsoft... lol.

Un truc à savoir quand même avant de choisir le compte local, et c'est Microsoft qui le dit : le chiffrement de l'appareil ne s'activera pas tout seul. Quand vous ouvrez la session avec un compte Microsoft, il boote et la clé de récupération va se loger dans ce compte alors qu'avec un compte local, il reste inactif. Ça peut bien sûr se régler en allant dans les Paramètres, Confidentialité et sécurité, Chiffrement de l'appareil, mais faut y penser avant le jour où votre portable partira sous le bras de quelqu'un d'autre pendant que vous tapez votre meilleure sieste dans le TGV...

Alors maintenant, combien de temps tiendra cette astuce ?

Aucune idée, mais on espère tous que Microsoft laissera ça tranquille. Et si le lien a disparu quand vous lirez ces lignes, sachez qu'il reste des chemins qui passent par le média d'installation notamment via Rufus, que je vous ai déjà présenté . Suffit de cocher une case et hop, ça vous fera une clé USB qui ne réclamera aucun compte.

Voilà, si vous avez une machine à installer ce week-end, c'est donc le bon moment de tester cette astuce !

Source : les tests de Windows Latest et de PC Gamer , et XDA pour la méthode Rufus.

ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac

Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.

Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !

En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.

Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !

Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre

Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...

Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.

Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.

Maintenant, d'où ça sort comme délire ?

Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.

Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !

Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser Sentinel avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.

Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.

Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...

Source : Tom's Hardware

Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)

Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !

Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.

La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.

Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !

Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.

Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.

Screenshot

Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?

Et bien malheureusement, non !

Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...

Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.

Source : Phoronix

Winapp - Comment créer une app Windows native sans Visual Studio

Pour fabriquer une application Windows native, le passage par Visual Studio était jusqu'ici la voie normale. Mais c'était sans compter sur Microsoft qui a publié winapp , un outil en ligne de commande qui permet de faire tout pareil directement depuis un terminal : il crée le projet, le construit, le lance avec son identité de paquet et sort le résultat sous la forme d'un fichier d'installation MSIX.

C'est encore estampillé en version "expérimentale" par ses auteurs, mais ça fonctionne déjà très bien pour des trucs basiques. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je vous propose un petit tuto pour afficher un Hello World dans une vraie fenêtre Windows. Vous allez voir, c'est fastoche !

Ce qu'il faut avant de commencer

Il vous faut donc Windows 10 version 1809 au minimum, le mode développeur activé dans Paramètres, Système, Options avancées, et le SDK .NET 10 ou plus récent. Visual Studio, non par contre, y'en a pas besoin. Les deux installations se font via winget, dans un terminal normal :

winget install Microsoft.DotNet.SDK.10
winget install Microsoft.winappcli --source winget

Faites ensuite un winapp --version et vous saurez si le CLI répond.

Créez le projet

La commande new fabrique l'application à partir des modèles WinUI 3 officiels, qu'elle télécharge toute seule dès qu'on la lance. Sans option elle vous pose des questions, mais avec celles que je vous mets ci-dessous, elle ne demandera rien et prendra le modèle le plus dépouillé du lot :

winapp new --template winui --name HelloKorben --use-defaults
cd HelloKorben

Vous récupérez alors un projet C# complet, avec son manifeste de paquet et ses icônes. Et surtout, le modèle winui vous donne une fenêtre vide, ce qui tombe bien puisqu'on va écrire dedans. Notez que le pack de modèles est encore publié en 0.0.6-alpha, donc si un nom de fichier a bougé depuis, winapp new --list vous sortira la liste de ce que le vôtre propose.

Écrire le Hello World

Attention, là y'a un petit piège ! Le fichier qui décrit la fenêtre s'appelle MainWindow.xaml, sauf que ce n'est pas celui-là qu'il faut toucher. Ouvrez plutôt MainPage.xaml, qui est à la racine du projet, et remplacez son <Grid /> vide par ces quelques lignes :

<Grid>
 <TextBlock Text="Hello World !"
 HorizontalAlignment="Center"
 VerticalAlignment="Center"
 FontSize="48" />
</Grid>

Ensuite, un petit winapp run construira le projet, l'enregistrera auprès de Windows avec une identité de paquet qui pointe droit sur votre dossier de build, et le lancera. Votre fenêtre s'ouvre alors avec le Hello World au milieu :

winapp run

La fenêtre HelloKorben ouverte par winapp run, et derrière, le terminal qui vient de la construire en 12 secondes

Bon, là, on a fait un Hello World, mais bien sûr, si vous faites chauffer une IA là-dessus, vous pouvez faire des trucs un peu plus complexes sans forcément savoir coder, et tout ça, une fois encore, sans Visual Studio.

Sortir le fichier d'installation

Maintenant, à quoi bon empaqueter ?

Cette identité de paquet, ce n'est pas de la paperasse. En fait c'est elle qui ouvre à votre application les notifications natives, les associations de fichiers, les protocoles maison et les API d'IA locale de Windows. Donc si vous voulez du sérieux, il faut publier l'application compilée dans un dossier, et ça, c'est possible comme ceci directement dans votre terminal :

dotnet publish -o ./publish

L'empaquetage fabrique au passage un certificat de développement et l'installe dans le magasin Personnes de confiance de la machine mais faut que je vous prévienne, la commande qui suit réclame un terminal ouvert en admin dans lequel il faudra refaire le cd vers votre dossier de projet pour qu'il s'y retrouve.

winapp pack ./publish --generate-cert --install-cert

Le MSIX signé sort dans le dossier du projet, nommé d'après le GUID du paquet

Vous obtenez alors un .msix signé, nommé d'après l'identité du paquet, sa version et son architecture, qui s'installe chez vous d'un double clic. Et cette identité, le modèle la génère sous forme de GUID : ne cherchez pas le nom de votre application dans le nom du fichier. Par contre, ne l'envoyez pas tel quel à un collègue, parce que le paquet réclamera le runtime Windows App SDK. Ajoutez --self-contained à la commande pack et le runtime partira dans le paquet. Le certificat, lui, reste un certificat de développement local : sur le PC d'en face, Windows refusera le paquet tant que ce certificat n'y sera pas installé aussi.

Maintenant, si vous vous demandez à quoi sert vraiment ce CLI, c'est surtout l'étape MSIX qui sera moins douloureuse car vous n'aurez pas besoin de lancer Visual Studio.

Source : Neowin

NTLite - Nettoyer Windows avant même de l'avoir installé

NTLite , j'sais pas si vous connaissez, mais ça permet d'ouvrir le fichier d'installation de Windows, celui que vous gravez sur une clé USB, et ça vous laisse en retirer des composants avant que la moindre machine ne démarre. C'est super pratique pour alléger des install afin de tout faire rentrer dans des images ISO, WIM, ESD et SWM.

Le nom vous dit d'ailleurs peut-être quelque chose parce que derrière se cache Dino Nuhagić, le même auteur que pour l'app nLite, l'outil qui charcutait les CD de Windows XP . Et 20 ans plus tard, le principe n'a pas bougé, et seules les cibles ont changé.

Dans cette même image que vous préparez avec NTLite, vous pouvez aussi coller les mises à jour cumulatives (celles qui vous bouffent 20 minutes au premier démarrage) et les pilotes, pour que le PC soit à jour tout de suite et qu'il voie ses disques NVMe pendant l'installation. Puis surtout, faire en sorte que l'installation puisse se faire sans surveillance (sans clic clic suivant, OK, clic clic...etc), avec le partitionnement, les bons comptes utilisateurs et la région déjà choisie.

Et il n'a même pas besoin d'une image pour faire sa petite affaire puisqu'il sait éditer un Windows déjà installé, sur une autre partition, dans un disque virtuel monté, ou carrément le C:\Windows sur lequel vous êtes en train de lire cette page... Vous cochez, vous appliquez vos choix, vous redémarrez, et c'est fait !! Pas besoin de réinstaller !

Alors évidemment, il reste la question du prix. Parce qu'il s'agit d'un outil payant. Mais rassurez-vous, pour une utilisation personnelle, c'est totalement gratuit. Il fait l'installation sans surveillance, l'intégration basique des mises à jour et des pilotes, l'édition d'un Windows déployé, et un retrait de composants que l'éditeur qualifie lui-même de "basique".

La licence payante débloque uniquement le retrait de n'importe quel composant Windows (les non basiques), ainsi que le nettoyage des applications MSIX et Appx, la gestion des tâches planifiées, l'import des pilotes de votre propre machine et leur ciblage par matériel. Rassurez-vous, certaines fonctionnalités IA comme Copilot ou Recall, récemment intégrées dans Windows 11, sont également désactivables par la version gratuite.

Maintenant, attention avant de tout décocher dans la joie et la bonne humeur, retirer trop de choses d'une image Windows peut lui coûter sa capacité à évoluer ou à être modifié, et le projet tiny11builder l'explique bien dans sa doc . Par exemple son script le plus agressif produit un système auquel on ne peut plus ajouter ni langue, ni mise à jour, ni fonctionnalité.

Et ça vaut pour tous les outils du genre, NTLite compris.

Sachez aussi que si les 40 balles de la version payante de NTLite vous freinent, tiny11builder est tout aussi capable de fabriquer des images Windows 11 allégées avec des scripts PowerShell. En plus c'est open source, et de son côté, le WinUtil de Chris Titus fera le ménage, les réglages et les mises à jour sur une installation fraîche. Et ça c'est tout gratos !

À récupérer sur ntlite.com , ou en une ligne avec winget pour ceux qui sont pressés ( winget install ntlite )

Enjoyyyy !

WinBtrfs - Le pilote Windows qui monte vos disques Linux se réveille enfin

Le 1er septembre, Mark Harmstone a publié WinBtrfs 1.10 , le pilote qui fait lire et écrire des partitions Btrfs à Windows. Et je trouve qu'il était temps, parce que la version précédente datait quand même de mars 2024.

Le principe, lui, n'a pas bougé. Vous avez un disque formaté en Btrfs, celui de votre Linux en dual-boot par exemple, et plutôt que Windows l'ignore totalement comme votre date ignore vos textos le lendemain, celui-ci arrive dans l'explorateur de fichiers avec sa petite lettre de lecteur, en lecture comme en écriture. Ce driver pour le système de fichiers Btrfs a été réécrit from scratch, sans reprendre une seule ligne du noyau Linux, et c'est quand même du LGPL.

Alors regardons ce que cette 1.10 répare, parce que la liste vaut le détour. Déplacer un fichier d'un subvolume vers un autre faisait totalement planter le pilote, ce qui fait qu'il était compliqué de mettre un fichier à la corbeille. Laisser Steam créer plein de fichiers d'un coup le faisait aussi planter comme une merde, sans parler du fait qu'écrire sur un snapshot corrompait l'arbre d'extents.

Bref, c'était compliqué jusqu'alors, d'avoir un usage normal d'un disque formaté en Btrfs.

Cette nouvelle version répare aussi la préallocation, ce qui remet rclone d'aplomb, un blocage sur les liens durs, et une corruption mémoire liée à la surveillance du registre. Elle ajoute aussi l'écriture des bitmaps d'espace libre et des fichiers compressés en ligne, deux choses qu'elle savait jusqu'ici seulement lire. En échange, le RAID disparaît sur les périphériques amovibles (si vous en faisiez sur des clés USB, c'est finito pépito).

Reste à savoir comment Harmstone a fait pour nous pondre 370 commits en quatre semaines ? Est-ce la coke ? Est-ce la caféine ? Hé bien non, le README répond à cette question sans détour : C'est Claude d'Anthropic qui l'a, je cite, "grandement aidé" sur la chasse aux bugs et les revues de code. Il ajoute dans la foulée que tout le code a quand même été écrit à la main (wink wink ^^).

Maintenant, est-ce que vous avez besoin de ce driver ?

Chez Paragon, le produit Btrfs dédié est marqué "Legacy" et indisponible depuis octobre 2025, et dans leur suite qui reste vendue, Btrfs est encore en lecture seule. De son côté, WSL 2 sait aussi monter du Btrfs, car son noyau embarque le module, mais la documentation de Microsoft pose ses limites : ni clé USB ni lecteur de cartes, pas de partition du disque de démarrage, et un accès depuis Windows qui passe par un chemin réseau plutôt que par une lettre de lecteur.

Voilà pourquoi ce pilote incroyable n'a pas de réel équivalent.

Côté Windows, il y a quand même des petites surprises. Le pilote est bien signé et s'installe normalement, mais avec Secure Boot activé sur un Windows 10 ou 11, il peut refuser de se charger pour la simple et bonne raison que Microsoft a durci ses exigences de signature d'une façon que les pilotes libres n'ont pas encore réussi à régler. Il faut donc contourner la vérification, ou couper Secure Boot dans le BIOS. Ne vous inquiétez pas, Windows 11 demande en principe Secure Boot pour s'installer, mais tourne ensuite très bien sans. Cependant, je ne suis pas fan d'enlever des contrôles de sécurité sur l'ordinateur, donc, à vous de voir.

Et une fois le disque monté, ne le cherchez pas non plus dans la gestion des disques, car il n'y sera pas. Le pilote passe en fait par un faux périphérique bloc pour que le RAID fonctionne, et diskmgmt ne sait rien de tout ça. C'est donc dans l'explorateur que ça se passe, et nulle part ailleurs.

Et puis 370 commits en quatre semaines sur un pilote de système de fichiers, dont deux chemins d'écriture flambant neufs, ça reste quand même un peu chaud niveau vérification / bugs. Donc pensez bien à faire des backups avant d'installer ça.

Source : Neowin

Geekom retire enfin un pilote que Windows Defender signalait comme vérolé depuis 2024

Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.

Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.

Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !

En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique sur le forum ComputerBase qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.

20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.

Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.

Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.

De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...

Source : PCWorld

WinPodX - Un système Windows intégré dans votre Linux

Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.

Hé bien, c'est ce que fait WinPodX , qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.

Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.

Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.

Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.

Pour l'installer :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash

Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.

Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...

33 secondes pour lancer un MP3 ? C'est pas VLC, c'est Windows Defender

Hé oui, ENCORE LUI !!

Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft.

Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open source est dans un état franchement embarrassant" dès qu'il s'agit de tourner Windows. Je peux pas lui donner tord, c'est vrai que le ralentissement est réel sous Windows 11, sans qu'on sache vraiment pourquoi...

Mais heureusement, la réponse de VideoLAN ne s'est pas faite attendre et a replacé correctement le débat. Pour l'équipe de VLC, la lenteur vient d'un bug de Microsoft Defender arrivé avec une mise à jour de Windows 11, qui a mis le cache de plugins de VLC en quarantaine. L'antivirus maison de Windows a donc classé comme suspect, puis mis de côté, un fichier que VLC génère lui-même. VideoLAN écrit qu'il s'est retrouvé là "comme par magie".

Pour remettre VLC d'aplomb, VideoLAN propose donc de réinstaller le logiciel ou de régénérer ce cache. Mais pas besoin d'aller jusqu'à la réinstallation, puisque l'installeur Windows officiel dispose déjà d'un raccourci qu'il faut dans le dossier VideoLAN du menu Démarrer, "VLC media player - reset preferences and cache files".

Ce raccourci lance vlc.exe avec les deux options de remise à zéro, la configuration et le cache de plugins, puis referme aussitôt le lecteur. Ça devrait faire le taf même si attention, vos préférences partent aux chiottes avec le reste, donc si vous avez bricolé vos réglages de sortie audio, vos raccourcis clavier ou vos sous-titres, vous les perdrez. Mais ensuite, le cache, lui, se reconstruira au lancement suivant.

Après régénérer le cache n'empêche pas Defender de le rechoper par la suite. L'autre option, c'est donc d'exclure une bonne fois pour toutes vlc.exe de la liste d'analyse de l'antivirus.

Bref, ce genre de faux positif n'est pas nouveau chez Windows Defender, qui y'a pas longtemps a même pris des certificats DigiCert pour un cheval de Troie, sans parler des ISO Linux qui se font flagger régulièrement .

Voilà, hormis la comm de VLC pour le moment, personne n'a encore publié de détails techniques, et Microsoft n'a rien dit.

Source

ShieldBreak - C'est Windows Defender qui tient la porte grande ouverte

ShieldBreak est un nouvel exploit qui vise l'antivirus livré avec Windows. Cela permet à un compte utilisateur limité de passer SYSTEM sur un Windows entièrement à jour, grâce notamment à Windows Defender qui lui sert de marchepied.

Le chercheur Nightmare Eclipse a sorti le code de son exploit en public y'a 2 jours, quelques heures après un Patch Tuesday qui corrigeait plus de 400 failles. Mais pas celle-ci évidemment... Une machine parfaitement à jour reste donc exposée.

Kevin Beaumont, ancien de chez Microsoft, a testé l'exploit et confirme qu'il fonctionne sur un Windows 11 à jour. Sa lecture technique, en revanche, diffère de celle du chercheur. Nightmare Eclipse présente ShieldBreak comme un contournement complet du correctif de RoguePlanet, sa faille précédente, alors que Beaumont souligne que les deux reposent sur des mécanismes très différents.

L'attaque réclame un accès local et l'exécution du programme, elle ne s'attrape pas en visitant une page web. Elle a été testée sur Windows 11 25H2 et Windows Server 2025, Windows 10 étant déclaré vulnérable sans être pris en charge par le code publié. Et il faut que Defender soit activé pour que ça marche.

Cette publication sans préavis n'arrive pas de nulle part. En mai, Microsoft a publié un billet qualifiant d'injustifiables les divulgations non coordonnées qui mettent du code d'exploitation entre les mains d'acteurs malveillants, en rappelant que sa Digital Crimes Unit continuerait à poursuivre ces acteurs. Le texte ne visait pas nommément les chercheurs. Le milieu de la sécurité l'a quand même reçu comme une menace.

Microsoft a fait ensuite machine arrière sur les réseaux sociaux, en assurant ne pas vouloir s'en prendre à ceux qui publient de la recherche. Le billet d'origine, lui, est toujours en ligne et les publications n'ont pas ralenti pour autant : une dizaine de zero-days Windows depuis avril, dont BlueHammer et GreatXML dont je vous ai déjà parlé.

Microsoft dit avoir connaissance de la vulnérabilité signalée et enquêter sur la validité des affirmations mais pour le moment, la faille n'a même pas d'identifiant CVE à elle, et reste rattachée au correctif qu'elle est censée contourner. Bref, si ça vous fait flipper comme faille, désolé, il n'y a rien à installer pour l'instant pour fixer le problème.

En attendant, Beaumont a mis en ligne des requêtes de "chasse" pour Defender for Endpoint qui repèrent quand un processus étranger à Defender charge ses bibliothèques, ou qu'un processus non validé charge celles de l'API Cloud Filter. Tout ça via le même processus.

Mais c'est de la détection, et pas un correctif...

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OneDrive Photos - Ce que vous pouvez vraiment virer aujourd'hui

Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}

Étape 2 - Supprimer les raccourcis

Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

"$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose

Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

Pourquoi ça ne suffit pas ?

Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

winget uninstall --id Microsoft.OneDrive

Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

Alors que faire ?

Hé bien faudra attendre septembre..

Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

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La meilleure distribution Linux n'existe pas - Voici la vôtre

Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un sélecteur de distribution Linux !! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut !

Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront raison !

L'outil vous demande vos usages et ce que vous avez sous la main... L'âge de la machine, la RAM, la carte graphique, un Windows à garder à côté, et ce que vous comptez en faire, jouer compris.

Le questionnaire se raccourcit ensuite selon ce que vous avez déjà répondu et au final, vous repartez avec une distribution, sa fiche technique et 2 alternatives si celle-là ne vous branche pas.

J'ai remarqué que ce qui manquait à la plupart des classements de ce type, c'était le "pourquoi pas cette distrib ?". C'est pour cela que mon sélecteur affiche aussi les distributions écartées avec la raison de leur élimination, et celles qui ne démarreront même pas chez vous. Hé oui, un vieux PC en 32 bits n'a plus grand monde à se mettre sous la dent depuis que Debian 13 a supprimé son noyau i386.

Et quand Linux n'est pas la réponse à votre besoin, il vous prévient. Par exemple, si votre travail dépend de la suite Adobe ou d'un jeu avec un système anti-triche, l'outil ne fera pas semblant du contraire.

Et bien sûr, tout cela tourne exclusivement dans votre navigateur, et rien ne part ailleurs dans le cloud. En plus c'est gratuit ! 35 distributions ne font évidemment pas tout l'écosystème Linux, et j'ai dû faire des choix mais ça vous donne déjà un nom précis sur lequel vous lancer en toute sérénité.

Et si vous voulez découvrir les autres services Korben c'est par ici .

GeForce NOW planque un vrai Windows derrière vos jeux

Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.

La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur SalsaNOW , un outil open source signé dpadGuy.

Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.

Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.

L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.

Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand Nvidia a sorti son client Linux natif . L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.

Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.

Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.

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Windows 11 - La restauration qui embarque aussi vos fichiers

Depuis le 23 juin, Microsoft déploie sur Windows 11 une nouvelle fonction de récupération baptisée point-in-time restore, et il y a de bonnes chances qu'elle tourne déjà sur votre PC sans que vous l'ayez demandé. En effet, sur les éditions Home et les Pro non gérées en entreprise, elle est allumée par défaut dès que votre disque système dépasse 200 Go.

Le principe ressemble à ce que fait ce bon vieux point de restauration, sauf qu'il va beaucoup plus loin ! Toutes les 24 heures environ, Windows capture en arrière-plan un instantané complet de la machine via le service VSS (Volume Shadow Copy). Le système, les applications, les réglages... et cette fois vos fichiers locaux aussi !! Woohoo ! Et oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, l'ancien System Restore ne touchait jamais vos documents.

Celui-là embarque enfin absolument tout !

Comme ça, en cas de mise à jour foireuse ou de PC qui part en vrille (ça n'arrive JAMAIS sous Windows, c'est bien connu ^^), vous redémarrez dans l'environnement de récupération, vous choisissez un instantané, et la machine revient à son état d'il y a quelques heures en quelques minutes.

Et c'est là qu'il faut faire gaffe car si vous restaurez un instantané d'il y a 48 heures, ça ne remontera pas que le système. Tout ce que vous avez créé depuis disparaîtra... Vos fichiers, vos applications installées, vos mots de passe enregistrés, les certificats, les clés... TOUT ce qui est postérieur à votre date de restauration sera balayé. Il n'y a que vos données OneDrive dans le cloud qui seront épargnées, mais tout ce qui vit en local repartira à la version de l'instantané.

Donc, autrement dit, ce truc peut vous sauver après un update raté mais il peut aussi vous faire perdre une journée de boulot si vous cliquez sans réfléchir.

Autre point à garder en tête, ce n'est pas une sauvegarde. La rétention plafonne à 72 heures, et passé ce délai les vieux instantanés sont supprimés automatiquement, en commençant par les plus anciens. Donc oubliez l'idée de récupérer un fichier effacé la semaine dernière, on est sur du rollback court terme pour se sortir d'un mauvais pas, et pas sur un coffre-fort de vos archives.

Côté stockage, la fonction se réserve par défaut 2% de votre disque, jusqu'à 50 Go maximum, en la jouant maligne puisque l'espace n'est pas bloqué à l'avance. En effet, VSS pioche dedans quand il en a besoin et rend la place quand ça devient tendu. Et si vous passez sous 20 Go de libre, les instantanés dégageront dans la joie et la bonne humeur pour laisser respirer le système.

Voilà, si vous êtes super chaud et dans la panade et que vous voulez restaurer votre Windows, tout se passe en local depuis WinRE, dans Troubleshoot puis Point-in-time restore, et si votre disque est chiffré il faudra que vous ayez la fameuse clé de récupération BitLocker sous la main sinon vous restez à la porte de votre propre machine.

Notez aussi qu'après une restauration, Recall se coupe et vous redemandera votre accord avant de reprendre ses captures. De plus, sur une machine à plusieurs volumes, seul le disque système est restauré, et le reste ne bougera pas. Donc, ça peut être pas mal de garder le système sur un disque et vos données sur l'autre. Comme ça, vous pouvez restaurer votre système quand vous voulez sans perdre vos données. Et ces données, il faudra les sauvegarder par un autre moyen, évidemment.

Ah et si vous êtes passé de Home à Pro entre-temps, les instantanés créés sous l'ancienne édition ne sont plus utilisables.

Enfin, seule l'édition Enterprise peut ajuster la fréquence et la durée de rétention. Sur Home et Pro, vous subirez donc les valeurs par défaut rikiki, à prendre ou à laisser, même si vous pouvez toujours couper la fonction dans Paramètres > Système > Récupération.

Voilà, cette restauration express s'inscrit dans le grand chantier de Microsoft pour rendre Windows plus solide et plus facile à réparer après le fiasco CrowdStrike. L'intention est bonne, et l'approche 100% locale, sans passer par le cloud, est plutôt rassurante je trouve. Reste juste à ne pas confondre filet de sécurité et sauvegarde, et à garder en tête que ça travaille en silence chez vous.

Bref, faites un tour dans Paramètres > Système > Récupération pour voir si c'est actif et combien de place ça grignote.

Et pour tout ce qui compte vraiment, gardez une vraie sauvegarde à côté.

Merci à Tijer pour le lien !

Source : Microsoft Learn

La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà

Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer.

Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vous êtes abonné Game Pass ou que vous possédez déjà la licence numérique de ces jeux sur console, auquel cas c'est gratuit. Par contre, ne comptez pas glisser votre vieux disque Xbox dans le lecteur du PC, ça ne marchera pas... Snif ! C'est dommage, je venais d'en retrouver quelques-uns en préparant mon déménagement.

Ça tourne sur Windows 11 et sur les consoles portables ROG Xbox Ally et Xbox Ally X, via l'app Xbox on PC. Côté config, Microsoft demande une misère. Une GTX 950 qui a 11 ans au compteur suffit, et une GTX 1070 Ti de 2017 fait tourner tout ça au mieux. Donc soyez heureux, y'a pas besoin d'un foudre de guerre... ça nous change !

En plus, sur PC, ces vieux jeux gagnent quelques options sympas. VSync, filtrage anisotropique, anti-aliasing renforcé, et surtout un upscaling jusqu'à 4x du signal SD d'origine, qui grimpe donc à 2560×1920. Après, dommage mais le jeu reste bloqué à son framerate et son ratio d'époque. En clair, la plupart du temps, c'est du 30 fps en 4:3, bandes noires sur les côtés comprises.

De ce que j'ai pu lire dans les premiers tests, l'expérience tient la route et se rapproche de celle d'une Xbox Series X, mais c'est pas parfait non plus. Les testeurs pointent un filtrage anisotropique faiblard, des soucis de timing d'images qui donnent une caméra qui saccade, et une poignée de bugs visuels sur cette première fournée. Autre absence remarquée, les jeux à succès ne sont pas là au lancement mais Microsoft promet de les ajouter plus tard en 2026, sur console comme sur PC.

Après côté technique, y'a pas de quoi grimper au rideau. Microsoft émule les jeux Xbox originale sur son propre matériel depuis la Xbox 360 donc porter cette émulation sur PC, c'était assez facile pour eux, et ça reproduit exactement ce que les émulateurs communautaires font gratos depuis des lustres. Je vous avais par exemple déjà montré Xemu , qui émule la Xbox d'origine et upscale la résolution sans débourser un centime.

Sauf que depuis, des dataminers ont ouvert le capot et c'est encore plus tordu que ce que je croyais. Nathan, alias Lunarixus , a désossé le Emu.exe livré avec les jeux et il y a trouvé les signatures XEX2/STFS ainsi que des chaînes comme XENON KERNEL EXITING dans le kernel. Traduction, le truc que Microsoft installe sur votre PC n'a rien d'un émulateur Xbox originale. C'est un émulateur Xbox 360 qui fait tourner XeFu, l'émulateur Xbox originale que la 360 embarquait déjà à l'époque. Une vraie poupée russe, un émulateur dans un émulateur.

Le chercheur en sécurité Milenko a poussé l'analyse plus loin en démontant Fuzion Frenzy et il a mis un nom sur la bête. Dans les binaires, l'émulateur s'appelle XeO3, comme le trioxyde de xénon. Une blague de dev, vu que le processeur de la 360 s'appelait justement Xenon et que ce composé est un état d'oxydation particulièrement instable du xénon. Sous le capot, ça émule le CPU PowerPC Xenon, l'hyperviseur de la console et le GPU Xenos par-dessus Direct3D, le tout repackagé en application GDK/MSIX pour Windows. Soit exactement la techno qui fait tourner vos jeux 360 sur Xbox One et Series X|S, transposée telle quelle.

Et évidemment, la scène n'a pas attendu la permission. L'équipe derrière XWine1 , une couche de compatibilité Xbox One pour PC, a branché ce portage de XeO3 sur son composant SlimEra, et ça lance des jeux Xbox 360 dumpés directement sous Windows. Plants vs. Zombies version 360 tourne déjà, avec des degrés de réussite variables de leur propre aveu, mais ça tourne. Donc l'émulateur Xbox 360 officiel pour PC, il est déjà sur le disque dur de tous ceux qui ont payé leurs 10 dollars. Microsoft a juste pas encore appuyé sur l'interrupteur.

Le vrai sujet derrière tout ça, c'est surtout leur stratégie marketing. Ce lancement, c'est une brèche de plus dans le mur qui sépare le PC et la console chez Microsoft, un mur déjà bien fissuré depuis Xbox Play Anywhere en 2016, le branding Xbox collé aux PC portables, et l'annonce que la future console Project Helix fera tourner "les jeux Xbox et PC". Bref, Microsoft veut fondre sa branche console qui rame dans l'écosystème gaming Windows qui, lui, se porte beaucoup mieux, et ça se remarque de plus en plus.

La société présente ça comme "le début d'un effort plus large pour préserver les jeux Xbox du passé et les amener sur PC au fil du temps", donc d'autres titres suivront. Reste à voir lesquels, et surtout à quel rythme.

Voilà, pour l'instant c'est sympa pour les nostalgiques mais sachez que Xemu ou d'autres, en font autant, gratos et supportent beaucoup plus de jeux.

Source et Source

7-Zip : un simple fichier piégé peut faire tourner du code sur votre PC

7-Zip, le logiciel de compression gratuit installé sur des centaines de millions de PC pour ouvrir un zip ou un 7z, traîne une faille par laquelle une archive piégée peut lancer du code sur votre machine à la seconde où vous l'ouvrez.

La faille porte le doux nom de CVE-2025-14266 et se niche dans la façon dont 7-Zip décompresse les archives au format XZ, très courant sous Linux mais qu'on croise un peu partout.

Dans le détail, c'est ce que les spécialistes appellent un débordement de mémoire tampon, un heap buffer overflow. En décompressant, le logiciel écrit des données au-delà de la petite zone mémoire qui lui était réservée, et c'est dans ce dépassement qu'un pirate parvient à glisser ses propres instructions pour les faire exécuter à votre place.

Encore faut-il qu'on réussisse à vous faire ouvrir l'archive piégée, glissée dans une pièce jointe ou récupérée sur un faux site de téléchargement.

Bonne nouvelle quand même. Le code hostile s'exécute avec vos droits d'utilisateur classiques et pas ceux d'un administrateur, ce qui limite déjà les dégâts, et la faille est notée 7 sur 10, sérieuse sans être catastrophique.

Elle touche toutes les versions de 7-Zip de la 21.07 à la 26.01, et c'est la 26.02, publiée le 25 juin, qui vient colmater la brèche.

Sauf que voilà le vrai piège. Là où votre navigateur ou Windows se mettent à jour tout seuls dans leur coin, 7-Zip n'a jamais rien automatisé du tout, donc si vous ne l'avez pas réinstallé depuis des lustres, vous faites très probablement tourner une version trouée sans vous en douter une seule seconde.

La faille a été repérée début juin par le chercheur Landon Peng, et au 20 juillet aucun code d'attaque public ne circulait encore, ce qui vous laisse une fenêtre confortable pour vous mettre à l'abri avant que quelqu'un ne s'en serve pour de bon.

Rien ne sert d'attendre. Un passage par le site officiel de 7-Zip pour attraper la 26.02, et l'affaire est réglée en deux minutes.

Source : PCMag

Brancher un écran LG suffit à vous coller une pub McAfee

32 redémarrages d'affilée, 31 pubs pour McAfee, c'est le résultat du test mené par la chaîne Youtube Gamers Nexus sur un écran LG UltraGear 34GX900A-B branché à un PC tournant sous Windows. Puis au 32e démarrage, l'écran a eu la délicatesse de faire la promo d'un autre utilitaire LG, histoire de varier les plaisirs.

Sauf que personne n'a installé quoi que ce soit. L'app s'appelle "LG Monitor App Installer", elle débarque toute seule quand vous branchez le moniteur, et sa fiche technique sur le Microsoft Store réclame deux permissions qui piquent un peu : "toutes les ressources système" et "l'accès à votre connexion Internet". Pour un truc censé régler la luminosité de votre écran, on repassera donc sur la discrétion...

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La vraie question que je me suis posée en découvrant cette histoire, c'est comment diable un câble HDMI arrive à faire atterrir un programme sur la machine ? Eh bien la réponse va vous plaire, parce que ce n'est ni un virus, ni un piratage, ni une faille mais bien une fonctionnalité de Windows (spéciale dédicace à l'Autorun, lool) !! Elle s'appelle device metadata, et elle traîne dans le système depuis Windows 7, à l'époque où il s'agissait surtout d'afficher proprement l'icône et le nom de votre imprimante.

L'astuce de LG fonctionne ainsi en 4 temps. Vous branchez le périphérique. Windows part interroger un service maison, Windows Metadata and Internet Services, pour récupérer les métadonnées du matériel. Ces métadonnées contiennent un identifiant qui pointe vers une app précise du Microsoft Store. Windows télécharge les pilotes si besoin + l'app, qu'il installe dans votre menu Démarrer. Et voilà, c'est fini comme dit Jean-Louis ! Vous n'avez cliqué sur rien du tout et vous récupérez leur Adware... Elle n'est pas belle la vie ???

Les conditions pour que ça se déclenche c'est simplement d'avoir accepté les "paramètres recommandés" à l'installation de Windows, être connecté au Microsoft Store, et être en ligne. Autrement dit, la configuration par défaut de la quasi-totalité des PC grand public. Si vous êtes hors ligne au moment du branchement, pas de souci, Windows patiente et retente plus tard.

Le meilleur, c'est ce que Microsoft explique lui-même dans sa propre doc à destination des dev, que "*La fonctionnalité d'installation automatique ne prévient pas l'utilisateur quand l'app est installée. Certains utilisateurs pourraient trouver cette expérience déroutante et frustrante, et mettre une mauvaise note à votre app. *". Tu m'étonnes John !

Ça veut surtout dire que le SEUL risque que Microsoft identifie, c'est la note qu'aura l'app sur le store. Ce n'est ni notre absence de consentement, ni ce que ça pourrait impliquer pour notre ordi. La note de cette app LG est d'ailleurs merdique... La prophétie s'est réalisée !!! lol

Cerise sur le gâteau, cette techno est officiellement dépréciée. Microsoft annonce son remplacement par un autre système, mais en attendant elle tourne toujours et elle installe toujours des merdouilles, par-ci par-là...

Mais alors qu'est-ce qu'elle pousse exactement, cette app LG ?

Hé bien un truc dont personne sur cette planète n'a jamais eu besoin, à savoir un essai gratuit de 30 jours pour McAfee Scam Detector, qui bascule ensuite sur un abonnement McAfee Plus Premium, à partir de 39,99 $ l'année (!!).

Actuellement, personne ne sait combien de machines sont touchées mais par contre, ce qu'on sait, c'est que les plaintes remontent à au moins 2024 sur les forums Microsoft, et que ça ne concerne pas que les modèles récents. Un LG UltraFine 32UN880-B acheté il y a 3 ans se comporte pareil. Et ni LG ni Microsoft n'ont publié le moindre communiqué à l'heure où j'écris ces lignes... (depuis, LG m'a répondu, voir la mise à jour en fin d'article)

Aussi, vous vous dites peut-être que c'est nouveau comme pratique mais pas du tout ! Y'a que le tuyau de diffusion qui s'est modernisé car il y a plus de 10 ans déjà, en 2015, Lenovo se faisait démonter pour Superfish , un adware préinstallé qui cassait le HTTPS avec son propre certificat racine. La même année, Dell se prenait le retour de flamme d' eDellRoot , un certificat livré avec sa clé privée dans la boîte. En 2017, on découvrait qu'un pilote audio Conexant livré chez HP enregistrait gentiment les frappes clavier. Alors bien sûr, à l'époque il fallait un PC entier pour se faire refourguer toute cette camelote et c'est vrai qu'aujourd'hui, suffit d'un écran et ensuite c'est Windows Update qui vous livre le bloatware.

Petite précision au passage, parce que j'ai vu plusieurs articles qui se sont emmêlés les pinceaux. De ce que moi j'ai compris, c'est que ce mécanisme n'a rien à voir avec l'ACR de LG, cette techno qui analyse ce que vous regardez sur les TV pour cibler la pub. Ce sont bien 2 sujets distincts puisque l'ACR, c'est du tracking de contenu sur les téléviseurs alors que le sujet dont je vous parle c'est de l'installation d'application via les métadonnées de périphérique sous Windows.

Alors si vous avez un écran LG, comment se protéger de ça ?

Le plus simple s'appelle Win11Debloat , un script PowerShell qui dispose depuis peu d'une option baptisée DisableDeviceAutoAppDownload qui coupe le robinet, et qui a ajouté LGElectronics.LGMonitorApp à sa liste d'apps supprimables. Ça permet de régler les deux problèmes d'un coup.

Après si vous préférez comprendre ce que vous faites plutôt que lancer un script, sachez qu'il écrit en réalité une seule valeur dans la base de registre :

HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Device Metadata
"PreventDeviceMetadataFromNetwork"=dword:00000001

Microsoft documente officiellement ce réglage pour les éditions Pro, Entreprise et Education, où vous le retrouvez en version cliquable via gpedit.msc, dans Configuration ordinateur > Modèles d'administration > Système > Installation de périphériques, au paramètre que Microsoft appelle "Prevent automatic download of applications associated with device metadata", que vous verrez traduit dans les Windows français. Après sur Windows Home il n'y a pas d'éditeur de stratégies, et rien ne garantit noir sur blanc que la clé y soit lue. Votre repli sûr, c'est donc le bouton planqué dans Panneau de configuration > Système > Paramètres système avancés > onglet Matériel.

Ce bouton, tiens. Je vous montrais déjà comment le désactiver en 2019 , quand Windows vous demandait poliment si vous vouliez continuer à télécharger automatiquement les applications des fabricants de matériel. La question s'était donc déjà posée à l'époque et je l'avais complètement oublié...

Après, si vous voulez faire le ménage plus large sur une machine fraîchement installée, SuperMSConfig fait très bien le job, et FlyOOBE vous permet de reprendre la main dès l'écran de première configuration, là où ces fameux "paramètres recommandés" se cochent tout seuls. Parce qu'au fond, les logiciels de merde installés d'office par les constructeurs , c'est un sport qui n'a jamais vraiment pris sa retraite.

Voilà, moi je pense qu'un écran ou n'importe quel périphérique ne devrait pas avoir le droit d'installer des trucs chez vous, qui est le pire pour nous balancer de la pub !


Mise à jour du 21 juillet 2026 - LG m'a fait parvenir une réponse par l'intermédiaire de son agence de communication. Je vous la mets telle quelle :

"LG Electronics réaffirme que McAfee n'est pas installé automatiquement et n'est jamais installé sans le consentement explicite de l'utilisateur. Le programme d'installation de l'application LG Monitor est distribué via le processus officiel de distribution Windows de Microsoft, qui incluait McAfee en option. McAfee ne sera installé que si l'utilisateur choisit activement de poursuivre l'installation et donne son consentement."

Alors sur ce point précis, LG a raison, et je n'ai jamais écrit le contraire. Ce que Gamers Nexus a filmé, c'est une pop-up qui vous propose l'essai McAfee 31 fois sur 32 démarrages, pas un antivirus qui s'installe en douce dans votre dos. Il faut cliquer pour l'avoir.

Sauf que le reproche n'a jamais porté là-dessus. Le truc qui coince, c'est l'app LG Monitor elle-même, celle qui atterrit sur votre machine sans vous demander votre avis et qui réclame "toutes les ressources système". Et ça, LG ne le conteste pas du tout, LG le confirme même : "distribué via le processus officiel de distribution Windows de Microsoft", c'est exactement le mécanisme device metadata que je décris plus haut. Le consentement dont ils parlent, c'est celui pour McAfee, une fois que l'app est déjà chez vous. Je note aussi le "incluait" au passé, sans que LG précise si l'app propose encore McAfee aujourd'hui.

Deuxième partie de la réponse, LG tient à préciser que ses téléviseurs "ne collectent, n'enregistrent ni ne stockent les conversations ambiantes", et que la reconnaissance vocale est une fonctionnalité optionnelle, lancée par l'utilisateur, qu'on peut ne jamais activer. Ce qui tombe plutôt bien vu que je disais justement plus haut que la TV et l'écran PC, ce sont deux sujets différents. Je relève quand même que ce démenti parle du micro, pas de l'ACR.

Et à l'heure où j'écris cette mise à jour, LG n'a toujours rien publié de public sur le sujet. La réponse est arrivée dans ma boîte mail.

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Microsoft bat son record avec 570 failles corrigées en un mois, et c'est son IA qui les déterre

Il y a des chiffres qui en disent long sur l'état d'un logiciel, et celui-ci en fait clairement partie. Microsoft vient de corriger 570 failles de sécurité d'un seul coup lors de son dernier Patch Tuesday, ce rendez-vous mensuel où l'éditeur rebouche les trous de ses programmes, et jamais encore il n'avait sorti un paquet de correctifs aussi monstrueux, presque le triple d'un mois précédent qui battait pourtant déjà tous les records.

Le ménage s'étend à peu près à tout ce que la maison fabrique, de Windows à Office jusqu'aux gros serveurs qui font tourner les entreprises. Dans le lot se cachent trois failles particulièrement vicieuses, de celles que les pirates connaissaient et exploitaient déjà avant même qu'un correctif n'existe, dont deux servaient carrément dans de vraies attaques au moment de la publication. La plus inquiétante s'attaque au chiffrement qui protège le disque de votre PC, même si, rassurez-vous, il faudrait pour cela qu'un malandrin ait la machine physiquement entre les mains.

Mais le plus intéressant dans cette histoire n'est pas vraiment le score, c'est la manière dont il a été atteint. Microsoft a lâché son intelligence artificielle dans les entrailles de Windows pour y débusquer les bugs à la chaîne, et le résultat ne s'est pas fait attendre, puisque le compteur s'emballe désormais d'un mois sur l'autre. L'éditeur prévient même que ces montagnes de correctifs vont devenir la routine, et qu'il va falloir prendre l'habitude de voir passer des Patch Tuesday obèses quasiment tous les mois.

Pour vous, dans la pratique, rien ne change vraiment, il suffit d'ouvrir Windows Update, de tout installer sans se poser de question et de redémarrer sans traîner, d'autant que certaines de ces failles sont déjà activement utilisées quelque part. Voir une intelligence artificielle repérer les défauts plus vite que les ingénieurs humains a de quoi rassurer sur le papier, mais ça souligne surtout l'incroyable quantité de failles qui roupillaient tranquillement dans Windows depuis des années, sans que jamais personne n'aille les chercher.

Source : Bleeping Computer

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