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Vous n’allez pas y croire : cette chemise produit de l’eau potable à partir de l’air 

Vous qui travaillez ou évoluez dans des zones où l’accès à l’eau est limité, et si votre prochaine gourde était… votre chemise ? Cela peut sembler complètement absurde mais c’est possible.

Du moins selon ces chercheurs de l’Université du Texas à Austin. Au fait, ils ont développé un textile capable de récupérer l’humidité présente dans l’air pour la transformer en eau potable

Extraire l’eau potable dans l’air : comment ça marche ?

Le principe repose sur un tissu spécial fabriqué à partir d’un hydrogel issu de la biomasse. Ce matériau a la capacité d’absorber l’humidité ambiante, même lorsqu’elle est présente en faible quantité. 

Une fois captée, cette humidité est dirigée vers des modules de récupération amovibles intégrés au vêtement. Ces modules sont ensuite placés dans un collecteur pliable. Là où la chaleur du soleil déclenche la libération de l’eau sous forme liquide. 

Les essais réalisés en laboratoire ont donné des résultats prometteurs. Selon le niveau d’humidité de l’air, la veste a permis de produire entre 400 et 900 millilitres d’eau potable par jour

Cela représente presque l’équivalent d’une bouteille d’eau quotidienne générée directement à partir de l’atmosphère. Les chercheurs indiquent également que cette technologie serait entre trois et dix fois plus efficace, à grande échelle, que les systèmes traditionnels de récupération d’eau atmosphérique. 

Et maintenant ?

Ces travaux, publiés dans la revue scientifique Science Advances, répondent à un défi qui limitait jusqu’à présent cette technologie. Voyez-vous, les systèmes de collecte d’eau atmosphérique étaient généralement installés sous forme de panneaux ou de structures fixes. 

Cette approche est différente. Elle consiste à intégrer directement la récupération de l’eau au cœur même des fibres textiles. La vapeur d’eau est captée et transformée en liquide à la surface des fibres. Elle est ensuite stockée dans le tissu, sans nécessiter d’équipement encombrant. 

Alors, les chercheurs ne comptent pas s’arrêter là. Dans une autre étude publiée dans Nature Water, la même équipe a présenté un dispositif solaire de récupération d’eau ayant atteint un rendement record. 

Lors des essais menés au désert de Chihuahua, au Nouveau-Mexique, ainsi qu’à Austin, au Texas, l’appareil produisait jusqu’à 1,3 litre d’eau propre. Et ce, par jour, aussi bien dans des environnements arides que semi-humides. 

Cette technologie s’inscrit dans un projet plus large visant à fournir de nouvelles sources d’eau aux régions les plus touchées par la pénurie. Notamment en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne. 

À terme, ces matériaux pourraient équiper des sacs à dos, des tentes ou encore des abris d’urgence destinés aux populations confrontées à des conditions extrêmes. 

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Vidéo : ils ont filmé un système immunitaire en train de dévorer un cancer 

Depuis une quinzaine d’années, les médecins utilisent des traitements appelés inhibiteurs de points de contrôle immunitaire pour combattre le mélanome. La forme la plus agressive du cancer de la peau

Chez certains patients, ces médicaments donnent des résultats spectaculaires. Chez d’autres, en revanche, ils semblent complètement inefficaces. Mais pourquoi cette différence ? Toute la question est là. 

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Experimental Medicine apporte toutefois un début de réponse. Les chercheurs ont filmé en temps réel des cellules immunitaires, en train d’attaquer des cellules cancéreuses vivantes. 

L’histoire de cette recherche réunit deux spécialistes venus d’univers différents. Yuki, dermatologue au Japon, traitait des patients atteints de mélanome. Tri Phan, lui, dirige un laboratoire à l’Institut Garvan de Sydney, spécialisé dans l’observation des cellules immunitaires en action.

En cherchant à comprendre pourquoi certaines immunothérapies échouent, Yuki a rejoint l’équipe australienne. Leur objectif : percer le mystère des tumeurs dites « froides ». 

Les « gros mangeurs » du corps humain sortent enfin de l’ombre 

Ces tumeurs créent un environnement hostile qui empêche les lymphocytes T, les soldats stars du système immunitaire, d’entrer en action. Le rêve des chercheurs consiste donc à transformer ces tumeurs « froides » en « chaudes », plus vulnérables aux attaques immunitaires. 

Et contre toute attente, la clé pourrait se trouver chez des cellules longtemps restées dans l’ombre : les macrophages. Et croyez qu’ils ne datent pas d’hier. 

Ils ont été découverts au début du XXe siècle par le zoologiste russe Ilya Mechnikov, récompensé par un prix Nobel en 1908. Leur nom vient du grec et signifie littéralement « grands mangeurs ».

Leur travail ressemble souvent à celui d’une équipe de nettoyage biologique. Ils avalent les débris cellulaires, éliminent les cellules mortes et gardent les tissus relativement propres. 

Pendant longtemps, on sous-estimait leur rôle dans le cancer. Contrairement à d’autres cellules immunitaires qui circulent partout dans l’organisme, les macrophages restent généralement installés dans des tissus précis.

Et ces macrophages avaient un comportement étrange. Ils se plaçaient tout autour des tumeurs de mélanome, presque comme des gardes du corps inversés. Quand les scientifiques les ont supprimés lors des expériences, les tumeurs ont grossi plus rapidement. Un indice qu’ils jouaient un rôle protecteur.

Mais que faisaient réellement les macrophages du mélanome ?

C’est justement pour comprendre cela que les chercheurs ont utilisé une technologie avancée appelée microscopie biphotonique intravitale. Elle permet d’observer des cellules vivantes directement à l’intérieur de tissus vivants, en temps réel. 

Et là, surprise totale. Ils ont vu les macrophages mordre, grignoter puis avaler des cellules de mélanome encore vivantes. Eux-même, ils avouent que même dans leur laboratoire, ils n’avaient encore jamais observé ce phénomène.

Cette attaque se produisait sans l’aide des lymphocytes T ni des anticorps produits par les lymphocytes B. Les scientifiques du Melanoma Institute Australia ont ensuite retrouvé des macrophages CD169 similaires dans des échantillons provenant de patients atteints de mélanome. 

Là aussi, ces cellules se tenaient à la périphérie des tumeurs. Ce qui laisse penser qu’elles jouent un rôle protecteur chez l’humain également.

D’ailleurs, les macrophages ne se contentent pas de « manger » des cellules. Ils peuvent aussi servir de système d’alerte pour le reste du système immunitaire

Après avoir digéré des éléments suspects, ils affichent des fragments cellulaires comme des panneaux “danger”. Cela, afin d’attirer les lymphocytes T vers la menace. 

Cela dit, pour le moment les chercheurs ignorent encore ce qui pousse certains macrophages à rester discrets alors que d’autres déclenchent une véritable alarme immunitaire.

Comme les macrophages CD169 sont stratégiquement placés autour des tumeurs, ils pourraient justement jouer ce rôle de déclencheur.

Qu’est-ce que cette découverte change ?

Cette découverte dépasse largement le seul cas du mélanome. Les macrophages sont présents dans énormément de cancers solides, notamment le cancer du sein ou le glioblastome. 

Les chercheurs veulent désormais comprendre précisément comment ces macrophages avalent des cellules cancéreuses vivantes et comment ils transmettent ensuite l’alerte aux lymphocytes T. 

Si ce mécanisme est maîtrisé, il pourrait ouvrir la voie à de nouvelles immunothérapies capables d’aider beaucoup plus de patients.

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