En sciant en blocs numérotés une falaise sculptée entre 1964 et 1968, des équipes venues de plusieurs pays ont littéralement remonté une montagne plus haut et en retrait
Entre 1964 et 1968, les temples d'Abou Simbel ont connu une transplantation monumentale : plus d'un millier de blocs de grès, pesant jusqu'à 30 tonnes chacun, ont été sciés au fil, numérotés comme un puzzle géant, puis remontés 65 mètres plus haut et 200 mètres en retrait pour échapper aux eaux du lac Nasser. Cette prouesse d'ingénierie archéologique, orchestrée par l'UNESCO et des équipes multinationales, a posé les fondations de la protection du patrimoine mondial.
Entre 1964 et 1968, une armée d'ingénieurs et d'archéologues a découpé les deux temples nubiens d'Abou Simbel en plus de mille blocs pour les hisser sur un plateau à 65 mètres plus haut. Cette opération de sauvetage international du patrimoine a préservé un phénomène solaire vieux de trois mille ans, au millimètre près.
Entre 1963 et 1968, l'Égypte et l'UNESCO ont entrepris l'une des plus grandes prouesses de l'archéologie moderne : découper le temple d'Abou Simbel en 1 035 blocs de pierre pour le déplacer 65 mètres plus haut, sauvant ainsi un monument vieux de 3 000 ans de la submersion du lac Nasser. Un chantier qui a mobilisé des équipes du monde entier et coûté l'équivalent de 632 millions de dollars actuels.