Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Shorts suicidaires et leviers à neuf chiffres : le top 10 des trades les plus culottés de l’histoire crypto

Poker face. En 2008, Lady Gaga en faisait le titre d’un tube mondial construit, de son propre aveu, sur l’imagerie du poker et du bluff. Dans la crypto, la formule colle à une poignée de traders. Ceux-là ne montrent jamais leur jeu, jusqu’à ce que le marché ne les force à abattre leurs cartes.

Il y a ceux qui lisent des graphiques, et ceux qui parient leur réputation sur un seul chiffre. Cette liste appartient à la seconde catégorie : dix coups joués en public, documentés par la presse ou par la blockchain elle-même, sur Hyperliquid ou ailleurs. Certains ont fait exploser des fortunes, d’autres ont englouti des centaines de millions de dollars en quelques heures. Voici donc le top 10 des trades les plus culottés de notre petite histoire crypto.

Le choix de ces dix paris reste évidemment arbitraire : la crypto ne manque pas d’autres candidats tout aussi culottés.

Avant d’attaquer, un point méthodologie s’impose. Plusieurs identités citées dans cette liste reposent sur du tracking on-chain. C’est le cas du trader connu sous le pseudonyme GCR, ou des deux adresses derrière la panique sur l’UST. Enfin, c’est aussi le cas du compte lié à Garrett Jin. Ce travail est réalisé par des sociétés comme Arkham Intelligence ou Chainalysis. Il relie des portefeuilles à des schémas de transactions, mais n’établit pas une identité judiciaire au sens propre. Sauf condamnation ou aveu explicite, ces attributions restent donc des présomptions solides, pas des faits tranchés par un tribunal.

Rejoignez Steady Lads, la communauté premium du JDC, et suivez en direct le portefeuille crypto d'un trader professionnel.
<strong>Découvrir Steady Lads</strong>
Découvrir Steady Lads

Le classement des dix paris, en un coup d’oeil

NomDateNotionnel / perteIssueSource
Tim DraperJuin 2014~19 M$ (achat, non confirmé officiellement)Bitcoin multiplié par plus de 100 depuisPresse US de l’époque
Sam Bankman-Fried2017-2020 puis nov. 2022~1 M$/jour (arbitrage) ; empire à 32 Md$ effondré25 ans de prison, appel perdu (12/06/2026)CoinDesk
GCRAvril 202220 M$ (short LUNA)Gain quasi doublé, identité jamais confirméeArkham Intelligence (estimation)
Traders anonymes UST7 mai 2022185 M$ (ventes UST cumulées)Dépeg, -40 Md$ en quelques joursChainalysis
Three Arrows CapitalFin 2020 – été 20221,2 Md$ (position GBTC à levier)Faillite, créances de 3,5 Md$Procédures judiciaires
Avraham EisenbergOctobre 2022110 M$ (emprunté)Condamnation annulée (2025), appel des procureurs (01/2026)DL News / CoinDesk
Changpeng Zhao (CZ)6 novembre 2022FTT, déclencheur de la chute de FTX (32 Md$)Grâce présidentielle (23/10/2025)CoinDesk
James WynnMai 20251,25 Md$ (position, levier 40x)Plus de 100 M$ de pertesThe Block / CoinDesk
Trader présumé Garrett JinOctobre 2025110 M$ (positions courtes, levier 10x)Gain de 150-200 M$, puis -250 M$ (01/2026)Arkham Intelligence / The Block
Machi Big BrotherOctobre 2025 – mai 2026Positions ETH à 25x de levierPerte de plus de 75 M$Arkham Intelligence
Do Kwon (hors classement)Décembre 2025 (jugement)40 Md$ de pertes (effondrement Terra)15 ans de prisonDOJ (SDNY)

1. Tim Draper achète 30 000 bitcoins à l’aveugle aux enchères des US Marshals

Le nom de Tim Draper n’est pas nouveau dans la Silicon Valley. Ce capital-risqueur de troisième génération a déjà misé tôt sur Skype, Hotmail ou Tesla. Mais ce pedigree ne rassure personne en 2014. La crypto sort d’un scandale retentissant, et beaucoup la croient finie. En juin de cette année-là, les US Marshals mettent aux enchères 29 656 bitcoins saisis lors du démantèlement de Silk Road.

Le marché sort à peine de l’effondrement de Mt. Gox, le bitcoin vaut environ 630 dollars et personne ne veut y toucher. Draper rafle pourtant les trois lots en une seule offre. Le montant exact n’a jamais été confirmé publiquement. Mais la presse américaine de l’époque l’estime à environ 19 millions de dollars, soit près de 640 dollars par bitcoin. Il annonce qu’il ne vendra jamais.

Le pari a payé, largement : Tim Draper reste l’un des investisseurs les plus actifs et les plus bruyants de l’écosystème crypto. En avril 2026, il a de nouveau annoncé un bitcoin à 250 000 dollars sous dix-huit mois, invoquant les pressions inflationnistes sur le dollar. Il avait déjà formulé ce type de pronostic par le passé, avec un succès inégal. Il continue de juger « irresponsable » pour une entreprise de ne pas détenir de bitcoin.

2. Sam Bankman-Fried lance Alameda avec l’arbitrage coréen

Avant FTX, il y a eu le kimchi premium. À l’époque, Sam Bankman-Fried n’est encore qu’un trader quantitatif inconnu du grand public. Alameda Research, la société qu’il vient de fonder, cherche justement à se faire un nom sur ce genre d’inefficacité de marché. Entre 2017 et 2020, le bitcoin s’échange parfois 50 % plus cher en Corée du Sud qu’ailleurs. Autrement dit, cette prime s’explique par les contrôles de capitaux locaux.

Sam Bankman-Fried monte alors une machine à acheter du bitcoin à l’étranger pour le revendre en won. Le profit atteint jusqu’à un million de dollars par jour, selon ses propres déclarations rapportées par CNBC à l’époque. Ainsi, il fallait faire vite. L’opération était légale, répétitive et terriblement culottée sur le plan logistique. Il fallait déplacer du capital à travers des juridictions hostiles à ce genre de flux, jour après jour.

Après FTX : la chute, puis la prison

La suite est connue. Sam Bankman-Fried a bâti FTX sur cette réputation de trader habile, avant que l’empire ne s’effondre en novembre 2022. Condamné à 25 ans de prison pour fraude, il a perdu l’appel de sa condamnation le 12 juin 2026. Résultat : la cour d’appel du deuxième circuit a confirmé intégralement le verdict.

Il purge sa peine dans un établissement fédéral de basse sécurité près de Santa Barbara, en Californie. Sa sortie est théoriquement prévue pour 2044, sauf recours devant l’ensemble de la cour, la Cour suprême, ou grâce présidentielle qu’il chercherait déjà à obtenir. Il envisagerait même, une fois libre, de lancer sa propre cryptomonnaie.

3. GCR, le trader fantôme qui a shorté LUNA avant tout le monde

Le style de GCR détonne dans un univers où les traders exhibent volontiers leurs gains en story sur X. Lui ne communique presque jamais, sinon pour livrer un conseil de marché tous les dix-huit mois.

Le pseudonyme GCR (Gigantic Rebirth) désigne un trader anonyme parti d’environ 1 000 dollars. Il a bâti, selon les estimations d’Arkham Intelligence, un patrimoine on-chain traçable pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de dollars. En avril 2022, il ouvre une position short de 20 millions de dollars sur LUNA. Un mois avant l’effondrement de Terra, le pari double quasiment de valeur quand l’écosystème s’écroule en mai.

GCR est resté fidèle à sa légende : personne n’a percé son identité. Sa dernière sortie publique notable remonte à avril 2024, lorsqu’il avait brièvement rompu le silence pour commenter une chute du marché. Depuis, seuls quelques mouvements on-chain trahissent une activité résiduelle, comme la réclamation d’un airdrop du token CULT fin 2024, revendu quelques semaines plus tard pour une fraction de sa valeur initiale, selon Arkham Intelligence. Enfin, le trader fantôme, lui, n’a jamais reparu.

4. Les deux traders anonymes qui ont déclenché la panique sur l’UST

L’UST n’était pas un stablecoin comme les autres. Son rendement de près de 20 %, offert via le protocole Anchor, avait attiré des centaines de milliers d’épargnants. Dans les faits, beaucoup étaient peu familiers du risque propre à un ancrage purement algorithmique.

Le 7 mai 2022, Terraform Labs retire une partie de sa liquidité sur le pool Curve 3pool. Treize minutes plus tard, un premier trader échange 85 millions d’UST contre de l’USDC. Dans l’heure qui suit, un second vend 100 millions d’UST supplémentaires, par tranches de 25 millions, selon les données on-chain documentées par Chainalysis.

Ces deux ventes massives cassent le peg du stablecoin algorithmique. Résultat : la spirale qui suit effacera plus de 40 milliards de dollars de valeur en quelques jours. Leurs identités restent inconnues à ce jour.

Rien n’a changé sur ce point précis. Les deux traders n’ont jamais été identifiés, malgré les efforts de plusieurs cabinets d’analyse on-chain dans les mois qui ont suivi le crash. Ils restent, à ce jour, les fantômes les plus discrets de cette liste.

Rejoignez Steady Lads, la communauté premium du JDC, et suivez en direct le portefeuille crypto d'un trader professionnel.
<strong>Découvrir Steady Lads</strong>
Découvrir Steady Lads

5. Three Arrows Capital et le pari à un sens sur la décote du GBTC

Three Arrows Capital n’est alors pas un acteur marginal. Le fonds, cofondé par Su Zhu et Kyle Davies, gère plusieurs milliards de dollars et jouit d’une réputation de « smart money » incontestée dans l’écosystème. Fin 2020, Three Arrows Capital devient le plus gros détenteur institutionnel de parts du Grayscale Bitcoin Trust. Concrètement, sa position dépasse 1,2 milliard de dollars, empruntée à effet de levier.

Le pari repose sur une conviction simple : la prime du GBTC sur le bitcoin spot ne peut que persister. Pourtant, elle s’inverse en décote et ne remonte jamais. Combiné à l’exposition à Terra, ce trade laissera de lourdes créances lors de la liquidation du fonds, à l’été 2022. Selon les procédures judiciaires, ces créances sont évaluées à 3,5 milliards de dollars.

Su Zhu et Kyle Davies, après la chute

Leur trajectoire prend ensuite un tour différent, marqué par la fuite en avant. Su Zhu a été arrêté fin septembre 2023 à l’aéroport de Singapour alors qu’il tentait de quitter le pays. Il est ensuite condamné à quatre mois de prison pour refus de coopérer avec les liquidateurs. Il en ressort début 2024, qualifiant son séjour carcéral d’« agréable ».

Avec Davies, il lance alors OPNX, une plateforme d’échange de créances de faillites crypto. Celle-ci ferme à son tour en février 2024, pendant que les liquidateurs de 3AC réclament 1,3 milliard de dollars aux deux hommes. Kyle Davies, de son côté, continue de revendiquer n’avoir « rien à se reprocher » et refuse de reconnaître la compétence des tribunaux américains.

6. Avraham Eisenberg, une condamnation qui n’a pas tenu deux ans

Mango Markets n’est alors qu’un protocole de trading décentralisé de taille modeste, construit sur Solana, loin des standards de sécurité qui s’imposeront après lui. En octobre 2022, Avraham Eisenberg manipule le prix du token MNGO en multipliant les swaps croisés entre deux de ses propres comptes. La valeur du jeton grimpe de plus de 1 000 % en vingt minutes. Il utilise cette valorisation artificielle comme collatéral pour emprunter 110 millions de dollars aux utilisateurs de Mango Markets, sans intention de rembourser selon l’accusation.

Sur X, il revendique une « highly profitable trading strategy », assumant l’exploit comme un trade légitime au regard du code du protocole. Le 18 avril 2024, un jury fédéral le reconnaît coupable de fraude et de manipulation de marché.

Une condamnation annulée, puis contestée en appel

Le 23 mai 2025, le juge fédéral Arun Subramanian annule l’intégralité de ces condamnations, pour deux raisons distinctes. D’abord un motif de compétence territoriale : Eisenberg n’a ni tradé, ni appelé, ni envoyé le moindre e-mail depuis New York. Cela prive, selon lui, les procureurs du Southern District de New York de toute base légale sur les chefs de fraude et de manipulation.

Sur le chef de fraude électronique, le juge tranche différemment. Pour lui, emprunter sur un protocole « sans règle ni interdiction explicite » ne constitue pas une fausse déclaration punissable. Or, les procureurs ont fait appel de cette décision en janvier 2026. Ils estiment que le juge a ignoré les conditions d’utilisation de Mango Markets, qui imposaient bien des ratios de garantie. Une nouvelle condamnation sur le volet fraude reste donc possible. Eisenberg reste incarcéré pour une affaire distincte et sans lien avec Mango Markets. Il a été condamné en mai 2025 à plus de quatre ans de prison pour possession de matériel pédopornographique.

7. CZ, le tweet à 2,1 milliards de dollars qui a coulé FTX

Changpeng Zhao est le fondateur de Binance, et son ancien CEO. De fait, son avis pèse sur les prix bien au-delà de son propre carnet d’ordres. Le 6 novembre 2022, CoinDesk révèle qu’Alameda Research loge 40 % de ses 14,6 milliards de dollars d’actifs dans le jeton FTT. Quatre jours plus tard, Changpeng Zhao annonce sur X que Binance va liquider ses avoirs restants en FTT. Il invoque les « récentes révélations ».

Il rappelle au passage un chiffre : Binance avait touché environ 2,1 milliards de dollars en BUSD et en FTT. C’était lors de sa sortie du capital de FTX, en 2021. Plus qu’un short classique, c’est un aveu de défiance publique envers un concurrent direct, posté par l’homme le plus influent de l’industrie. Le FTT perd plus de 80 % de sa valeur dès le 8 novembre. FTX vacille aussitôt et dépose le bilan le 11, entraînant dans sa chute un empire valorisé 32 milliards de dollars quelques mois plus tôt seulement.

De la prison à la grâce présidentielle

CZ a lui aussi eu affaire à la justice américaine entre-temps. Il a plaidé coupable en novembre 2023 pour manquement aux obligations de lutte contre le blanchiment chez Binance, et purgé une peine de prison aux États-Unis. Le 23 octobre 2025, Donald Trump lui accorde une grâce présidentielle, une décision immédiatement critiquée par plusieurs élus démocrates.

Ceux-ci y voient un possible conflit d’intérêts lié aux liens d’affaires entre Binance et la famille Trump, ce que l’entourage de CZ dément fermement. Binance, la plateforme qu’il a cofondée, détenait à elle seule environ 87 % du stablecoin USD1 de World Liberty Financial. Ce projet crypto, lancé par les fils du président, a démarré début février 2026, selon Forbes. La plateforme avait aussi distribué, fin janvier 2026, pour 40 millions de dollars de jetons WLFI dans le cadre d’une promotion conjointe. CZ continue pourtant de se dire optimiste sur un supercycle du bitcoin.

Capture d'écran de l'échange sur X entre Changpeng Zhao et Caroline Ellison le 6 novembre 2022, juste avant l'effondrement de FTX.
Le tweet de CZ annonçant la liquidation du FTT par Binance, suivi de la réponse de Caroline Ellison proposant de racheter la position à 22 dollars, le 6 novembre 2022 – Source : X

8. James Wynn, du memecoin à sept mille dollars au milliard sur Bitcoin

James Wynn se fait connaître en 2023 en transformant environ 7 000 dollars en 20 à 25 millions sur le token PEPE. Cet exploit le transforme en figure culte des salons de trading sur Telegram. Deux ans plus tard, il rejoue sa notoriété sur Hyperliquid, la plateforme qui devient alors sa nouvelle scène de prédilection. Le 21 mai 2025, il ouvre une position longue de 830 millions de dollars sur bitcoin. Il la porte à 1,25 milliard le 24 mai, à 40x de levier, selon CoinDesk.

Le marché tourne. Fin mai, ses positions sautent en cascade, pour plus de 100 millions de dollars de pertes en quelques jours, confirme The Block. Peu de traders auront incarné aussi vite les deux extrêmes du levier. La gloire fulgurante, puis la liquidation publique, sous le regard de milliers de comptes qui suivaient son wallet en direct.

Malgré tout, James Wynn n’a jamais vraiment quitté la table. Dès juillet 2025, à peine remis de sa liquidation, il rouvre des positions à effet de levier sur l’ether et sur PEPE. Le scénario se répète ensuite plusieurs fois au fil des mois suivants : nouvelles positions, nouveaux gains éphémères, nouvelles liquidations. En avril 2026, son compte a fondu à 900 dollars après une sixième liquidation en deux semaines. En clair, il en comptait plus de deux cents au total depuis ses débuts sur la plateforme.

9. Le trader mystère qui a shorté treize minutes avant Trump

Le contexte politique compte autant que le trade lui-même. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la guerre commerciale avec la Chine un instrument de politique quasi quotidien. Le marché crypto réagit désormais en quelques secondes à chacun de ses messages sur les réseaux. Un vendredi d’octobre 2025, une baleine anonyme ouvre des positions courtes sur Hyperliquid. Elle mise 80 millions de dollars sur bitcoin et 30 millions sur ether, à 10x de levier.

Le timing est presque parfait. Quelques minutes plus tard, Donald Trump annonce un tarif douanier de 100 % sur la Chine et fait plonger l’ensemble du marché crypto. Le profit est estimé entre 150 et près de 200 millions de dollars selon Arkham Intelligence. Des enquêteurs on-chain pointent Garrett Jin, ancien dirigeant de la plateforme BitForex, qui dément toute anticipation et dénonce la divulgation de son identité par CZ lui-même.

Qui est Garrett Jin ?

L’identité présumée du trader n’a jamais été confirmée officiellement, mais Garrett Jin reste à ce jour le nom qui revient le plus souvent dans les enquêtes on-chain. Son parcours antérieur n’aide pas sa défense. BitForex, l’exchange qu’il avait fondé, s’était effondré en 2024, au milieu d’accusations de détournement de fonds clients.

Le portefeuille lié à ce trade a néanmoins continué d’opérer sur Hyperliquid après octobre 2025, accumulant près de 100 millions de dollars de gains cumulés. Le retournement est venu fin janvier 2026, après avoir rebasculé sur des positions longues à fort levier. Ce compte a essuyé une liquidation d’environ 250 millions de dollars sur l’ether, selon Arkham Intelligence. Son résultat net cumulé est ainsi repassé en territoire négatif.

10. Machi Big Brother, le compte qui refuse de sortir de table

Jeffrey Huang n’est pas un inconnu de la scène crypto taïwanaise : entrepreneur et ancien producteur de musique, il s’était construit une notoriété locale. Sur Hyperliquid, il est devenu l’un des comptes les plus suivis du marché, pour de mauvaises raisons. À force de positions longues sur l’ether à 25x de levier, il a hérité du surnom de « roi des liquidations ».

Entre octobre 2025 et mai 2026, il perd plus de 75 millions de dollars, selon Arkham Intelligence. Il avait pourtant connu un pic de 44,5 millions de dollars de gains latents, à un moment de la séquence. Son fil de transactions est suivi en direct par des milliers de comptes. Il est devenu un cas d’école involontaire sur ce que le levier fait à un compte qui refuse de sortir.

Le compte de Machi Big Brother n’a jamais vraiment cessé de tourner. Il a été de nouveau intégralement liquidé début 2026, avant de rouvrir des positions à fort levier avec le peu de capital qu’il lui restait. À chaque fois, il recharge et recommence, dans un cycle que les analystes on-chain qualifient de « résilience » plus que de stratégie.

Le cas Do Kwon, pour la mesure

Do Kwon, lui, n’a plus l’occasion de recharger un compte. Le fondateur de Terra a écopé de quinze ans de prison en décembre 2025, une peine que confirme le jugement du tribunal fédéral de New York. Il avait orchestré un système à effet de levier bien plus large que celui de Huang, avec 40 milliards de dollars de pertes à la clé.

Le rapprochement s’arrête là où la comparaison devient dangereuse. Suivre un portefeuille sur la blockchain ne dit rien du casier judiciaire de son propriétaire. Cela ne dit rien non plus de l’endroit où il dort le soir. Sur Hyperliquid, le carnet est public. La prison, elle, ne l’est pas.

Ces dix histoires n’ont ni le même montant ni la même époque en commun, mais un seul réflexe : miser gros quand tout le monde regarde ailleurs. Le bluff fonctionne un temps. Puis la blockchain cesse de jouer le jeu. Chaque position reste inscrite, publique, consultable par quiconque sait où chercher, bien après que la table s’est vidée. Sur Hyperliquid comme ailleurs, des dizaines de comptes anonymes rejouent aujourd’hui les mêmes schémas, sous le regard des mêmes limiers on-chain.

Passez à la version premium du Journal du Coin avec Steady Lads. Vous suivez le portefeuille de Cara en temps réel, participez aux lives hebdo en petit comité et profitez d'analyses quotidiennes concrètes. Un cadre pédagogique pensé pour vous faire progresser, quel que soit votre niveau.
<strong>Rejoindre Steady Lads</strong>
Rejoindre Steady Lads

L’article Shorts suicidaires et leviers à neuf chiffres : le top 10 des trades les plus culottés de l’histoire crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Data centers, minage de Bitcoin : Accusés de tuer la planète, ils chauffent déjà nos maisons

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Ce slogan de la campagne officielle d’économies d’énergie de 1974-1976 pourrait presque trouver sens de nos jours. Presque.

On vous a sans doute déjà servi les deux accusations à la suite. Les data centers de l’IA assèchent les nappes phréatiques et engloutissent des réseaux électriques entiers. Le minage de Bitcoin carbure à l’électricité comme un pays pour fabriquer, au fond, des jetons virtuels. Au fond, les deux procès se ressemblent presque mot pour mot, poncifs compris. Pourtant, ce qu’on raconte rarement, c’est que ces mêmes machines accusées de tous les maux chauffent déjà des logements et des bureaux. Ailleurs, ce sont des piscines qu’elles réchauffent, quelque part dans le monde. En somme, la chaleur existe, elle est même gratuite. Ne manque que le tuyau pour aller la chercher, et ça, c’est un choix, pas une fatalité.

Les points clés de cet article :

  • Data centers et minage de Bitcoin consomment autant d’électricité que des pays entiers, mais la chaleur qu’ils rejettent est tout aussi réelle, gratuite, et largement perdue.
  • Le fameux chiffre de Cambridge n’est pas une étude qu’on refait chaque année : c’est un indice vivant, dont la méthode a été corrigée une bonne fois en 2023, pas rejouée en boucle.
  • Des initiatives concrètes récupèrent déjà cette chaleur pour chauffer logements et infrastructures, de Stockholm à un pavillon français, mais la France peine à généraliser le procédé faute de réseaux urbains adéquats.
Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Data centers, Bitcoin : la même accusation en écocide

Commençons par les chiffres. L’estimation live de l’indice CBECI de l’université de Cambridge situe la consommation électrique annualisée de Bitcoin à 138 TWh au 29 juillet 2026. C’est l’ordre de grandeur de la consommation électrique annuelle d’un pays comme la Pologne.

Le chiffre ne tient d’ailleurs jamais en place. Fin décembre 2025, Cambridge évaluait aussi la consommation minière annualisée à 190 TWh — une estimation encore préliminaire, pas un bilan annuel figé. Ce n’est surtout pas le même compteur que l’estimation live, retombée depuis à 138 TWh.

L’indice CBECI, un chiffre vivant, pas une étude figée

D’ailleurs, petite mise au point qui s’impose : ce reproche revient en commentaire à chaque publication de ce chiffre. « L’étude de Cambridge, on sait qu’elle ne vaut rien, ils la refont tous les ans », lit-on souvent. Le poncif a la vie dure, mais il confond deux choses. Le CBECI, rebaptisé depuis CBNSI (Cambridge Blockchain Network Sustainability Index), n’est pas une étude republiée chaque millésime. C’est un indice vivant, recalculé en continu au gré du hashrate et du prix de l’électricité.

La seule vraie révision méthodologique remonte à août 2023. Avant cette date, le modèle traitait presque à égalité deux machines très différentes. Un Antminer S9 de 2016 (11,5 TH/s), et un S19 XP Hydro de 2022 (260 TH/s). Cela gonflait artificiellement le poids du vieux matériel dans le calcul. La correction a introduit une pondération dégressive sur cinq ans qui favorise les machines récentes. Elle a aussi fait plonger rétrospectivement l’estimation de 2021, de 104 à 89 TWh. Depuis, la méthode n’a pas bougé d’un iota. Ce qui varie d’un jour à l’autre, c’est le hashrate, pas la formule.

Les data centers, eux, ne ralentissent pas

Les data centers, eux, ont avalé 448 TWh dans le monde en 2025. C’est ce que révèle un rapport de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations unies, publié en juin 2026. La trajectoire grimpe ensuite vers 945 TWh en 2030, environ 3 % de l’électricité mondiale. Cela représenterait 399 millions de tonnes de CO₂ projetées à cette échéance. De quoi nourrir le même refrain partout, celui d’un secteur qui pompe l’énergie pour produire, au choix, des jetons ou des réponses de chatbot.

Le refrain a d’ailleurs un public. Selon un sondage Gallup mené du 2 au 18 mars 2026, 71 % des Américains se disent opposés. Concrètement, ils ne veulent pas d’un data center près de chez eux. Parmi eux, 48 % le sont « fermement ». Aucun institut ne sonde l’avis des riverains sur les fermes de minage. Pourtant, l’ambiance sur les réseaux sociaux à chaque pic de hashrate n’est guère différente. Au fond, deux industries partagent le même chef d’accusation, et la même paresse à vérifier la source avant de la citer.

Le Bitcoin et les data centers chauffent déjà vos radiateurs

Passons à la pratique. Stockholm récupère la chaleur d’un data center depuis 1979, année où IBM a branché le tout premier tuyau sur le réseau urbain, raconte DataCenterDynamics. Depuis, l’opérateur public Stockholm Exergi alimente en chauffage urbain l’équivalent de 800 000 habitants au total, data centers compris parmi ses sources. L’opérateur DigiPlex, lui, y raccorde à lui seul 10 000 logements chauffés par la chaleur de ses data centers depuis 2018. Bref, rien de neuf sous le soleil suédois, juste quarante-sept ans d’avance sur tout le monde. En France, le quartier de Val d’Europe chauffe un parc d’entreprises depuis 2012 grâce à un data center voisin. L’eau y circule à 55 degrés dans les tuyaux.

Le minage de Bitcoin s’y met aussi

Côté minage, le format rétrécit mais le principe ne change pas d’un iota. À Vancouver, l’entreprise MintGreen a lancé en 2022 ses chaudières numériques sur le réseau de chaleur de Lonsdale Energy. Elle avançait un objectif chiffré dès son lancement : 96 % de l’électricité minière récupérée en chaleur pour près d’une centaine de bâtiments. Autrement dit, c’est un chiffre avancé par le projet lui-même, non confirmé par un audit indépendant.

Puis, en France, la startup nantaise Hestiia va plus loin. Concrètement, cofondée en 2016 par Alexandre Vinot, elle a lancé en 2024 des radiateurs individuels équipés de puces de minage recyclées. Résultat : ils chauffent un salon tout en générant quelques satoshis. Son directeur des opérations, Antoine Cossart, résume l’idée à sa façon, il a remplacé le radiateur classique par un ordinateur.

En février 2024, l’entreprise revendiquait une centaine d’installations et près de 200 livraisons. Depuis, elle a réorienté son modèle. Dès mars 2024, elle a mis fin à la vente aux particuliers pour se concentrer sur le B2B. Son radiateur myEko Pro cible désormais les bailleurs et promoteurs, un virage soutenu par le plan France 2030.

Pourquoi la France peine à recycler la chaleur de ses data centers

Et pourtant, en France, le chantier avance au ralenti. Depuis le 30 avril 2025, la loi DDADUE oblige tout data center de plus de 1 MW à valoriser sa chaleur fatale. Il ne s’agit plus seulement de l’étudier. Le texte, codifié à l’article L.236-2 du code de l’énergie, est entré en vigueur le 1er octobre 2025. Son décret d’application, le décret n° 2025-1382 du 29 décembre 2025, est lui entré en vigueur le 1er janvier 2026.

Il fixe la barre à un facteur de réutilisation énergétique d’au moins 20 %. Ce seuil est appelé à grimper jusqu’à 40 % à mesure que la technologie progresse. Sur le papier, l’ambition tient la route. Dans les faits, un premier bilan du secteur le constate, le dispositif ne fonctionne « qu’en milieu urbain dense, et nulle part ailleurs ». Et les récalcitrants ne s’en tirent pas indemnes pour autant : mise en demeure d’abord. Puis vient une amende pouvant grimper jusqu’à 50 000 euros, selon Hellio.

Corbeil-Essonnes, un chantier sans tuyau

Prenez le chantier de Corbeil-Essonnes, sur l’ancien site IBM. Cent vingt-cinq mégawatts de puissance annoncée, et la question du réseau de chaleur à construire encore ouverte, débattue lors de l’enquête publique. À ce jour, rien n’est branché, contrairement à ce que raconte la rumeur qui circule sur cette ville. Le problème n’est pas la technologie du site. Un data center géant posé loin d’une zone dense n’a tout simplement personne à qui donner sa chaleur. Stockholm, elle, a bâti son réseau urbain dans les années 1970, après les chocs pétroliers, bien avant l’arrivée du moindre serveur. Brancher un data center dessus n’a rien coûté de plus qu’un tuyau supplémentaire.

Un choix politique, pas technique

Le choix politique est là, pas dans la puce. En effet, une carte mère qui mine du Bitcoin et un GPU qui entraîne un modèle de langage produisent, watt pour watt, la même chaleur perdue. Ce qui les sépare, c’est qui a décidé, des décennies à l’avance, de construire le tuyau. Et ce tuyau ne s’improvise pas : un réseau de chaleur urbain se chiffre en dizaines de millions d’euros. En clair, il se planifie sur une génération, pas sur la durée de vie d’un data center. La loi peut bien exiger 20 % de chaleur valorisée, elle ne fait pas apparaître le réseau qui manque à Corbeil-Essonnes ou ailleurs. Autrement dit, un décret ne construit pas un tuyau. Un choix politique, si.

La bataille de l’image ne s’arrête pas aux data centers ni aux fermes de minage. Marathon Digital promettait, en juin 2024, de réutiliser la chaleur d’une ferme de minage de 2 MW en Finlande. L’objectif : chauffer environ 11 000 logements dans une ville voisine. Résultat : le projet reste local, faute de réseau de chaleur où se brancher ailleurs, exactement le problème que rencontre aujourd’hui le chantier de Corbeil-Essonnes. En clair, le GPU qui entraîne un modèle de langage et l’ASIC qui mine un bloc chauffent au même degré près. Ce qui les sépare, c’est un tuyau que personne n’a encore posé, ni à Corbeil-Essonnes, ni ailleurs. Un choix, pas une fatalité.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Data centers, minage de Bitcoin : Accusés de tuer la planète, ils chauffent déjà nos maisons est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Économie : Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour alimenter son IA

Treize milliards d’euros pour un pays de 5,6 millions d’habitants. Google prévoit d’investir au moins cette somme en Finlande sur 2027 et 2028. Concrètement, l’enveloppe se répartit entre de nouveaux data centers dédiés à l’intelligence artificielle et un accord d’approvisionnement en électricité nucléaire. Elle financera aussi le renforcement du réseau censé acheminer ces mégawatts.

Derrière l’annonce se joue la bataille que connaissent les mineurs de bitcoin depuis dix ans. Autrement dit, elle porte sur les mégawattheures bon marché, décarbonés et déjà raccordés. La Finlande en dispose, et Google vient d’en réserver une part considérable.

Points clés

  • Google prévoit au moins 13 milliards d’euros en Finlande sur 2027 et 2028, près de trois fois son cumul investi depuis 2009
  • Le paquet couvre des data centers IA, un accord d’approvisionnement nucléaire et le renforcement du réseau géré par Fingrid
  • Google a déjà pris pied chez d’anciens mineurs de bitcoin comme TeraWulf et Cipher Mining pour leurs raccordements électriques
  • Le minage conserve deux atouts face à l’IA : la coupure en quelques secondes et la revente de sa chaleur fatale
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Google, la Finlande et un accord nucléaire à 13 milliards d’euros

Hamina n’est pas un site pilote. Google y a racheté en 2009 l’usine à papier de Summa. Concrètement, l’acquisition, menée auprès du groupe Stora Enso, s’est faite pour une quarantaine de millions d’euros. L’entreprise a ensuite reconverti les tunnels de l’ancienne papeterie en circuit de refroidissement. L’eau de mer, puisée dans le golfe de Finlande, alimente le dispositif. Depuis 2011, le campus n’a cessé de grossir.

Avec ce site, l’entreprise revendique déjà plus de 4,5 milliards d’euros engagés dans le pays. De plus, un milliard supplémentaire a été annoncé en 2024 pour l’agrandir. Résultat : la nouvelle enveloppe représente près de trois fois ce cumul, concentrée sur deux exercices. La chaleur du campus est par ailleurs cédée gratuitement au réseau de chauffage urbain de Hamina. L’objectif : couvrir environ 80 % de ses besoins annuels.

Le volet électrique reste le plus stratégique. Olkiluoto 3 a porté la part du nucléaire à environ 40 % du mix finlandais. Le réacteur est entré en production régulière en 2023. L’EPR de 1 600 MW, le plus puissant d’Europe, a tiré les prix de gros du pays vers le bas. En particulier, certaines heures ont même affiché un prix négatif au printemps. Or, c’est cette électricité pilotable et bon marché que Google sécurise par contrat pour faire tourner ses futurs clusters.

Toutefois, tout n’est pas rose dans ce tableau énergétique, et le réseau reste sous pression. En effet, Fingrid, le gestionnaire du réseau de transport finlandais, croule sous les demandes de raccordement : data centers, électrolyseurs à hydrogène, parcs éoliens. Les puissances cumulées demandées dépassent largement la pointe de consommation nationale. Au total, une part des 13 milliards annoncés doit précisément financer ces raccordements et les lignes qui vont avec.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Crypto : les mineurs de bitcoin en première ligne de la guerre des électrons

Un mégawattheure vaut plus cher pour un cluster d’entraînement IA que pour un ASIC. En clair, cette puce est gravée pour le seul calcul du minage. Depuis le halving d’avril 2024, qui a ramené l’émission à 3,125 BTC par bloc, les mineurs négocient au centime près le kilowattheure. En face, les loueurs de puissance de calcul signent des contrats pluriannuels à plusieurs milliards de dollars.

L’Europe du Nord a déjà arbitré une première fois. La Suède a supprimé en juillet 2023 son abattement fiscal sur l’électricité consommée par les data centers. Conséquence : ses hangars de machines se sont vidés. La Norvège a enchaîné avec un moratoire temporaire sur les nouveaux centres de minage. Les électrons scandinaves n’ont pas manqué de repreneurs pour autant. Les mêmes sites, les mêmes lignes et les mêmes postes de transformation intéressent désormais l’intelligence artificielle.

Google mise sur les actifs des mineurs de bitcoin

De fait, Google connaît la valeur de ces actifs pour l’avoir payée. Ainsi, le groupe a garanti jusqu’à 3,2 milliards de dollars d’engagements locatifs de TeraWulf contre environ 14 % de son capital. L’ancien mineur de bitcoin héberge aujourd’hui des GPU sur son site de Lake Mariner, dans l’État de New York. De même, un montage comparable a été adossé aux contrats de Cipher Mining, autre société née du minage. Ces infrastructures existent parce que des mineurs ont passé des années à décrocher des raccordements dont personne ne voulait.

Le minage garde deux arguments que l’IA ne peut pas répliquer. D’abord, une ferme de bitcoin se coupe en quelques secondes sur signal du gestionnaire de réseau. À l’inverse, un entraînement de modèle interrompu coûte des semaines de calcul. Sa chaleur fatale se recycle aussi. MARA, ex-Marathon Digital, a par exemple branché un site de 2 MW en 2024. Il alimente le réseau de chaleur d’une commune finlandaise de 80 000 habitants. C’est la même logique que Google applique à Hamina.

Le prochain halving, attendu au printemps 2028, réduira encore la récompense de bloc. Ce sera au moment précis où les premiers campus finlandais de Google monteront en charge. Les mineurs qui traverseront cette fenêtre seront ceux qui vendent déjà autre chose que du hashrate. Certains monétisent leur flexibilité auprès des gestionnaires de réseau. Enfin, d’autres revendent leur chaleur aux réseaux urbains, ou même leurs raccordements aux géants du cloud.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Économie : Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour alimenter son IA est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

758 millions de $ liquidés en 24h : Bitcoin et Ethereum reprennent la main après le CPI

Les ours écharpés, la facture d’un pari trop prudent. Le CPI américain d’août tombé à 14h30 heure de Paris est jugé déjà digéré par les prix. Les altcoins plongeaient encore quelques heures plus tôt, signe que personne n’avait vraiment tranché avant la publication. Bitcoin et Ethereum en décident autrement. L’ETH grimpe jusqu’à 8,3 % sur la séance, le BTC avance de près de 4 %. Les deux redonnent ensuite une partie de leurs gains, mais le mouvement a suffi à vider le marché de ses positions baissières. En fin de soirée, l’ETH évolue autour de 2 568 dollars, stable depuis deux heures. Le BTC tourne à 77 600 dollars, en repli sur ses plus hauts de l’après-midi.

Les points clés de cet article :
  • Les altcoins ont connu une chute significative avant la publication du CPI américain, mais Bitcoin et Ethereum ont ensuite inversé la tendance de manière spectaculaire.
  • Le marché a subi des liquidations massives, avec 684 millions de dollars déplacés, principalement des positions vendeuses, ce qui a contribué à la hausse soudaine des prix des cryptomonnaies majeures.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Liquidations : 758 millions de dollars qui changent de camp

Le dashboard de CoinGlass affiche 758 millions de dollars de positions liquidées sur les dernières 24 heures, dont 412 millions de vendeurs à découvert (les fameux « shorts », des paris à la baisse) contre 346 millions de longs. Ethereum concentre la casse : 307 millions de dollars liquidés, davantage que les 212 millions du Bitcoin. Le plus gros ticket individuel vient de Hyperliquid, une position ETH-USD soldée pour 20,3 millions de dollars.

Deux vagues, deux sens. Le matin, avant la statistique, les positions longues trinquaient. L’après-midi a renversé la mécanique. Passé 14h30 plus de 250 millions de dollars de shorts ont été liquidés en une seule heure, la moitié sur l’ETH, pour près de 100 000 comptes touchés dans la journée. « Les traders payaient pour rester short au milieu d’un rallye de 8 % », résume Adam McCarthy, responsable de la recherche chez LO:TECH, cité par Bloomberg. Une position intenable qui a mécaniquement accéléré la hausse.

Capture d'écran du tableau de bord de liquidations CoinGlass, montrant le total des liquidations longues et courtes sur les dernières 24 heures.
Le compteur CoinGlass affichait 758 millions de dollars de liquidations sur 24 heures vendredi soir. Source : CoinGlass.

CPI américain : dans les clous, sauf pour l’essence

Selon les chiffres publiés par le Bureau of Labor Statistics, l’inflation américaine ressort à +0,4 % sur le mois et 3,4 % sur un an. Un rythme stable par rapport à juillet. Le cœur de l’indice (hors énergie et alimentation) progresse de 0,3 % sur le mois, à 2,4 % sur un an.

L’essence tire l’ensemble vers le haut, avec une hausse mensuelle proche de 4 %. Rien d’alarmant sur le papier, et pourtant le marché avait anticipé pire. D’où le soulagement, puis l’emballement. La Fed se réunit le 16 septembre. Sa décision reste entière.

Un squeeze, pas une ruée d’acheteurs

Ni l’ETH ni le BTC n’ont retrouvé leurs sommets. L’ether reste loin de son record d’août 2025, autour de 4 950 dollars. Le bitcoin, lui, n’a toujours pas repassé son pic de janvier proche de 95 000 dollars, encore moins son record absolu d’octobre 2025 au-dessus de 126 000 dollars. Fin août déjà, un rallye de 23 % en cinq jours avait provoqué 2,7 milliards de dollars de liquidations, la plus grosse vague depuis 2021. Le scénario se répète en plus modeste : des liquidations historiques qui remontent les cours sans qu’un seul dollar frais n’entre sur le marché.

Personne ne sait avec certitude quels wallets ont été liquidés ni qui a pris la position inverse à temps : les données publiques de CoinGlass ne remontent pas jusque-là. Le compteur affichait 684 millions de dollars à 17h30, heure de Paris. Il est retombé vers un demi-milliard vingt minutes plus tard selon Bloomberg, avant de remonter à 758 millions de dollars en soirée. La fenêtre glissante de 24 heures continue d’absorber de nouvelles liquidations à mesure que le marché digère la statistique. La Fed tranche dans cinq jours, le 16 septembre.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article 758 millions de $ liquidés en 24h : Bitcoin et Ethereum reprennent la main après le CPI est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Hausse des taux Fed : les probabilités s’envolent au dessus de 85 % après le CPI américain

Ce jeudi matin, tout le monde attendait un chiffre plat. On a eu un chiffre qui pique. Avant même la parution du CPI, la confiance des consommateurs faisait déjà figure de deuxième round de la journée pour Bitcoin. C’est finalement l’inflation, premier round de la matinée, qui a mis tout le monde d’accord. La Fed se retrouve désormais à un doigt de trancher pour une hausse le 16 septembre, et le marché n’y va plus par quatre chemins.

Les points clés de cet article :
  • L’inflation sous-jacente a grimpé de manière inattendue, poussant la Fed vers une décision potentiellement historique.
  • Les probabilités d’une hausse des taux ont bondi à 85 %, un choc pour les marchés et un dilemme pour la Fed.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Le CPI américain prend la Fed au piège d’une inflation sous-jacente trop chaude

L’indice des prix à la consommation d’août affichait une hausse de 0,4 % sur le mois et 3,4 % sur un an, pile dans les clous du consensus. Rien de dramatique en apparence. Sauf que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a grimpé de +0,3 % sur le mois. Wall Street ne tablait que sur 0,2 %. Un dixième de point qui ne paie pas de mine, mais qui suffit à rebattre les cartes d’une réunion jusque-là jouée à pile ou face.

Le président de la Fed Kevin Warsh avait déjà planté le décor fin août, lors de son discours à Jackson Hole : les bonnes lectures d’inflation de l’été, disait-il, ne démontraient pas une amélioration significative des tendances sous-jacentes. Ajoutez à ça un indice des prix à la production ressorti à 5,4 % sur un an et un rapport de l’emploi d’août à 162 000 créations qui a triplé les attentes après un mois de juillet catastrophique. La pièce était truquée avant même qu’on la lance.

Hausse des taux : le pari à 85 % qui change la donne pour la Fed

Ce matin encore, les paris restaient partagés. L’outil FedWatch du CME Group donnait à peine 56 % de chances à une hausse de 25 points de base, Kalshi 48 % et Polymarket 49 %. Une pièce qui pouvait tomber des deux côtés. Le CPI a suffi à la faire basculer nettement d’un côté. Le CME FedWatch grimpe désormais à 85,4 % de probabilité d’un relèvement vers 3,75-4 %, et Polymarket suit la même trajectoire autour de 81 %. En quelques heures, un scénario incertain est devenu la position par défaut du marché.

La Fed avance malgré tout sous pression politique. Donald Trump a réclamé publiquement une baisse des taux dès le 4 septembre, menaçant de restrictions commerciales si l’institution refusait de s’exécuter. La Fed, elle, campe sur son indépendance et n’a montré aucun signe d’infléchissement.

Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une hausse des taux à 3,75-4,00 % grimpe à 88,9 % au 11 septembre 2026 à 17h40

Bitcoin et les taux obligataires encaissent le choc du CPI

Les marchés obligataires ont réagi sans détour. Le rendement du 10 ans américain est passé d’environ 4,60 % à près de 5,00 %, celui du 2 ans de 4,20 % à 4,56 %. De l’argent plus cher, sur toute la courbe, en une seule matinée.

Bitcoin, lui, a d’abord respiré. Le chiffre global collant au consensus, la reine des monnaies numériques a bondi vers 78 000 dollars, un rebond de soulagement de plus de 1 % en une heure. Court, très court. Le temps que le marché digère le dépassement du cœur de l’inflation et la remontée des taux obligataires, le Bitcoin est retombé sous les 77 000 dollars avant de se stabiliser autour de 77 300 dollars. Un aller-retour de quelques heures, et un prochain test dès 16 heures avec l’indice de confiance des consommateurs du Michigan, scruté comme baromètre des anticipations d’inflation.

En juillet, le marché ne donnait encore que 36 % de chances à une hausse programmée pour septembre. Deux mois et un CPI plus tard, ce chiffre a plus que doublé, et la Fed de Kevin Warsh se retrouve à devoir choisir entre calmer une inflation sous-jacente qui ne veut pas redescendre et un président américain qui exige tout l’inverse.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Hausse des taux Fed : les probabilités s’envolent au dessus de 85 % après le CPI américain est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Le Trésor américain triple la mise sur le rachat de dette US

La légende raconte que Canut le Grand a un jour ordonné à la marée de reculer. Il voulait prouver à ses courtisans qu’un roi ne commande pas à l’océan. Pourtant, la marée n’a pas obéi. Ce jeudi 10 septembre, le Trésor américain rejoue une version budgétaire de la scène. Jusqu’à 6 milliards de dollars d’obligations à long terme sont rachetées en une seule opération. L’objectif : faire refluer des taux qui grimpent depuis des mois. La dette fédérale a déjà franchi les 40 000 milliards de dollars. Washington sort donc le chéquier pour rassurer ses créanciers.

Les points clés de cet article :
  • Le Trésor américain a orchestré un rachat massif d’obligations à hauteur de 6 milliards de dollars, espérant apaiser un marché obligataire en tension.
  • Malgré cette intervention spectaculaire, les taux à 10 ans ont continué leur ascension, et les marchés n’ont pas réagi comme escompté.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Bessent triple la mise sur le rachat d’obligations d’État

L’opération de jeudi cible les titres arrivant à échéance dans 10 à 20 ans. C’est l’un des deux segments visés par le programme de soutien à la liquidité. Il est piloté par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Or, trois semaines plus tôt à peine, Washington avait déjà doublé le plafond de ces rachats. Il était passé de 2 à 4 milliards par opération, jusqu’au 4 novembre. Cette fois, le montant grimpe encore, à 6 milliards de dollars, soit le triple du niveau qui prévalait cet été.

Racheter sa propre dette n’a rien de nouveau pour Washington. En effet, le Trésor l’avait déjà fait entre 2000 et 2002, sous l’administration Clinton. Il avait alors épongé près de 67,5 milliards de dollars d’obligations à coupon élevé. Mais le budget fédéral affichait alors un excédent. Par conséquent, l’opération remboursait la dette par anticipation.

Rien de tel aujourd’hui. Or, relancé en mai 2024, le programme tourne en pleine ère de déficits qui se comptent en milliers de milliards. Il retire désormais du marché les vieilles obligations à faible coupon, émises quand les taux frôlaient zéro. Ces titres ne trouvent plus preneur à leur valeur faciale.

Le calcul est simple sur le papier. Concrètement, en absorbant les obligations les moins liquides, celles que le marché appelle « off-the-run », le Trésor vise un objectif précis. Redonner de l’air à un marché obligataire à bout de souffle.

Sur le mois de septembre entier, l’enveloppe totale des rachats dépasserait 34 milliards de dollars. Une somme qui semble énorme. Pourtant, la dette fédérale frôle déjà 40 000 milliards de dollars, et les nouvelles émissions annuelles avoisinent 2 000 milliards. Face à ces chiffres, ce rachat pèse à peine plus qu’une goutte d’eau.

Les taux à 10 ans snobent le geste du Trésor

Le marché n’a pas applaudi. En effet, au lendemain de l’annonce, le rendement à 10 ans a grimpé à 4,85 %. C’est son plus haut niveau depuis novembre 2023. Les actions ont prolongé leurs pertes. Les obligations aussi.

Le taux à 10 ans n’intéresse pas que les financiers. Il sert de référence aux crédits immobiliers et aux emprunts des entreprises sur les marchés. L’État lui-même n’y échappe pas, contraint d’emprunter toujours plus pour couvrir son déficit à mesure que ce taux grimpe.

Pas franchement le scénario espéré par Scott Bessent. L’épisode rappelle furieusement celui du mois d’août. Le doublement à 4 milliards avait fait retomber les taux longs de quelques points de base. Mais ils avaient vite repris leur ascension.

Chez Natixis, l’analyste John Briggs résumait la logique à l’époque : « Si les taux montent trop, le Trésor cherchera à contrer le mouvement, et on sait désormais où se situent certains points de douleur. » Peter Boockvar tempérait déjà l’enthousiasme : ce rachat ne réduit en rien la dette, il réaménage seulement son calendrier de maturités.

D’ailleurs, le déficit ne se négocie pas avec un chèque de 6 milliards de dollars. Ni l’appétit des acheteurs étrangers. Ni la prime de terme, cette rémunération exigée par les créanciers pour immobiliser leur capital sur de longues échéances.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Bitcoin renifle la liquidité et s’en frotte les mains

Si vous avez suivi l’épisode d’août, la suite ne vous surprendra pas. Le 19 août, le Trésor avait dévoilé le doublement à 4 milliards. En 24 heures, 1,71 milliard de dollars de positions courtes avaient sauté, dont près de 900 millions sur Bitcoin seul. Le cours avait bondi à 69 500 dollars, porté par un short squeeze. Résultat : ce rachat forcé de positions vendeuses à découvert accélère mécaniquement la hausse.

La mécanique n’a rien de mystérieux. Plus l’État injecte de liquidité pour tenir son marché obligataire, plus les traders y voient un signal accommodant. Ce signal favorise les actifs à offre limitée. D’ailleurs, Bitcoin coche cette case-là depuis toujours, avec un plafond fixé une fois pour toutes à 21 millions d’unités.

Ce jeudi, la cryptomonnaie évolue autour de 78 200 dollars, loin de l’euphorie du mois d’août. Elle reste toutefois sur ses gardes face à chaque nouvel épisode de la saga obligataire. Le raisonnement séduit. Il n’est toutefois pas garanti. Un short squeeze ponctuel ne fait pas une tendance de fond. La corrélation entre rachats du Trésor et prix du Bitcoin reste un pari sur le sentiment, plus qu’une équation mécanique.

34 milliards contre 164 000 bitcoins : l’équation qui inquiète

Le vrai chiffre à surveiller n’est pas celui du jour, mais celui du mois. Plus de 34 milliards de dollars de rachats sont programmés sur septembre. Une somme à mettre en face d’une dette fédérale qui frôle 40 000 milliards. Elle continue de grossir de 2 000 milliards par an. Face à ce rythme d’émission, Bitcoin ne produit jamais plus de 164 000 unités nouvelles par an. Ce contraste nourrit la thèse du debasement trade. Ce pari mise sur la dévaluation continue des monnaies face à des actifs à quantité fixe. Ses partisans ne se lassent pas de le rappeler. Ainsi, Canut avait fini par comprendre les limites de son trône face à la marée. Enfin, Scott Bessent, lui, continue d’essayer, chéquier en main.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Le Trésor américain triple la mise sur le rachat de dette US est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Menace quantique sur Bitcoin : le seuil pour casser une clé tombe à 813 qubits logiques

Dieu ne joue pas aux dés. Sauf que Bitcoin, lui, n’a pas le choix de jouer. Google Quantum AI avait déjà fait chuter l’estimation à environ 1 200 qubits logiques fin mars, un dixième des devis d’avant 2026. Depuis, la course ne s’est pas arrêtée : au 31 août, le classement public ecdsa.fail, qui traque en continu le circuit le plus économe pour casser la courbe elliptique secp256k1 utilisée par Bitcoin et Ethereum, affichait un nouveau plancher de 813 qubits logiques. Une chute de 65 % par rapport aux 2 330 qubits estimés en 2017, d’après les calculs de Circle.

Les points clés de cet article :
  • La baisse spectaculaire du seuil de qubits nécessaires pour menacer Bitcoin a atteint 813, marquant une chute de 65 % depuis 2017.
  • Circle a introduit le Quantum Tracker, un outil qui suit l’évolution des qubits logiques et le seuil d’attaque requis, tout en intégrant des solutions post-quantiques.

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

ecdsa.fail, la compétition ouverte qui grignote le seuil

Le principe : un concours public, hébergé par Eigen Labs, où chercheurs et agents d’intelligence artificielle soumettent des optimisations de circuit quantique et se disputent le meilleur score sur un indicateur baptisé « qubit-Toffoli product ».

Chaque amélioration marginale fait légèrement reculer le seuil théorique nécessaire pour menacer une clé Bitcoin. Rien de tout cela ne rapproche mécaniquement une machine capable de l’exploiter : le processeur Willow de Google plafonne aujourd’hui à 105 qubits logiques, et la feuille de route de QuEra vise à peine plus de 1 000 qubits logiques à l’horizon 2029. L’écart reste réel. Mais il se resserre des deux côtés à la fois, la puissance disponible grimpant pendant que le coût de l’attaque baisse.

Circle sort son propre thermomètre

C’est dans ce contexte que Circle, l’émetteur du stablecoin USDC, a publié fin août un nouvel outil de suivi public, le Quantum Tracker, qui superpose sur un même graphique la ligne des qubits logiques démontrés en laboratoire et celle du seuil d’attaque requis contre ECDSA. Chaque point du graphique renvoie à sa source primaire, chercheurs et équipes de sécurité pouvant ainsi suivre l’écart sans dépendre d’un seul communiqué. Le réseau Arc de Circle prend déjà en charge SLH-DSA, un schéma de signature post-quantique validé par le NIST, tout en conservant ECDSA en parallèle le temps qu’un standard de transition s’impose à l’ensemble de l’écosystème.

Pour Bitcoin, la parade reste celle décrite en juillet : les propositions BIP-360 et BIP-361 organisent une migration progressive vers des adresses résistantes au quantique, avec en toile de fond un débat non tranché sur le sort des coins qui ne migreraient jamais. Le seuil recule, la fenêtre pour s’y préparer aussi.

Sur un exchange, vos cryptos dépendent d'un tiers. Avec Ledger, elles ne dépendent que de vous : les clés privées ne quittent jamais l'appareil, et chaque transaction se signe d'un geste sur votre signer. Vous seul décidez, personne d'autre.
<strong>Prendre le contrôle avec Ledger</strong>
Prendre le contrôle avec Ledger
Lien commercial

L’article Menace quantique sur Bitcoin : le seuil pour casser une clé tombe à 813 qubits logiques est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Le jour où la Chine a interdit les ICO d’un communiqué – Les Folles Histoires Crypto

Deux pages, un secteur entier rayé de la carte en une journée. Dans ce onzième article des Folles Histoires Crypto, on reste sur le sujet du dernier opus de cette sérue, les levées de fonds en cryptomonnaies : on racontait comment une vente de tokens étalée sur 42 jours avait réuni 18 millions de dollars pour financer Ethereum. Trois ans plus tard, cette même mécanique, devenue le mode de financement dominant de la crypto, se fait couper les vivres d’un trait de plume par Pékin.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

La banque populaire de Chine déclare l’ICO hors-la-loi

Le 4 septembre 2017, la banque populaire de Chine publie, avec six autres régulateurs, un communiqué de deux pages qui déclare toute levée de fonds par ICO illégale sur le territoire. Le ton ne laisse aucune place au doute : le texte compare ces levées à des schémas pyramidaux et à de la fraude financière. Les porteurs de projets doivent rembourser leurs investisseurs. Les banques n’ont plus le droit d’y toucher, et une liste de 60 plateformes part aussitôt vers les régulateurs locaux, pour inspection.

Le signal était déjà là. Cinq jours plus tôt, l’exchange Yunbi avait suspendu de lui-même le trading de plusieurs tokens. Selon CNBC, qui rapporte le communiqué le jour même, au moins 2,62 milliards de yuans, environ 400 millions de dollars, ont été levés en Chine par ce biais depuis janvier. Les opérateurs chinois paniquent : certains suppriment leurs sites en quelques heures, d’autres tentent de rembourser leurs investisseurs en pleine nuit.

Bitcoin et Ethereum plongent, les exchanges chinois ferment

Le marché encaisse le coup dans l’heure. Le cours de Bitcoin recule de 5 % à 4 376 dollars, Ethereum décroche de plus de 12 %, toujours selon CNBC. NEO et Hshare, deux tokens chinois, perdent chacun plus de 300 millions de dollars de capitalisation d’un coup, rapporte Forbes. BTCC et OKCoin continuent un temps de faire trader l’ether à leurs clients, comme si le texte ne visait que les nouveaux projets. L’illusion ne dure pas.

La suite est brutale. BTCC et ViaBTC annoncent leur fermeture dès la semaine suivante, sommés par les autorités de publier un calendrier avant le 15 septembre à minuit. Huobi et OKCoin résistent un peu plus longtemps, avant de s’engager à leur tour à cesser tout trading en yuans avant le 31 octobre. Le bitcoin, qui frôlait les 5 000 dollars fin août, tombe sous les 3 500 dollars deux semaines plus tard. Plus de 30 % envolés, ether compris.

La Chine referme la porte, jusqu’en 2021

Les autorités ne s’arrêtent pas là. Le 30 septembre, BTCC cesse définitivement ses activités pour ses clients chinois, six ans après sa création à Shanghai. Cinq mois plus tard, en février 2018, Pékin bloque aussi l’accès aux exchanges étrangers, la dernière porte de sortie que les traders locaux utilisaient encore. Beaucoup d’opérateurs ont déjà plié bagage vers Hong Kong ou Tokyo.

Le dossier ne se refermera vraiment qu’en 2021 : la banque populaire de Chine déclare alors illégale toute transaction en cryptomonnaies sur le territoire, minage compris. Les mineurs chinois, qui pèsent encore 46 % du hashrate mondial début 2021, migrent en masse vers le Kazakhstan, les États-Unis et la Russie. Neuf ans après ce premier communiqué, la Chine n’a jamais rouvert la porte.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Le jour où la Chine a interdit les ICO d’un communiqué – Les Folles Histoires Crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin et Ethereum : La Thaïlande abat une nouvelle carte dans la course aux ETF

Encore une étape, pas la ligne d’arrivée. Après avoir dévoilé son plan stratégique sur trois ans en janvier, le régulateur boursier thaïlandais passe à la phase suivante. La SEC locale a ouvert le 24 août deux consultations publiques : l’une sur les règles précises de futurs ETF Bitcoin et Ether cotés sur place, l’autre sur les dépositaires étrangers d’actifs numériques autorisés à intervenir dans le pays. Bangkok avance méthodiquement, brique après brique, vers son ambition de devenir un hub crypto régional.

Les points clés de cet article :
  • La SEC thaïlandaise a ouvert deux consultations publiques sur les règles d’ETF Bitcoin et Ether et sur les dépositaires étrangers d’actifs numériques, se terminant le 20 septembre.
  • Un plancher d’exposition de 80% pour les futurs ETF thaïlandais a été fixé, avec une gestion passive limitée à la Bourse de Thaïlande, et un débat persistant sur la garde des actifs numériques.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Un plancher d’exposition de 80% pour les futurs ETF thaïlandais

Le texte publié fixe des garde-fous précis, loin des annonces vagues de janvier. En effet, chaque fonds devra maintenir une exposition nette moyenne d’au moins 80% de son actif net à la cryptomonnaie sous-jacente sur l’année comptable, selon le communiqué de la SEC thaïlandaise publié le 24 août.

Ces ETF, gérés de façon passive, ne pourront trader que sur la Bourse de Thaïlande (SET), et seuls Bitcoin et Ether sont éligibles pour cette première phase, faute d’autres actifs jugés suffisamment liquides par le régulateur. Les sociétés de gestion devront aussi prouver qu’elles disposent du personnel et des systèmes adaptés à ce type de produit avant tout lancement effectif.

Le texte du 24 août prolonge une première mouture soumise à commentaires dès avril, quand le régulateur avait posé les grands principes de gestion et de garde. La majorité des retours soutenaient déjà le projet à l’époque, seule la question des dépositaires avait suscité assez de réserves pour pousser la SEC à revoir sa copie. Le régulateur avait aussi évoqué, dès janvier, la piste de teneurs de marché dédiés pour garantir une liquidité suffisante une fois ces produits effectivement cotés, un chantier qui reste ouvert en parallèle des deux consultations en cours.

La question des dépositaires, point de friction depuis avril

Le sujet qui a le plus fait grincer des dents lors de la première consultation, en avril, concerne la garde des actifs, comme souvent.

La version révisée maintient les dépositaires locaux comme option par défaut, tout en laissant à la SEC une marge de manœuvre pour autoriser des prestataires étrangers qualifiés « si les circonstances le justifient ». Un compromis qui protège l’industrie locale de la garde d’actifs numériques sans fermer complètement la porte à l’expertise internationale. Les fonds mutuels et privés déjà autorisés à investir dans des ETF crypto étrangers pourront, sous les mêmes plafonds réglementaires, se tourner vers ces nouveaux véhicules thaïlandais une fois le cadre finalisé. Les certificats représentatifs adossés à des ETF crypto étrangers, eux, resteront interdits durant cette première phase : Bangkok veut garder la main sur les produits domiciliés localement avant d’envisager d’ouvrir davantage la porte.

Consultation ouverte jusqu’au 20 septembre, verdict attendu ensuite

La fenêtre de commentaires reste ouverte pour l’instant, rien n’est encore gravé dans le marbre. Le public et les acteurs du secteur ont jusqu’au 20 septembre pour réagir aux deux textes, avant que la SEC ne poursuive le processus réglementaire. Ce chantier avance en parallèle d’un autre : depuis février, les cryptomonnaies sont reconnues comme actifs sous-jacents valables pour des contrats à terme réglementés en Thaïlande, un cadre distinct mais complémentaire qui vise, lui aussi, à rapprocher la finance traditionnelle du marché crypto local.

En avril, la SEC avait également proposé de simplifier l’accès aux dérivés crypto pour les entreprises déjà agréées, sans les obliger à créer une entité juridique distincte pour chaque nouveau produit. Bangkok avait déjà posé une première pierre en juin 2024, avec un ETF Bitcoin réservé aux investisseurs qualifiés géré par One Asset Management. Cette fois, l’ambition change d’échelle : un accès coté directement sur la SET, potentiellement ouvert à une base d’investisseurs bien plus large que le cercle restreint des grandes fortunes visées par le premier produit.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Bitcoin et Ethereum : La Thaïlande abat une nouvelle carte dans la course aux ETF est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin repasse sous 80 000 $ : L’emploi américain douche les cryptomonnaies

Un rapport, une purge. Le marché avait un plan ce vendredi matin : profiter d’un discours plus conciliant de la Fed pour repasser au-dessus de 81 000 dollars. Le plan a tenu deux heures. À 14h30, heure de Paris, le rapport sur l’emploi américain (NFP) est tombé, et Bitcoin a immédiatement rendu son sursaut du matin, repassant sous la barre des 80 000 dollars. Voici ce qui s’est passé, et pourquoi ce chiffre en particulier a fait autant de dégâts.

Les points clés de cet article :
  • Bitcoin a chuté brutalement sous les 80 000 dollars après la publication d’un rapport sur l’emploi américain surprenant.
  • Environ 200 millions de dollars de positions longues ont été liquidées en une heure, révélant la fragilité du marché crypto face à des mouvements économiques inattendus.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Le rapport NFP qui a pris le marché à contre-pied

L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, très au-dessus des 55 000 attendus par le consensus des économistes, selon le rapport publié par le Bureau of Labor Statistics et relayé par CoinDesk. Le taux de chômage reste stable à 4,1 %. Juillet, lui, a été révisé à la hausse : la perte de 23 000 postes initialement annoncée devient finalement une création de 21 000 emplois.

Sur le papier, une bonne nouvelle pour l’économie américaine. Sauf que pour les marchés, un marché du travail trop solide retire à la Fed toute urgence de baisser ses taux, voire lui donne des arguments pour les remonter. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a bondi de 3,3 points de base à 4,80 %, celui à 2 ans de 7 points de base à 4,40 %. Bitcoin a réagi en quelques minutes à peine, cédant environ 2 % pour repasser sous les 80 000 dollars.

🚨 Les chiffres des emplois non agricoles (NFP) et du chômage aux États-Unis viennent de tomber :

🔸 NFP : 162 000 (estimation 56 000)
🔸 Taux de chômage : 4,1 % (estimation 4,1) pic.twitter.com/MelqfbnfQ2

— Journal du Coin (@LeJournalDuCoin) September 4, 2026

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

200 millions $ de positions longues balayées en une heure

La mécanique de la chute est classique, mais rapide. Des traders avaient ouvert des positions longues (des paris sur une hausse du cours, financés à crédit) en misant sur la poursuite du rebond matinal. Quand le prix a chuté plus vite qu’ils ne pouvaient l’encaisser, leurs positions ont été liquidées de force, ce qui a mécaniquement accentué la baisse. Environ 200 millions de dollars de positions longues ont sauté en une heure sur l’ensemble du marché crypto.

Rien d’exceptionnel en soi. Un jour de NFP fait souvent ce genre de dégâts collatéraux, surtout après un rebond aussi rapide que celui de la semaine. Mais la vitesse de la purge rappelle à quel point l’effet de levier reste omniprésent sur ce marché, même en pleine phase institutionnelle.

Warsh contre Waller, l’arbitrage de la Fed qui se resserre

Ce chiffre ne tombe pas dans le vide. Une semaine plus tôt, le président de la Fed Kevin Warsh avait mis une hausse de taux de septembre fermement sur la table lors d’un discours à Jackson Hole jugé sévère envers l’héritage de Jerome Powell. Cette semaine, le gouverneur Chris Waller avait au contraire suggéré qu’une hausse n’avait rien d’acquis, ce qui avait justement propulsé Bitcoin vers ses 81 000 dollars du matin. Le rapport NFP penche à nouveau du côté des faucons.

À la Maison-Blanche, pourtant, personne ne crie victoire pour les faucons. Dans un entretien accordé à CNBC vendredi le conseiller économique Kevin Hassett a jugé le rapport « bien meilleur » qu’attendu. Il n’en tire pas la même conclusion que les marchés obligataires pour autant. Sa méthode, il la détaille lui-même : annualiser la variation des prix sur trois mois plutôt que sur douze, un calcul qui donne aujourd’hui 1,6 %, largement sous la cible de 2 %. Si l’inflation continue sur cette pente, a-t-il ajouté, l’argument d’un statu quo resterait « plutôt solide ». Un bon chiffre d’emploi, donc, mais qui ne suffit pas à trancher tant que les prix, eux, restent sages.

La vraie décision se jouera cependant ailleurs. Le rapport sur l’inflation américaine (CPI) d’août tombe le 11 septembre, quelques jours avant la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre. Un marché de l’emploi solide n’efface pas une inflation qui refuse de reculer, et c’est bien cet arbitrage-là qui tranchera. En attendant cette date, le marché crypto navigue à vue, un chiffre macro à la fois.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Bitcoin repasse sous 80 000 $ : L’emploi américain douche les cryptomonnaies est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin frôle les 82 000 dollars : Retour sur une remontée express

Chute encaissée, gifle rendue en moins de vingt-quatre heures. Jeudi, Bitcoin évoluait sous les 77 500 dollars, plombé par des rendements obligataires en hausse et des sorties d’ETF. Ce vendredi 4 septembre, il frôle les 82 000 dollars, son plus haut niveau depuis mai, loin encore de son record absolu proche de 126 000 dollars. Entre les deux, une purge de positions vendeuses a suffi à renverser la table.

Les points clés de cet article :
  • Bitcoin a frôlé les 82 000 dollars, son plus haut niveau depuis fin août, après une chute en dessous de 77 500 dollars.
  • Un short squeeze a provoqué la liquidation de 140 millions de dollars de positions courtes, entraînant une hausse spectaculaire du prix.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Un short squeeze propulse Bitcoin vers son plus haut niveau depuis mai

Le paradoxe est là. Les remarques du président de la Fed Kevin Warsh lors du symposium de Jackson Hole avaient fait grimper au-dessus de 60 % les probabilités d’une hausse de taux en septembre sur l’outil FedWatch du CME de quoi doucher les acheteurs.

Bitcoin a pourtant grimpé, porté par une purge sèche de positions courtes : en une heure, 140 millions de dollars de shorts ont été liquidés sur l’ensemble du marché crypto.

Les vendeurs à découvert, qui pariaient sur une poursuite de la baisse, se sont retrouvés forcés de racheter pour clore leurs positions. Ce rachat forcé a lui-même fait grimper le prix, entraînant d’autres liquidations en cascade.

Dans ce contexte, le cours du Bitcoin a bondi de 5 % jusqu’à 81 000 dollars en quelques heures, avant de poursuivre sa course au-delà de 82 000 dollars en fin de séance. Les valeurs liées au secteur ont suivi le mouvement. L’action Strategy, la plus grosse trésorerie Bitcoin cotée, a grimpé de plus de 13 % le même jour.

Bitcoin retrouve les 82 000 $ – Source

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Les ETF Bitcoin refont surface, Ethereum et XRP calent

Le rebond ne doit toutefois pas tout au levier. Les ETF Bitcoin américains ont enregistré 101,15 millions de dollars d’entrées nettes le 2 septembre, un retournement après leur pire sortie depuis juillet le 1er septembre. L’IBIT de BlackRock a porté l’essentiel du mouvement avec 115,45 millions de dollars à lui seul, pendant que le vieux GBTC de Grayscale perdait encore 56,21 millions.

Et pendant que Bitcoin retrouve des couleurs, ses cousins marquent le pas. Ethereum a vu sa série de douze séances consécutives d’entrées s’arrêter net. XRP a cassé la sienne après onze jours, avec 7,2 millions de dollars de sorties.

Un rallye qui n’attend pas la Fed pour se lancer

Warsh ne fait que présider les débats, il ne tranche pas seul. La réunion des 15 et 16 septembre reste le vrai rendez-vous, rien ne garantit que les probabilités actuelles tiennent jusque-là. Le mois de septembre garde sa réputation de mois maudit pour Bitcoin : le cours a clôturé le mois en baisse huit fois sur les treize dernières années.

Le squeeze n’a pas attendu l’arbitrage du FOMC pour frapper. Il s’est nourri de sa propre mécanique, les positions courtes accumulées pendant la baisse étant devenues le carburant de la hausse suivante. Un schéma classique, presque prévisible a posteriori, mais qui laisse peu de temps aux traders pour ajuster leur position avant que le mouvement suivant ne les prenne à nouveau à contre-pied.

Deux semaines avant la décision de la Fed, le marché a donc déjà tranché à sa manière, quitte à se contredire d’un jour sur l’autre. Cette volatilité en dents de scie rappelle une évidence que les flux d’ETF Bitcoin vs ETF or documentent depuis des mois : les investisseurs institutionnels arbitrent en temps réel, sans attendre de certitude macroéconomique pour bouger leur argent.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Bitcoin frôle les 82 000 dollars : Retour sur une remontée express est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin sous les 77 500 dollars : La faute aux obligations plus qu’à l’Iran

Goutte à goutte, l’eau creuse la pierre. Trois jours à peine après avoir tenu la ligne des 78 000 dollars malgré de nouvelles frappes américaines en Iran, Bitcoin cède du terrain. Pas à cause d’un missile de plus, mais d’un rendement obligataire qui grimpe et d’un fonds qui se vide, doucement et sûrement. Ce jeudi 3 septembre, Bitcoin évolue sous les 77 500 dollars, en repli d’environ 1,7 % sur la séance de la veille. Le pétrole flambe toujours du côté d’Ormuz. Cette fois, pourtant, ce n’est pas lui le coupable.

Les points clés de cet article :
  • Bitcoin a franchi la barre des 77 500 dollars, enregistrant un recul de 1,67 % en une journée, principalement en raison de flux sortants des ETF, plutôt que des tensions géopolitiques.
  • Septembre, surnommé « Rektember », est historiquement le mois le plus difficile pour Bitcoin, avec des attentes de hausse de taux par la Fed qui accentuent la pression sur le marché.

Des millions de traders ont déjà choisi OKX. Une plateforme puissante, des outils pros et un accès complet au marché crypto. Ouvrez votre compte et jouez dans la cour des grands.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Bitcoin plie enfin, mais devant les obligations, pas devant l’Iran

Rassurons-nous, le repli n’a rien d’un effondrement. Le cours du BTC est passé sous 77 500 dollars mercredi, terminant la séance à 77 592,74 dollars, soit un recul de 1,67 % en une journée.

Le vrai signal ne vient donc pas du cours du bitcoin directement, mais des flux. En effet, les ETF spot Bitcoin américains ont enregistré 236 millions de dollars de sorties nettes le 1er septembre, leur pire journée depuis le 31 juillet.

Le fonds IBIT de BlackRock à lui seul en représente 85 %. Un institutionnel qui prend ses bénéfices n’a pas besoin d’un missile pour vendre. Il lui suffit d’un rendement du Trésor à dix ans qui flirte avec 4,8 % pour préférer l’obligation au grand livre distribué.

Rektember, le mois maudit qui hante à nouveau le Bitcoin

Il y a un mot pour ça, et les traders anglophones ne se sont pas privés de le forger : Rektember. Depuis 2013, septembre affiche la pire performance moyenne de Bitcoin sur les douze mois de l’année, autour de -3 %, avec seulement cinq clôtures mensuelles positives en plus d’une décennie.

Des millions de traders ont déjà choisi OKX. Une plateforme puissante, des outils pros et un accès complet au marché crypto. Ouvrez votre compte et jouez dans la cour des grands.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

D’ailleurs, le marché prête désormais 66 % de probabilité à une hausse de taux de la Fed lors de la réunion du 16 septembre. Une hausse, pas une baisse. De quoi doucher un mois d’août qui avait pourtant été le meilleur depuis 2017, avec un gain proche de 25 %. La fête a duré quatre semaines. La gueule de bois, elle, ne fait que commencer.

Ormuz couve encore, Bitcoin a cessé d’y prêter attention

Le détroit d’Ormuz reste sous tension, le Brent dépasse toujours les 93 dollars et le WTI frôle les 91. Donald Trump a même suggéré, mercredi, de rebaptiser le détroit en son propre honneur avant de se raviser quelques heures plus tard. Le marché crypto, lui, a cessé de sursauter à chaque épisode. Ce n’est plus la géopolitique qui dicte le tempo de Bitcoin, c’est la politique monétaire. Et sur ce terrain-là, la Fed n’a encore rien tranché.

Le rallye d’août n’était pas un coup de chance isolé. Le risque d’une hausse de taux avait déjà doublé en l’espace de quelques semaines, sans faire dérailler les cours pour autant. Le vrai test de septembre ne se jouera pas à Téhéran. Il se jouera le 16, dans la salle du FOMC.

Avec OKX, vous accédez à l'un des exchanges les plus puissants du marché. Trading spot, produits dérivés, staking : toute la crypto, réunie sur une seule plateforme. Créez votre compte et passez à l'action.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article Bitcoin sous les 77 500 dollars : La faute aux obligations plus qu’à l’Iran est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Robert Kiyosaki avoue 1,2 milliard de dollars de dette : le pari du gourou du Bitcoin

Un milliard deux de dollars de dette, assumés sans un frisson. Voilà comment Robert Kiyosaki, l’auteur de Père riche, Père pauvre, a relancé son sujet préféré sur un podcast américain cet été, et le chiffre tourne encore en boucle des semaines plus tard. L’homme qui promet depuis des années un envol spectaculaire du Bitcoin construit en réalité l’essentiel de sa fortune sur un empilement de crédits immobiliers, pas sur ses jetons numériques. Deux histoires parallèles, qui ne se croisent presque jamais.

Les points clés de cet article :
  • Robert Kiyosaki a assumé publiquement une dette colossale de 1,2 milliard de dollars, principalement liée à des crédits immobiliers, malgré sa promesse d’un envol spectaculaire du Bitcoin.
  • Cette dette est partagée entre plusieurs partenaires, et non exclusivement sur Kiyosaki, tandis que ses investissements en Bitcoin et or restent hors de portée de ses créanciers.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Kiyosaki et sa dette : la mécanique qu’il assume sans détour

Dans l’épisode 608 du podcast Get Rich Education, enregistré cet été avec l’animateur Keith Weinhold, Kiyosaki lâche la formule qui a fait le tour de la presse américaine :

« Je suis un milliard deux en dette. Je ne devrais pas faire ce que je fais, mais j’étudie ça depuis 1974. »

Il ajoute, dans la foulée, avoir fait de son 401(k) américain (l’équivalent d’un plan d’épargne retraite) « la plus grosse erreur jamais commise », promettant qu’il va « achever les boomers » en leur volant leurs pensions. La somme de 1,2 milliard de dollars correspond à la dette portée par un ensemble de partenariats immobiliers, environ 1 500 appartements au total, chaque bien logé dans sa propre société pour cloisonner les risques.

Son ex-épouse et associée Kim Kiyosaki a tempéré la portée du chiffre. La dette existe bel et bien, mais elle se partage entre plusieurs partenaires, pas seule sur les épaules de Robert. Lui préfère résumer les choses autrement : si vous devez 20 millions de dollars à une banque et que vous ne pouvez pas rembourser, vous avez un problème ; si vous lui devez un milliard, c’est elle qui en a un. Une pirouette qu’il applique depuis des décennies, hôtels compris. Il revendique aussi près de 15 000 logements locatifs, financés à coups d’emprunts, pour ne payer, selon lui, aucun impôt.

Le Bitcoin de Kiyosaki, hors de portée de ses créanciers

Ses BTC, eux, ne bougent pas d’un pouce dans cette histoire. BeInCrypto rapportait le 1er septembre 2026 que ni le Bitcoin ni l’or de Kiyosaki ne garantissent le moindre dollar de ces prêts : « Les hypothèques reposent sur la brique et les loyers. » Le média évalue d’ailleurs l’exposition personnelle réelle de Kiyosaki entre 30 et 60 millions de dollars, très loin du chiffre brandi en interview.

Le paradoxe saute aux yeux. L’homme qui alerte sans relâche sur l’effondrement annoncé du crédit facile fait tourner un empire locatif qui ne tient debout que grâce à ce même crédit. Ses jetons et son or, eux, restent bien à l’abri, loin des huissiers.

Un vieux refrain qui refait surface au pire moment pour le crédit

Ce numéro d’équilibriste, Kiyosaki le joue depuis longtemps. Son duel avec Dave Ramsey, son rival de toujours sur la question de l’endettement, tourne autour de ce même terrain depuis des années. Ce qui change cette fois, c’est le moment choisi : le chiffre resurgit alors que les taux restent élevés et que la question du crédit facile occupe toutes les conversations, de Wall Street aux forums crypto. Le paradoxe, BeInCrypto le pointe sans détour : Kiyosaki prévient que le crédit va casser le système tout en pariant sa fortune sur ce même crédit.

Kiyosaki n’a jamais caché sa méfiance envers le dollar, moteur de ses sorties sur l’or et l’argent métal depuis des années. Mais son empire locatif raconte l’histoire inverse. Une fortune de papier qui, pour tenir, a justement besoin que le système qu’il annonce condamné tienne encore un peu.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Robert Kiyosaki avoue 1,2 milliard de dollars de dette : le pari du gourou du Bitcoin est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin bondit de 14 775 $ en une semaine : Un record historique !

Sept jours, 14 775 dollars. Entre le 17 et le 23 août, Bitcoin est passé de 62 818 à 77 593 dollars, signant la plus forte progression hebdomadaire de son histoire en valeur absolue, selon Galaxy Research. Avec un gain de 23,5 %, cette bougie ne se classe pourtant qu’au 41ᵉ rang des meilleures performances relatives du BTC. Elle reste néanmoins la plus importante hausse en pourcentage depuis mars 2023, et ça valait bien un petit article pour marquer le coup.

Points clés

  • Le bitcoin est passé de 62 818 à 77 593 dollars en une semaine, soit 14 775 dollars de hausse, la plus forte progression hebdomadaire de son histoire en valeur absolue selon Galaxy Research
  • En pourcentage, les 23,5 % de gain ne placent cette semaine qu’au 41e rang de tous les temps, la meilleure performance relative depuis mars 2023
  • Le record représente environ 295 milliards de dollars de capitalisation créés en sept jours, l’équivalent de la valorisation totale du bitcoin en novembre 2020
  • Ce record de hausse s’est produit loin du sommet historique du bitcoin, après une chute préalable jusqu’à 62 818 dollars

Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
<strong>Réserver ma place</strong>
Réserver ma place

Un record en dollars, pas en pourcentage

La hausse de 14 775 dollars dépasse le précédent record établi entre le 4 et le 10 novembre 2024, lorsque le prix d’un bitcoin avait gagné environ 11 667 dollars en une semaine, selon Galaxy Research.

Ce nouveau sommet statistique s’explique en partie par la valeur désormais élevée du BTC. Lorsque Bitcoin cotait quelques centaines de dollars, même un doublement du cours ne représentait qu’une progression limitée en valeur absolue. Autour de 60 000 dollars, une hausse de 23,5 % suffit à ajouter près de 15 000 dollars.

Rapportée aux quelque 20 millions de bitcoins en circulation, cette variation correspond à une augmentation mécanique de la capitalisation d’environ 295 milliards de dollars. Cela ne signifie pas que 295 milliards de capitaux sont réellement entrés sur le marché : la capitalisation est simplement calculée en multipliant le dernier prix par l’ensemble de l’offre.

La performance reste spectaculaire sur le plan relatif. Bitcoin n’avait plus progressé aussi rapidement sur une semaine depuis mars 2023. Les 40 bougies hebdomadaires les plus importantes en pourcentage remontent principalement aux premières années du marché, lorsque sa faible liquidité permettait des variations beaucoup plus violentes.

Entre le 17 et le 23 août, Bitcoin est passé de 62 818 à 77 593 dollars, signant la plus forte progression hebdomadaire de son histoire en valeur absolue, selon Galaxy Research. Avec un gain de 23,5 %, cette bougie ne se classe pourtant qu’au 41ᵉ rang des meilleures performances relatives du BTC. Elle reste néanmoins la plus importante hausse en pourcentage depuis mars 2023, et ça valait bien un petit article pour marquer le coup.
Bitcoin a connu une fin du mois de mars exeptionnelle – Source : Compte X JDC

Un rebond sur Bitcoin alimenté par les ETF

Plusieurs événements ont accompagné cette accélération. Les ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré environ 1,9 à 2 milliards de dollars d’entrées nettes, leur meilleure semaine depuis octobre 2025. Ces achats ont apporté une demande directe sur le marché après plusieurs mois de flux plus hésitants.

Les investisseurs ont également réagi à l’annonce du Trésor américain concernant l’augmentation de ses rachats d’obligations à long terme. Cette intervention a été interprétée comme un soutien à la liquidité sur le marché de la dette. Les discussions autour du CLARITY Act ont enfin entretenu l’espoir d’un cadre réglementaire plus favorable aux actifs numériques aux États-Unis.

Ces facteurs ne suffisent toutefois pas à expliquer précisément chaque dollar de hausse. Le point de départ joue également un rôle essentiel : avant son rebond, le bitcoin était retombé à 62 818 dollars, très loin de son sommet historique. La bougie record correspond donc autant à la violence du rattrapage qu’à une nouvelle phase d’expansion.

La distinction est importante. Bitcoin a battu un record de variation hebdomadaire en dollars, mais pas un record de prix. À partir de 77 593 dollars, il faudrait désormais une progression d’environ 19 % en sept jours pour ajouter de nouveau 14 775 dollars. Si le cours atteint un jour 150 000 dollars, une hausse inférieure à 10 % suffirait à établir un nouveau record absolu.

Cette semaine restera donc historique dans les statistiques de Bitcoin. Elle témoigne d’un rebond puissant, soutenu par le retour des flux institutionnels, sans garantir à elle seule que le marché haussier ait définitivement repris.

Steady Lads, c'est la communauté privée du Journal du Coin : un trader pro y gère un portefeuille crypto et partage chaque position en temps réel, avec ses raisons d'entrer, de sortir et d'attendre. Analyses hebdomadaires, salon d'échange et lives réguliers.
<strong>Découvrir Steady Lads</strong>
Découvrir Steady Lads

L’article Bitcoin bondit de 14 775 $ en une semaine : Un record historique ! est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin franchit 80 000 $ pour la première fois depuis mai

Franchie, enfin, la ligne des 80 000 dollars. Trois jours après avoir tenu tant bien que mal près de 80 000 dollars sans oser franchir la ligne, Bitcoin a fini par la traverser dans la nuit du 24 au 25 août. Le seuil symbolique tombe pour la première fois depuis la mi-mai, plus haut à trois mois, sur fond de liquidations massives de positions vendeuses. La mèche allumée vendredi avec le short squeeze autour d’Hyperliquid n’a jamais cessé de brûler.

Les points clés de cet article :
  • Bitcoin a franchi la barre symbolique des 80 000 dollars pour la première fois depuis mai, propulsé par des liquidations massives de positions vendeuses.
  • Un geste monétaire discret du Trésor américain, doublant le programme de rachat d’obligations, a contribué à cette ascension en incitant les investisseurs à se tourner vers des actifs rares comme le Bitcoin.

Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Bitcoin à 80 000 $ : la mécanique du short squeeze tourne à plein régime

Le compteur ne s’arrête plus.

Plus de 240 millions de dollars de positions courtes (short en anglais) ont sauté en une seule heure dans la nuit. Cela a propulsé le cours du BTC jusqu’à environ 81 000 dollars avant un léger reflux. Dix minutes avaient suffi, un peu plus tôt, pour liquider 225 millions de dollars supplémentaires.

Chaque vague de rachats forcés en déclenche une nouvelle, dans une spirale que les traders connaissent bien et redoutent tout autant. Sur la seule semaine du 17 au 23 août, le Bitcoin a gagné environ 23 %, sa plus forte progression hebdomadaire depuis 2023, selon Bloomberg, qui date ce nouveau plus haut à trois mois du 25 août.

La cryptomonnaie reste malgré tout à bonne distance de son record annuel, autour de 126 000 dollars, jamais revu depuis l’automne dernier.

graphique du cours du bitcoin
Bitcoin dépasse les 80 000 $ – Source

Le Trésor américain, complice discret de la remontée

Rien de tout cela ne serait arrivé sans un geste de politique monétaire passé presque inaperçu du grand public.

Washington a doublé son programme de rachat d’obligations longues, et veut désormais de mobiliser jusqu’à 950 milliards de dollars de son compte général pour intensifier la manœuvre. L’objectif affiché est de faire redescendre des taux longs devenus insoutenables pour le budget fédéral.

L’effet secondaire, lui, se lit sur les cours. Les investisseurs y voient une forme de répression financière, ce mécanisme par lequel un État maintient artificiellement les taux sous l’inflation pour éroder le poids de sa dette. Les épargnants qui craignent d’en faire les frais se replient sur les actifs rares.

L’or grimpe. Bitcoin aussi. Les ETF spot Bitcoin ont capté 1,92 milliard de dollars de flux nets entre le 17 et le 21 août, leur meilleure semaine depuis octobre dernier.

Prochain test : le grand oral de Kevin Warsh

La fête n’est pas terminée, mais la table est déjà mise pour le prochain rendez-vous qui compte.

Kevin Warsh prononcera vendredi 28 août son tout premier discours de président de la Fed à Jackson Hole, sur le thème de l’innovation financière. Les rendements du Trésor à 30 ans frôlent 5,2 %, l’inflation dépasse la cible fixée depuis cinq ans, et Warsh a déjà réuni quinze experts externes pour repenser le cadre de politique monétaire de l’institution.

Un mot mal choisi, et la mécanique de la répression financière pourrait se gripper aussi vite qu’elle s’est enclenchée.

Bitcoin a déjà prouvé cet été qu’il pouvait grimper de 20 % en une semaine sur une simple annonce du Trésor. Entre le short squeeze qui continue de purger les positions vendeuses et le discours de Warsh vendredi, le marché a deux catalyseurs distincts braqués sur les mêmes 80 000 dollars fraîchement conquis.

C'est le moment de rejoindre OKX ! Créez votre compte pour débloquer jusqu'à 300 € en BTC, puis cumulez un bonus de 8 % sur vos dépôts pouvant atteindre 5 000 € : deux offres cumulables, valables jusqu'au 31 août.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article Bitcoin franchit 80 000 $ pour la première fois depuis mai est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Les ETF Bitcoin et Ethereum encaissent 2,6 milliards de dollars en une semaine, du jamais-vu depuis octobre

Volte-face. Sept jours auront suffi pour balayer la morosité qui collait aux ETF crypto américains depuis le début de l’année. Ces fonds indiciels cotés en Bourse, adossés au cours du bitcoin et de l’ether, ont encaissé 2,6 milliards de dollars de collecte nette sur la semaine écoulée, selon les données de SoSoValue compilées par The Block. Leur meilleur score depuis octobre 2025.

Dans le détail : 1,9 milliard de dollars pour les ETF Bitcoin spot, 697,2 millions pour leurs cousins Ethereum. Les deux catégories signent leur record de l’année, alors que la semaine précédente s’était soldée par une décollecte de 392 millions de dollars. Près de 3 milliards de dollars d’écart d’une semaine sur l’autre.

Points clés

  • Les ETF Bitcoin et Ethereum spot américains ont enregistré 2,6 milliards de dollars de collecte nette en une semaine, un record pour 2026
  • Les volumes d’échange ont bondi de 219 % côté bitcoin (22,1 milliards de dollars) et de 259 % côté ether (6,9 milliards)
  • Les encours des ETF Ethereum dépassent désormais la collecte cumulée de 2,1 milliards de dollars, sortant les porteurs de la perte latente
  • Le déficit annuel combiné des deux catégories passe de 5,7 à 3,1 milliards de dollars
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
<strong>Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez</strong>
Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez
Lien commercial

Bitcoin : des volumes multipliés par plus de trois

Pour trouver mieux que ces 1,9 milliard de dollars, il faut remonter à la semaine du 10 octobre 2025 et ses 2,7 milliards, selon les données de SoSoValue. Depuis leur lancement en janvier 2024, ces produits cumulent 53,7 milliards de dollars de collecte nette.

Le réveil s’est également lu sur l’activité. Les volumes échangés ont bondi à 22,1 milliards de dollars contre 6,9 milliards la semaine précédente, soit une hausse de plus de 219 %. Les encours, c’est-à-dire l’actif net géré par l’ensemble de ces fonds, progressent de 25,4 % pour atteindre 96,1 milliards de dollars, portés à la fois par les capitaux frais et par la remontée du cours.

L’essentiel s’est joué sur deux séances, mercredi et jeudi, en plein rebond du marché. 517,2 millions de dollars le premier jour, la meilleure journée depuis début mai, puis 606,3 millions le lendemain, dont 503 millions pour le seul IBIT de BlackRock. Le géant de la gestion d’actifs continue d’aspirer plus de huit dollars sur dix parmi ceux qui entrent dans la catégorie lors des grosses journées.

Tableau des flux ETF Bitcoin spot américains au 21 août 2026 : flux net quotidien de 307,45 millions de dollars, total cumulatif des apports nets de 53,71 milliards, valeur négociée de 6,37 milliards et actif net total de 96,07 milliards de dollars.
ETF Bitcoin spot US au 21 août : +307 M$ de collecte nette journalière, 53,71 Mds $ de cumul depuis le lancement et 96,07 Mds $ d’encours (6,17 % de la capitalisation du Bitcoin) – Source : SoSovalue

Ethereum repasse dans le vert

Même trajectoire côté ether. Les 697,2 millions de dollars collectés constituent la meilleure semaine des ETF ETH depuis début octobre 2025, quand ils avaient attiré près de 1,3 milliard, d’après SoSoValue. Quinze jours plus tôt, ces mêmes fonds affichaient une décollecte nette de 2,3 millions de dollars. Le cumul depuis leur lancement atteint désormais 12,2 milliards.

Les volumes hebdomadaires ont grimpé de 259,4 %, à 6,9 milliards de dollars contre 1,9 milliard, tandis que les encours gagnaient 35,9 % pour s’établir à 14,3 milliards.

Un détail comptable mérite l’attention : les encours dépassent maintenant la collecte cumulée d’environ 2,1 milliards de dollars. Deux semaines auparavant, ils accusaient encore un retard de 711 millions. Traduction concrète, le prix de revient moyen de l’ensemble des porteurs d’ETF Ethereum est repassé sous le cours de marché. La masse des investisseurs entrés dans ces produits depuis leur ouverture n’est plus en perte latente.

Un rebond qui n’efface pas encore l’ardoise de 2026

Cette vague d’achats a accompagné un rallye généralisé. Le bitcoin s’est brièvement échangé au-dessus de 79 000 dollars en fin de semaine, au terme de sa plus forte progression hebdomadaire depuis deux ans. BTC et ETH ont tous deux gagné entre 24 % et 28 % sur sept jours. Le bitcoin évoluait ensuite autour de 77 200 dollars, l’ether près de 2 423 dollars.

La photographie annuelle, elle, reste écornée. Les ETF Bitcoin accusent environ 2,9 milliards de dollars de sorties nettes depuis janvier, les ETF Ethereum 191,8 millions. La collecte de la semaine a tout de même ramené le déficit combiné des deux catégories de 5,7 à 3,1 milliards de dollars, effaçant en cinq séances près de la moitié du chemin perdu en sept mois.

Un chiffre relativise toutefois l’année noire des ETF spot : les 53,7 milliards de dollars investis depuis janvier 2024 pèsent aujourd’hui 96,1 milliards d’encours. Même avec un bitcoin retombé sous les 80 000 dollars, les détenteurs de ces fonds restent collectivement assis sur plus de 42 milliards de dollars de plus-values latentes.

Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
<strong>Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez</strong>
Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez
Lien commercial

L’article Les ETF Bitcoin et Ethereum encaissent 2,6 milliards de dollars en une semaine, du jamais-vu depuis octobre est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌