Pourquoi y a-t-il des traits sur les touches F et J de votre clavier ?

[Deal du jour] Le Logitech MX Keys est une référence pour celles et ceux qui écrivent toute la journée. Boulanger propose actuellement une offre particulièrement intéressante sur le modèle Mini.
Razer, équipementier leader de périphériques conçus pour l’esport, vient de franchir une étape stratégique en introduisant son premier clavier optique analogique au format plat (low-profile). En ciblant directement la scène esport, la marque s’attaque à un segment dans lequel chaque milliseconde de latence peut décider d’une victoire ou d’une défaite, tout en répondant à une demande croissante pour des dispositifs plus compacts et ergonomiques.
Le Razer Huntsman V3 Pro TKL Low-Profile 8 KHz s’appuie sur des switchs optiques analogiques de pointe. Contrairement aux mécanismes classiques, ces switchs utilisent des faisceaux lumineux pour détecter la position précise de la touche. Cette technologie permet une course d’activation réglable, allant de 0,1 mm à 2,8 mm, et offre une latence moyenne de 0,39 ms – un chiffre que Razer affirme dans son communiqué de presse être « supérieur de 52 % au modèle concurrent le plus performant ».
Ce nouveau lancement vise à capturer le marché des joueurs et joueuses pro, qui rechignaient autrefois à utiliser des claviers low-profile jugés trop lents. La marque mise sur un arsenal de fonctionnalités avancées : le mode Rapid Trigger pour des réinitialisations dynamiques, le Snap Flex pour exécuter des combinaisons complexes, ou encore le Dual-Keypress Priority pour garantir que les mouvements prioritaires ne soient jamais interrompus par des activations accidentelles.
Un changement palpable et concret dans le confort de jeu. Avec une hauteur de seulement 19,5 mm à l’avant, le clavier permet une position plus naturelle des poignets, réduisant la fatigue lors des sessions prolongées. Cependant, cette performance chirurgicale a un prix : à 259,99 €, ce modèle se positionne parmi les plus onéreux du marché, s’adressant à une niche de puristes prêts à payer pour l’excellence technique.
Avec ce nouveau produit premium, Razer cherche à réduire les frictions et à proposer aux joueurs et joueuses un produit susceptible de gommer les compromis. Jusqu’à présent, les claviers à profil bas étaient souvent perçus comme des alternatives sacrifiant la réactivité à la mobilité.
En intégrant des technologies comme l’HyperPolling à 8 000 Hz et le contrôle avancé des activations, Razer repositionne le format low-profile comme un outil de compétition sérieux, et non plus comme une simple variante de bureau.
Cette évolution technique fait écho aux tendances actuelles du hardware gaming : une course vers la latence minimale et la personnalisation logicielle de l’expérience. Un clavier qui s’associerait d’ailleurs parfaitement à la souris Razer Viper V4 Pro lancée plus tôt cette année.

[Deal du jour] Avec son pavé tactile intégré, le Logitech K400 Plus remplace à lui seul le duo clavier-souris devant le téléviseur. Amazon le propose actuellement à 24,99 € au lieu de 31,88 €.


CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.
Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.
Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.
Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.
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Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.
Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.
Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.
Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).
Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.
J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.
Source : Cherry















