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Gestion des conteneurs : l’effet de lock-in demeure

Complexité de gestion chez Microsoft, tarification élevée chez Red Hat, écosystème MSP limité chez Google, risque de verrouillage chez Huawei… D’une année à l’autre, il y a des choses qui ne changent pas sur le segment de la gestion des conteneurs. En tout cas selon la lecture que Gartner en donne dans son Magic Quadrant.

L’effet lock-in n’est pas circonscrit aux fournisseurs qui maximisent l’intégration verticale. Les add-on propriétaires le favorisent aussi. Un constat qui ne date pas d’hier.

Gestion des conteneurs : 16 fournisseurs, 7 « leaders »

La liste des fournisseurs classés « leaders » ne change pas non plus. Dans l’ordre alphabétique : Alibaba Cloud, AWS, Google, Huawei, Microsoft, Red Hat et SUSE.

Le Magic Quadrant se structure en deux axes. L’un mesure l’« exécution », c’est-à-dire la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). L’autre, la « vision » ; autrement dit les stratégies (ventes, marketing, innovation…).

La situation sur l’axe « exécution » :

Rang Fournisseur Évolution
1 Google =
2 AWS + 1
3 Microsoft – 1
4 Red Hat =
5 Alibaba Cloud + 1
6 SUSE – 1
7 Huawei =
8 Tencent Cloud =
9 Nutanix + 2
10 Mirantis – 1
11 Broadcom (VMware) + 1
12 Spectro Cloud + 1
13 Oracle – 3
14 Canonical =
15 Kubermatic =
16 Portainer nouvel entrant

Sur l’axe « vision » :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Microsoft + 1
2 Google + 1
3 AWS – 2
4 Red Hat =
5 Alibaba Cloud =
6 SUSE =
7 Huawei =
8 Mirantis =
9 Nutanix =
10 Spectro Cloud + 4
11 Canonical =
12 Tencent Cloud + 1
13 Broadcom (VMware) – 1
14 Portainer nouvel entrant
15 Oracle – 5
16 Kubermatic – 1

Chez Alibaba, intégration notable avec les services IA…

Comme l’an dernier, Gartner salue, d’une part, la couverture fonctionnelle de l’offre, sans égale hors fournisseurs américains. Et de l’autre, la « validation » que constitue son usage intensif au sein du groupe Alibaba. Il y ajoute le niveau d’intégration avec ses services IA (inférence, agentique et AIOps).

… mais tarification complexe

L’an dernier, Gartner avait évoqué le poids des restrictions américaines sur le développement international d’Alibaba Cloud. Cette fois, il pointe un autre frein : un écosystème de partenaires et un vivier de talents plus limité que ceux des principaux concurrents. Autres points soulignés : l’échelle maximale des clusters plafonnée à 50 000 nœuds et la tarification plus complexe que chez les autres « leaders » (manque de granularité, en particulier).

AWS salué sur la scalabilité…

Une fois encore, AWS est crédité d’un bon point pour le niveau d’intégration de ses offres avec le reste de services d’infra. Il l’est aussi pour sa gamme serverless. Et, plus globalement, pour la flexibilité des options de déploiement. La scalabilité est un autre point fort (jusqu’à 100 000 nœuds par cluster), favorisant l’entraînement et l’inférence distribuée.

… mais pas sur la coexistence ECS-EKS

AWS n’a pas d’outils natifs pour la gestion des flottes de clusters, avait affirmé Gartner l’an dernier. Un manque comblé, mais il reste du retard sur l’automatisation, la gouvernance et l’orchestration cross-cluster. AWS n’est pas non plus au niveau de la concurrence sur l’implémentation du réseau Kubernetes (des solutions tierces peuvent être nécessaires pour couvrir des besoins avancés). Attention aussi à la coexistence des offres ECS et EKS. L’an dernier, Gartner avait évoqué la difficulté à choisir en fonction des cas d’usage. Cette année, il va plus loin, sur fond de standardisation du marché autour de Kubernetes : ECS exige des compétences spécifiques et en sortir peut imposer un refactoring.

Google, avancé sur l’orchestration des workloads IA…

Chez Google, Gartner apprécie les capacités d’orchestration des workloads IA : planification des gangs, gestion de la topologie, allocation de tranches de GPU, etc. Il salue aussi les offres serverless, en ce qu’elles abaissent les barrières à l’entrée pour les populations de développeurs. Il note aussi la posture de gouvernance unifiée qu’encourage l’approche axée sur l’assemblage de composantes (data, CI/CD, sécurité, IA).

… mais « agressif » sur le cycle de vie des API

Gartner regrette une politique de cycle de vie « agressive » pour les API, que Google a tendance à ranger rapidement au placard. Comme l’an dernier, il relève un écosystème de MSP plus restreint que chez les concurrents et une présence limitée dans les systèmes traditionnels (lift & shift, modernisation applicative).

L’intégration verticale chez Huawei, un élément distinctif…

Comme sur d’autres segments du marché IT, Gartner salue le niveau d’intégration verticale chez Huawei. Ici, avec ses services IA et ses couches propriétaires d’infra. Autre bon point : une gestion cohérente des environnements sur site au cloud public en passant par la périphérie. S’y ajoute une présence sur les marchés émergents (support, conformité, connectivité) dont peuvent manquer les hyperscalers.

… à double tranchant

Évoqué l’an dernier, le climat géopolitique l’est à nouveau, tant il limite l’influence de Huawei hors d’Asie. Le hardware propriétaire reste, en parallèle, à double tranchant : il est nécessaire pour tirer pleinement bénéfice de la stack à disposition. On gardera aussi à l’esprit que pour le déploiement des nouvelles fonctionnalités, la Chine a souvent la priorité.

Microsoft, bien positionné sur l’automatisation du SRE

Comme en 2025, Gartner salue les passerelles avec GitHub et Azure DevOps. Il y ajoute la flexibilité de déploiement. Et le niveau d’automatisation du SRE via l’intégration d’un agent avec le serveur MCP d’AKS.

… mais pas du FinOps

À la largeur du portefeuille de Microsoft peut faire écho une complexité de gestion. Attention par ailleurs au risque de verrouillage vu le niveau d’intégration avec les API Azure. Et au retard sur certains concurrents en matière d’automatisation FinOps.

Red Hat, costaud sur le platform engineering

La brique OpenShift Virtualization vaut un bon point à Red Hat. Comme les possibilités en matière de sécurité et de gouvernance. Mais aussi de platform engineering (orchestration de conteneurs, outils de développement, automatisation de la supply chain logicielle).

… mais toujours cher

D’année en année, même constat : la tarification demeure élevée chez Red Hat. Difficile de la justifier pour des déploiements qui n’exigent pas de fonctionnalités avancées. Attention aussi à la complexité de gestion. Et à l’absence du provisionnement nodeless, adapté aux charges de travail irrégulières ou orientées événements.

SUSE, garant d’une certaine « souveraineté »…

Comme l’an dernier, Gartner souligne la capacité à gérer de multiples distributions Kubernetes. Il salue à nouveau le positionnement de SUSE sur l’edge via K3s. Et y ajoute sa proposition de valeur en matière de souveraineté, entre capacités techniques et capitaux européens.

… qui suppose de l’expertise

La « liberté de choix » inhérente à la pile SUSE exige un certain niveau d’expertise pour la configuration et l’exploitation. L’offre reste axée sur l’infra plus que sur les développeurs, que couvre mieux la concurrence. Gartner rappelle, dans un autre registre, les efforts de planification budgétaire nécessaire à l’heure de la transition du support communautaire vers le support commerciale.

Illustration générée par IA

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Maintenant - Le monitoring qui trouve vos conteneurs tout seul

"Maintenant", ce n'est pas qu'un adverbe à la con pour apprécier l'instant présent ou faire péter ses ordres comme votre Belle Mère ! C'est également un conteneur à lancer, qui se connecte en lecture seule à un socket Docker pour réaliser en un battement de cil, tout l'inventaire de votre home lab !

Il relève ainsi l'état de chaque conteneur, ses healthchecks, ses boucles de redémarrage, ses logs, et vos projets Compose regroupés comme vous les avez écrits.

Ensuite, tout ce qui vous alerte pour de bon se déclare à la main. Les checks HTTP et TCP se configurent sous la forme de labels sur les conteneurs à surveiller. Par exemple, un maintenant.endpoint.http avec son intervalle et son seuil d'échec, un maintenant.endpoint.tcp pour la base...etc. Pas besoin donc d'aller mettre votre gros nez dans un fichier de config spécifique.

Vos tâches planifiées reçoivent chacune une URL à appeler quand elles finissent comme ça si la sauvegarde de trois heures du matin ne se manifeste pas, vous êtes prévenu. Vos certificats HTTPS sont surveillés et signalés cinq fois avant leur expiration, un mois avant puis de plus en plus près. Il compare aussi l'empreinte de vos images à celle publiée sur le registre, ce qui vous permet ensuite de savoir lesquelles ont pris du retard sans lancer des docker pull à l'aveugle. Ah et il sert une page de statut publique pour vos utilisateurs.

Le tout tient dans un binaire Go qui occupe environ 17 Mo de RAM et qui se repose sur une simple base SQLite.

Par contre, l'édition gratuite (Community) gère une seule machine. Si vous voulez du multi-hôte, il faudra passer par la case payante. Toujours en gratuit, il y a aussi des plafonds... Vous avez le droit uniquement à 10 endpoints, 5 heartbeats, 5 certificats, 3 composants de page de statut et uniquement 7 jours d'historique.

Attention quand même, y'a 2 choses à savoir avant de vous enflammer et de poser ça sur une machine exposée sur le net. Il n'y a aucune authentification intégrée, et de ce que j'ai compris, c'est assumé ! A vous donc de mettre en place un reverse proxy et un Authelia ou un Authentik devant.

Pour situer "Maintenant" par rapport à d'autres solutions que je vous ai déjà présentées, Beszel fait les métriques par conteneur sans aucun plafond gratos, mais pas les checks HTTP. Uptime Kuma lui, fait les checks, mais ses monitors doivent être créés un par un dans l'interface, sauf à lui greffer AutoKuma pour lire les labels. Donc, il n'y a pas vraiment de solution tout-en-un gratuite...

A découvrir ici !

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