Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

XRP dévisse de 10%, Zcash reprend son souffle : Le retour des cryptos historiques

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Cette nuit, c’est XRP qui a payé la note du fiasco législatif de Washington. Mais la vraie histoire du jour se joue ailleurs, du côté d’une poignée de cryptomonnaies qui existent depuis des années et qu’on avait fini par oublier. Zcash souffle après un pic historique, Monero et Dash continuent leur rattrapage, et même Litecoin retrouve des couleurs. Le marché a une mémoire courte, sauf quand elle lui rapporte gros.

Les points clés de cet article :
  • XRP a subi une chute notable après le rejet du CLARITY Act au Sénat, tombant à environ 1,265 dollar.
  • Zcash, Monero et Dash ont attiré l’attention en enregistrant des hausses, tandis que Litecoin a discrètement montré des signes de reprise.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

XRP encaisse le choc du CLARITY Act

XRP reste, de tous les altcoins majeurs, celui qui tremble le plus fort à chaque soubresaut réglementaire américain. Mardi, le cours du token a touché un plus haut du jour vers 1,46-1,49 dollar avant de plonger jusqu’à environ 1,265 dollar dans la foulée du rejet de la clôture au Sénat. C’est un dévissage d’environ 10 à 13% depuis le sommet de la journée. Ce mercredi matin, XRP stagne toujours près de ce point bas, autour de 1,28-1,30. Pas de rebond franc pour l’instant, la nuit a laissé des traces.

La semaine passée, XRP évoluait plutôt entre 1,33 et 1,45 dollar. La chute n’a donc rien d’une surprise pour qui suit le dossier depuis le début de l’été : Ripple reste l’altcoin le plus corrélé au calendrier de Washington, pour le meilleur et pour le pire. Et ce matin, c’est clairement pour le pire.

XRP
XRP (xrp)
1,29$ -8,23%

Zcash souffle, Monero et Dash prennent le relais

Après des semaines de hausse quasi ininterrompue, Zcash marque une pause plus qu’une chute. Le token de la confidentialité (l’usage de preuves à divulgation nulle de connaissance, ou zk-SNARKs, qui masque les montants et les adresses des transactions) évolue ce matin autour de 1 110-1 150 dollars, à peine 2% sous son record de la semaine à 1 249 dollars. Rien d’alarmant : après une rally de cette ampleur, une respiration était presque attendue.

Ce qui l’est moins, c’est la vitesse à laquelle le relais a été pris par ses cousines depuis la mi-septembre. Monero a doublé depuis janvier et vient de casser une ligne de tendance baissière vieille de huit mois.

Dash, de son côté, a grimpé d’environ 85% sur la même période récente, pas en une nuit. Les traders qui ont raté le train Zcash sautent sur ce qui n’a pas encore bougé. Un effet de rattrapage classique : une fois qu’un secteur capte l’attention, l’argent va chercher la prochaine pépite oubliée.

Litecoin s’invite discrètement à la fête

Loin du vacarme des cryptos anonymes, Litecoin fait aussi parler de lui. LTC évolue autour de 53 dollars ce mercredi, l’un des meilleurs scores parmi les cryptos de première génération sur les dernières 24 heures (chiffre à recoller au cours du jour). Rien de spectaculaire à côté de Zcash, mais un mouvement suffisant pour rappeler que le vétéran de 2011 n’a pas complètement disparu des radars.

Litecoin
Litecoin (ltc)
51,08$ -3,18%

Dogecoin, lui, reste sagement dans son coin autour de 0,08 dollar. BNB ne bouge quasiment pas, entre 715 et 720 dollars. Deux poids lourds du marché, deux journées sans histoire, pendant que les cryptos qu’on croyait endormies font l’actualité.

Ce contraste raconte quelque chose d’assez simple sur ce début de semaine : quand la Fed et le Sénat américain monopolisent l’attention des gros bonnets du marché, ce sont parfois les outsiders, ceux qu’on n’attendait plus, qui finissent par tirer leur épingle du jeu.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article XRP dévisse de 10%, Zcash reprend son souffle : Le retour des cryptos historiques est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase

Gestion active. Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.

Points clés

  • Ark Invest a cédé plus de 65 millions de dollars de titres liés aux cryptomonnaies lundi, dont 40 millions sur son propre ETF Bitcoin ARKB
  • Circle représente la plus grosse vente d’actions avec 142 350 titres pour 13,8 millions de dollars, alors que le cours reste loin de ses sommets
  • Coinbase (+9,24 %), Circle (+7,53 %) et Bullish (+7,12 %) ont tous progressé, portés par l’espoir d’une adoption du Clarity Act
  • Le texte affronte un vote de cloture qui exige 60 voix au Sénat, où la majorité républicaine ne dispose que de 53 sièges

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Circle, Coinbase et ARKB : Le détail des ventes d’Ark Invest

Selon les avis de transactions publiés par Ark, la société de gestion a cédé 142 350 actions Circle dans deux fonds. Au cours de clôture de 97,42 dollars, leur valeur atteint environ 13,9 millions de dollars. Circle a gagné 7,53 % lundi. Ark a également vendu 36 628 actions Coinbase, soit environ 7 millions de dollars au cours de clôture de 191,45 dollars ; le titre a progressé de 9,24 %.

Les ventes comprennent aussi 153 881 actions BitMine, valorisées à environ 4 millions de dollars, et 18 280 actions Bullish, pour près de 688 000 dollars. La plus importante opération porte toutefois sur 1 528 953 parts de l’ETF Bitcoin ARKB, soit environ 40 millions de dollars au cours de clôture de 26,19 dollars. Il s’agit d’une vente de parts d’ETF détenues par des fonds d’Ark, pas d’une annonce de vente directe de bitcoins.

Ces montants restent des estimations : les avis indiquent les quantités négociées, mais pas nécessairement les prix d’exécution. Ark ajuste d’ailleurs régulièrement ses positions. Sa politique de pondération évoque généralement un maximum de 10 % d’un titre dans ses fonds actifs au moment de l’achat, mais cela ne permet pas, à elle seule, d’établir le motif des ventes de lundi.

Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.
Cathie Wood est habituellement tellement bullish que quand elle vend, tout le monde s’inquiète ! – Source : Compte X

Clarity Act : Un vote de procédure, pas une adoption

Ces transactions précèdent un rendez-vous au Sénat américain. Selon son calendrier officiel, les élus votent mardi 15 septembre, vers 14 h 15 heure de l’Est, sur une motion visant à clore le débat sur l’ouverture de l’examen du Digital Asset Market Clarity Act. Cette procédure exige normalement 60 voix. Même si elle aboutit, le texte n’est pas adopté : son examen au Sénat doit encore suivre.

La Chambre des représentants avait approuvé sa version par 294 voix contre 134. Le projet vise notamment à préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC pour les actifs numériques. Les perspectives de son examen ont pu contribuer à l’intérêt des investisseurs pour les actions crypto lundi, mais elles ne démontrent pas la cause de chaque hausse.

Les ventes d’Ark et le vote prévu au Sénat coïncident donc dans le calendrier. Les premières documentent un ajustement de portefeuille ; le second concerne, à ce stade, la possibilité pour les sénateurs de débattre du texte. Les équipes d’Ark Invest craignent-elles une chute du marché suite à un vote défavorable ? Réponse très bientôt.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Cryptomonnaies et CLARITY Act : Les 3 priorités de la SEC n’attendront pas le Congrès

Le Congrès temporise, la SEC écrit. Paul Atkins a redit son appui au CLARITY Act, le texte censé répartir une bonne fois pour toutes les compétences entre le gendarme boursier américain et la CFTC, le régulateur des marchés de matières premières. Le président de la SEC a aussitôt prévenu que son agence poursuivrait son propre chantier réglementaire, loi ou pas loi.

Trois dossiers en forment l’ossature : l’émission de crypto-actifs, la modernisation des transfer agents et la conservation des actifs numériques.

Mise à jour 15/09, 21h30 : Le vote a eu lieu. La motion de cloture a échoué au Sénat, loin des 60 voix requises, et le Bitcoin est passé sous les 75 000 $. Lire notre article complet : Clarity Act : le Sénat fait capoter le vote, le Bitcoin casse les 75 000 dollars

Points clés

  • Paul Atkins appuie le CLARITY Act, bloqué au Sénat depuis son adoption par la Chambre à 294 voix contre 134
  • La SEC avancera sans loi sur trois fronts : émission de crypto-actifs, transfer agents et conservation
  • Le cadre des transfer agents, inchangé depuis les années 1970, pourrait autoriser la tenue de registre sur blockchain
  • L’harmonisation SEC-CFTC a déjà permis les ETF spot Solana, XRP et Dogecoin via les standards de cotation génériques

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

CLARITY Act : la SEC soutient le texte, le Sénat le fait patienter

Adopté par la Chambre des représentants à 294 voix contre 134, dont 78 démocrates, le Digital Asset Market Clarity Act devait clore une décennie de guerre de tranchées entre régulateurs.

Son principe tient en une ligne de partage : la CFTC récupère les crypto-actifs suffisamment décentralisés pour être traités comme des matières premières numériques, la SEC garde les levées de fonds et les tokens encore adossés aux promesses d’une équipe. Le Sénat a multiplié les moutures de travail depuis, sans jamais inscrire le texte à l’ordre du jour d’un vote en séance.

Atkins plaide pour la voie législative parce qu’un règlement se défait aussi vite qu’il s’écrit. Le passage de témoin entre Gary Gensler et l’équipe actuelle a suffi à renverser la doctrine de l’agence en quelques mois, des poursuites tous azimuts à l’abandon des procédures visant Coinbase, Kraken et Ripple. Sans texte voté par le Congrès, une future présidence de la SEC pourrait refaire le chemin en sens inverse avec la même facilité.

« La plupart des crypto-actifs ne sont pas des titres financiers. »

Paul Atkins, président de la SEC

Cette phrase, prononcée au lancement de Project Crypto, sert désormais de socle doctrinal à l’ensemble des travaux de l’agence. Elle inverse la présomption qui prévalait sous l’administration précédente, quand chaque token était réputé titre financier jusqu’à preuve du contraire.

Crypto : émission, transfer agents et conservation, les trois chantiers de la SEC

Le premier chantier porte sur l’émission de crypto-actifs. La SEC travaille à une taxonomie et à un régime d’offre taillé pour les tokens, au lieu de continuer à les faire entrer au chausse-pied dans des exemptions pensées pour des actions d’entreprises. Une exemption dite d’innovation permettrait de lancer un protocole sous conditions, avec des obligations d’information adaptées et une sortie du statut de titre financier une fois le réseau devenu autonome.

Deuxième chantier, les transfer agents. Ces prestataires tiennent le registre des détenteurs de titres, versent les dividendes et enregistrent les transferts de propriété. Leur cadre réglementaire n’a quasiment pas bougé depuis les années 1970, quand les registres étaient encore des livres de papier et des bandes magnétiques. Autoriser explicitement la tenue de registre sur blockchain ouvrirait la voie à des actions tokenisées dont le carnet d’actionnaires vivrait directement sur une chaîne publique, avec un règlement-livraison en quelques secondes plutôt qu’en un jour ouvré.

La conservation ferme le triptyque. L’agence a retiré le projet de règle Safeguarding hérité de l’ère Gensler, qui aurait imposé aux gérants d’actifs des exigences difficilement compatibles avec l’autoconservation. Le texte de remplacement reste à écrire, et les questions sont massives : quels établissements peuvent être reconnus comme dépositaires qualifiés, à quelles conditions un gérant peut détenir lui-même les clés privées de ses clients, comment traiter les actifs mis en staking ou déposés dans des protocoles DeFi.

Une SEC désormais alignée sur la CFTC

Les deux régulateurs ont engagé un travail d’harmonisation qui produit déjà des effets concrets, à commencer par l’autorisation donnée aux places de marché enregistrées de proposer des produits crypto au comptant. L’arrivée de Mike Selig à la tête de la CFTC a resserré encore l’étau administratif : l’ancien conseiller juridique en chef de la Crypto Task Force de la SEC connaît de l’intérieur les dossiers qu’il doit désormais traiter depuis l’autre rive.

Les standards de cotation génériques adoptés à l’automne 2025 donnent la mesure de ce que peut faire une agence sans attendre le Congrès : en supprimant l’examen au cas par cas de chaque demande d’approbation déposée par les Bourses, ils ont ouvert la voie aux ETF spot Solana, XRP, Dogecoin et Litecoin en quelques semaines. Émission, registres et conservation suivent la même mécanique, celle de l’agenda réglementaire de la SEC, qui n’a jamais eu besoin d’un vote du Sénat pour avancer.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Cryptomonnaies et CLARITY Act : Les 3 priorités de la SEC n’attendront pas le Congrès est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Forbes 400 : L’IA d’Anthropic crée 6 milliardaires, les mega-riches de la crypto reculent

Le club le plus select de la planète. Le Forbes 400 atteint un nouveau record cette année : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d’œil sur la liste ensemble.

Points clés

  • Le Forbes 400 atteint un nouveau record de richesse cumulée, après les 6 600 milliards de dollars de l’édition 2025
  • Six cofondateurs américains d’Anthropic possèdent chacun une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars.
  • Michael Saylor enregistre la plus forte baisse de patrimoine en pourcentage parmi les membres présents dans les deux éditions du classement.
  • Donald Trump passe de 7,3 à 7 milliards de dollars ; les frères Winklevoss sortent du Forbes 400.

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Anthropic : Six cofondateurs et 93 milliards de dollars de fortune estimée

Daniela et Dario Amodei, Tom Brown, Jack Clark, Jared Kaplan et Sam McCandlish rejoignent le Forbes 400 avec une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars chacun, soit 93 milliards au total. Leur septième cofondateur, Chris Olah, possède la nationalité canadienne et ne peut intégrer ce classement réservé aux Américains.

Forbes estime que chacun détient un peu plus de 1,6 % d’Anthropic. Leurs fortunes ont plus que doublé après la levée de 65 milliards de dollars bouclée en mai, qui valorisait l’entreprise à 965 milliards de dollars.

Ces patrimoines reposent principalement sur des participations dans une société non cotée. Forbes les chiffre à partir des informations disponibles, mais les cofondateurs ne disposent pas d’un cours de Bourse auquel vendre immédiatement leurs actions. Le magazine situe l’ensemble de ses estimations pour l’édition 2026 au 4 septembre.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Au moins 590 milliardaires américains ne sont pas assez riches pour intégrer le Forbes 400 ! – Source : Compte X

Bitcoin et Gemini : Des fortunes crypto moins stables

Le ticket d’entrée du classement atteint 4,4 milliards de dollars, contre 3,8 milliards en 2025. Parmi les personnes qui figuraient dans les deux éditions, Michael Saylor subit, selon Forbes, la plus forte baisse de fortune en pourcentage. Le magazine estime son patrimoine à 4,6 milliards de dollars et relève que l’action Strategy, étroitement liée à sa stratégie Bitcoin, a perdu 57 % en un an.

Le sort de Tyler et Cameron Winklevoss est plus net : ils sortent du Forbes 400. L’introduction en bourse de leur plateforme Gemini les avait aidés à intégrer l’édition 2025. Depuis, l’action a perdu 85 % de sa valeur, d’après Forbes. Leur absence en 2026 contredit l’ébauche qui les présentait encore parmi les fortunes du classement.

D’autres entrepreneurs crypto, comme Brian Armstrong chez Coinbase et Chris Larsen chez Ripple, restent milliardaires. Toutefois, leur présence ne suffit pas à décrire toutes ces fortunes comme identiques : le premier détient des actions d’une société cotée, tandis que le second possède notamment des actifs liés à Ripple. Leur valeur dépend des cours et des estimations retenues par Forbes.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Les géants de l’IA débarquent en force dans le Forbes 400 – Source : Compte X

Donald Trump perd 44 places, malgré des liquidités en hausse

Forbes estime par ailleurs la fortune de Donald Trump à 7 milliards de dollars, contre 7,3 milliards en 2025. Le président passe ainsi de la 201ᵉ à la 245ᵉ place. Le recul de sa participation dans Trump Media, de son memecoin TRUMP et de ses tokens World Liberty Financial explique une partie de cette baisse.

Selon les calculs du magazine, la valeur de sa participation dans Trump Media a diminué d’environ 980 millions de dollars en un an. Celle de ses memecoins TRUMP a reculé d’environ 525 millions et celle de ses tokens World Liberty de 260 millions. Ces pertes de valeur ne se traduisent pourtant pas par une baisse équivalente de sa fortune totale : Forbes estime que ses avoirs liquides ont augmenté de 800 millions de dollars, notamment grâce aux recettes tirées de ses activités numériques. La valeur de ses clubs et terrains de golf a également progressé.

Le classement montre ainsi trois situations distinctes : Anthropic fait entrer six fortunes fondées sur une valorisation privée, Strategy expose Michael Saylor aux variations de son action, et les actifs crypto de Donald Trump perdent de la valeur alors même qu’il encaisse des revenus. Le Forbes 400 mesure des patrimoines estimés, pas les sommes que leurs détenteurs pourraient obtenir en vendant leurs actifs d’un seul coup. Quoiqu’il en soit, les États-Unis impressionnent toujours par cette capacité à créer de la richesse dans le secteur technologique, et ce n’est pas fini…

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Forbes 400 : L’IA d’Anthropic crée 6 milliardaires, les mega-riches de la crypto reculent est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC

Deuxième semaine blanche. Strategy n’a ni acheté ni vendu le moindre bitcoin la semaine dernière. La société de Michael Saylor a préféré consacrer 139,3 millions de dollars de sa trésorerie au rachat de 1,42 million de ses propres actions de préférence STRC, d’après le formulaire 8-K déposé auprès du régulateur boursier américain.

Son trésor reste figé à 845 050 BTC pour une valeur d’environ 65,7 milliards de dollars aux cours actuels. Aucune action ordinaire n’a non plus été émise via son programme « at-the-market » sur la période.

Points clés

  • Strategy a racheté 1,42 million d’actions de préférence STRC pour 139,3 millions de dollars, sans acheter ni vendre de bitcoin
  • Le trésor reste figé à 845 050 BTC pour un coût d’acquisition de 63,73 milliards de dollars, soit 75 412 dollars en moyenne
  • Le ratio mNAV retombé à 1,1 rend l’émission d’actions nouvelles quasiment inutile, d’où le virage vers les rachats de titres
  • 197 sociétés cotées détiennent désormais du Bitcoin, mais les quatre suivantes réunies pèsent moins de 18 % du trésor de Strategy

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Strategy rachète ses actions STRC plutôt que du Bitcoin

Le STRC, surnommé « Stretch », est une action de préférence perpétuelle : aucune échéance de remboursement, et un dividende mensuel à taux variable que Strategy ajuste pour maintenir le titre au plus près de sa valeur nominale de 100 dollars. Racheter ces titres sur le marché soutient leur cours et allège la facture de dividendes des trimestres suivants.

Ces rachats ont été financés par la poche « USD Cash », l’un des deux compartiments créés par le Digital Credit Capital Framework, le cadre de gestion financière que l’entreprise s’est imposé. Au terme de la période, l’« USD Reserve » affichait 5,1 milliards de dollars et l’« USD Cash » 1,3 milliard. Le premier compartiment est verrouillé et ne peut servir qu’au paiement des dividendes des actions de préférence et des intérêts de la dette.

Le programme de rachat de titres de crédit numériques, doté initialement d’un milliard de dollars et concentré en priorité sur le STRC, a été porté à 2 milliards la semaine dernière. Strategy a également validé un rachat d’actions ordinaires d’un milliard de dollars et élargi son BTC Monetization Program : l’entreprise s’autorise désormais à céder jusqu’à 5 milliards de dollars de bitcoins pour alimenter sa réserve, honorer dividendes et intérêts, et financer ces rachats. L’autorisation reste théorique à ce stade, puisque aucun bitcoin n’a quitté les coffres.

Strategy has repurchased $139M of $STRC. As of 9/13/26, we hold 845,050 $BTC and $6.4B of USD Assets. $MSTRhttps://t.co/awLZ666Nuq

— Strategy (@Strategy) September 14, 2026

« Strategy a racheté pour 139 millions de dollars de $STRC . Au 13/09/2026, nous détenions 845 050 $BTC et 6,4 milliards de dollars d’actifs en USD. $MSTR »

Un mNAV retombé à 1,1 et le silence de Michael Saylor

Le ratio mNAV compare la valeur d’entreprise de Strategy à celle du Bitcoin qu’elle détient. Il a longtemps oscillé entre 2 et 3 : chaque action émise au prix du marché achetait alors davantage de bitcoins par titre qu’elle n’en diluait, moteur du modèle Saylor. Redescendu à 1,1, il rend l’émission d’actions nouvelles pratiquement stérile pour les actionnaires en place, ce qui éclaire l’arrêt des ventes ATM.

Le titre MSTR a cédé 4,7 % sur la semaine pour clôturer vendredi à 130,97 dollars, quand le Bitcoin reculait de 3,9 %. L’action reste en repli d’environ 71 % par rapport à son sommet de 2025.

Michael Saylor a par ailleurs déserté son rituel dominical. Le cofondateur et président exécutif publiait chaque dimanche le graphique de suivi du trésor Bitcoin de Strategy, annonce à peine déguisée d’un achat imminent. Ces publications se sont raréfiées à mesure que les acquisitions s’espaçaient.

197 sociétés cotées en trésorerie Bitcoin, et un gouffre derrière Strategy

D’après les données de Bitcoin Treasuries, 197 sociétés cotées ont adopté une forme ou une autre de modèle d’accumulation de Bitcoin. Le classement s’effondre juste derrière Strategy : Twenty One, adossé à Tether, détient 43 514 BTC, Metaplanet 43 000 BTC, MARA 35 303 BTC et Bitcoin Standard Treasury Company, soutenu par Adam Back et Cantor Fitzgerald, 30 021 BTC. Ces quatre trésors réunis pèsent à peine 18 % de celui de Saylor.

L’ensemble du peloton a dévissé depuis les sommets de 2025, les primes de valorisation sur actif net s’étant comprimées à peu près partout. Le rachat de titres devient alors l’outil par défaut : quand le marché refuse de payer une prime pour du Bitcoin logé dans un bilan coté, racheter ses propres actions décotées revient à acheter du BTC avec un rabais.

Reste le cœur du bilan : 845 050 BTC accumulés pour 63,73 milliards de dollars, soit un prix de revient moyen de 75 412 dollars l’unité. Avec un Bitcoin autour de 77 900 dollars, la plus-value latente avoisine les 2 milliards, une marge de 3 % qui laisse peu d’air. Strategy contrôle toujours plus de 4 % des 21 millions de bitcoins qui existeront un jour, un stock qu’aucun des programmes de rachat en cours ne vient entamer.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences

Hécatombe annoncée sur le marché crypto brésilien. Depuis le 2 février, la banque centrale du Brésil impose de nouvelles règles aux plateformes d’actifs numériques. Ces exigences de fonds propres et de conformité reprennent, en somme, celles des établissements bancaires. Sur près de 300 prestataires recensés dans le pays, une vingtaine seulement tiendraient la distance. Au final, une dizaine seulement décrocheraient une licence.

Points clés

  • Depuis le 2 février, les prestataires crypto brésiliens doivent réunir des fonds propres plus élevés. Le plafond grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.
  • Sur près de 300 acteurs, 20 à 25 seraient en mesure de déposer un dossier recevable. Une dizaine seulement décrocheraient un agrément.
  • Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext ont déjà arrêté ou restructuré leurs services aux particuliers.
  • Les transactions en stablecoins adossés à une devise étrangère basculent sous le régime du marché des changes.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Crypto : le Brésil exige jusqu’à 7,2 millions de dollars de fonds propres

Le sigle PSAV désigne au Brésil les prestataires de services sur actifs virtuels. Le terme fait écho aux PSAN français et aux VASP de la terminologie internationale. Les résolutions adoptées par la Banco Central do Brasil découpent le métier en trois catégories. On y trouve l’intermédiation, la garde d’actifs pour le compte de tiers et le courtage. Chaque catégorie impose son propre plancher de capital. Pour les profils les plus larges, il grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.

Le capital n’est que la première marche. Le cahier des charges impose aussi une gouvernance claire et un dispositif anti-blanchiment. Il exige, par ailleurs, une séparation stricte des fonds clients et un reporting régulier au superviseur. Une plateforme de taille moyenne vit sur des commissions de quelques points de base. Résultat : le coût de mise en conformité dépasse souvent sa marge annuelle.

Le calendrier achève de resserrer l’étau. Les candidats doivent déposer leur dossier avant le 30 octobre. Passé ce délai, ils disposeront de 30 jours pour cesser toute activité et restituer les fonds de leurs utilisateurs.

Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext quittent déjà la table

Quatre plateformes ont annoncé l’arrêt ou la restructuration de leurs services destinés aux particuliers : Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext. Aucune n’a désigné nommément la nouvelle réglementation dans ses communiqués. Toutes, en revanche, ont choisi de communiquer dans les semaines qui ont suivi son entrée en vigueur.

L’arithmétique est brutale. Sur 300 acteurs, seuls 20 à 25 dossiers seraient jugés recevables, puis une poignée seulement décrocheraient un agrément effectif. Concrètement, plus de 95 % du marché sortirait du cadre légal, par la vente, la fusion ou la fermeture. Les maisons capables d’aligner huit chiffres de fonds propres et un service conformité étoffé partent avec une longueur d’avance. C’est le cas, par exemple, de Mercado Bitcoin, de Foxbit ou des filiales locales des groupes internationaux. Les petites structures nées de l’euphorie de 2021 n’ont ni le bilan ni le temps de rattraper ce niveau d’exigence.

Stablecoins et fiscalité : la deuxième lame de la réglementation crypto

Le volet le plus lourd de conséquences concerne les stablecoins adossés au dollar. Les opérations portant sur des jetons référencés à une devise étrangère basculent dans le régime du marché des changes. Elles héritent, du même coup, des obligations de déclaration et d’identification qui l’accompagnent. La banque centrale évalue à environ 90 % la part des flux crypto brésiliens liés à ces actifs. Un tel pourcentage transforme, de fait, une règle technique en réforme structurelle pour tout le pays.

Reste la question des utilisateurs privés de plateforme locale. Ils conservent l’accès aux places étrangères, aux protocoles DeFi et à l’autoconservation. Ces usages échappent, cependant, au superviseur brésilien en matière de protection du consommateur. Le fisc, lui, a déjà anticipé le mouvement. Désormais, ses obligations déclaratives couvrent aussi les transactions réalisées sur des plateformes étrangères, comme celles effectuées depuis un wallet personnel.

Les dossiers doivent être déposés d’ici fin octobre, l’instruction par la banque centrale suivra. D’ici là, quelque 275 prestataires devront choisir entre vendre, fusionner ou fermer. Une dizaine de survivants, enfin, se partageront le marché crypto le plus actif d’Amérique latine.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : le Mexique démantèle une ferme de minage clandestine soupçonnée de blanchir l’argent des cartels

Trois cents cartes graphiques au fond d’une vallée mexicaine. Le parquet fédéral, la marine et les forces de sécurité de l’État de Puebla ont investi une propriété isolée de la commune de Tlaola. Le site se trouve dans la Sierra Norte. Ils y ont trouvé une ferme de minage entièrement clandestine. Les enquêteurs veulent maintenant savoir qui payait l’électricité, et à qui profitaient les cryptomonnaies produites.

Le communiqué du gouvernement de Puebla évoque une piste de blanchiment liée au narcotrafic. L’enquête porte aussi sur un branchement sauvage présumé sur le réseau électrique local.

Points clés

  • Les autorités mexicaines ont saisi environ 300 GPU, un transformateur et huit antennes satellite dans une ferme de minage clandestine à Tlaola, dans la Sierra Norte de Puebla
  • L’enquête porte sur un détournement présumé de courant issu d’un barrage hydroélectrique voisin et sur un possible blanchiment de fonds du narcotrafic
  • Puebla avait déjà repéré trois sites comparables dans le même périmètre et coordonne désormais ses recherches avec les États voisins
  • Chainalysis recense 154 milliards de dollars de fonds reçus par des adresses illicites en 2025, soit moins de 1 % du volume total suivi

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Une ferme de minage crypto branchée au réseau électrique mexicain

L’inventaire dressé par les autorités détonne pour un hameau de montagne : environ 300 cartes graphiques, un transformateur, quelque 80 bornes de moyenne tension et huit antennes internet par satellite. Aucune fibre optique ne dessert ce secteur montagneux. La connexion passait donc par l’orbite basse.

Le ministère public cherche à établir si le site siphonnait le courant d’un barrage hydroélectrique voisin. Le complexe de Necaxa se trouve à quelques kilomètres de là. En service depuis 1905, il est exploité par la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les 80 bornes de moyenne tension saisies sur place orientent l’enquête dans cette direction.

Un détail intrigue quiconque connaît le matériel : 300 cartes graphiques ne produisent pas de bitcoins. Les ASIC (des circuits intégrés conçus pour une seule fonction, bien plus efficaces qu’un GPU) verrouillent le minage de Bitcoin depuis plus d’une décennie. Un parc de cartes graphiques vise donc des cryptomonnaies alternatives, encore accessibles au minage grand public. Ou alors, il sert simplement de puissance de calcul louée pour l’intelligence artificielle.

« Les cartels de la drogue semblent avoir atteint un nouveau niveau de sophistication.»

David Saucedo, analyste en sécurité, à Reuters

Les autorités ont déjà repéré trois installations comparables dans le même périmètre au cours de l’année écoulée. Elles coordonnent désormais leurs recherches avec les États voisins pour en identifier d’autres. Le parquet fédéral a refusé de commenter auprès de l’agence de presse en raison de l’enquête en cours.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Minage crypto et blanchiment : ce que disent les précédents

L’hypothèse n’a rien d’inédit. Les analystes conformité documentent depuis des années cette typologie : acheter du matériel de minage avec des fonds illicites pour obtenir des cryptomonnaies fraîchement émises, donc vierges de tout historique.

Chainalysis a poussé l’analyse jusqu’aux pools de minage, ces coopératives où des mineurs mutualisent leur puissance de calcul avant de se partager les récompenses. Ses chercheurs ont repéré des adresses de dépôt qui mélangeaient deux origines. D’un côté des fonds liés à des rançongiciels ou à des arnaques, de l’autre des revenus de minage, le tout sur les mêmes plateformes d’échange.

« Le minage de cryptomonnaies est une composante cruciale de notre industrie, mais il présente aussi un attrait particulier pour les acteurs malveillants, car il offre un moyen d’acquérir de l’argent dont la source d’origine on-chain est totalement propre.»

Chainalysis, rapport sur le blanchiment via les pools de minage

Aucun de ces travaux ne dit comment le site de Tlaola gérait ses fonds. L’enquête locale garde deux pistes ouvertes : un revenu tiré du minage sur courant volé, ou un habillage pour de l’argent venu d’autres délits. La « propreté » d’une pièce fraîchement minée reste d’ailleurs toute relative. Chaque transfert ultérieur s’inscrit dans un registre public. Les pools versent depuis des adresses identifiées, et les plateformes régulées savent lire ces schémas. L’électricité détournée, elle, ne laisse aucune trace consultable. Un mineur qui ne paie pas son courant efface la plus grosse ligne de ses coûts d’exploitation.

Crypto et cartels : Washington resserre l’étau sur les flux

Le Trésor américain a sanctionné en mai un réseau qu’il attribue à Armando de Jesús Ojeda Avilés. Celui-ci est accusé d’avoir collecté le produit des ventes de drogue aux États-Unis, de l’avoir converti en cryptomonnaies, puis de l’avoir acheminé vers le cartel de Sinaloa. Washington a par ailleurs classé six organisations criminelles mexicaines, dont Sinaloa, parmi les organisations terroristes étrangères début 2025. De quoi alourdir l’exposition pénale de quiconque manipule ces fonds.

Chainalysis chiffre à au moins 154 milliards de dollars les sommes reçues en 2025 par des adresses signalées comme illicites. Cette progression tient pour l’essentiel aux entités sous sanctions. Le total reste sous la barre de 1 % du volume de transactions que la société surveille. Une réserve méthodologique s’impose : ces calculs excluent en général les paiements classiques aux trafiquants. Il manque, la plupart du temps, les éléments extérieurs qui permettraient d’en établir l’origine criminelle. Un registre public ne suffit pas à distinguer un virement de narcotrafic d’un transfert parfaitement légitime.

Trois cents cartes graphiques génèrent au mieux quelques dizaines de milliers de dollars par an, une paille face aux volumes d’un cartel. C’est la multiplication des sites qui change l’échelle. Puebla a déjà lancé la traque avec les États voisins pour en débusquer d’autres.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Crypto : le Mexique démantèle une ferme de minage clandestine soupçonnée de blanchir l’argent des cartels est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Les actualités Bitcoin et cryptomonnaies de la semaine – L’Hebdo Crypto #346

L’Hebdo Crypto vous est présenté par le Club 25%. La semaine du 07/09 en bref.

Jeudi, le CPI américain est ressorti conforme aux attentes, mais l’inflation sous-jacente a dépassé les prévisions. Les probabilités d’une hausse des taux de la Fed ont ainsi grimpé au-dessus de 85 %. La BCE avait relevé ses taux la veille. En France, Bercy a chiffré à 59,3 milliards d’euros la facture des intérêts de la dette pour 2026.

Cet article contient des liens d’affiliation qui soutiennent le travail du Journal du Coin.

L’actualité crypto en bref

▶ Bitcoin bloqué sous 78 000 $ : Le CPI américain et la BCE mettent le marché sous tension. L’échéance d’options Deribit du 11 septembre plaçait le max pain à 78 000 dollars pour 2,23 milliards de notionnel, avec les puts concentrés sous 76 000 et le plus gros bloc de calls à 81 000. Bitcoin évolue dans cette fourchette depuis. Les 83 000 dollars restent le niveau à franchir pour acter la fin du cycle baissier.

▶ Hausse des taux Fed : les probabilités s’envolent au-dessus de 85 % après le CPI américain. L’indice des prix d’août est ressorti à +0,4 % sur le mois et +3,4 % sur un an, pile dans le consensus. Le cœur de l’inflation, lui, a grimpé de +0,3 % quand Wall Street tablait sur 0,2 %. FedWatch donne 85,4 % de chances d’une hausse le 16 septembre, contre 60 % une semaine plus tôt.

▶ La BCE relève ses taux de 0,25 % face au retour de l’inflation. Deuxième tour de vis en trois mois. À compter du 16 septembre, la facilité de dépôt passe à 2,50 %, le refinancement principal à 2,65 % et le prêt marginal à 2,90 %. L’institution table sur une inflation moyenne de 3 % en 2026, et tient sa conférence de presse exceptionnellement à Berlin.

▶ Économie : la France paiera 59,3 milliards d’euros d’intérêts sur sa dette en 2026. La hausse atteint 4,4 milliards sur un an. Le service de la dette devient le 3e poste budgétaire de l’État, derrière la Défense et ses 66,7 milliards, et talonne l’Éducation nationale à 63 milliards. L’OAT 10 ans tourne autour de 4,10 %, contre 0,1 % en 2020. Roland Lescure a révisé la croissance à 0,5 % et reconnu qu’un déficit sous 5 % du PIB « n’est plus une option ».

▶ Hack de Liquid Network : le pirate revient à la charge et réclame 10 % à Blockstream. Le 6 septembre, une faille du logiciel Elements permet de frapper environ 4 000 BTC synthétiques, soit 320 millions de dollars. Le bug se nichait dans le cache de vérification des preuves de montant. Après le correctif, l’attaquant a restitué 3 400 BTC et conservé 598,5 BTC. Son message on-chain du 9 septembre exige 10 % de la trésorerie de Blockstream, sous peine de faire perdre 15 % aux détenteurs de L-BTC.

▶ USDT et USDC : comment le duopole des stablecoins verrouille 85 % du marché. Sur un marché de 302,9 milliards de dollars, Tether pèse 183,4 milliards et Circle 74,3 milliards. L’indice de concentration Herfindahl-Hirschman monte à 4 244 points, quand le seuil de marché fortement concentré est fixé à 2 500. Plus de 25 concurrents se partagent le reste, aucun au-dessus de 4 %.

▶ Robinhood Chain explose les compteurs deux mois après son lancement. Le réseau a encaissé 33 millions de dollars de frais en quinze jours, contre 11 millions pour Solana et 9 millions pour BNB Chain, selon Bernstein. La chaîne affiche 1,5 milliard de dollars de TVL et plus de 50 milliards de volume sur ses DEX. Côté frais, Robinhood capte environ 90 % des revenus générés par la chaîne. Arbitrum en récupère 10 %, tandis qu’Ethereum en perçoit moins de 1 %.

▶ Crypto et impôts : 9,4 milliards de dollars dans le viseur du fisc. Chainalysis estime à 9,4 milliards de dollars les opérations crypto potentiellement imposables réalisées en France en 2025, dont 5,2 milliards de paiements, 2,5 milliards de plus-values et 1,7 milliard de minage et de staking. La DGFiP a de son côté enregistré 368 millions d’euros de plus-values déclarées par 24 000 contribuables. Les deux chiffres ne portent ni sur la même année ni sur la même assiette. La directive DAC 8 renforce le partage automatique des données dès 2027.

L’actu de la semaine en chiffres

758 millions de dollars liquidés en 24 heures après le CPI, dans les deux sens, pour un marché revenu à son point de départ.

516 millions d’euros détournés en France par fraude par manipulation en 2025, soit +34 % sur un an.

111 millions de dollars sauvés par Cronos, qui a choisi de remonter le temps après un hack.

92 % de la capitalisation du top 100 captés par Bitcoin et 6 autres géants.

La vidéo de la semaine

Bitcoin temporise, Ethereum prépare sa reprise. La capitalisation totale hors stablecoins reste sous une résistance hebdomadaire située autour de 2 430 milliards de dollars, et Bitcoin digère sa hausse d’août dans une zone étroite autour de 78 000 dollars.

Cara rapproche cette configuration des consolidations observées au début de précédentes phases haussières. Ethereum garde une orientation favorable au-dessus de 2 400 dollars, sans avoir encore franchi la zone des 2 515 à 2 530 dollars qui prolongerait le mouvement.

Bonne semaine sur le Journal du Coin.

L’Hebdo Crypto vous est présenté par le Club 25%, le club privé de l’épargne en stablecoins qui vise 15 à 25 % par an, à travers les meilleures opportunités DeFi.

L’article Les actualités Bitcoin et cryptomonnaies de la semaine – L’Hebdo Crypto #346 est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Fuite de données chez Revolut : Une rançon serait réclamée

Chantage numérique. Il y a quarante-huit heures, la fuite de données chez Revolut ressemblait à une bavure isolée : un faux e-mail gouvernemental, une agence usurpée, des dossiers clients transmis par erreur. Ce dimanche soir, l’histoire prend une tournure autrement plus sale. Les auteurs du piratage ne se contentent plus d’avoir volé passeports et historiques Bitcoin. Ils les publient. Ils ciblent des clients en vue. Et ils réclament de l’argent à la néobanque pour arrêter là, captures d’écran à l’appui.

Les points clés de cet article :
  • Revolut a été victime d’une fuite de données où des informations sensibles de clients, y compris des personnalités en vue, ont été publiées par des pirates.
  • Les pirates ont réclamé une rançon à Revolut en menaçant de divulguer davantage de données si leurs exigences n’étaient pas satisfaites.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Revolut sous la pression d’une rançon numérique

Le compte spécialisé en cybersécurité International Cyber Digest a donné l’alerte dimanche à 20h05 : les attaquants derrière la fuite du 12 septembre publient désormais des données sensibles de clients, « y compris celles de clients en vue comme le joueur de tennis Shevchenko et Römer, patron de Gamdom et Skinscom ».

Traduction : ils veulent que Revolut paie, sous peine de voir d’autres messages internes et données clients atterrir en ligne. Au passage, ils accusent la néobanque d’avoir transmis des informations sensibles à des pays hors de sa juridiction, et de négligence dans la protection de ses clients.

Tout semble calqué sur le mode opératoire classique des groupes de ransomware : voler, exposer, faire monter la pression. En quelques heures, le message a dépassé les 128 000 vues et 280 republications, largement relayé au sein de la communauté cybersécurité anglophone.

‼ BREAKING: The threat actors who targeted Revolut with information-demand emails are now posting sensitive customer data, including that of high-profile clients such as tennis player Shevchenko and Römer, CEO of Gamdom/Skinscom.

They want Revolut to pay up. They say they'll… pic.twitter.com/obuVOOABx7

— International Cyber Digest (@IntCyberDigest) September 13, 2026

« Les auteurs de la menace qui ont ciblé Revolut avec des courriels demandant des informations publient maintenant des données sensibles de clients, y compris celles de clients de renom tels que le joueur de tennis Shevchenko et Römer, PDG de Gamdom/Skinscom.

Ils exigent que Revolut paie. Ils affirment qu’ils publieront davantage de messages, de données et d’informations sur le fonctionnement de l’équipe Revolut. Ils accusent Revolut d’avoir transmis des informations sensibles à des pays situés hors de sa juridiction. Ils accusent l’entreprise de négligence en matière de protection de la vie privée et de divulgation d’informations sensibles.»

Felix Römer, première victime nommée dans la fuite Revolut

Sur les trois captures jointes au message, l’une reproduit un échange Telegram où les pirates écrivent avoir mis la main sur « le KYC complet de Felix Romer, patron de gamdom.com ». Un selfie de vérification et une pièce d’identité y figurent, accompagnés de la confirmation de compte Revolut de Felix Römer.

Le patron de la plateforme de paris crypto Gamdom, également à la tête de Skinscom, a réagi lui-même sur X d’un « Ah wtf » adressé à @Revolut, sans démentir.

Selon CoinDesk, l’enquêteur on-chain ZachXBT avait déjà relevé samedi que la fuite semblait avoir ciblé en priorité des clients fortunés détenteurs de cryptomonnaies. Le nom exact du joueur de tennis visé restait à confirmer dimanche soir. Aucun média n’avait encore relayé ce nouveau rebondissement au moment de la publication de cet article.

Revolut, entre ambitions bancaires et défiance grandissante

Difficile de tomber plus mal. Revolut a obtenu, début septembre, un feu vert conditionnel pour lancer une banque aux États-Unis en 2027, et cherche à se poser en alternative sérieuse aux banques traditionnelles. Un fichier client qui finit sur Telegram, à quelques jours d’intervalle, ne colle pas franchement avec ce récit-là.

La société avait déjà traversé une fuite touchant plus de 50 000 clients en 2022, puis affronté en juillet des allégations, contestées, de 75 millions d’enregistrements mis en vente sur des forums criminels. Cette fois, pourtant, ce ne sont plus des dossiers réglementaires qui remontent, mais des visages et des adresses personnelles.

Ce que Revolut perd, ce sont des adresses, au sens propre. En France, les mêmes informations ont déjà nourri des vagues de crypto-extorsion, documentées par la gendarmerie depuis plusieurs mois. Sept suspects ont été interpellés après le kidnapping violent d’un couple de retraités à Sallanches, enlevé début janvier en échange d’une rançon de 8 millions d’euros en cryptomonnaies réclamée à leur fils investisseur.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Fuite de données chez Revolut : Une rançon serait réclamée est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Agressions crypto : La gendarmerie détaille sa stratégie face à l’explosion des enlèvements

Touchez pas au grisbi. Le grisbi tient aujourd’hui dans un portefeuille numérique. Et les malfaiteurs ne se contentent plus d’y toucher : ils enlèvent son propriétaire pour l’obtenir. Ce sont des commandos armés et cagoulés. Certains sont briefés à des milliers de kilomètres de leur cible, en France, depuis l’affaire Ledger qui a ouvert cette série noire en janvier 2025. La gendarmerie nationale documente aujourd’hui, dans deux articles Gendinfo signés par la commandante Céline Morin, toute l’architecture montée pour y répondre. Du relevé d’ADN sur les lieux d’un enlèvement jusqu’au gel de la rançon quelques heures après son versement.

Les points clés de cet article :
  • Les cryptorapts ont explosé en France, en partie à cause d’une fuite de données chez Waltio, exposant des milliers de détenteurs de cryptomonnaies.
  • La gendarmerie française a mis en place une réponse coordonnée impliquant des unités spécialisées pour contrer ces enlèvements, avec des opérations souvent comparées à des raids militaires.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Les cryptorapts, un phénomène qui explose depuis la fuite Waltio

Le mot est apparu en 2017. Il a fallu attendre fin 2024 pour qu’il devienne un problème d’ordre public. Le Parquet national anticriminalité organisée recense 135 faits liés à des enlèvements ou tentatives depuis 2023, dont 47 dossiers ouverts depuis janvier 2026 seulement. Un événement lié à la détention de cryptomonnaies survient désormais tous les deux ou trois jours.

La cause tient en grande partie à une fuite de données chez Waltio, société française d’aide à la déclaration fiscale des cryptoactifs. En effet, noms et adresses de dizaines de milliers de clients se sont retrouvés exposés du jour au lendemain. Ajoutez des recrutements low-cost sur Snapchat et Telegram, des commanditaires basés à l’étranger et des exécutants sans expérience qui servent de simple main-d’œuvre. Vous obtenez une industrie criminelle qui tourne à plein régime. Le colonel Patrick Pegeot, chef de la division des opérations de l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), résume le problème d’une phrase :

« la détention de cryptomonnaies revient à posséder une banque chez soi, mais sans aucune sécurité physique. ».

UNPJ, GIGN, UNCyber : l’arsenal de la gendarmerie contre les cryptorapts

Face à ce déluge de dossiers, la gendarmerie a construit une chaîne de commandement qui ressemble à celle d’un raid militaire. Le Centre national des opérations coordonne. Le Groupe de suivi et de conduite des opérations réunit les unités spécialisées. Le Poste de commandement opérationnel bâtit la stratégie propre à chaque enlèvement. Sur le terrain, la Force observation recherche du GIGN surveille le ravisseur et reconnaît les lieux au drone thermique, avant que la Force intervention n’agisse, souvent sur plusieurs sites au même moment pour éviter qu’une fuite d’information fasse tout capoter. Le GIGN déploie en moyenne 50 militaires par enlèvement, appuyé par 14 antennes territoriales.

Le lieutenant-colonel Bastien commande la Force intervention. Il résume l’objectif sans détour : « le point majeur reste le même : localiser le plus rapidement les malfaiteurs et les otages, puis intervenir très rapidement. » Il décrit lui-même l’assaut comme « un rouleau compresseur », pensé pour sidérer les ravisseurs avant qu’ils ne s’en prennent à l’otage. Pendant que le GIGN neutralise, un enquêteur du groupe cryptoactifs de l’UNCyber reste posté au poste de commandement. Un second, basé à Pontoise, trace la rançon en temps réel sur la blockchain. Il coordonne son blocage avec les plateformes d’échange. Le groupe pratique aussi le démixing, une technique qui consiste à percer les mixeurs censés brouiller l’origine des fonds volés.

Le cas de l’Yonne : quand le GIGN neutralise un cryptorapt en moins de 24 heures

Le 13 avril 2026, une mère et son fils sont enlevés dans l’Yonne contre une rançon de 400 000 euros en cryptomonnaies. Le père de famille détenait environ 450 000 dollars en staking, des fonds bloqués pour en tirer des rendements. Le commanditaire force leur déblocage et s’empare de la seed. Le groupe cryptoactifs réussit malgré tout à bloquer les droits de gestion du wallet. Une manœuvre technique jamais réalisée jusque-là, y compris par Europol.

Les otages sont libérés en moins de 24 heures. Huit personnes sont interpellées, les fonds restent entravés. Le lieutenant Julien, qui dirige le groupe cryptoactifs, précise d’ailleurs que des antennes UNCyber sont aussi implantées au sein de certaines sections de recherches locales, avec lesquelles son équipe garde un lien constant. La coopération internationale, elle, reste le maillon le plus fragile. La plupart des commanditaires opèrent depuis l’étranger, hors de portée immédiate de la gendarmerie française.

Dans l’Yonne, la bataille ne s’est donc pas jouée que dans la rue, au moment de l’assaut. Elle s’est jouée sur la blockchain, dans les minutes qui ont suivi le versement de la rançon. Le ministre de l’Intérieur en a tiré sa propre conclusion politique en lançant une riposte sécuritaire. À la gendarmerie, désormais, de prouver dossier après dossier que détenir des cryptomonnaies chez soi n’a plus besoin de virer au cauchemar.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Agressions crypto : La gendarmerie détaille sa stratégie face à l’explosion des enlèvements est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Émissaire de Trump, actionnaire crypto : le double jeu de Steve Witkoff

Négocier la paix le jour, encaisser les dividendes crypto le soir. Steve Witkoff cumule les deux vies depuis plus d’un an, et sa dernière déclaration de revenus vient de rallumer une question qu’on évite soigneusement à Washington : qui est vraiment cet émissaire de Donald Trump, et combien lui rapporte sa proximité avec World Liberty Financial, la holding crypto de la famille présidentielle ? Réponse cette semaine : 107 millions de dollars touchés en 2025 rien que via cette structure.

Les points clés de cet article :
  • Steve Witkoff a cumulé 107 millions de dollars via World Liberty Financial en 2025, soulevant des questions sur ses liens avec la famille Trump.
  • La proximité entre ses fonctions diplomatiques et ses intérêts privés a suscité des préoccupations à Washington, remettant en question la frontière entre pouvoir politique et fortune crypto.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Qui est Steve Witkoff ?

Avant les cessez-le-feu et les tables de négociation, Steve Witkoff est promoteur immobilier à New York, à la tête du Witkoff Group depuis les années 1990. Il connaît Donald Trump depuis des décennies, une amitié née dans les cercles de l’immobilier new-yorkais bien avant que l’un des deux ne pense à la Maison-Blanche.

Quand Trump revient au pouvoir en 2025, il en fait son émissaire spécial pour le Moyen-Orient. Witkoff devient alors l’un des visages les plus visibles de l’administration sur le dossier Gaza, impliqué dans les pourparlers de cessez-le-feu et de libération d’otages, avant d’être aussi mobilisé sur les discussions autour de l’Ukraine. Un profil de négociateur d’affaires projeté sur la diplomatie, pas un carriériste du Département d’État. Ça explique en partie pourquoi ses intérêts personnels suivent d’aussi près ses missions officielles.

World Liberty Financial : un chiffre qui triple en un an

Un an plus tôt, Witkoff déclarait 34 millions de dollars sur cette même ligne. En 2025, le total grimpe à 107 millions de dollars, rapporte Bloomberg. Le document de déclaration ne détaille pas la part exacte issue de World Liberty Financial elle-même car la holding regroupe aussi des complexes hôteliers, des golfs et des actifs immobiliers résidentiels.

Impossible, donc, de savoir précisément quelle fraction vient du stablecoin USD1 et quelle fraction vient du green fee d’un parcours de golf en Floride.

World Liberty Financial, cofondée en 2024 par des membres des familles Trump et Witkoff, propose le stablecoin USD1 et une plateforme de prêt adossée à Dolomite. Zach Witkoff, le fils de Steve, en est le PDG. Une affaire de famille au sens le plus littéral, où le père négocie des dossiers géopolitiques pendant que le fils fait tourner la boutique crypto.

Steve Wiktoff – Source

Un conflit d’intérêts jamais tranché

Cette proximité entre fonction publique et fortune privée n’attendait pas ce nouveau chiffre pour faire des vagues à Washington. Dès octobre 2025, le sénateur Adam Schiff et sept autres sénateurs démocrates réclamaient déjà des explications à Witkoff : sa déclaration d’août 2025 montrait qu’il conservait encore ses actifs World Liberty Financial dix mois après son entrée en fonction, malgré une promesse de cession complète annoncée en mai de la même année par un cofondateur du projet. World Liberty a depuis affirmé que le processus de cession suivait son cours. La Maison-Blanche elle, assure que Witkoff a vendu sa participation et ne traite aucun dossier susceptible de l’enrichir personnellement.

Sauf que le document publié le 8 septembre porte justement sur l’année 2025 tout entière, celle où la cession était censée avoir lieu. Un haut représentant américain a donc bel et bien touché des revenus liés à cette entreprise crypto familiale pendant l’exercice où, sur le papier, il était en train de s’en désengager. La nuance compte. Ni preuve définitive d’un manquement, ni démenti qui clôt le débat. Juste un chiffre qui tombe pile au milieu d’une question à laquelle personne n’a encore répondu par écrit.

Pourquoi il faut suivre ce dossier de près

Ce dossier dépasse Witkoff, largement. Il illustre à quel point la frontière entre pouvoir politique et intérêts crypto s’est brouillée dans l’entourage de Trump, entre le stablecoin de la famille présidentielle et les holdings personnelles de ses émissaires les plus proches. Quelques semaines plus tôt à peine, la banque fédérale de World Liberty Financial recevait elle aussi le feu vert conditionnel de l’OCC, l’un des régulateurs bancaires fédéraux. À chaque étape, le même clan avance ses pions réglementaires et empoche au passage.

C’est là que le cas Witkoff dépasse le simple fait divers. Si un émissaire présidentiel peut négocier la paix au Moyen-Orient tout en touchant les fruits d’une holding crypto adossée à la famille de son patron, sans qu’aucune instance ne tranche la question pendant près d’un an, le précédent vaut pour le reste de l’administration. Et pour la crédibilité de la régulation crypto américaine, qui cherche justement à s’imposer comme référence internationale au moment même où ses propres dirigeants brouillent les pistes entre intérêt public et enrichissement privé.

Trois points méritent d’être suivis dans les prochaines semaines : l’issue réelle de la cession d’actifs promise depuis mai 2025, une éventuelle réponse officielle à la lettre du sénateur Schiff restée sans suite depuis octobre, et la prochaine déclaration de revenus de Witkoff, qui dira si les 107 millions de dollars marquent un pic ou une nouvelle norme.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Émissaire de Trump, actionnaire crypto : le double jeu de Steve Witkoff est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Adresses Bitcoin et identité : Revolut victime d’ingénierie sociale

L’habit ne fait pas le moine. Personne n’a forcé la moindre porte. Personne n’a injecté le moindre virus. Entre le 11 et le 12 septembre, quelqu’un a simplement écrit à Revolut depuis une adresse qui avait toutes les apparences de la légitimité. La néobanque a répondu comme on répond à une autorité qu’on ne songe pas à contredire. Résultat : passeports, selfies de vérification et historiques de transactions Bitcoin de clients fortunés se sont retrouvés entre les mains d’inconnus. Aucun pare-feu n’a eu son mot à dire.

Les points clés de cet article :
  • Revolut a été victime d’une escroquerie sophistiquée où une adresse mail légitime a été utilisée pour obtenir des données sensibles de clients fortunés.
  • Les informations volées incluaient des passeports, des selfies de vérification et des historiques de transactions Bitcoin, exposant les clients à des risques physiques.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Revolut a cru parler à l’État, et l’État n’y était pour rien

Qu’est ce que l’ingénierie sociale ?

L’ingénierie sociale, c’est l’art de pirater une personne plutôt qu’une machine. Au lieu de forcer un mot de passe ou d’exploiter une faille logicielle, l’attaquant manipule la confiance. Il se fait passer pour une autorité légitime comme un service client, une banque, ici carrément une agence gouvernementale. L’objectif ? Convaincre sa cible de lui livrer elle-même l’information ou l’accès recherché.

Le principe existe depuis bien avant l’informatique. Mais le numérique l’a rendu redoutablement efficace : un e-mail bien construit, envoyé au bon moment depuis la bonne adresse, coûte infiniment moins cher qu’un audit de sécurité pour percer les défenses techniques d’une entreprise.

Revolut, victime d’un accès jugé légitime

Dans le cas Revolut, l’ingénierie sociale a pris une forme particulièrement vicieuse. L’attaquant n’a même pas eu besoin d’imiter une adresse : il disposait d’un accès réel à l’intérieur du domaine mail d’une agence gouvernementale. Conséquence : une demande frauduleuse jugée indiscernable d’une vraie réquisition légale par les équipes de conformité de Revolut.

L’incident tombe à un moment particulièrement sensible pour la néobanque. Revolut a obtenu en août 2026 son agrément bancaire complet en France, quelques mois après celui décroché au Royaume-Uni. La néobanque explorerait par ailleurs une entrée en bourse à une valorisation comprise entre 150 et 200 milliards de dollars selon TechCrunch, contre 75 milliards lors de sa dernière levée privée. Une trajectoire financière que ce genre de fuite de données n’aide certainement pas à sécuriser.

Un mécanisme qui a berné tous les contrôles

Le mécanisme mérite qu’on s’y attarde, parce qu’il ne ressemble à aucune fuite classique. L’attaquant n’a pas usurpé un nom de domaine ni bricolé un en-tête falsifié. Il disposait d’un accès à une boîte mail non autorisée, mais logée à l’intérieur de l’infrastructure réelle d’une agence gouvernementale.

Le mail passait donc tous les contrôles d’authenticité, au sens le plus strict du terme. Le protocole SPF vérifie que le serveur expéditeur est bien habilité à envoyer au nom du domaine. DKIM garantit, de son côté, que le contenu n’a pas été modifié en chemin. DMARC, enfin, arbitre les deux.

Les trois ont donné leur feu vert, comme le détaille The Block. Le message venait en effet authentiquement de l’intérieur du domaine visé. Revolut n’a flairé l’entourloupe qu’après coup, en recontactant l’agence elle-même, qui a répondu, gênée, n’avoir rien demandé. Contactée par la presse, la néobanque n’a pas cherché à minimiser l’affaire :

« Une escroquerie sophistiquée par usurpation externe. »

Revolut à TechCrunch

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

La riposte de Revolut face à l’ampleur du vol

Rien de plus, rien de moins. Revolut assure avoir bloqué l’adresse compromise, alerté dans la foulée l’agence visée, la police ainsi que les régulateurs financiers. La néobanque affirme par ailleurs que les systèmes et les fonds des clients restent intacts.

Ni le nom de l’agence usurpée ni le nombre exact de clients touchés n’ont filtré. Revolut parle d’un périmètre limité. Le chercheur en sécurité ZachXBT, qui a le premier diffusé la notice client sur son canal Telegram, livre toutefois une lecture plus inquiétante. Selon lui, l’attaque semble avoir ciblé en priorité des utilisateurs fortunés, et non une liste de clients au hasard.

Capture d'écran de la notice de violation de données de Revolut, section "What happened", listant les catégories de données exposées : identité, coordonnées, documents d'identité et données financières incluant l'historique Bitcoin.
Extrait de la notice envoyée par Revolut aux clients concernés, détaillant les catégories de données exposées. Source : notice client Revolut, relayée par Mark Karpelès et ZachXBT, 12 septembre 2026.

« Ce qui s’est passé ?

Revolut a reçu une demande d’informations clients qui semblait provenir d’une agence gouvernementale légitime. La demande émanait d’un compte e-mail non autorisé, envoyée directement depuis le domaine e-mail officiel de l’agence gouvernementale.

Comme la communication portait des identifiants d’authentification de domaine valides, elle a été traitée en toute bonne foi, dans la conviction raisonnable qu’il s’agissait d’une demande authentique émanant d’une agence gouvernementale.

  • Détails d’identité : nom complet, date de naissance, profession
  • Coordonnées : adresse postale, adresse e-mail et numéro de téléphone
  • Documents et données de vérification : une copie du document d’identité (passeport et/ou permis de conduire) et l’image de vérification faciale (le selfie fourni pour la vérification). À noter qu’aucune donnée de télémétrie faciale biométrique n’a été impliquée ni compromise
  • Données financières : relevés de compte (dont IBAN, statut du compte, date d’ouverture, numéro de référence du wallet), historiques de retraits et historique complet des transactions (y compris Bitcoin).»

Un butin en Bitcoin taillé sur mesure pour l’extorsion physique

Le tiroir ouvert par ce faux e-mail n’a rien d’anodin dans son contenu. Il contient :

  • des copies de passeport ou de permis de conduire,
  • des selfies de vérification d’identité,
  • des relevés de compte,
  • un IBAN,
  • les historiques de retraits et de transactions au comptant, dont l’activité Bitcoin des clients concernés.

Mark Karpelès, ancien patron de Mt. Gox, a publié dès le 12 septembre des extraits de la notification qu’il avait reçue en tant que client touché. Il confirme que son propre historique de transactions figurait dans le lot. Une adresse postale, une identité vérifiée et un solde en Bitcoin connu : voilà de quoi construire un dossier presque complet sur une cible.

C’est bien là que le dossier prend une tournure différente d’une fuite de données ordinaire. Un cours qui plonge se corrige en quelques séances. En revanche, une donnée d’identité, non. Couplée à un solde en Bitcoin avéré, elle reste vraie pour toujours, sans date de péremption. Marc Zeller, fondateur de l’Aave Chan Initiative, lui-même touché, a résumé l’ironie du dossier en une phrase sur X :

« Réveil difficile, toutes mes données ont fuité chez Revolut. Un rappel cinglant que le KYC n’a jamais produit le moindre bénéfice tangible, et qu’il a mis beaucoup de monde en danger. »

Rien n’a été confirmé, en revanche, sur une éventuelle indemnisation ou sur la liste précise des personnes prévenues.

Woke up to all my data leaked by @Revolut.

Sharp reminder that KYC hasn’t produced meaningful upside and has put many in harm’s way. pic.twitter.com/RimOBQr7DW

— Marc Zeller (@mzeller) September 12, 2026

En France, ce genre de fuite ne reste jamais théorique

Exposer une activité Bitcoin, ce n’est pas juste embêtant. C’est un problème de sécurité physique immédiat, et la France en sait quelque chose. Le pays concentre à lui seul l’écrasante majorité des cas mondiaux d’agressions violentes visant des détenteurs de cryptomonnaies, ce qu’on appelle par euphémisme les « wrench attacks ». Le Journal du Coin en avait déjà chiffré la hausse de 33 % au premier semestre 2026.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a chiffré le phénomène fin juin : 77 enlèvements et extorsions liés aux cryptoactifs recensés en France depuis janvier 2026, contre 45 sur l’ensemble de 2025. Un dispositif d’alerte lancé au printemps a déjà permis près de 200 interpellations, préventives ou après les faits. Le rythme s’accélère, et chaque fuite de données comme celle de Revolut vient nourrir un peu plus le vivier de cibles potentielles.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Des enlèvements bien réels, pas une hypothèse

Des séquestrations, parfois des amputations de doigts filmées pour forcer un virement, menées contre des gens dont l’adresse et le patrimoine numérique avaient fuité quelque part. Rien d’hypothétique. Un couple ligoté à Alès en présence d’un enfant, une famille tuée au Mexique pour un wallet supposé contenir des millions : la mécanique est toujours la même, une donnée volée devient une adresse à visiter.

Et ce scénario ne demande pas un piratage spectaculaire pour s’enclencher. Il se nourrit justement de fuites comme celle-ci, où l’identité complète d’un client rejoint son historique de transactions dans un même document. Le précédent le plus cité par les chercheurs reste la fuite Ledger de 2020, qui avait exposé plus de 270 000 clients dans le monde. Pendant des années, ces données ont servi de vivier pour des listes vendues quelques centaines de dollars sur le dark web. Leurs acheteurs pouvaient ainsi cibler de vrais détenteurs de cryptomonnaies plutôt que des inconnus au hasard.

Coinbase avait déjà trébuché sur la même faille

Revolut n’invente rien de nouveau dans le genre de défaillance qu’elle vient d’essuyer. En mai 2025, Coinbase reconnaissait que des agents de support corrompus, en Inde, avaient vendu les données de près de 70 000 clients pour quelques centaines de dollars pièce. Une tentative d’extorsion a même suivi, à hauteur de 20 millions de dollars.

La facture totale, procès et remboursements compris, a dépassé les 400 millions de dollars. En comparaison, Coinbase avait perdu des clients par la corruption d’un sous-traitant, Ledger par une base mal protégée. Rien de tel chez Revolut. Il n’y a eu ni employé corrompu ni serveur mal configuré, seulement un mail qui avait l’air vrai, envoyé depuis un endroit qui, techniquement, l’était.

Le vrai maillon faible reste humain

C’est peut-être le vrai enseignement de l’histoire. Le maillon faible du secteur n’a jamais été la blockchain elle-même, ni même les protocoles d’authentification des e-mails : ceux-ci ont fonctionné exactement comme prévu, du premier au dernier octet. Le maillon faible, c’est l’humain de l’autre bout — celui qui reçoit une requête cochant toutes les cases officielles. Il n’a, au fond, aucun moyen simple de savoir si la personne qui l’envoie a réellement le droit d’être là. Face à ce genre d’attaque, aucun audit de sécurité informatique ne remplace un simple coup de fil de vérification, passé avant d’ouvrir le dossier KYC plutôt qu’après.

Pour les clients français concernés, une option concrète existe : saisir directement la CNIL, compétente en cas de violation de données personnelles au titre du RGPD. Cette démarche reste possible indépendamment des démarches déjà engagées par Revolut auprès des régulateurs financiers.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Adresses Bitcoin et identité : Revolut victime d’ingénierie sociale est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Royaume-Uni : la Chambre des Lords force le gouvernement à se doter d’une stratégie sur les cryptomonnaies

La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! Mercredi soir, à Westminster, le gouvernement travailliste a essuyé un revers qu’il n’avait pas vu venir, ou plutôt qu’il espérait éviter. La Chambre des Lords a voté un amendement obligeant le Trésor britannique à publier une véritable stratégie nationale sur les cryptomonnaies, les stablecoins et les actifs tokenisés. Score final : 194 voix pour, 138 contre. Un écart net : l’alliance de circonstance entre conservateurs et libéraux-démocrates a suffi à emporter la mise face à un bloc travailliste resté quasiment soudé.

Les points clés de cet article :
  • La Chambre des Lords a contraint le gouvernement travailliste à élaborer une stratégie nationale pour les cryptomonnaies et les actifs numériques.
  • L’amendement doit encore franchir l’étape cruciale de la Chambre des Communes pour devenir une obligation légale.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Une stratégie sur les cryptomonnaies imposée malgré Labour

Le texte, baptisé sobrement « Digital assets strategy » et référencé Amendement 88, a été porté par la baronne Neville-Rolfe lors du Report Stage de mercredi. Ancienne ministre conservatrice du Trésor, elle l’a accroché au projet de loi sur les services financiers (Financial Services and Markets Bill) déjà en discussion depuis plusieurs mois. Concrètement, il impose au Trésor de préparer, publier et soumettre à consultation un plan couvrant les cryptoactifs, les stablecoins, les titres tokenisés et les infrastructures de marché financier numériques. Douze mois, pas un de plus, une fois le texte promulgué. Le compte à rebours ne démarre pas aujourd’hui, il démarre à la sanction royale.

Le gouvernement travailliste, lui, plaidait pour une approche plus souple, sans calendrier contraignant gravé dans la loi. Selon lui, une obligation légale rigide se concilierait mal avec la vitesse à laquelle ces marchés évoluent. Raté. Les pairs conservateurs et libéraux-démocrates ont jugé que l’incertitude réglementaire durait depuis trop longtemps pour se contenter de bonnes intentions, et le registre officiel des votes du Parlement britannique fixe le résultat noir sur blanc. Et sur ce coup-là, ils ont eu la majorité.

Graphique du vote à la Chambre des Lords sur l'amendement 88 relatif à la stratégie sur les actifs numériques : 194 voix pour, 138 contre, par groupe politique.
Résultat du vote de la Chambre des Lords sur l’amendement 88 imposant une stratégie sur les actifs numériques : 194 voix pour (conservateurs et libéraux-démocrates), 138 contre (majoritairement travaillistes). Source : UK Parliament.

Le vote des Lords sur les actifs numériques n’est qu’une étape, pas la ligne d’arrivée

Toutefois, la partie est loin d’être terminée. Le texte doit désormais repartir vers la Chambre des Communes, où les députés pourront l’accepter tel quel, le modifier, ou tout simplement le rejeter. Rien n’oblige le gouvernement à s’incliner une seconde fois : à la Chambre basse, Labour dispose d’une majorité bien plus confortable qu’à la Chambre haute. L’amendement ne deviendra une obligation légale que s’il survit à cette étape et reçoit la sanction royale.

Le calendrier réglementaire britannique, déjà passablement chargé, s’épaissit encore d’un cran. La Financial Conduct Authority avait publié ses règles définitives pour les entreprises crypto début juillet, avec une entrée en vigueur prévue pour octobre 2027, pendant que la Banque d’Angleterre assouplissait ses propres exigences sur les stablecoins. Un mille-feuille de textes qui avance par étages, entre le régulateur, la banque centrale et, désormais, le Parlement lui-même qui s’invite dans la fabrique de la doctrine crypto du pays.

Ce type de bras de fer entre chambres n’a rien d’anecdotique pour l’écosystème. Il rappelle qu’au Royaume-Uni comme ailleurs, la régulation des cryptoactifs se construit rarement d’un bloc : elle avance par tensions successives entre exécutif prudent et législateurs pressés d’acter un cadre. Bruxelles a connu ses propres batailles avec MiCA avant d’aboutir à un texte unique. Londres rêve depuis des mois de se poser en hub crypto post-Brexit. Elle découvre qu’imposer une doctrine claire sur les stablecoins et le reste des actifs numériques coûte aussi des arbitrages politiques internes, pas seulement des annonces de façade.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Royaume-Uni : la Chambre des Lords force le gouvernement à se doter d’une stratégie sur les cryptomonnaies est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême

Sam Bankman-Fried a saisi la Cour suprême des États-Unis. Il veut faire annuler sa condamnation à 25 ans de prison et la confiscation de 11 milliards de dollars qui l’accompagne. Le New York Times a pu consulter la requête : l’ancien patron de FTX y affirme que son procès l’a empêché de prouver un point précis. Ses clients, selon lui, auraient fini par récupérer chaque dollar.

Le pari est mince. La haute juridiction n’accepte d’examiner qu’environ 1 % des dossiers qui lui parviennent chaque session. Cette sélection relève d’un pouvoir purement discrétionnaire.

Points clés

  • Sam Bankman-Fried tente d’obtenir l’annulation de sa condamnation et la restitution de ses avoirs devant la Cour suprême
  • Sa défense affirme que le procès l’a empêché de démontrer que les clients de FTX récupéreraient tout leur argent
  • Le plan de faillite a converti les créances en dollars de novembre 2022, quand le bitcoin valait environ 16 000 dollars
  • Sa demande de grâce reste pendante, mais Donald Trump l’a écartée et le Sénat a voté contre à l’unanimité

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

FTX : l’argument du remboursement intégral porté devant la Cour suprême

La procédure porte un nom technique : le writ of certiorari. Sam Bankman-Fried demande ainsi à la Cour suprême de réexaminer une décision qu’une juridiction inférieure a rendue contre lui. Ses avocats qualifient ce réexamen d’« urgemment nécessaire ». Toute leur démonstration s’appuie sur la trésorerie de FTX.

« Il y a toujours eu largement assez d’actifs disponibles pour rembourser les clients (comme ils l’ont désormais été, avec des intérêts substantiels). »

Extrait de la requête déposée devant la Cour suprême par les avocats de Sam Bankman-Fried

Le juge Lewis Kaplan avait verrouillé cette ligne de défense lors du procès de Manhattan. Pour lui, le détournement avait eu lieu au moment des faits, peu importe un remboursement ultérieur. Les jurés n’ont donc jamais entendu parler de la solvabilité résiduelle de la plateforme.

Le ministère de la Justice n’a jamais varié sur ce point. Ses réquisitions décrivaient un montage destiné à escroquer les clients de l’exchange en « détournant des milliards de dollars de leurs fonds ». Le dossier dépassait d’ailleurs le seul périmètre des dépôts. 1,7 milliard de dollars provenant des investisseurs de FTX et 1,3 milliard provenant des prêteurs d’Alameda Research figuraient aussi parmi les chefs d’accusation. Ces deux postes restaient étrangers aux comptes clients.

L’enjeu dépasse le seul dossier FTX. La Cour suprême a tranché l’arrêt Kousisis v. United States en 2025. Ce précédent établit qu’une accusation de fraude électronique n’exige pas de prouver un préjudice financier réel pour les victimes. La requête s’appuie justement sur ce point. Les avocats de Sam Bankman-Fried demandent donc aux juges de revenir sur cette lecture, un pari risqué tant le précédent reste récent et unanime.

Remboursés en dollars de 2022, quand le Bitcoin valait 16 871 dollars

L’affirmation « les clients ont été remboursés » mérite une note de bas de page pour quiconque détenait des cryptomonnaies sur la plateforme. Les distributions ont bien eu lieu, via le plan de faillite que le tribunal du Delaware a validé. Mais ce plan a converti chaque créance en dollars à la date d’ouverture de la procédure, en novembre 2022. Les administrateurs judiciaires ont retenu un cours de 16 871 dollars, le bitcoin étant alors au creux du cycle.

Un utilisateur qui avait déposé un bitcoin sur FTX a récupéré l’équivalent de 16 871 dollars augmentés d’intérêts, pas un bitcoin. Le plan a donc honoré les créances en monnaie fiduciaire. Le cours, lui, a repris plusieurs fois sa valeur d’origine depuis. La requête se garde bien de chiffrer cet écart.

Le second volet du recours vise la confiscation de 11 milliards de dollars, qu’un juge a prononcée en mars 2024. Les avocats y voient une « amende écrasante », contraire au Huitième amendement de la Constitution américaine. Ce texte prohibe les amendes excessives, au même titre que les cautions disproportionnées et les châtiments cruels. Le montant excède de très loin toute capacité de paiement de l’intéressé. Il sert surtout de fondement légal à la saisie des avoirs que le gouvernement a récupérés au profit des victimes.

Grâce présidentielle : l’autre porte de sortie de Sam Bankman-Fried

La voie judiciaire n’est pas la seule explorée. Sam Bankman-Fried a lui-même déposé une demande de clémence en juin auprès de Donald Trump. Le bureau de l’avocat des grâces du ministère de la Justice la classe toujours comme pendante. Fait cocasse, les services de la Justice ont enregistré le dossier dans la catégorie « grâce après exécution complète de la peine ». Il reste pourtant plus de deux décennies à purger à l’intéressé.

Les signaux politiques restent défavorables. Donald Trump a écarté toute grâce en janvier devant le New York Times. Le Sénat, lui, a voté à l’unanimité contre la clémence en juillet. L’ancien milliardaire traîne un passif encombrant de ce côté du Capitole : près de 40 millions de dollars versés lors du cycle électoral 2021-2022. OpenSecrets le classait alors deuxième donateur du camp démocrate derrière George Soros.

De la valorisation à 32 milliards à la case prison

FTX avait atteint une valorisation de 32 milliards de dollars dès janvier 2022, à peine trois ans après sa création. La plateforme misait alors sur le naming d’arènes sportives et des spots publicitaires avec des célébrités. Une crise de liquidité a fait s’effondrer FTX en novembre 2022. Les fonds des clients comblaient alors les pertes d’Alameda Research, la société de trading maison de Sam Bankman-Fried.

Les autorités ont arrêté son fondateur aux Bahamas le mois suivant. Un jury l’a reconnu coupable l’année d’après, au terme d’un procès d’un mois à Manhattan. Un juge fédéral a rejeté sa demande de nouveau procès en avril. Un panel de trois magistrats de la cour d’appel du deuxième circuit a ensuite confirmé la condamnation en juin.

La Cour suprême n’a pas encore fait savoir si elle acceptait de se pencher sur le dossier. Sam Bankman-Fried purge sa peine dans un établissement fédéral de Californie. Depuis un an, il multiplie les entretiens avec la presse et continue de clamer son innocence. Sa libération reste fixée à 2044.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Ethereum reprend 2 600 $ après le CPI, XRP et Solana marquent une pause

Après la pluie, le beau temps. La veille, les quatre grands altcoins plongeaient de concert à l’approche du CPI américain. Le scénario s’est inversé vendredi, sans pour autant tourner à l’euphorie. Ethereum a repris la barre des 2 600 dollars en fin de séance, pendant que XRP, Solana et HYPE se contentaient de stabiliser leurs positions. Un rebond, oui, mais un rebond prudent, presque sur la pointe des pieds.

Les points clés de cet article :
  • Ethereum a repris la barre des 2 600 dollars, marquant un rebond prudent après une chute précédente.
  • Les flux ETF d’Ethereum sont restés instables, oscillant entre entrées et sorties sans direction claire.

Ethereum reprend son souffle, les flux ETF restent capricieux

Après une inflation sous-jacente légèrement supérieure aux attentes, le marché a d’abord tremblé avant de se reprendre. Le cours d’Ethereum est repassé au-dessus de 2 600 dollars vendredi pour repasser autour des 2560 à l’heure d’écrire ces quelque slignes.

Il n’avait plus touché ce niveau depuis plusieurs jours. Sauf que le rebond du prix ne raconte pas toute l’histoire côté institutionnels. Les flux des ETF Ethereum au comptant sont restés en dents de scie cette semaine : après un retour à +34,7 millions de dollars mercredi, ils sont repassés en sortie nette de 29,9 millions de dollars le lendemain. Bref, rien d’une ruée. Les gérants avancent à tâtons, pas à pas, en attendant d’y voir plus clair sur la trajectoire de la Fed.

Le contraste est net avec le narratif qui circulait ces derniers jours d’un basculement massif des flux vers Ethereum. Pour l’instant, la réalité ressemble plutôt à un jeu de ping-pong entre entrées et sorties, sans direction franche. Ethereum n’aspire pas les capitaux, il les récupère un jour et les rend le lendemain.

XRP, Solana et HYPE : la consolidation plutôt que le rebond franc

Du côté des autres poids lourds, l’ambiance est à la pause plutôt qu’au sursaut. XRP évolue autour de 1,36 dollar, Solana près de 102,5 dollars et HYPE aux alentours de 80 dollars, des niveaux qui traduisent une consolidation plus qu’un vrai retournement de tendance.

Rien d’affolant, mais rien d’enthousiasmant non plus pour les reste des altcoins. Le marché digère encore le choc du CPI de vendredi, pendant que le Bitcoin lui-même reste sous pression après l’effacement rapide de sa Golden Cross, ce croisement technique haussier apparu début septembre.

Cette pause synchronisée sur les altcoins n’a rien d’anodin à une semaine de la décision de la Fed, le 16 septembre. Tant que les probabilités d’une hausse des taux restent élevées, difficile d’imaginer un vrai retour de l’appétit pour le risque sur les actifs les plus volatils du marché. D’ici là, les altcoins resteront suspendus au même calendrier que le Bitcoin, otages d’une Fed qui n’a pas encore tranché.

L’article Ethereum reprend 2 600 $ après le CPI, XRP et Solana marquent une pause est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin : L’Allemagne s’apprête à supprimer son exonération fiscale après un an de détention

La niche fiscale allemande vacille. Le ministère fédéral des Finances prépare une réforme qui supprimerait l’exonération des plus-values crypto après un an de détention pour les nouveaux achats. Les bitcoins et autres actifs concernés acquis à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 seraient soumis à une taxe forfaitaire de 25 %, majorée du supplément de solidarité. Toutefois, le texte circule encore au sein du gouvernement et n’a pas été adopté.

Points clés

  • Berlin prévoit une taxe de 25 % sur les gains crypto, portée à 26,375 % avec le supplément de solidarité.
  • Seules les cryptomonnaies acquises à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 seraient concernées.
  • Les bitcoins achetés avant cette date restent exonérés après douze mois de détention.
  • Sans l’exonération allemande, la République tchèque et le Portugal deviennent les derniers régimes favorables de l’Union.
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

L’Allemagne veut taxer Bitcoin comme les actions

Actuellement, l’Allemagne considère les cryptomonnaies détenues par les particuliers comme des « autres biens économiques ». Une vente réalisée dans l’année suivant l’achat relève donc du barème progressif de l’impôt sur le revenu, qui peut atteindre 45 %. En revanche, la plus-value devient généralement exonérée après douze mois de détention.

Une franchise annuelle de 1 000 euros s’applique aux bénéfices issus de l’ensemble des opérations privées concernées par ce régime. Il ne s’agit pas d’un abattement : lorsque le seuil est dépassé, la totalité du gain imposable entre dans le calcul.

Le projet préparé par le ministère dirigé par Lars Klingbeil ferait basculer Bitcoin, Ether et les autres « cryptomonnaies d’échange » vers l’Abgeltungsteuer, déjà appliquée aux actions, intérêts et dividendes. Son taux de 25 % atteint 26,375 % après le supplément de solidarité. L’impôt d’Église peut encore augmenter la facture pour les contribuables concernés.

Selon les informations obtenues par le Handelsblatt, le ministère justifie cette réforme par l’utilisation croissante des cryptomonnaies comme placements financiers. Il estime les recettes supplémentaires à 160 millions d’euros en 2028, puis environ 350 millions en 2030.

Le ministère fédéral des Finances prépare une réforme qui supprimerait l’exonération des plus-values crypto après un an de détention pour les nouveaux achats. Les bitcoins et autres actifs concernés acquis à partir du 1er janvier 2027 seraient soumis à une taxe forfaitaire de 25 %, majorée du supplément de solidarité. Toutefois, le texte circule encore au sein du gouvernement et n’a pas été adopté.
L’Allemagne pourrait faire une sacrée marche arrière en terme de fiscalité crypto si le projet allait au bout – Source : Compte X JDC

Les bitcoins achetés avant 2027 resteraient protégés

Le projet prévoit une clause de sauvegarde pour les actifs acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2027. Ceux-ci conserveraient le régime actuel et pourraient toujours être vendus sans impôt après douze mois. À l’inverse, la durée de détention n’effacerait plus l’imposition des gains réalisés sur les achats postérieurs.

Cette différence rend la date d’acquisition déterminante. Elle ne constitue cependant pas encore une garantie juridique : le projet se trouve au stade de la coordination préliminaire au sein du gouvernement. Il doit encore recevoir l’approbation du cabinet, puis franchir le Bundestag et éventuellement le Bundesrat.

L’entrée en vigueur est envisagée au 1ᵉʳ janvier 2027, mais la retenue automatique par les plateformes ne commencerait qu’en 2028. En parallèle, DAC8 impose déjà la collecte des opérations réalisées depuis janvier 2026. Les premiers échanges de données entre administrations fiscales européennes interviendront au plus tard en septembre 2027.

Cette réforme rapprocherait l’Allemagne de l’Italie, où le taux général atteint désormais 33 %. Le Portugal conserve une exonération sous conditions après 365 jours, tandis que la République tchèque applique notamment un délai de trois ans. Pour les épargnants allemands, l’avantage des achats réalisés avant 2027 dépend toutefois encore de l’adoption définitive du texte dans sa rédaction actuelle. Pas simple la fiscalité en Europe…

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Bitcoin : L’Allemagne s’apprête à supprimer son exonération fiscale après un an de détention est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

758 millions de $ liquidés en 24h : Bitcoin et Ethereum reprennent la main après le CPI

Les ours écharpés, la facture d’un pari trop prudent. Le CPI américain d’août tombé à 14h30 heure de Paris est jugé déjà digéré par les prix. Les altcoins plongeaient encore quelques heures plus tôt, signe que personne n’avait vraiment tranché avant la publication. Bitcoin et Ethereum en décident autrement. L’ETH grimpe jusqu’à 8,3 % sur la séance, le BTC avance de près de 4 %. Les deux redonnent ensuite une partie de leurs gains, mais le mouvement a suffi à vider le marché de ses positions baissières. En fin de soirée, l’ETH évolue autour de 2 568 dollars, stable depuis deux heures. Le BTC tourne à 77 600 dollars, en repli sur ses plus hauts de l’après-midi.

Les points clés de cet article :
  • Les altcoins ont connu une chute significative avant la publication du CPI américain, mais Bitcoin et Ethereum ont ensuite inversé la tendance de manière spectaculaire.
  • Le marché a subi des liquidations massives, avec 684 millions de dollars déplacés, principalement des positions vendeuses, ce qui a contribué à la hausse soudaine des prix des cryptomonnaies majeures.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Liquidations : 758 millions de dollars qui changent de camp

Le dashboard de CoinGlass affiche 758 millions de dollars de positions liquidées sur les dernières 24 heures, dont 412 millions de vendeurs à découvert (les fameux « shorts », des paris à la baisse) contre 346 millions de longs. Ethereum concentre la casse : 307 millions de dollars liquidés, davantage que les 212 millions du Bitcoin. Le plus gros ticket individuel vient de Hyperliquid, une position ETH-USD soldée pour 20,3 millions de dollars.

Deux vagues, deux sens. Le matin, avant la statistique, les positions longues trinquaient. L’après-midi a renversé la mécanique. Passé 14h30 plus de 250 millions de dollars de shorts ont été liquidés en une seule heure, la moitié sur l’ETH, pour près de 100 000 comptes touchés dans la journée. « Les traders payaient pour rester short au milieu d’un rallye de 8 % », résume Adam McCarthy, responsable de la recherche chez LO:TECH, cité par Bloomberg. Une position intenable qui a mécaniquement accéléré la hausse.

Capture d'écran du tableau de bord de liquidations CoinGlass, montrant le total des liquidations longues et courtes sur les dernières 24 heures.
Le compteur CoinGlass affichait 758 millions de dollars de liquidations sur 24 heures vendredi soir. Source : CoinGlass.

CPI américain : dans les clous, sauf pour l’essence

Selon les chiffres publiés par le Bureau of Labor Statistics, l’inflation américaine ressort à +0,4 % sur le mois et 3,4 % sur un an. Un rythme stable par rapport à juillet. Le cœur de l’indice (hors énergie et alimentation) progresse de 0,3 % sur le mois, à 2,4 % sur un an.

L’essence tire l’ensemble vers le haut, avec une hausse mensuelle proche de 4 %. Rien d’alarmant sur le papier, et pourtant le marché avait anticipé pire. D’où le soulagement, puis l’emballement. La Fed se réunit le 16 septembre. Sa décision reste entière.

Un squeeze, pas une ruée d’acheteurs

Ni l’ETH ni le BTC n’ont retrouvé leurs sommets. L’ether reste loin de son record d’août 2025, autour de 4 950 dollars. Le bitcoin, lui, n’a toujours pas repassé son pic de janvier proche de 95 000 dollars, encore moins son record absolu d’octobre 2025 au-dessus de 126 000 dollars. Fin août déjà, un rallye de 23 % en cinq jours avait provoqué 2,7 milliards de dollars de liquidations, la plus grosse vague depuis 2021. Le scénario se répète en plus modeste : des liquidations historiques qui remontent les cours sans qu’un seul dollar frais n’entre sur le marché.

Personne ne sait avec certitude quels wallets ont été liquidés ni qui a pris la position inverse à temps : les données publiques de CoinGlass ne remontent pas jusque-là. Le compteur affichait 684 millions de dollars à 17h30, heure de Paris. Il est retombé vers un demi-milliard vingt minutes plus tard selon Bloomberg, avant de remonter à 758 millions de dollars en soirée. La fenêtre glissante de 24 heures continue d’absorber de nouvelles liquidations à mesure que le marché digère la statistique. La Fed tranche dans cinq jours, le 16 septembre.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article 758 millions de $ liquidés en 24h : Bitcoin et Ethereum reprennent la main après le CPI est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Hausse des taux Fed : les probabilités s’envolent au dessus de 85 % après le CPI américain

Ce jeudi matin, tout le monde attendait un chiffre plat. On a eu un chiffre qui pique. Avant même la parution du CPI, la confiance des consommateurs faisait déjà figure de deuxième round de la journée pour Bitcoin. C’est finalement l’inflation, premier round de la matinée, qui a mis tout le monde d’accord. La Fed se retrouve désormais à un doigt de trancher pour une hausse le 16 septembre, et le marché n’y va plus par quatre chemins.

Les points clés de cet article :
  • L’inflation sous-jacente a grimpé de manière inattendue, poussant la Fed vers une décision potentiellement historique.
  • Les probabilités d’une hausse des taux ont bondi à 85 %, un choc pour les marchés et un dilemme pour la Fed.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Le CPI américain prend la Fed au piège d’une inflation sous-jacente trop chaude

L’indice des prix à la consommation d’août affichait une hausse de 0,4 % sur le mois et 3,4 % sur un an, pile dans les clous du consensus. Rien de dramatique en apparence. Sauf que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a grimpé de +0,3 % sur le mois. Wall Street ne tablait que sur 0,2 %. Un dixième de point qui ne paie pas de mine, mais qui suffit à rebattre les cartes d’une réunion jusque-là jouée à pile ou face.

Le président de la Fed Kevin Warsh avait déjà planté le décor fin août, lors de son discours à Jackson Hole : les bonnes lectures d’inflation de l’été, disait-il, ne démontraient pas une amélioration significative des tendances sous-jacentes. Ajoutez à ça un indice des prix à la production ressorti à 5,4 % sur un an et un rapport de l’emploi d’août à 162 000 créations qui a triplé les attentes après un mois de juillet catastrophique. La pièce était truquée avant même qu’on la lance.

Hausse des taux : le pari à 85 % qui change la donne pour la Fed

Ce matin encore, les paris restaient partagés. L’outil FedWatch du CME Group donnait à peine 56 % de chances à une hausse de 25 points de base, Kalshi 48 % et Polymarket 49 %. Une pièce qui pouvait tomber des deux côtés. Le CPI a suffi à la faire basculer nettement d’un côté. Le CME FedWatch grimpe désormais à 85,4 % de probabilité d’un relèvement vers 3,75-4 %, et Polymarket suit la même trajectoire autour de 81 %. En quelques heures, un scénario incertain est devenu la position par défaut du marché.

La Fed avance malgré tout sous pression politique. Donald Trump a réclamé publiquement une baisse des taux dès le 4 septembre, menaçant de restrictions commerciales si l’institution refusait de s’exécuter. La Fed, elle, campe sur son indépendance et n’a montré aucun signe d’infléchissement.

Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une hausse des taux à 3,75-4,00 % grimpe à 88,9 % au 11 septembre 2026 à 17h40

Bitcoin et les taux obligataires encaissent le choc du CPI

Les marchés obligataires ont réagi sans détour. Le rendement du 10 ans américain est passé d’environ 4,60 % à près de 5,00 %, celui du 2 ans de 4,20 % à 4,56 %. De l’argent plus cher, sur toute la courbe, en une seule matinée.

Bitcoin, lui, a d’abord respiré. Le chiffre global collant au consensus, la reine des monnaies numériques a bondi vers 78 000 dollars, un rebond de soulagement de plus de 1 % en une heure. Court, très court. Le temps que le marché digère le dépassement du cœur de l’inflation et la remontée des taux obligataires, le Bitcoin est retombé sous les 77 000 dollars avant de se stabiliser autour de 77 300 dollars. Un aller-retour de quelques heures, et un prochain test dès 16 heures avec l’indice de confiance des consommateurs du Michigan, scruté comme baromètre des anticipations d’inflation.

En juillet, le marché ne donnait encore que 36 % de chances à une hausse programmée pour septembre. Deux mois et un CPI plus tard, ce chiffre a plus que doublé, et la Fed de Kevin Warsh se retrouve à devoir choisir entre calmer une inflation sous-jacente qui ne veut pas redescendre et un président américain qui exige tout l’inverse.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Hausse des taux Fed : les probabilités s’envolent au dessus de 85 % après le CPI américain est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : Polymarket et Kalshi opèrent sans autorisation en Europe, selon l’ESMA

Rappel à l’ordre depuis Paris. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) juge Polymarket et Kalshi dépourvus d’autorisation pour commercialiser leurs contrats événementiels en Europe. Le gendarme des marchés va plus loin. Il doute de l’efficacité des restrictions géographiques déployées par les deux plateformes, qu’un simple VPN suffit à contourner.

Le régulateur avance trois qualifications possibles pour ces produits : l’interdiction européenne des options binaires, le règlement MiCA sur les crypto-actifs, ou les législations nationales sur les jeux d’argent. Aucune, pourtant, ne délivre aujourd’hui de passeport aux deux leaders mondiaux du pari sur l’actualité.

Points clés

  • L’ESMA juge que Polymarket et Kalshi commercialisent leurs contrats événementiels dans l’Union sans autorisation
  • Trois régimes peuvent s’appliquer : interdiction des options binaires, règlement MiCA et lois nationales sur les jeux d’argent
  • Le régulateur conteste l’efficacité des blocages géographiques, contournés par VPN à grande échelle
  • Aux États-Unis, Kalshi (22 milliards de dollars) et Polymarket (soutenu par ICE) opèrent sous supervision de la CFTC

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Polymarket et Kalshi : trois régimes juridiques, aucune autorisation

« La commercialisation de ces contrats nécessite une autorisation européenne, que les plus grandes plateformes ne détiennent pas. »

ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026

En clair, un contrat événementiel (event contract) se résume à une question fermée. Tel candidat sera-t-il élu, la BCE baissera-t-elle ses taux, tel club remportera-t-il le championnat ?

Concrètement, la part s’échange entre 0 et 1 dollar. Elle vaut ensuite 1 dollar si l’événement se réalise, zéro dans le cas contraire. En effet, ce profil de gain est exactement celui des options binaires. L’ESMA en a proscrit la commercialisation auprès des clients de détail dès 2018. Les autorités nationales ont ensuite pérennisé l’interdiction sur leur territoire.

La seconde qualification vise directement l’infrastructure de Polymarket. La plateforme règle ses positions en USDC sur Polygon, une mécanique qui la fait entrer dans le champ de MiCA. Le règlement s’applique aux prestataires de services sur crypto-actifs depuis fin 2024.

Par ailleurs, ni Polymarket ni Kalshi ne figurent au registre des acteurs agréés dans l’Union. Ils ne détiennent pas non plus l’agrément d’entreprise d’investissement qu’exigerait une qualification en instrument dérivé sous MiFID II.

Reste le droit des jeux d’argent, une compétence des États membres et non de Bruxelles. La France a ouvert le bal dès fin 2024. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a qualifié Polymarket de service de pari non autorisé et obtenu un premier géoblocage.

Un rempart jugé trop poreux. L’ANJ a d’ailleurs durci le ton en juillet 2026 en ordonnant aux fournisseurs d’accès un blocage pur et simple du site. La Belgique a suivi une voie comparable dès février 2025. Elle a aussi inscrit la plateforme sur sa liste noire des jeux d’argent illégaux.

Le geoblocage, un rempart jugé insuffisant

Or, les deux sociétés affirment tenir les résidents européens à distance. L’ESMA n’en est pas convaincue.

En effet, un filtrage par adresse IP ne suffit pas à prouver qu’une société ne démarche pas le public de l’Union. Une clause d’exclusion enfouie dans les conditions générales non plus, surtout quand le contournement par VPN est pratiqué à grande échelle.

« On comprend mal pourquoi tous les États membres ne figurent pas sur la liste des pays restreints. »

ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Marchés prédictifs : l’Europe bloque, Washington encadre

En revanche, la trajectoire américaine est rigoureusement inverse. Kalshi opère comme marché à terme désigné (DCM) sous la supervision de la CFTC, l’autorité fédérale des dérivés.

Polymarket, elle, a racheté l’opérateur agréé QCEX pour 112 millions de dollars à l’été 2025. Elle a ensuite rouvert son service aux Américains dans un périmètre supervisé, après des années d’exil réglementaire.

De fait, les capitaux ont validé le virage. ICE, maison mère du New York Stock Exchange, a engagé jusqu’à 2 milliards de dollars dans Polymarket. Sa valorisation avoisine désormais les 8 milliards.

Kalshi a fait plus fort encore. Un tour de table mené par Coatue, avec Sequoia et a16z au capital, l’a valorisée à 22 milliards de dollars au printemps 2026. Deux sociétés que l’Europe juge non autorisées pèsent ainsi davantage que la plupart des places de marché crypto du continent.

Or, aucun acteur européen agréé ne propose aujourd’hui l’équivalent. Les volumes partent ailleurs, car les parieurs du continent passent par des tunnels chiffrés.

Et l’ESMA constate un contournement qu’elle ne peut pas sanctionner elle-même. L’autorité coordonne et interprète ; l’exécution revient à l’AMF, à la BaFin, à la CNMV et à leurs homologues, dossier par dossier.

La demande européenne pour ces produits ne quitte pourtant pas les écrans : elle se déplace hors de tout périmètre supervisé. Un régime d’agrément explicite, comparable à celui de la CFTC outre-Atlantique, ramènerait ces flux sous surveillance et sous impôt. L’ESMA n’a pour l’heure qu’un levier : une grille de lecture transmise aux vingt-sept régulateurs nationaux. À eux, désormais, de sortir la première décision contraignante.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Crypto : Polymarket et Kalshi opèrent sans autorisation en Europe, selon l’ESMA est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌