Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Quand la caméra s’efface : comment le format pocket réinvente le cinéma

« Si tu veux faire des films, t’as juste besoin d’un truc qui filme. » Neuf ans après, le conseil tranchant d’Orelsan dans sa chanson Notes pour trop tard résonne encore chez tous les créateurs étouffés par la technique. Ceux qui accumulent les idées de plans et de récits, mais qui reculent devant le gigantisme des rigs, le poids des optiques et la lourdeur des budgets.

Alors quand DJI (leader mondial des drones civils et de la technologie de caméras créatives) lance sa première Osmo Pocket en 2018 – une caméra de poche (ou mini caméra vlog) à nacelle stabilisée qui promet des vidéos de qualité –, c’est une petite révolution dans le milieu du vloging et des chasseurs de micro-trottoirs. Mais au fil des modèles et des années, l’outil a changé de statut : il ne sert plus seulement à documenter le réel à la volée, il permet d’imaginer une nouvelle grammaire visuelle.

La « Filmmakers & Visionaries Session » à la Mostra de Venise

Pour démontrer les capacités de son Osmo Pocket 4P (sortie en juillet 2026 et qui associe un grand-angle de 20 mm à un téléobjectif moyen de 60 mm), la marque avait déjà mené un premier test créatif grandeur nature dans la foulée du Festival de Cannes en confiant l’appareil à deux personnalités de renom. D’un côté, l’actrice française Isabelle Huppert a signé FAMILIARITÉ, « une méditation sur la mémoire et la littérature ». De l’autre, le directeur de la photographie japonais Mikiya Takimoto a réalisé Looking for Her, un road movie contemplatif dans une ancienne cité minière.

DJI a acté cette mutation en organisant la « Filmmakers & Visionaries Session » lors du Venice Production Bridge de la 83e Mostra de Venise. Réunissant jeunes réalisateurs et chefs opérateurs chevronnés, ce forum professionnel s’est penché sur une question centrale : « lorsque l’outil de capture s’efface dans la paume de la main, comment le langage cinématographique évolue-t-il ? ».

Quatre courts-métrages tournés à la Pocket 4P ont ainsi été présentés : ceux des Italiens Gabriele Mencaroni et Alessandro Tempestini, de la réalisatrice franco-chinoise Liu Yadi, et du cinéaste chinois Zhou Chengzhou. Entre film expérimental et virée en moto, caméra embarquée, ces films ont révélé la maniabilité de l’appareil sur le terrain.

Une nouvelle façon de raconter les histoires

Interrogés sur les coulisses de leurs réalisations, les cinéastes ont expliqué comment le format pocket avait modifié leur rapport à la création. « Les acteurs ne voient même plus la caméra. Ça rend l’atmosphère et la vibe totalement uniques sur le plateau », explique Gabriele Mencaroni. Un constat partagé par Liu Yadi, pour qui l’outil « ouvre des possibilités infinies », tandis que Zhou Chengzhou insiste sur sa capacité à « s’insérer avec flexibilité dans des espaces restreints ».

À l’issue de cette projection, la table ronde réunissant Valentin Vignet (directeur de la photographie français connu pour son travail sur Faces Places et le court métrage Nefta Football Club, nommé aux Oscars ), Cristiano Di Nicola (directeur de la photographie italien multi‑récompensé, présent à Venise avec L’Estranea en compétition officielle ) et Michele D’Attanasio (double lauréat du David di Donatello, connu pour des films comme Veloce come il vento, Freaks Out et L’ombra di Caravaggio) a permis de théoriser cette mutation. Pour eux, la disparition du dispositif lourd réorganise la relation entre le metteur en scène et ses comédiens.

« Cette caméra démocratise le cinéma, et c’est essentiel, résume Michele D’Attanasio. Quand j’avais l’âge de ces jeunes réalisateurs, faire un film relevait de l’impossible sans de grosses équipes, des budgets colossaux et des caméras énormes. Aujourd’hui, l’appareil devient invisible et on gagne du temps pour le storytelling. On se libère de la technique pour se concentrer sur ce qu’on veut montrer. » Un enthousiasme partagé par Cristiano Di Nicola, qui confie : « Ce matin à six heures, la lumière était magnifique et je voulais tester l’appareil. J’étais comme un enfant, je faisais plein de plans. Cette caméra vous libère. On se concentre sur la façon de raconter l’histoire plutôt que sur l’installation du matériel. »

Ceci est une révolution

Cette révolution matérielle rencontre un séisme industriel plus vaste : le basculement des créateurs issus du web vers le grand écran. Longtemps tenus à distance par les studios traditionnels, les vidéastes imposent une fraîcheur narrative et une efficacité économique qui bousculent Hollywood.

Le succès d’Obsession, réalisé par Curry Barker (26 ans), en est l’exemple le plus frappant. Produit pour 750 000 dollars, le film a engrangé plus de 400 millions de dollars au box-office mondial deux mois après sa sortie. Dans un registre similaire, Kane Parsons a adapté le concept viral des Backrooms au cinéma sous la bannière d’A24, générant près de 400 millions de dollars pour un budget 40 fois inférieur.

En mettant des outils de qualité professionnelle entre les mains d’une génération affranchie des dogmes techniques, les caméras de poche accompagnent une mutation irréversible : celle d’un cinéma où l’audace narrative l’emporte définitivement sur la lourdeur des moyens.

Le DJI Osmo Pocket 4P Standard Combo est une caméra stabilisée sur nacelle 3 axes qui réunit deux focales complémentaires afin de s’adapter à de nombreux styles de prise de vue.

Son capteur CMOS 1 pouce associé à un objectif grand-angle équivalent à 20 mm permet de capturer des paysages, des scènes urbaines ou des séquences immersives avec une plage dynamique allant jusqu’à 17 stops et le profil colorimétrique D-Log 2.

Le second objectif, équivalent à 60 mm avec une ouverture f/1,8, facilite la réalisation de portraits naturels grâce à son zoom optique 3× et son zoom jusqu’à 12× selon les modes compatibles.

Elle enregistre des vidéos jusqu’en 4K à 240 images par seconde sur le module grand-angle, et propose un ralenti Ultra HD, des photos de 37 MP, ainsi que la fonction Live Photo en 4K.

Sa stabilisation mécanique 3 axes limite les mouvements parasites tandis que ActiveTrack 8.0 assure le suivi automatique d’un sujet, y compris à différentes focales compatibles, pour conserver un cadrage fluide lors des déplacements.

DJI dévoile le ROMO 2, un robot aspirateur à bras articulé qui peut se passer d’internet (IFA 2026)

Le géant du drone poursuit son incursion dans nos salons. Ce 3 septembre 2026, à l’occasion de l’IFA de Berlin, DJI a officialisé le ROMO 2, successeur de son premier robot aspirateur laveur testé dans nos colonnes à sa sortie. La machine se décline en deux versions, le ROMO P2 et le ROMO A2, qui partagent le même châssis semi-transparent laissant entrevoir les entrailles de l’appareil.

La différence entre les deux modèles tient à la gestion de l’eau. Le ROMO P2 embarque des bacs d’eau propre et d’eau sale à remplir et vider manuellement, ce qui permet de placer sa station où bon vous semble. Le ROMO A2, lui, se raccorde directement au réseau d’eau du logement, arrivée et évacuation comprises, et profite de fait d’une station plus compacte. Notez que le P2 s’offre quelques exclusivités, dont une fonction de désodorisation du sol et une lampe UV logée dans le bac à poussière.

Un bras qui pivote sur 123 degrés

La grande nouveauté de cette génération, c’est ce bras robotique adaptatif guidé par LiDAR, capable de pivoter sur 123°. Concrètement, il étend la portée de nettoyage de 7,8 cm par rapport à la première génération, tandis que la serpillière s’aventure 4,5 cm plus loin sous les meubles. De quoi aller chercher la poussière là où les robots classiques déclarent forfait.

L’aspiration grimpe de son côté à 36 000 Pa, contre 25 000 Pa pour le ROMO P de première génération. DJI recycle par ailleurs son savoir-faire venu du drone pour la détection d’obstacles, annoncée au millimètre près. Le robot serait ainsi capable d’éviter un câble ou un rebord de tapis de 2 mm d’épaisseur seulement, mais aussi de repérer les surfaces transparentes comme le verre ou les miroirs, bête noire habituelle de ce type d’appareil. Une LED s’allume même sous le châssis quand la luminosité baisse, histoire de continuer à repérer la saleté dans la pénombre. Côté mobilité, le ROMO 2 franchit des seuils de 4 cm sur une marche simple et jusqu’à 8,5 cm sur deux marches successives, et il sait distinguer les débris solides des liquides pour adapter sa méthode de nettoyage.

Une station qui promet un an de tranquillité

La station de base a elle aussi été revue. DJI annonce, sans que l’on puisse encore le vérifier, 365 jours de fonctionnement sans le moindre entretien. Elle s’appuie sur une planche de lavage à surface nanocristalline, quatre jets d’eau haute pression et un orifice d’aspiration des déchets élargi à 16 mm. La recharge rapide de 55 W permet de refaire le plein de la batterie en 2,5 heures.

Le constructeur a également travaillé le silence de fonctionnement, avec 32 matériaux d’isolation acoustique intégrés. Il revendique une réduction de 85 % de l’énergie sonore et un niveau de 38 dBA en mode lavage silencieux.

Un mode déconnecté pour faire oublier la faille du ROMO 1

C’est peut-être l’annonce la plus intéressante du lot. DJI introduit sur le ROMO 2 un mode Données locales, qui coupe la connexion de l’application à internet et empêche toute synchronisation de photos ou de vidéos vers des serveurs externes. Le sujet n’a rien d’anodin, rappelons qu’un développeur français avait réussi à accéder à plusieurs milliers de ROMO 1 et à leurs caméras en exploitant une faille de sécurité. La marque assure de son côté soumettre ses produits à des audits et certifications d’organismes tiers depuis 2017. Dommage que ce mode déconnecté ne soit pas disponible dès le lancement, il n’arrivera qu’au quatrième trimestre 2026.

Le ROMO 2 sera disponible dans les semaines à venir, au prix public conseillé de 1 199 € pour le ROMO A2 et de 1 299 € pour le ROMO P2, le bundle Clean More démarrant à 1 349 €. Notez que ces tarifs se montrent en net repli face aux 1 899 € demandés au lancement de la première génération.

DJI Osmo 360 II, la première caméra 360° capable de filmer en 8K 60 ips (IFA 2026)

DJI vient d’officialiser sa nouvelle caméra 360°. L’Osmo 360 II, déjà commercialisée en Chine depuis le 13 août, arrive avec un argument que personne d’autre ne peut avancer aujourd’hui. Elle est la première caméra 360° du marché capable de filmer nativement en 8K à 60 images par seconde, là où l’Insta360 X6 plafonne à 50 images par seconde dans cette définition.

Des capteurs carrés pour voir plus large, et mieux la nuit

Sous ses lignes inchangées (61 x 36,3 x 81 mm pour 183 g, soit exactement le gabarit de la première génération), l’Osmo 360 II embarque deux capteurs CMOS carrés de type 1/1,1 pouce, placés derrière des optiques grand angle 180° ouvrant à f/1,9. DJI les présente comme équivalents à un capteur rectangulaire de 1 pouce, le format carré exploitant 25 % de surface en plus qu’un capteur classique à cadrage identique. Le constructeur revendique surtout une plage dynamique portée à 14,5 IL, contre 13,5 IL sur l’Osmo 360, un gain qui reste à vérifier en conditions réelles.

La nuit, un nouvel algorithme de débruitage baptisé AI SuperNight 2.0 fonctionne désormais en 8K jusqu’à 60p, épaulé par des photosites de 2,4 μm et une sensibilité qui grimpe à 51 200 ISO. Tous les formats vidéo passent par ailleurs en 10 bits avec profil D-Log M (débit max 220 Mbit/s). Côté photo, la caméra produit des panoramas 360° de 120 mégapixels (15 520 x 7 760 pixels), en JPEG comme en DNG, et désormais aussi en HDR.

Notez également une nouveauté bienvenue pour les têtes brûlées, puisque les lentilles frontales traitées avec un revêtement durci de seconde génération, sont également vissées et remplaçables par l’utilisateur. En cas de casse, le kit de rechange coûte 25 €, ce qui évite de renvoyer la caméra au SAV après une chute à VTT.

Enfin, la batterie gagne en capacité (2 150 mAh contre 1 950 mAh) tout en conservant le format Extreme Plus des Osmo Action, et DJI annonce 100 minutes d’enregistrement en 8K 30p, écran éteint et Wi-Fi coupé.

Timelapse 16K, ralenti 64x et suivi de sujet

Les modes créatifs progressent quasiment tous. Le timelapse panoramique passe de 8K à 16K, le mode Vortex grimpe de 6K à 8K en 100/120p, et le ralenti 360° atteint 3840 x 1920 pixels à 240p. DJI annonce même un ralenti jusqu’à 64x, mais il faut être précis sur ce point. Il s’agit d’une interpolation d’images par IA réalisée dans DJI Studio, équivalente à un recadrage en 8K 480p, et non d’une capture native. En mono-objectif, le mode Boost Video filme en 4K jusqu’à 120p en 16:9, 4:3 ou 9:16.

Le suivi de sujet fait son apparition avec Spotlight Follow, qui maintient automatiquement une personne au centre du cadre quelle que soit la rotation de la caméra, sans recadrage en post-production. Dommage que ce mode soit limité au 4K 30p ou au 2,7K 30p. Une puce NFC permet par ailleurs de connecter la caméra à l’application DJI Mimo par simple contact, tandis qu’un plug-in DaVinci Resolve accepte les fichiers 360° exportés depuis DJI Studio. Wi-Fi 6 et USB 3.1 complètent la connectique.

Prix et disponibilité

Reste la question du tarif. Le bundle Standard est affiché à 589,99 €, le bundle Limitless Riding à 609,99 euros et le bundle Aventure à 739,99 €, soit tout de même en hausse par rapport à la première génération. L’Osmo 360 II est disponible dès aujourd’hui en France, accompagnée du programme DJI Care Refresh (jusqu’à deux remplacements sur un an, ou quatre sur deux ans).

J’ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : la version « Pro » au prix que l’on n’attendait pas

Après une Osmo Pocket 4 aux évolutions très sages et l'assaut d'Insta360 avec sa Luna Ultra, DJI réplique avec son Osmo Pocket 4P. En intégrant enfin un double module caméra pour offrir un véritable zoom optique, cette version « Pro » a-t-elle de quoi reprendre sa couronne ? Réponse dans notre test complet.
 [Lire la suite]

Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

DJI Neo 2 : ce petit drone 4K avec son pack FPV et sa multitude d’accessoires vole sous les 500 €

Léger, capable de filmer en 4K 60p et idéal pour les débutants, le DJI Neo 2 est un drone intelligent et totalement autonome, qui surpasse clairement son prédécesseur. Actuellement, son pack Motion Fly More Combo, avec des lunettes FPV, est proposé à 469 euros au lieu de 579 euros par Joybuy.
 [Lire la suite]

Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

DJI Mic Mini 2S : le nouveau micro compact invite l’IA à la fête

DJI s’impose comme un acteur incontournable de la création de contenu mobile et, quelques mois seulement après le lancement du Mic Mini 2, la marque ne laisse pas le four refroidir. Place au Mic Mini 2S : la marque chinoise cherche à répondre aux problématiques de fiabilité des créateurs de contenu en leur permettant de gérer les environnements sonores imprévisibles et sécuriser les prises en cas de défaillance technique. Ce nouveau modèle combine compacité extrême et fonctionnalités de studio, s’adressant aussi bien aux podcasteurs qu’aux vloggers nomades.

Une technologie de pointe pour un audio sans compromis

Le cœur de l’innovation réside dans l’enregistrement interne dit « en virgule flottante 32 bits ». Contrairement aux micros standards qui peuvent écrêter le son lors de pics de volume soudains, ce système permet de capturer une plage dynamique immense. Les créateurs peuvent ainsi conserver des murmures subtils tout en gérant des bruits forts sans perte de qualité, offrant une flexibilité bien supérieure lors du montage en post-production.

Chaque émetteur dispose d’environ 14,5 Go de stockage, offrant jusqu’à 28 heures d’enregistrement continu. Pour pallier aux imprévus du terrain, DJI a intégré deux niveaux de réduction de bruit optimisés par l’intelligence artificielle. Le mode « Basique » traite les nuisances intérieures (ventilation, écho), tandis que le mode « Intense » est conçu pour isoler la voix dans des environnements urbains surchargés comme des gares ou des aéroports. En complément, des outils de contrôle d’écrêtage automatique et d’équilibrage du volume assurent une sortie sonore constante, idéale pour les diffusions en direct ou les interviews à la volée.

La polyvalence est également au rendez-vous avec une connectivité 4 TX + 1 RX, permettant de coupler jusqu’à quatre émetteurs sur un seul récepteur. Ce système est particulièrement adapté aux tables rondes et aux productions multi-intervenants. De plus, le Mic Mini 2S est rétrocompatible avec les générations précédentes de micros DJI (Mic Mini et Mic Mini 2), et s’intègre nativement aux caméras de la gamme Osmo, comme la nouvelle Osmo Pocket 4P, sans nécessiter de récepteur externe.

Un écosystème créatif et accessible

Au-delà de la technique, DJI mise sur une esthétique personnalisable avec des caches magnétiques multicolores et la collection « Time », une série de designs inspirée par l’illustratrice Victo Ngai. Le design reste fidèle à l’ADN de la marque : ultra-compact et discret, le micro pèse seulement 12 grammes et peut être fixé par aimant ou par clip. Cette modularité permet aux créateurs et créatrices de s’adapter instantanément à différents types de tenues ou de supports de tournage.

Pour les budgets variés, DJI propose plusieurs configurations de prix. Le kit de base (1 TX + 1 RX) est accessible à partir de 99€, tandis que le pack complet (2 TX + 1 RX + boîtier de recharge) s’élève à 189€. Les précommandes sont désormais ouvertes en vue d’une commercialisation le 13 août prochain.

DJI Mic Mini 2S : 32 bits flottant, 28 h d’enregistrement interne et connexion à 4 émetteurs

Le DJI Mic Mini 2S conserve le gabarit très compact de la série, mais son émetteur récupère les deux fonctions qui restaient l'apanage du Mic 3 : l'enregistrement interne et le 32 bits flottant.


© 2026 Phototrend - DJI Mic Mini 2S : 32 bits flottant, 28 h d’enregistrement interne et connexion à 4 émetteurs

Cet article a été publié par Louis Royer sur Phototrend - Suivez la photo de près

DJI Osmo Pocket 4P : double objectif, capteur de 1 pouce et dynamique

Depuis la Pocket 3, DJI a fait de sa gamme de caméras de poche stabilisées (Osmo Pocket)une référence pour le vlogue et les tournages en mobilité. La Pocket 4 sortie en avril 2026 avait consolidé cette position mono-objectif, la Pocket 4P pousse le curseur plus loin en passant à un double module optique et en revoyant en profondeur le capteur principal. Sur le papier, les deux modèles restent proches, DJI évoquant près de 95 % de fonctions communes, mais l’Osmo 4P se démarque bien par sa gestion de l’image.

Deux objectifs, cinq focales

Le principal changement se voit à l’œil nu avec ce second module optique. Le grand-angle principal repose sur un nouveau capteur CMOS de 1 pouce avec une focale équivalent à un 20 mm ouvrant à f/2,0. À ses côtés, un téléobjectif de 60 mm à grande ouverture f/1,8 propsoe la focale reine du portrait. Ce dernier s’appuie sur un capteur plus petit, de 1/1,28 pouce, un compromis assumé pour loger le module dans un boîtier de poche.

Entre les deux, DJI construit une plage focale à plusieurs paliers : 20 mm en natif, 40 mm via un zoom 2x sans perte, 60 mm en optique, puis 120 mm en combinant le téléobjectif et un zoom numérique 2x. La caméra peut ensuite pousser jusqu’à 240 mm en zoom numérique 12x, avec une dégradation progressive de l’image dès qu’on s’éloigne du 3x optique. En mode SuperPhoto, ce zoom numérique est plafonné à 9x. Pour le téléobjectif, DJI annonce une profondeur de champ censée détacher joliment le sujet de l’arrière-plan.

17 stops de plage dynamique grâce au LOFIC

Le vrai saut se joue sur le capteur grand-angle. DJI annonce une plage dynamique de 17 stops, contre 14 sur l’Osmo Pocket 4 standard, un bond obtenu grâce à la technologie LOFIC (Lateral Overflow Integration Capacitor). Le principe consiste à doter chaque photosite d’un « réservoir » : lorsque le photosite arrive à saturation, le trop-plein de photons est stocké dans ce condensateur annexe, puis récupéré au moment du traitement, ce qui préserve les détails dans les hautes lumières.

Ces 17 stops restent une valeur constructeur, annoncée sans détail de méthode et non vérifiée en test indépendant. Le second capteur, celui du téléobjectif, reste quant à lui plafonné à 14 stops, soit le niveau de la Pocket 4 standard sur son objectif unique.

Côté colorimétrie, le profil D-Log 2 en 10 bits fait son apparition, réservé pour l’instant au grand-angle, le téléobjectif se contentant du D-Log habituel. DJI présente ce D-Log 2 comme compatible avec le flux de travail de l’ARRI Alexa 35 (LogC4) et fournit deux LUT dédiées, dlog2_to_rec709.cube et dlog2_to_logc4.cube. Un mode HDR 10 bits complète l’ensemble.

Vidéo, photo et stabilisation

En vidéo, le module grand-angle grimpe jusqu’en 4K à 240 fps pour le ralenti, tandis que le téléobjectif se limite à de la 4K à 200 fps. Le débit maximal atteint 180 Mbit/s au format MP4 (HEVC). La caméra filme aussi nativement en 3K au format vertical 9:16 (1728 x 3072) jusqu’à 60 fps, de quoi alimenter les réseaux sans recadrage. La stabilisation mécanique 3 axes reste au rendez-vous, épaulée par le suivi ActiveTrack 8.0, désormais disponible sur les deux objectifs.

Côté photo, le mode SuperPhoto exploite jusqu’à 33 Mpx en 16:9 (7680 x 4320 px) et 37,7 Mpx en ratio 1:1 (6144 x 6144 px). Les clichés s’enregistrent en JPEG, DNG (RAW) ou JPEG+DNG. La plage ISO va de 100 à 25 600 ISO sur le grand-angle (jusqu’à 51 200 ISO en basse lumière vidéo), et de 50 à 12 800 ISO sur le téléobjectif (25 600 ISO en basse lumière).

Autonomie, stockage et connectique

La batterie de 1545 mAh est donnée pour 210 minutes d’autonomie, avec une charge rapide de 0 à 80 % en 18 minutes et 100 % en 32 minutes. Le stockage interne de 103 Go peut être étendu par carte microSD jusqu’à 1 To.

La connectique s’appuie sur du Wi-Fi 6 et du Bluetooth 5.4, avec des transferts atteignant 90 Mo/s en sans-fil et jusqu’à 800 Mo/s en filaire via USB-C 3.1. La caméra assure aussi des fonctions webcam/UVC pour de la visio ou le livestream.

L’écran tactile de 2 pouces (environ 5 cm) affiche du 556 x 314 px à 1000 nits. Pour loger ce double module, la Pocket 4P affiche 230 g sur la balance, contre environ 190 g pour la Pocket 4 dotée d’un seul objectif. Un surpoids qui reste contenu, la caméra se glissant encore facilement dans un sac ou une grande poche, même si elle est plus imposante qu’un smartphone seul. Ses dimensions atteignent 159,5 x 63,3 x 33,5 mm, dans un boîtier proposé en noir classique ou blanc perle.

Face à la Pocket 4 et à l’Insta360 Luna Ultra

Le positionnement de la 4P se comprend surtout en regard de la Pocket 4 standard, lancée à partir de 479 € avec un seul objectif et 14 stops de plage dynamique. La 4P conserve l’essentiel de ses atouts, du stabilisateur aux modes 4K/240p en passant par l’écosystème audio, tout en ajoutant le second module, le capteur 1 pouce à technologie LOFIC et le D-Log 2 amélioré.

En face, l’Insta360 Luna Ultra joue une autre carte avec elle aussi deux objectifs, mais un capteur principal 1 pouce conçu en partenariat avec Leica capable de filmer en 8K, un zoom et un écran OLED détachable, le tout à 729 € en pack Standard. La Pocket 4P se place donc entre sa petite sœur et cette concurrente , en misant sur la polyvalence des focales et la plage dynamique.

Prix et disponibilité

L’Osmo Pocket 4P de DJI est proposée à partir de 599 € en bundle Standard, un bundle Vlog est également disponible au tarif de 689 €.

DJI officialise l’Osmo Pocket 4P, sa première caméra de poche à double objectif

DJI lance l'Osmo Pocket 4P, sa première caméra de poche à double objectif : un 60 mm f/1,8 rejoint le grand-angle, avec un capteur 1 pouce LOFIC et 17 stops de dynamique. Nos premiers retours.


© 2026 Phototrend - DJI officialise l’Osmo Pocket 4P, sa première caméra de poche à double objectif

Cet article a été publié par Damien Roué sur Phototrend - Suivez la photo de près

DJI Mavic 4 Pro : remise inédite de 220 euros sur le drone grand public le plus complet du moment

Le DJI Mavic 4 Pro

Si vous voulez ce qu'il se fait de mieux en matière de drone grand public, le DJI Mavic 4 Pro avec sa triple caméra Hasselblad de référence lancé en mai 2025 semble tout désigné. Surtout qu'en ce moment, il est disponible pour 1 879 euros au lieu de 2 099 euros chez Joybuy.
 [Lire la suite]

Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

J’ai testé le DJI Lito 1 : le drone qui redéfinit l’entrée de gamme

DJI Lito 1

Avec le Lito 1, DJI renouvelle enfin son entrée de gamme. Pour seulement 339 euros, ce drone reprend la plateforme technique des derniers modèles de la marque, avec une transmission radio de nouvelle génération, une excellente autonomie et des automatismes très aboutis.
 [Lire la suite]

Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

Le DJI Neo 2 est le drone de poche parfait pour l’été, et son prix chute à seulement 176 €

DJI Neo 2

Le DJI Neo 2 améliore la formule de son prédécesseur avec une meilleure stabilisation et un système d'évitement d'obstacles, le tout dans un format de poche idéal pour les réseaux sociaux. Bonne nouvelle : pendant les soldes d'été, cette excellente petite caméra volante voit son prix chuter à seulement 176 euros au lieu de 229 euros à son lancement.
 [Lire la suite]

Envie de retrouver les meilleurs articles de Frandroid sur Google News ? Vous pouvez suivre Frandroid sur Google News en un clic.

J’ai testé le DJI Lito X1, le drone d’entrée de gamme qui a tout d’un pro

DJI Lito X1

Avec son excellent capteur hérité du Mini 4 Pro, son LiDAR frontal et ses nombreux automatismes de vol, le DJI Lito X1 entend rendre les technologies les plus avancées du constructeur accessibles à un plus large public. On fait le point sur ses atouts.
 [Lire la suite]

Les bons plans n’attendent pas : abonnez-vous à notre canal WhatsApp Frandroid Bons Plans ! (zéro spam, promis, juste de super bons plans).

Bon plan : les drones DJI à -15 % supplémentaires pour les adhérents Fnac (jusqu’au 13 juillet)

 La Fnac applique -15 % supplémentaires pour ses adhérents sur une sélection de drones DJI (Mavic 4 Pro, Air 3S, Avata 360), en plus des offres en cours, jusqu'au dimanche 13 juillet.


© 2026 Phototrend - Bon plan : les drones DJI à -15 % supplémentaires pour les adhérents Fnac (jusqu’au 13 juillet)

Cet article a été publié par Damien Roué sur Phototrend - Suivez la photo de près

❌