Blu-ray vs DVD : l’histoire d’une révolution qui a viré à l’échec (et d’une survie insoupçonnée)



Le Congrès temporise, la SEC écrit. Paul Atkins a redit son appui au CLARITY Act, le texte censé répartir une bonne fois pour toutes les compétences entre le gendarme boursier américain et la CFTC, le régulateur des marchés de matières premières. Le président de la SEC a aussitôt prévenu que son agence poursuivrait son propre chantier réglementaire, loi ou pas loi.
Trois dossiers en forment l’ossature : l’émission de crypto-actifs, la modernisation des transfer agents et la conservation des actifs numériques.
Mise à jour 15/09, 21h30 : Le vote a eu lieu. La motion de cloture a échoué au Sénat, loin des 60 voix requises, et le Bitcoin est passé sous les 75 000 $. Lire notre article complet : Clarity Act : le Sénat fait capoter le vote, le Bitcoin casse les 75 000 dollars
Adopté par la Chambre des représentants à 294 voix contre 134, dont 78 démocrates, le Digital Asset Market Clarity Act devait clore une décennie de guerre de tranchées entre régulateurs.
Son principe tient en une ligne de partage : la CFTC récupère les crypto-actifs suffisamment décentralisés pour être traités comme des matières premières numériques, la SEC garde les levées de fonds et les tokens encore adossés aux promesses d’une équipe. Le Sénat a multiplié les moutures de travail depuis, sans jamais inscrire le texte à l’ordre du jour d’un vote en séance.
Atkins plaide pour la voie législative parce qu’un règlement se défait aussi vite qu’il s’écrit. Le passage de témoin entre Gary Gensler et l’équipe actuelle a suffi à renverser la doctrine de l’agence en quelques mois, des poursuites tous azimuts à l’abandon des procédures visant Coinbase, Kraken et Ripple. Sans texte voté par le Congrès, une future présidence de la SEC pourrait refaire le chemin en sens inverse avec la même facilité.
« La plupart des crypto-actifs ne sont pas des titres financiers. »
Paul Atkins, président de la SEC
Cette phrase, prononcée au lancement de Project Crypto, sert désormais de socle doctrinal à l’ensemble des travaux de l’agence. Elle inverse la présomption qui prévalait sous l’administration précédente, quand chaque token était réputé titre financier jusqu’à preuve du contraire.

Le premier chantier porte sur l’émission de crypto-actifs. La SEC travaille à une taxonomie et à un régime d’offre taillé pour les tokens, au lieu de continuer à les faire entrer au chausse-pied dans des exemptions pensées pour des actions d’entreprises. Une exemption dite d’innovation permettrait de lancer un protocole sous conditions, avec des obligations d’information adaptées et une sortie du statut de titre financier une fois le réseau devenu autonome.
Deuxième chantier, les transfer agents. Ces prestataires tiennent le registre des détenteurs de titres, versent les dividendes et enregistrent les transferts de propriété. Leur cadre réglementaire n’a quasiment pas bougé depuis les années 1970, quand les registres étaient encore des livres de papier et des bandes magnétiques. Autoriser explicitement la tenue de registre sur blockchain ouvrirait la voie à des actions tokenisées dont le carnet d’actionnaires vivrait directement sur une chaîne publique, avec un règlement-livraison en quelques secondes plutôt qu’en un jour ouvré.
La conservation ferme le triptyque. L’agence a retiré le projet de règle Safeguarding hérité de l’ère Gensler, qui aurait imposé aux gérants d’actifs des exigences difficilement compatibles avec l’autoconservation. Le texte de remplacement reste à écrire, et les questions sont massives : quels établissements peuvent être reconnus comme dépositaires qualifiés, à quelles conditions un gérant peut détenir lui-même les clés privées de ses clients, comment traiter les actifs mis en staking ou déposés dans des protocoles DeFi.
Les deux régulateurs ont engagé un travail d’harmonisation qui produit déjà des effets concrets, à commencer par l’autorisation donnée aux places de marché enregistrées de proposer des produits crypto au comptant. L’arrivée de Mike Selig à la tête de la CFTC a resserré encore l’étau administratif : l’ancien conseiller juridique en chef de la Crypto Task Force de la SEC connaît de l’intérieur les dossiers qu’il doit désormais traiter depuis l’autre rive.
Les standards de cotation génériques adoptés à l’automne 2025 donnent la mesure de ce que peut faire une agence sans attendre le Congrès : en supprimant l’examen au cas par cas de chaque demande d’approbation déposée par les Bourses, ils ont ouvert la voie aux ETF spot Solana, XRP, Dogecoin et Litecoin en quelques semaines. Émission, registres et conservation suivent la même mécanique, celle de l’agenda réglementaire de la SEC, qui n’a jamais eu besoin d’un vote du Sénat pour avancer.
L’article Cryptomonnaies et CLARITY Act : Les 3 priorités de la SEC n’attendront pas le Congrès est apparu en premier sur Journal du Coin.
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Rabelais ne croyait pas si bien dire, cinq siècles avant l’arrivée de l’intelligence artificielle. Sam Altman, Geoffrey Hinton, Barack Obama, l’ONU et même Vitalik Buterin s’alarment tous, sur le papier, du même danger. Celui d’une intelligence artificielle qui échapperait à tout contrôle. Sauf que dès qu’on gratte, plus personne ne parle de la même chose. L’un redoute l’extinction de l’espèce humaine. L’autre la disparition de millions d’emplois, la concentration du pouvoir dans trois entreprises américaines. Ou simplement que son voisin chinois prenne trop d’avance. Un même mot, alerte, recouvre trois logiques qui n’ont presque rien en commun, sinon le vocabulaire qu’elles empruntent.
En mars 2023, le Center for AI Safety, institut de recherche californien. Il fait signer une phrase unique à plus de 350 dirigeants et chercheurs. Elle érige la lutte contre le risque d’extinction lié à l’IA au rang de priorité mondiale. Même niveau que les pandémies ou la guerre nucléaire.
Parmi les signataires, Sam Altman, Demis Hassabis et Dario Amodei. Ces trois patrons dirigent justement les laboratoires les plus avancés du secteur, à savoir respectivement OpenAI, Google DeepMind et Anthropic. Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui ont posé les bases du deep learning il y a vingt ans, signent aussi.
Deux ans et demi plus tard. En octobre 2025, le Future of Life Institute pousse le curseur plus loin avec son Statement on Superintelligence. Et là, encore une fois, plus de 800 signatures, dont celles de Steve Wozniak, de Richard Branson et du prince Harry. Ils réclament une interdiction du développement d’une superintelligence tant qu’un consensus scientifique et une acceptation publique ne garantissent pas sa sécurité. Bengio est encore de la partie.
À côté de ces deux textes, une autre famille de chercheurs travaille depuis des années sur un tout autre registre. Celui des biais algorithmiques dans le recrutement ou la justice prédictive. Il s’agit aussi de la précarisation de métiers entiers, et de la poignée d’entreprises américaines qui concentrent la puissance de calcul mondiale. Pour ce camp, souvent regroupé sous l’étiquette de l’éthique de l’IA, parler d’extinction humaine détourne l’attention de dégâts déjà mesurables, ceux qui touchent des travailleurs précis, aujourd’hui, pas une humanité abstraite dans cinquante ans. Les deux camps utilisent le mot risque, mais ils ne parlent pas du même risque.
Reprenons nos bonnes âmes signataires. Sam Altman signe le texte du Center for AI Safety en mai 2023. La même année, OpenAI lève 10 milliards de dollars auprès de Microsoft et entame la course au modèle le plus puissant du marché.
En 2026, l’entreprise dépose son dossier d’entrée en bourse sans jamais lever le pied sur la course à la puissance de calcul. Or, justement lorsque nous écrivons cet article, elle annonce ce matin même faire marche arrière pour cette année. Alerter sur l’extinction de l’espèce et courir après la prochaine levée de fonds force cette ambiguïté.
Elon Musk n’est pas en reste. En mars 2023, il cosigne aussi la lettre du Future of Life Institute. Elle réclame une pause de six mois sur l’entraînement des modèles les plus puissants. Quatre mois plus tard, xAI voit le jour. Grok, son modèle, tourne aujourd’hui sur l’un des plus gros clusters de calcul jamais assemblés. La pause, personne ne l’a jamais appliquée.
Chez Anthropic, Dario Amodei publie régulièrement des textes qui détaillent, chiffres à l’appui. Il y détaille les scénarios dans lesquels un modèle frontière pourrait échapper au contrôle de ses créateurs. Au même moment, Anthropic vise une valorisation record pour son introduction en bourse. Et l’entreprise a remporté un bras de fer très commenté face au Pentagone sur l’usage militaire de ses propres modèles.
On serait presque tenté d’y voir un remake du Projet Manhattan. Les physiciens qui avaient construit la bombe furent aussi les premiers. Une fois Hiroshima et Nagasaki rayées de la carte, ils réclament un contrôle international de l’arme qu’ils venaient de livrer. La comparaison a ses limites. Oppenheimer n’a jamais négocié une part de royalties sur le plutonium. Les trois patrons de l’IA alertent tout en actionnant, chaque trimestre, une machine à lever des capitaux.
We Must Pace the Frontier: I’ve written a new essay on why the AI industry should slow down, with a three-part plan for doing so.
— Dario Amodei (@DarioAmodei) September 12, 2026
Anthropic is unilaterally committing to the first of these steps. We’ll provide third-party evaluators with permanent, employee-level access to our…
« Nous devons repousser les limites : j’ai rédigé un nouvel essai expliquant pourquoi l’industrie de l’IA devrait ralentir, et proposant un plan en trois points pour y parvenir. Anthropic s’engage unilatéralement à mettre en œuvre la première de ces étapes. Nous accorderons à des évaluateurs tiers un accès permanent, équivalent à celui de nos employés, à nos systèmes. Ils pourront ainsi vérifier le respect de nos mesures de sécurité, signaler les incidents et évaluer la cohérence des modèles pendant leur entraînement. »
Face à cette course interminable le politique s’en mêle. Barack Obama presse les démocrates américains de se doter d’un plan clair sur l’IA. Il appelle aussi, selon le New York Times, à une forme de prudence face à la vitesse du déploiement des modèles. La sortie tombe alors que l’administration Trump pousse dans le sens exactement inverse. Un décret présidentiel vise à empêcher chaque État américain de légiférer de son côté sur l’IA, au nom d’un unique cadre fédéral, plus permissif. Un précédent décret de Trump promettait déjà de marier sécurité et innovation. Dans les faits, le curseur penche nettement vers la seconde option.
Côté chinois, le discours officiel emprunte le même vocabulaire qu’Obama ou que le Future of Life Institute. Lors du sommet mondial sur l’IA de Shanghai en 2026, Pékin signe une déclaration en faveur d’une gouvernance mondiale coordonnée du secteur. Dans le même temps, une entreprise chinoise est accusée d’avoir pillé les modèles d’Anthropic pour rattraper son retard, ce qui a valu une riposte de Washington. La coopération affichée et la course technologique réelle avancent sur deux rails qui ne se croisent jamais.
L’Union européenne a choisi la voie inverse, contraindre par la loi avec l’AI Act, entré en application par étapes depuis 2024. Bruxelles régule pourtant un marché où elle ne possède ni les modèles ni les centres de données les plus puissants. Washington et Pékin financent l’IA. L’Europe la commente.
En juillet 2026, la Commission fédérale des communications (FCC) autorise Reflect Orbital. Cette start-up américaine va tester un miroir géant en orbite basse. Il est capable de renvoyer la lumière du soleil vers un point précis de la Terre, la nuit. L’objectif affiché est de vendre du soleil à la demande à des exploitants agricoles ou à des chantiers qui veulent prolonger leurs journées de travail. Des astronomes, des biologistes et plusieurs associations de défense du ciel nocturne alertent depuis des mois. Ils redoutent la pollution lumineuse que provoquerait un déploiement à grande échelle. Ils pointent aussi la perturbation des cycles de sommeil de la faune, et les images d’observatoires qui deviendraient inutilisables. La CBC a documenté les zones d’ombre juridiques du dossier. Aucune loi internationale ne régit vraiment qui a le droit de modifier la nuit d’un pays voisin depuis l’espace. La FCC a validé le projet quand même.
Rien à voir avec un modèle de langage, en apparence. Le même mécanisme est pourtant à l’œuvre des deux côtés. Une communauté scientifique alerte, documente, chiffre le risque. Une entité privée, soutenue par un régulateur qui a le dernier mot, avance malgré tout, parce qu’elle en a la capacité technique et le financement. L’alerte n’a jamais été le problème. Le problème, c’est que personne, ni les 800 signataires du Future of Life Institute, ni les chercheurs du Center for AI Safety, ni Barack Obama, n’a le pouvoir de dire stop à ceux qui décident d’appuyer sur le bouton.
C’est là que la comparaison avec Reflect Orbital devient plus utile que n’importe quel parallèle avec la bombe atomique. Un miroir en orbite et un modèle de fondation à plusieurs centaines de milliards de paramètres n’ont, sur le papier, rien en commun. Ils partagent pourtant la même structure de décision. Une poignée d’acteurs privés, un régulateur qui les autorise plus souvent qu’il ne les freine. Cette masse de textes d’alerte qui s’accumulent sans jamais peser sur le calendrier de déploiement. La FCC a mis quelques mois à trancher sur Reflect Orbital. Cela fait trois ans que les mêmes textes circulent sur l’IA, sans qu’aucun laboratoire n’ait ralenti d’un cran sa feuille de route.
L’ONU a elle-même reconnu, dans un rapport publié cette année, que l’IA pourrait provoquer des dommages catastrophiques si aucun mécanisme de contrôle contraignant ne voit le jour d’ici la fin de la décennie. Le texte n’a aucune valeur légale. Aucun État n’est tenu de l’appliquer.
Reflect Orbital doit lancer son premier miroir test avant la fin de l’année. Les laboratoires d’IA ont déjà programmé leurs prochains modèles pour 2027. Les textes d’alerte, eux, continueront de s’accumuler sur des bureaux de gens qui n’ont jamais eu le pouvoir de les faire appliquer.
L’article IA et extinction de l’humanité : le danger à 2 000 milliards de dollars ? est apparu en premier sur Journal du Coin.
Deuxième semaine blanche. Strategy n’a ni acheté ni vendu le moindre bitcoin la semaine dernière. La société de Michael Saylor a préféré consacrer 139,3 millions de dollars de sa trésorerie au rachat de 1,42 million de ses propres actions de préférence STRC, d’après le formulaire 8-K déposé auprès du régulateur boursier américain.
Son trésor reste figé à 845 050 BTC pour une valeur d’environ 65,7 milliards de dollars aux cours actuels. Aucune action ordinaire n’a non plus été émise via son programme « at-the-market » sur la période.
Le STRC, surnommé « Stretch », est une action de préférence perpétuelle : aucune échéance de remboursement, et un dividende mensuel à taux variable que Strategy ajuste pour maintenir le titre au plus près de sa valeur nominale de 100 dollars. Racheter ces titres sur le marché soutient leur cours et allège la facture de dividendes des trimestres suivants.
Ces rachats ont été financés par la poche « USD Cash », l’un des deux compartiments créés par le Digital Credit Capital Framework, le cadre de gestion financière que l’entreprise s’est imposé. Au terme de la période, l’« USD Reserve » affichait 5,1 milliards de dollars et l’« USD Cash » 1,3 milliard. Le premier compartiment est verrouillé et ne peut servir qu’au paiement des dividendes des actions de préférence et des intérêts de la dette.
Le programme de rachat de titres de crédit numériques, doté initialement d’un milliard de dollars et concentré en priorité sur le STRC, a été porté à 2 milliards la semaine dernière. Strategy a également validé un rachat d’actions ordinaires d’un milliard de dollars et élargi son BTC Monetization Program : l’entreprise s’autorise désormais à céder jusqu’à 5 milliards de dollars de bitcoins pour alimenter sa réserve, honorer dividendes et intérêts, et financer ces rachats. L’autorisation reste théorique à ce stade, puisque aucun bitcoin n’a quitté les coffres.
Strategy has repurchased $139M of $STRC. As of 9/13/26, we hold 845,050 $BTC and $6.4B of USD Assets. $MSTRhttps://t.co/awLZ666Nuq
— Strategy (@Strategy) September 14, 2026
« Strategy a racheté pour 139 millions de dollars de $STRC . Au 13/09/2026, nous détenions 845 050 $BTC et 6,4 milliards de dollars d’actifs en USD. $MSTR »
Le ratio mNAV compare la valeur d’entreprise de Strategy à celle du Bitcoin qu’elle détient. Il a longtemps oscillé entre 2 et 3 : chaque action émise au prix du marché achetait alors davantage de bitcoins par titre qu’elle n’en diluait, moteur du modèle Saylor. Redescendu à 1,1, il rend l’émission d’actions nouvelles pratiquement stérile pour les actionnaires en place, ce qui éclaire l’arrêt des ventes ATM.
Le titre MSTR a cédé 4,7 % sur la semaine pour clôturer vendredi à 130,97 dollars, quand le Bitcoin reculait de 3,9 %. L’action reste en repli d’environ 71 % par rapport à son sommet de 2025.
Michael Saylor a par ailleurs déserté son rituel dominical. Le cofondateur et président exécutif publiait chaque dimanche le graphique de suivi du trésor Bitcoin de Strategy, annonce à peine déguisée d’un achat imminent. Ces publications se sont raréfiées à mesure que les acquisitions s’espaçaient.
D’après les données de Bitcoin Treasuries, 197 sociétés cotées ont adopté une forme ou une autre de modèle d’accumulation de Bitcoin. Le classement s’effondre juste derrière Strategy : Twenty One, adossé à Tether, détient 43 514 BTC, Metaplanet 43 000 BTC, MARA 35 303 BTC et Bitcoin Standard Treasury Company, soutenu par Adam Back et Cantor Fitzgerald, 30 021 BTC. Ces quatre trésors réunis pèsent à peine 18 % de celui de Saylor.
L’ensemble du peloton a dévissé depuis les sommets de 2025, les primes de valorisation sur actif net s’étant comprimées à peu près partout. Le rachat de titres devient alors l’outil par défaut : quand le marché refuse de payer une prime pour du Bitcoin logé dans un bilan coté, racheter ses propres actions décotées revient à acheter du BTC avec un rabais.
Reste le cœur du bilan : 845 050 BTC accumulés pour 63,73 milliards de dollars, soit un prix de revient moyen de 75 412 dollars l’unité. Avec un Bitcoin autour de 77 900 dollars, la plus-value latente avoisine les 2 milliards, une marge de 3 % qui laisse peu d’air. Strategy contrôle toujours plus de 4 % des 21 millions de bitcoins qui existeront un jour, un stock qu’aucun des programmes de rachat en cours ne vient entamer.
L’article Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC est apparu en premier sur Journal du Coin.

Trois cents cartes graphiques au fond d’une vallée mexicaine. Le parquet fédéral, la marine et les forces de sécurité de l’État de Puebla ont investi une propriété isolée de la commune de Tlaola. Le site se trouve dans la Sierra Norte. Ils y ont trouvé une ferme de minage entièrement clandestine. Les enquêteurs veulent maintenant savoir qui payait l’électricité, et à qui profitaient les cryptomonnaies produites.
Le communiqué du gouvernement de Puebla évoque une piste de blanchiment liée au narcotrafic. L’enquête porte aussi sur un branchement sauvage présumé sur le réseau électrique local.
L’inventaire dressé par les autorités détonne pour un hameau de montagne : environ 300 cartes graphiques, un transformateur, quelque 80 bornes de moyenne tension et huit antennes internet par satellite. Aucune fibre optique ne dessert ce secteur montagneux. La connexion passait donc par l’orbite basse.
Le ministère public cherche à établir si le site siphonnait le courant d’un barrage hydroélectrique voisin. Le complexe de Necaxa se trouve à quelques kilomètres de là. En service depuis 1905, il est exploité par la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les 80 bornes de moyenne tension saisies sur place orientent l’enquête dans cette direction.
Un détail intrigue quiconque connaît le matériel : 300 cartes graphiques ne produisent pas de bitcoins. Les ASIC (des circuits intégrés conçus pour une seule fonction, bien plus efficaces qu’un GPU) verrouillent le minage de Bitcoin depuis plus d’une décennie. Un parc de cartes graphiques vise donc des cryptomonnaies alternatives, encore accessibles au minage grand public. Ou alors, il sert simplement de puissance de calcul louée pour l’intelligence artificielle.
« Les cartels de la drogue semblent avoir atteint un nouveau niveau de sophistication.»
David Saucedo, analyste en sécurité, à Reuters
Les autorités ont déjà repéré trois installations comparables dans le même périmètre au cours de l’année écoulée. Elles coordonnent désormais leurs recherches avec les États voisins pour en identifier d’autres. Le parquet fédéral a refusé de commenter auprès de l’agence de presse en raison de l’enquête en cours.
L’hypothèse n’a rien d’inédit. Les analystes conformité documentent depuis des années cette typologie : acheter du matériel de minage avec des fonds illicites pour obtenir des cryptomonnaies fraîchement émises, donc vierges de tout historique.
Chainalysis a poussé l’analyse jusqu’aux pools de minage, ces coopératives où des mineurs mutualisent leur puissance de calcul avant de se partager les récompenses. Ses chercheurs ont repéré des adresses de dépôt qui mélangeaient deux origines. D’un côté des fonds liés à des rançongiciels ou à des arnaques, de l’autre des revenus de minage, le tout sur les mêmes plateformes d’échange.
« Le minage de cryptomonnaies est une composante cruciale de notre industrie, mais il présente aussi un attrait particulier pour les acteurs malveillants, car il offre un moyen d’acquérir de l’argent dont la source d’origine on-chain est totalement propre.»
Chainalysis, rapport sur le blanchiment via les pools de minage
Aucun de ces travaux ne dit comment le site de Tlaola gérait ses fonds. L’enquête locale garde deux pistes ouvertes : un revenu tiré du minage sur courant volé, ou un habillage pour de l’argent venu d’autres délits. La « propreté » d’une pièce fraîchement minée reste d’ailleurs toute relative. Chaque transfert ultérieur s’inscrit dans un registre public. Les pools versent depuis des adresses identifiées, et les plateformes régulées savent lire ces schémas. L’électricité détournée, elle, ne laisse aucune trace consultable. Un mineur qui ne paie pas son courant efface la plus grosse ligne de ses coûts d’exploitation.
Le Trésor américain a sanctionné en mai un réseau qu’il attribue à Armando de Jesús Ojeda Avilés. Celui-ci est accusé d’avoir collecté le produit des ventes de drogue aux États-Unis, de l’avoir converti en cryptomonnaies, puis de l’avoir acheminé vers le cartel de Sinaloa. Washington a par ailleurs classé six organisations criminelles mexicaines, dont Sinaloa, parmi les organisations terroristes étrangères début 2025. De quoi alourdir l’exposition pénale de quiconque manipule ces fonds.
Chainalysis chiffre à au moins 154 milliards de dollars les sommes reçues en 2025 par des adresses signalées comme illicites. Cette progression tient pour l’essentiel aux entités sous sanctions. Le total reste sous la barre de 1 % du volume de transactions que la société surveille. Une réserve méthodologique s’impose : ces calculs excluent en général les paiements classiques aux trafiquants. Il manque, la plupart du temps, les éléments extérieurs qui permettraient d’en établir l’origine criminelle. Un registre public ne suffit pas à distinguer un virement de narcotrafic d’un transfert parfaitement légitime.
Trois cents cartes graphiques génèrent au mieux quelques dizaines de milliers de dollars par an, une paille face aux volumes d’un cartel. C’est la multiplication des sites qui change l’échelle. Puebla a déjà lancé la traque avec les États voisins pour en débusquer d’autres.
L’article Crypto : le Mexique démantèle une ferme de minage clandestine soupçonnée de blanchir l’argent des cartels est apparu en premier sur Journal du Coin.
Poker face. En 2008, Lady Gaga en faisait le titre d’un tube mondial construit, de son propre aveu, sur l’imagerie du poker et du bluff. Dans la crypto, la formule colle à une poignée de traders. Ceux-là ne montrent jamais leur jeu, jusqu’à ce que le marché ne les force à abattre leurs cartes.
Il y a ceux qui lisent des graphiques, et ceux qui parient leur réputation sur un seul chiffre. Cette liste appartient à la seconde catégorie : dix coups joués en public, documentés par la presse ou par la blockchain elle-même, sur Hyperliquid ou ailleurs. Certains ont fait exploser des fortunes, d’autres ont englouti des centaines de millions de dollars en quelques heures. Voici donc le top 10 des trades les plus culottés de notre petite histoire crypto.
Le choix de ces dix paris reste évidemment arbitraire : la crypto ne manque pas d’autres candidats tout aussi culottés.
Avant d’attaquer, un point méthodologie s’impose. Plusieurs identités citées dans cette liste reposent sur du tracking on-chain. C’est le cas du trader connu sous le pseudonyme GCR, ou des deux adresses derrière la panique sur l’UST. Enfin, c’est aussi le cas du compte lié à Garrett Jin. Ce travail est réalisé par des sociétés comme Arkham Intelligence ou Chainalysis. Il relie des portefeuilles à des schémas de transactions, mais n’établit pas une identité judiciaire au sens propre. Sauf condamnation ou aveu explicite, ces attributions restent donc des présomptions solides, pas des faits tranchés par un tribunal.
| Nom | Date | Notionnel / perte | Issue | Source |
|---|---|---|---|---|
| Tim Draper | Juin 2014 | ~19 M$ (achat, non confirmé officiellement) | Bitcoin multiplié par plus de 100 depuis | Presse US de l’époque |
| Sam Bankman-Fried | 2017-2020 puis nov. 2022 | ~1 M$/jour (arbitrage) ; empire à 32 Md$ effondré | 25 ans de prison, appel perdu (12/06/2026) | CoinDesk |
| GCR | Avril 2022 | 20 M$ (short LUNA) | Gain quasi doublé, identité jamais confirmée | Arkham Intelligence (estimation) |
| Traders anonymes UST | 7 mai 2022 | 185 M$ (ventes UST cumulées) | Dépeg, -40 Md$ en quelques jours | Chainalysis |
| Three Arrows Capital | Fin 2020 – été 2022 | 1,2 Md$ (position GBTC à levier) | Faillite, créances de 3,5 Md$ | Procédures judiciaires |
| Avraham Eisenberg | Octobre 2022 | 110 M$ (emprunté) | Condamnation annulée (2025), appel des procureurs (01/2026) | DL News / CoinDesk |
| Changpeng Zhao (CZ) | 6 novembre 2022 | FTT, déclencheur de la chute de FTX (32 Md$) | Grâce présidentielle (23/10/2025) | CoinDesk |
| James Wynn | Mai 2025 | 1,25 Md$ (position, levier 40x) | Plus de 100 M$ de pertes | The Block / CoinDesk |
| Trader présumé Garrett Jin | Octobre 2025 | 110 M$ (positions courtes, levier 10x) | Gain de 150-200 M$, puis -250 M$ (01/2026) | Arkham Intelligence / The Block |
| Machi Big Brother | Octobre 2025 – mai 2026 | Positions ETH à 25x de levier | Perte de plus de 75 M$ | Arkham Intelligence |
| Do Kwon (hors classement) | Décembre 2025 (jugement) | 40 Md$ de pertes (effondrement Terra) | 15 ans de prison | DOJ (SDNY) |
Le nom de Tim Draper n’est pas nouveau dans la Silicon Valley. Ce capital-risqueur de troisième génération a déjà misé tôt sur Skype, Hotmail ou Tesla. Mais ce pedigree ne rassure personne en 2014. La crypto sort d’un scandale retentissant, et beaucoup la croient finie. En juin de cette année-là, les US Marshals mettent aux enchères 29 656 bitcoins saisis lors du démantèlement de Silk Road.
Le marché sort à peine de l’effondrement de Mt. Gox, le bitcoin vaut environ 630 dollars et personne ne veut y toucher. Draper rafle pourtant les trois lots en une seule offre. Le montant exact n’a jamais été confirmé publiquement. Mais la presse américaine de l’époque l’estime à environ 19 millions de dollars, soit près de 640 dollars par bitcoin. Il annonce qu’il ne vendra jamais.
Le pari a payé, largement : Tim Draper reste l’un des investisseurs les plus actifs et les plus bruyants de l’écosystème crypto. En avril 2026, il a de nouveau annoncé un bitcoin à 250 000 dollars sous dix-huit mois, invoquant les pressions inflationnistes sur le dollar. Il avait déjà formulé ce type de pronostic par le passé, avec un succès inégal. Il continue de juger « irresponsable » pour une entreprise de ne pas détenir de bitcoin.
Avant FTX, il y a eu le kimchi premium. À l’époque, Sam Bankman-Fried n’est encore qu’un trader quantitatif inconnu du grand public. Alameda Research, la société qu’il vient de fonder, cherche justement à se faire un nom sur ce genre d’inefficacité de marché. Entre 2017 et 2020, le bitcoin s’échange parfois 50 % plus cher en Corée du Sud qu’ailleurs. Autrement dit, cette prime s’explique par les contrôles de capitaux locaux.
Sam Bankman-Fried monte alors une machine à acheter du bitcoin à l’étranger pour le revendre en won. Le profit atteint jusqu’à un million de dollars par jour, selon ses propres déclarations rapportées par CNBC à l’époque. Ainsi, il fallait faire vite. L’opération était légale, répétitive et terriblement culottée sur le plan logistique. Il fallait déplacer du capital à travers des juridictions hostiles à ce genre de flux, jour après jour.

La suite est connue. Sam Bankman-Fried a bâti FTX sur cette réputation de trader habile, avant que l’empire ne s’effondre en novembre 2022. Condamné à 25 ans de prison pour fraude, il a perdu l’appel de sa condamnation le 12 juin 2026. Résultat : la cour d’appel du deuxième circuit a confirmé intégralement le verdict.
Il purge sa peine dans un établissement fédéral de basse sécurité près de Santa Barbara, en Californie. Sa sortie est théoriquement prévue pour 2044, sauf recours devant l’ensemble de la cour, la Cour suprême, ou grâce présidentielle qu’il chercherait déjà à obtenir. Il envisagerait même, une fois libre, de lancer sa propre cryptomonnaie.
Le style de GCR détonne dans un univers où les traders exhibent volontiers leurs gains en story sur X. Lui ne communique presque jamais, sinon pour livrer un conseil de marché tous les dix-huit mois.
Le pseudonyme GCR (Gigantic Rebirth) désigne un trader anonyme parti d’environ 1 000 dollars. Il a bâti, selon les estimations d’Arkham Intelligence, un patrimoine on-chain traçable pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de dollars. En avril 2022, il ouvre une position short de 20 millions de dollars sur LUNA. Un mois avant l’effondrement de Terra, le pari double quasiment de valeur quand l’écosystème s’écroule en mai.
GCR est resté fidèle à sa légende : personne n’a percé son identité. Sa dernière sortie publique notable remonte à avril 2024, lorsqu’il avait brièvement rompu le silence pour commenter une chute du marché. Depuis, seuls quelques mouvements on-chain trahissent une activité résiduelle, comme la réclamation d’un airdrop du token CULT fin 2024, revendu quelques semaines plus tard pour une fraction de sa valeur initiale, selon Arkham Intelligence. Enfin, le trader fantôme, lui, n’a jamais reparu.
L’UST n’était pas un stablecoin comme les autres. Son rendement de près de 20 %, offert via le protocole Anchor, avait attiré des centaines de milliers d’épargnants. Dans les faits, beaucoup étaient peu familiers du risque propre à un ancrage purement algorithmique.
Le 7 mai 2022, Terraform Labs retire une partie de sa liquidité sur le pool Curve 3pool. Treize minutes plus tard, un premier trader échange 85 millions d’UST contre de l’USDC. Dans l’heure qui suit, un second vend 100 millions d’UST supplémentaires, par tranches de 25 millions, selon les données on-chain documentées par Chainalysis.
Ces deux ventes massives cassent le peg du stablecoin algorithmique. Résultat : la spirale qui suit effacera plus de 40 milliards de dollars de valeur en quelques jours. Leurs identités restent inconnues à ce jour.
Rien n’a changé sur ce point précis. Les deux traders n’ont jamais été identifiés, malgré les efforts de plusieurs cabinets d’analyse on-chain dans les mois qui ont suivi le crash. Ils restent, à ce jour, les fantômes les plus discrets de cette liste.
Three Arrows Capital n’est alors pas un acteur marginal. Le fonds, cofondé par Su Zhu et Kyle Davies, gère plusieurs milliards de dollars et jouit d’une réputation de « smart money » incontestée dans l’écosystème. Fin 2020, Three Arrows Capital devient le plus gros détenteur institutionnel de parts du Grayscale Bitcoin Trust. Concrètement, sa position dépasse 1,2 milliard de dollars, empruntée à effet de levier.
Le pari repose sur une conviction simple : la prime du GBTC sur le bitcoin spot ne peut que persister. Pourtant, elle s’inverse en décote et ne remonte jamais. Combiné à l’exposition à Terra, ce trade laissera de lourdes créances lors de la liquidation du fonds, à l’été 2022. Selon les procédures judiciaires, ces créances sont évaluées à 3,5 milliards de dollars.
Leur trajectoire prend ensuite un tour différent, marqué par la fuite en avant. Su Zhu a été arrêté fin septembre 2023 à l’aéroport de Singapour alors qu’il tentait de quitter le pays. Il est ensuite condamné à quatre mois de prison pour refus de coopérer avec les liquidateurs. Il en ressort début 2024, qualifiant son séjour carcéral d’« agréable ».
Avec Davies, il lance alors OPNX, une plateforme d’échange de créances de faillites crypto. Celle-ci ferme à son tour en février 2024, pendant que les liquidateurs de 3AC réclament 1,3 milliard de dollars aux deux hommes. Kyle Davies, de son côté, continue de revendiquer n’avoir « rien à se reprocher » et refuse de reconnaître la compétence des tribunaux américains.
Mango Markets n’est alors qu’un protocole de trading décentralisé de taille modeste, construit sur Solana, loin des standards de sécurité qui s’imposeront après lui. En octobre 2022, Avraham Eisenberg manipule le prix du token MNGO en multipliant les swaps croisés entre deux de ses propres comptes. La valeur du jeton grimpe de plus de 1 000 % en vingt minutes. Il utilise cette valorisation artificielle comme collatéral pour emprunter 110 millions de dollars aux utilisateurs de Mango Markets, sans intention de rembourser selon l’accusation.
Sur X, il revendique une « highly profitable trading strategy », assumant l’exploit comme un trade légitime au regard du code du protocole. Le 18 avril 2024, un jury fédéral le reconnaît coupable de fraude et de manipulation de marché.
Le 23 mai 2025, le juge fédéral Arun Subramanian annule l’intégralité de ces condamnations, pour deux raisons distinctes. D’abord un motif de compétence territoriale : Eisenberg n’a ni tradé, ni appelé, ni envoyé le moindre e-mail depuis New York. Cela prive, selon lui, les procureurs du Southern District de New York de toute base légale sur les chefs de fraude et de manipulation.
Sur le chef de fraude électronique, le juge tranche différemment. Pour lui, emprunter sur un protocole « sans règle ni interdiction explicite » ne constitue pas une fausse déclaration punissable. Or, les procureurs ont fait appel de cette décision en janvier 2026. Ils estiment que le juge a ignoré les conditions d’utilisation de Mango Markets, qui imposaient bien des ratios de garantie. Une nouvelle condamnation sur le volet fraude reste donc possible. Eisenberg reste incarcéré pour une affaire distincte et sans lien avec Mango Markets. Il a été condamné en mai 2025 à plus de quatre ans de prison pour possession de matériel pédopornographique.
Changpeng Zhao est le fondateur de Binance, et son ancien CEO. De fait, son avis pèse sur les prix bien au-delà de son propre carnet d’ordres. Le 6 novembre 2022, CoinDesk révèle qu’Alameda Research loge 40 % de ses 14,6 milliards de dollars d’actifs dans le jeton FTT. Quatre jours plus tard, Changpeng Zhao annonce sur X que Binance va liquider ses avoirs restants en FTT. Il invoque les « récentes révélations ».
Il rappelle au passage un chiffre : Binance avait touché environ 2,1 milliards de dollars en BUSD et en FTT. C’était lors de sa sortie du capital de FTX, en 2021. Plus qu’un short classique, c’est un aveu de défiance publique envers un concurrent direct, posté par l’homme le plus influent de l’industrie. Le FTT perd plus de 80 % de sa valeur dès le 8 novembre. FTX vacille aussitôt et dépose le bilan le 11, entraînant dans sa chute un empire valorisé 32 milliards de dollars quelques mois plus tôt seulement.
CZ a lui aussi eu affaire à la justice américaine entre-temps. Il a plaidé coupable en novembre 2023 pour manquement aux obligations de lutte contre le blanchiment chez Binance, et purgé une peine de prison aux États-Unis. Le 23 octobre 2025, Donald Trump lui accorde une grâce présidentielle, une décision immédiatement critiquée par plusieurs élus démocrates.
Ceux-ci y voient un possible conflit d’intérêts lié aux liens d’affaires entre Binance et la famille Trump, ce que l’entourage de CZ dément fermement. Binance, la plateforme qu’il a cofondée, détenait à elle seule environ 87 % du stablecoin USD1 de World Liberty Financial. Ce projet crypto, lancé par les fils du président, a démarré début février 2026, selon Forbes. La plateforme avait aussi distribué, fin janvier 2026, pour 40 millions de dollars de jetons WLFI dans le cadre d’une promotion conjointe. CZ continue pourtant de se dire optimiste sur un supercycle du bitcoin.

James Wynn se fait connaître en 2023 en transformant environ 7 000 dollars en 20 à 25 millions sur le token PEPE. Cet exploit le transforme en figure culte des salons de trading sur Telegram. Deux ans plus tard, il rejoue sa notoriété sur Hyperliquid, la plateforme qui devient alors sa nouvelle scène de prédilection. Le 21 mai 2025, il ouvre une position longue de 830 millions de dollars sur bitcoin. Il la porte à 1,25 milliard le 24 mai, à 40x de levier, selon CoinDesk.
Le marché tourne. Fin mai, ses positions sautent en cascade, pour plus de 100 millions de dollars de pertes en quelques jours, confirme The Block. Peu de traders auront incarné aussi vite les deux extrêmes du levier. La gloire fulgurante, puis la liquidation publique, sous le regard de milliers de comptes qui suivaient son wallet en direct.
Malgré tout, James Wynn n’a jamais vraiment quitté la table. Dès juillet 2025, à peine remis de sa liquidation, il rouvre des positions à effet de levier sur l’ether et sur PEPE. Le scénario se répète ensuite plusieurs fois au fil des mois suivants : nouvelles positions, nouveaux gains éphémères, nouvelles liquidations. En avril 2026, son compte a fondu à 900 dollars après une sixième liquidation en deux semaines. En clair, il en comptait plus de deux cents au total depuis ses débuts sur la plateforme.
Le contexte politique compte autant que le trade lui-même. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la guerre commerciale avec la Chine un instrument de politique quasi quotidien. Le marché crypto réagit désormais en quelques secondes à chacun de ses messages sur les réseaux. Un vendredi d’octobre 2025, une baleine anonyme ouvre des positions courtes sur Hyperliquid. Elle mise 80 millions de dollars sur bitcoin et 30 millions sur ether, à 10x de levier.
Le timing est presque parfait. Quelques minutes plus tard, Donald Trump annonce un tarif douanier de 100 % sur la Chine et fait plonger l’ensemble du marché crypto. Le profit est estimé entre 150 et près de 200 millions de dollars selon Arkham Intelligence. Des enquêteurs on-chain pointent Garrett Jin, ancien dirigeant de la plateforme BitForex, qui dément toute anticipation et dénonce la divulgation de son identité par CZ lui-même.
L’identité présumée du trader n’a jamais été confirmée officiellement, mais Garrett Jin reste à ce jour le nom qui revient le plus souvent dans les enquêtes on-chain. Son parcours antérieur n’aide pas sa défense. BitForex, l’exchange qu’il avait fondé, s’était effondré en 2024, au milieu d’accusations de détournement de fonds clients.
Le portefeuille lié à ce trade a néanmoins continué d’opérer sur Hyperliquid après octobre 2025, accumulant près de 100 millions de dollars de gains cumulés. Le retournement est venu fin janvier 2026, après avoir rebasculé sur des positions longues à fort levier. Ce compte a essuyé une liquidation d’environ 250 millions de dollars sur l’ether, selon Arkham Intelligence. Son résultat net cumulé est ainsi repassé en territoire négatif.
Jeffrey Huang n’est pas un inconnu de la scène crypto taïwanaise : entrepreneur et ancien producteur de musique, il s’était construit une notoriété locale. Sur Hyperliquid, il est devenu l’un des comptes les plus suivis du marché, pour de mauvaises raisons. À force de positions longues sur l’ether à 25x de levier, il a hérité du surnom de « roi des liquidations ».
Entre octobre 2025 et mai 2026, il perd plus de 75 millions de dollars, selon Arkham Intelligence. Il avait pourtant connu un pic de 44,5 millions de dollars de gains latents, à un moment de la séquence. Son fil de transactions est suivi en direct par des milliers de comptes. Il est devenu un cas d’école involontaire sur ce que le levier fait à un compte qui refuse de sortir.
Le compte de Machi Big Brother n’a jamais vraiment cessé de tourner. Il a été de nouveau intégralement liquidé début 2026, avant de rouvrir des positions à fort levier avec le peu de capital qu’il lui restait. À chaque fois, il recharge et recommence, dans un cycle que les analystes on-chain qualifient de « résilience » plus que de stratégie.
Do Kwon, lui, n’a plus l’occasion de recharger un compte. Le fondateur de Terra a écopé de quinze ans de prison en décembre 2025, une peine que confirme le jugement du tribunal fédéral de New York. Il avait orchestré un système à effet de levier bien plus large que celui de Huang, avec 40 milliards de dollars de pertes à la clé.
Le rapprochement s’arrête là où la comparaison devient dangereuse. Suivre un portefeuille sur la blockchain ne dit rien du casier judiciaire de son propriétaire. Cela ne dit rien non plus de l’endroit où il dort le soir. Sur Hyperliquid, le carnet est public. La prison, elle, ne l’est pas.
Ces dix histoires n’ont ni le même montant ni la même époque en commun, mais un seul réflexe : miser gros quand tout le monde regarde ailleurs. Le bluff fonctionne un temps. Puis la blockchain cesse de jouer le jeu. Chaque position reste inscrite, publique, consultable par quiconque sait où chercher, bien après que la table s’est vidée. Sur Hyperliquid comme ailleurs, des dizaines de comptes anonymes rejouent aujourd’hui les mêmes schémas, sous le regard des mêmes limiers on-chain.
L’article Shorts suicidaires et leviers à neuf chiffres : le top 10 des trades les plus culottés de l’histoire crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.


Nous les attendions afin de passer en revue le waterblock DeltaMate Mycro Pro II AM5 que nous avions présenté il y a quelques semaines. Ils viennent donc d’arriver au sein de la rédaction, les Thermal Grizzly DeltaMate Quick Disconnect (QDC). Ces QDC sont des raccords rapides, qui vous permettent de déconnecter votre boucle de refroidissement […]
L’article LABO : Thermal Grizzly DeltaMate Quick Disconnect (QDC) est apparu en premier sur Overclocking.com.

Le passé, dévoreur d’avenir. Bercy vient de chiffrer l’addition : la charge de la dette française atteindra 59,3 milliards d’euros en 2026. La hausse atteint 4,4 milliards d’euros par rapport à 2025, environ 8 %. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, annonce une révision à la baisse de la croissance 2026. Elle est désormais estimée autour de 0,5 %. Il reconnaît aussi que l’objectif d’un déficit public sous les 5 % du PIB « n’est plus une option ». Deux chiffres qui, mis côte à côte, dessinent la mécanique la plus redoutable des finances publiques. Une dette toujours plus chère, dans une économie qui produit de moins en moins de richesse pour la payer.
Le mécanisme n’a rien de mystérieux. Pendant une décennie, la France s’est endettée à taux quasi nul, parfois négatifs. La Banque centrale européenne rachetait alors massivement des actifs sur les marchés. Cette parenthèse est refermée. Chaque obligation assimilable du Trésor (OAT) arrivée à échéance doit être refinancée aux conditions du marché actuel. L’écart se paie cash. Le rendement de l’OAT à 10 ans avoisine 4,10 % depuis des mois, contre 0,1 % en 2020. L’Agence France Trésor prévoit pour l’année un volume record d’émissions nettes à moyen et long terme : 310 milliards d’euros.
Le service de la dette atteint désormais 59,3 milliards d’euros pour 2026. Il reste derrière la Défense, dont les crédits s’élèvent à 66,7 milliards d’euros. Mais il talonne désormais l’Éducation nationale, dont le budget hors pensions s’établit à 63 milliards d’euros. L’argent part chez les créanciers, dont plus de la moitié résident hors de France. La Cour des comptes évoque un cap des 100 milliards d’euros annuels avant la fin de la décennie. Ce scénario suppose que la trajectoire actuelle se poursuive. L’encours de dette publique dépasse désormais 3 536 milliards d’euros. Cela représente 117,5 % du produit intérieur brut au premier trimestre 2026, selon l’Insee. Chaque dixième de point de taux supplémentaire se traduit en milliards à trouver.
La révision de croissance annoncée par Roland Lescure aggrave l’équation. Une croissance molle, autour de 0,5 %, signifie moins de recettes fiscales. Le ministre l’a reconnu lui-même le 11 septembre. Un déficit sous les 5 % du PIB en 2026 « n’est plus une option ». Un déficit qui se creuse mécaniquement et un ratio dette/PIB qui grimpe sans qu’un euro supplémentaire ait été emprunté. Les agences de notation ont déjà sanctionné la trajectoire. S&P et Fitch ont dégradé la France en 2025. Moody’s, elle, a maintenu sa note à Aa3, tout en abaissant sa perspective à négative. Chaque cran perdu renchérit un peu plus le coût de l’argent.
Les trois leviers classiques pour sortir d’un tel piège sont connus : la croissance, l’austérité ou l’inflation. Le premier fait défaut. Le deuxième s’écrase depuis deux ans sur l’instabilité politique de l’Assemblée nationale. Le troisième reste la solution historique préférée des États surendettés. Dévaluer lentement la dette en laissant filer les prix revient à faire payer l’ajustement aux détenteurs d’épargne en euros. Ce sont eux, plutôt que les contribuables identifiés, qui portent la facture. Personne ne vote cette option, elle s’applique toute seule.
C’est précisément ce scénario que Bitcoin a été conçu pour contourner. Le protocole plafonne l’émission à 21 millions d’unités, sans banque centrale capable d’ajuster le robinet lors d’un exercice budgétaire difficile. Un Trésor peut refinancer sa dette, la restructurer, ou la diluer en dernier recours. Un portefeuille Bitcoin ne connaît aucune de ces options. L’argument, longtemps cantonné aux forums cypherpunks, a gagné les salles de marché. Les ETF Bitcoin au comptant américains ont drainé des dizaines de milliards de dollars depuis leur lancement. Plusieurs trésoreries d’entreprise, Strategy en tête, revendiquent désormais une couverture explicite contre la dépréciation monétaire.
L’Europe avance dans la direction opposée avec l’euro numérique. La Banque centrale européenne en poursuit le développement, en vue d’une phase pilote. Une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) n’efface aucune dette et ne réduit aucun taux d’intérêt. Elle modernise la plomberie du paiement pendant que la charge financière continue de courir sur les mêmes obligations souveraines.
Les 59,3 milliards d’euros d’intérêts de 2026 équivalent au produit annuel de l’impôt sur les sociétés en France. Un budget entier, prélevé sur les entreprises du pays, consacré uniquement à payer le loyer de l’argent emprunté hier. La prochaine adjudication de l’Agence France Trésor dira à quel prix les investisseurs acceptent de prolonger l’exercice.
L’article Économie : la France paiera 59,3 milliards d’euros d’intérêts sur sa dette en 2026 est apparu en premier sur Journal du Coin.
Rappel à l’ordre depuis Paris. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) juge Polymarket et Kalshi dépourvus d’autorisation pour commercialiser leurs contrats événementiels en Europe. Le gendarme des marchés va plus loin. Il doute de l’efficacité des restrictions géographiques déployées par les deux plateformes, qu’un simple VPN suffit à contourner.
Le régulateur avance trois qualifications possibles pour ces produits : l’interdiction européenne des options binaires, le règlement MiCA sur les crypto-actifs, ou les législations nationales sur les jeux d’argent. Aucune, pourtant, ne délivre aujourd’hui de passeport aux deux leaders mondiaux du pari sur l’actualité.
« La commercialisation de ces contrats nécessite une autorisation européenne, que les plus grandes plateformes ne détiennent pas. »
ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026
En clair, un contrat événementiel (event contract) se résume à une question fermée. Tel candidat sera-t-il élu, la BCE baissera-t-elle ses taux, tel club remportera-t-il le championnat ?
Concrètement, la part s’échange entre 0 et 1 dollar. Elle vaut ensuite 1 dollar si l’événement se réalise, zéro dans le cas contraire. En effet, ce profil de gain est exactement celui des options binaires. L’ESMA en a proscrit la commercialisation auprès des clients de détail dès 2018. Les autorités nationales ont ensuite pérennisé l’interdiction sur leur territoire.
La seconde qualification vise directement l’infrastructure de Polymarket. La plateforme règle ses positions en USDC sur Polygon, une mécanique qui la fait entrer dans le champ de MiCA. Le règlement s’applique aux prestataires de services sur crypto-actifs depuis fin 2024.
Par ailleurs, ni Polymarket ni Kalshi ne figurent au registre des acteurs agréés dans l’Union. Ils ne détiennent pas non plus l’agrément d’entreprise d’investissement qu’exigerait une qualification en instrument dérivé sous MiFID II.
Reste le droit des jeux d’argent, une compétence des États membres et non de Bruxelles. La France a ouvert le bal dès fin 2024. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a qualifié Polymarket de service de pari non autorisé et obtenu un premier géoblocage.
Un rempart jugé trop poreux. L’ANJ a d’ailleurs durci le ton en juillet 2026 en ordonnant aux fournisseurs d’accès un blocage pur et simple du site. La Belgique a suivi une voie comparable dès février 2025. Elle a aussi inscrit la plateforme sur sa liste noire des jeux d’argent illégaux.
Or, les deux sociétés affirment tenir les résidents européens à distance. L’ESMA n’en est pas convaincue.
En effet, un filtrage par adresse IP ne suffit pas à prouver qu’une société ne démarche pas le public de l’Union. Une clause d’exclusion enfouie dans les conditions générales non plus, surtout quand le contournement par VPN est pratiqué à grande échelle.
« On comprend mal pourquoi tous les États membres ne figurent pas sur la liste des pays restreints. »
ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026

En revanche, la trajectoire américaine est rigoureusement inverse. Kalshi opère comme marché à terme désigné (DCM) sous la supervision de la CFTC, l’autorité fédérale des dérivés.
Polymarket, elle, a racheté l’opérateur agréé QCEX pour 112 millions de dollars à l’été 2025. Elle a ensuite rouvert son service aux Américains dans un périmètre supervisé, après des années d’exil réglementaire.
De fait, les capitaux ont validé le virage. ICE, maison mère du New York Stock Exchange, a engagé jusqu’à 2 milliards de dollars dans Polymarket. Sa valorisation avoisine désormais les 8 milliards.
Kalshi a fait plus fort encore. Un tour de table mené par Coatue, avec Sequoia et a16z au capital, l’a valorisée à 22 milliards de dollars au printemps 2026. Deux sociétés que l’Europe juge non autorisées pèsent ainsi davantage que la plupart des places de marché crypto du continent.
Or, aucun acteur européen agréé ne propose aujourd’hui l’équivalent. Les volumes partent ailleurs, car les parieurs du continent passent par des tunnels chiffrés.
Et l’ESMA constate un contournement qu’elle ne peut pas sanctionner elle-même. L’autorité coordonne et interprète ; l’exécution revient à l’AMF, à la BaFin, à la CNMV et à leurs homologues, dossier par dossier.
La demande européenne pour ces produits ne quitte pourtant pas les écrans : elle se déplace hors de tout périmètre supervisé. Un régime d’agrément explicite, comparable à celui de la CFTC outre-Atlantique, ramènerait ces flux sous surveillance et sous impôt. L’ESMA n’a pour l’heure qu’un levier : une grille de lecture transmise aux vingt-sept régulateurs nationaux. À eux, désormais, de sortir la première décision contraignante.
L’article Crypto : Polymarket et Kalshi opèrent sans autorisation en Europe, selon l’ESMA est apparu en premier sur Journal du Coin.

Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google.


Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google.
Trois cent trente-cinq jours après le sommet d’octobre 2025, Bitcoin s’échange encore 36% en dessous de son record. Pour la plupart des altcoins, la note est bien plus salée. Sur les 200 plus gros actifs hors stablecoins, l’actif médian a perdu 58% depuis ce même sommet. Un seul secteur fait exception à la règle, et il ne s’agit ni de l’intelligence artificielle ni des memecoins. Les cryptos anonymes, portées par Zcash, affichent une performance positive depuis ce sommet. Un chiffre qui mérite qu’on s’y attarde d’un peu plus près.
Les données publiées par Glassnode le 7 septembre sont sans appel. Sur dix secteurs suivis par la plateforme d’analyse on-chain, neuf affichent une perte depuis le sommet du 6 octobre 2025 : la DeFi cède 27%, les exchanges 36%, les layer 1 40%, l’IA 42%, les actifs du monde réel (RWA) 57%. Un seul grimpe, les cryptos anonymes (privacy coins), à +213%.

Ce n’est pas le marché qui rebondit. C’est un secteur qui masque tout le reste. Sur les 30 derniers jours, les dix secteurs ont tous progressé, la vie privée en tête avec +90%. Mais cette embellie récente ne change rien à la photo de l’année. Seuls 25 actifs sur 200 affichent un gain depuis janvier, et l’actif médian perd 55% sur cette période.
Voilà où le récit se complique. La capitalisation cumulée des cryptos anonymes est passée de 7,1 milliards de dollars il y a un an à 33,6 milliards aujourd’hui, selon le même rapport Glassnode, soit à peu près la capitalisation de Tron. Près de la moitié de cette hausse s’est produite ces trente derniers jours.

Zcash en est le principal moteur. Le token est passé du 82ᵉ au 7ᵉ rang mondial par capitalisation, avec une progression de 2 496% depuis janvier. À lui seul, il représente 62% du poids du secteur. Monero (XMR) a doublé sur la même période, et trois cryptos anonymes (DASH, XMR, ZEN) ont surperformé Bitcoin sur les 90 derniers jours. Mais retirez Zcash du calcul, et le panier de cryptos anonymes pondéré par capitalisation ne grimpe plus que de 85% depuis janvier. Solide, mais nettement moins spectaculaire.
Ce pari sur la vie privée, un homme l’a fait publiquement bien avant que Glassnode ne le documente. En mai, David Hoffman, cofondateur du média Bankless (référence historique de l’écosystème Ethereum), a soldé toute sa position en ETH pour la répartir sur cinq tokens : VVV, NEAR, ZEC, HYPE, et surtout LIT, sur lequel il a placé la moitié de la somme.
La sortie lui a valu une volée de critiques. Un cofondateur d’un média pro-Ethereum qui vend tout son ETH, l’image ne passe pas inaperçue. Trois mois plus tard, le bilan compilé par l’analyste DeFi Ignas parle pour lui. LIT gagne 369%, ZEC 110%, NEAR 54%, quand l’ETH conservé à titre de comparaison ne progresse que de 8%. Seul VVV, à -6%, casse le tableau.
Le détail compte autant que le résultat. Hoffman n’a pas tout misé sur Zcash, contrairement à ce que la performance du secteur pourrait laisser croire à qui ne regarde que le chiffre global. Il a réparti son pari sur cinq lignes, et c’est LIT, pas ZEC, qui a le mieux performé chez lui. La leçon n’est pas qu’il fallait deviner le bon token. C’est qu’il fallait sortir d’un seul, l’ETH, pour ne plus dépendre d’un seul récit.
Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, avait anticipé ce basculement bien avant que les chiffres ne le confirment. Selon lui, la vie privée deviendrait la tendance dominante du cycle. Les données de Glassnode lui donnent raison sur le sens du mouvement. Elles disent aussi, chiffres à l’appui, que ce mouvement repose sur un seul token bien plus que sur une conviction collective.
L’article Le marché altcoin perd 58% depuis le sommet, les cryptos anonymes gagnent 213% est apparu en premier sur Journal du Coin.
