L’Irak a eu en 1988 un canon de 102 tonnes : ce qui a arrêté le chantier n’était ni l’acier ni la guerre
En 1988, l'Irak possédait un canon extraordinaire de 102 tonnes capable de tirer à 750 kilomètres. Ce mastodonte d'acier, fruit de l'ingéniosité de Gerald Bull, n'a pas été détruit par la guerre ou des défauts techniques, mais par une exécution planifiée en plein cœur de Bruxelles en 1990.
Le barrage de Mossoul, en Irak, repose sur du gypse qui se dissout au contact de l'eau. Depuis sa mise en service en 1986, des équipes injectent sans relâche du ciment pour combler les cavités qui se forment continuellement. Un pansement perpétuel sur une plaie qui refuse de guérir.
Vingt mille kilomètres carrés de zones humides rayés de la carte en douze ans : ce n'est pas le changement climatique qui a détruit les marais mésopotamiens, mais une décision politique du régime de Saddam Hussein exécutée entre 1991 et 2003. Une destruction délibérée qui a forcé 200 000 à 450 000 personnes à l'exil.