La France a fait planter au XIXe siècle un million d’hectares de pins dans le Sud-Ouest : ce qu’elle voulait chasser n’était ni le sable ni la mer
Au XIXe siècle, la France n'a pas planté un million d'hectares de pins pour combattre le sable ou la mer, mais pour assécher les marécages infestés de moustiques. Cette opération sanitaire sans précédent, lancée par Napoléon III en 1857, a créé la plus grande forêt artificielle d'Europe occidentale, transformant un territoire malsain en puissance économique.
Huit ans après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 1 650 hectares gelés depuis soixante ans sont redevenus des champs et des prairies humides. Entre règlements judiciaires records et nouvelles exploitations agricoles, le territoire a connu une renaissance inattendue, marquée par la cohabitation entre paysans historiques et anciens occupants de la ZAD.
Après un feu de forêt, une réaction chimique méconnue du grand public crée une croûte imperméable dans le sol, transformant la première pluie en coulées de boue dévastatrices. Ce phénomène, étudié depuis les années 1970, s'explique par la combustion de la litière à une température précise qui produit des composés hydrophobes.
Un incendie « XXL » et « imprévisible » selon les autorités a ravagé 19 000 hectares de forêt et forcé l'évacuation de 140 000 personnes en quelques jours. La métropole bordelaise, que beaucoup croyaient protégée par sa taille et son urbanisation, s'est retrouvée aux portes des flammes en raison d'une géographie particulière et d'un urbanisme qui a grignoté la forêt des Landes plutôt que de la contourner.
Six ans après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Vinci réclame 1,6 milliard d'euros à l'État pour un chantier qui n'a jamais commencé. Un tribunal administratif a rejeté cette demande en avril 2024, mais le bras de fer judiciaire continue, avec des implications majeures pour l'aéroport de Nantes-Atlantique.
Pendant cinquante ans, l'État a investi près de 300 millions d'euros pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, accumulant acquisitions foncières et études sans jamais construire une seule piste. Le projet abandonné en 2018 révèle comment les hésitations politiques et l'opposition locale ont transformé une ambition d'aménagement en fiasco financier majeur.
Six ans après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande record de 1,6 milliard d'euros présentée par Vinci. Cependant, une indemnisation reste possible selon un mécanisme complexe d'ajustement des bénéfices.