On pensait les antioxydants protecteurs : dans certaines tumeurs, ils pourraient au contraire aider le cancer


Depuis plus d'un siècle, les épinards jouissent d'une réputation de super-aliment ferreux basée sur une erreur d'écriture remontant au 19e siècle. Un chimiste allemand aurait décalé une virgule, multipliant par dix la teneur réelle en fer. Ce mensonge scientifique, amplifié par un célèbre marin de bande dessinée, s'est inscrit durablement dans la culture populaire.
Depuis des décennies, on accuse le sucre de transformer les enfants en petites tornades incontrôlables. Pourtant, les études en double aveugle ne confirment pas ce lien : le sucre seul n'augmente pas l'hyperactivité. Le vrai responsable de l'agitation lors des fêtes est le contexte, pas l'assiette.
Depuis quatre-vingts ans, le mythe des 8 verres d'eau par jour persiste, mais il provient d'une recommandation de 1945 dont la suite cruciale a été oubliée. Le rapport original précisait que la majorité de l'eau nécessaire provient de l'alimentation, une nuance perdue lors des reprises successives. 




J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.

Mark Haub, professeur de nutrition humaine, a mené une expérience radicale : manger exclusivement des gâteaux industriels et des chips pendant 10 semaines en maintenant un déficit calorique strict. Résultat : 12 kilos perdus et un cholestérol en baisse, mais une leçon scientifique bien plus complexe que prévu.
Des chercheurs chinois ont démontré qu'augmenter le nombre de mastications par bouchée de 15 à 40 réduit l'apport calorique de 11,5 %. Bien mâcher déclenche une cascade hormonale qui signale la satiété au cerveau, indépendamment du poids initial. Transformer vos repas en prenant dix minutes supplémentaires pourrait révolutionner votre relation à la nourriture.
Les crevettes ont longtemps été bannies des assiettes des cardiaques en raison de leur teneur élevée en cholestérol alimentaire. Pourtant, les recherches scientifiques les plus solides montrent que ce ne sont pas les crevettes qui font grimper le cholestérol sanguin, mais les graisses saturées, dont elles sont quasiment dépourvues. Le vrai coupable se cache ailleurs : dans le beurre, l'huile de friture et les sauces riches.
Votre rituel matinal du café à piston cache un mécanisme biologique bien documenté : deux molécules naturelles, le cafestol et le kahweol, peuvent faire grimper votre cholestérol LDL de 13 à 14%. Une recherche de plus de quarante ans révèle pourquoi certaines méthodes de préparation sont bien plus problématiques que d'autres.
Pendant des décennies, le fromage a été diabolisé pour ses graisses saturées. Mais des recherches récentes révèlent un mécanisme insoupçonné : le calcium du fromage capture les acides gras saturés et les élimine avant qu'ils n'atteignent la circulation sanguine. Un paradoxe qui remet en question nos certitudes nutritionnelles.
Une vaste étude française menée sur plus de 100 000 adultes démontre qu'à peine deux yaourts par semaine suffisent à réduire significativement les risques cardiovasculaires. Le secret réside non pas dans une action directe sur le cœur, mais dans la modification du microbiote intestinal par les bactéries lactiques vivantes.
Vous pensez contrôler votre consommation de sel en surveillant la salière ? Les scientifiques ont une mauvaise nouvelle : 90% du sel que vous avalez provient des aliments transformés, notamment du pain qui représente 25% de vos apports quotidiens. Découvrez où se cachent vraiment les vrais coupables.
Contrairement aux idées reçues, le fructose présent dans les sodas et jus industriels engraisse le foie bien plus rapidement que les lipides alimentaires. Cette stéatose hépatique métabolique affecte même les personnes minces sans facteur de risque apparent, et remplacer un soda par une version allégée ne suffit pas à protéger le foie.
Pendant quarante ans, la margarine a été présentée comme la solution pour protéger nos artères. Or, la science a révélé que les anciennes margarines contenaient des acides gras trans qui faisaient exactement l'inverse de l'effet recherché, causant un « double coup dur » au cœur. Heureusement, la réglementation mondiale a bouleversé le marché depuis les années 2000.