Un flux de matière « noire » prédit pour le Soleil existe bien !



Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !
À l’heure où les assistants IA deviennent des compagnons quotidiens pour plus d’un milliard d’internautes sur la planète, la question de la souveraineté des données est devenue centrale. Entre les géants de la tech (OpenAI, Anthropic) et les régulateurs, un enjeu majeur se dégage : la transparence. Si l’aspect conversationnel des interactions semble anodin, l’accumulation des données crée un profil numérique d’une précision troublante. En lançant cet outil, Proton cherche à briser la « boîte noire » des plateformes dominantes pour forcer une prise de conscience sur la valeur marchande de notre identité numérique – tout en vantant les mérites de Lumo, son propre LLM qui, lui, n’est pas intéressé par vos données personnelles.
Le dispositif « AI Paper Trail » se présente comme un audit de confidentialité. L’utilisateur·ice doit exporter son historique de conversations depuis ChatGPT ou Claude – une fonctionnalité déjà disponible nativement sur ces plateformes – puis le soumettre à l’outil. En quelques secondes, le système génère un rapport personnalisé qui déchiffre les informations sensibles déduites : profession, habitudes de vie, relations personnelles et même des détails sur la santé ou les finances. L’outil va plus loin en attribuant un « score d’exposition » et en fournissant une estimation financière de la valeur que ces données représentent pour un fournisseur de service, explique le communiqué envoyé à la presse.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de marketing de la confiance et de différenciation concurrentielle. En exposant les pratiques de ses rivaux, Proton (entreprise suisse) entend renforcer le positionnement de son propre assistant, Lumo. L’objectif est de démontrer qu’une IA peut être performante sans être prédatrice. « AI Paper Trail rend visible ce profil invisible », explique Eamonn Maguire, directeur de l’ingénierie chez Proton. L’entreprise mise sur une approche de « confiance par la preuve » : montrer aux utilisateurs l’ampleur de l’exposition chez la concurrence pour valider son propre modèle de chiffrement zero-access.
Pour le consommateur, le changement est avant tout cognitif. L’utilisateur ne reçoit pas seulement une liste de données, mais une fiche de synthèse claire qui lui permet de réévaluer ses habitudes de consommation. Le rapport transforme une notion abstraite – « Les données sont collectées » – en une réalité tangible : « Voici précisément ce que l’IA sait sur mon métier et mes priorités. »
L’apparition de cet outil intervient alors que le débat sur l’entraînement des modèles par les données utilisateurs est au cœur des préoccupations éthiques et réglementaires. La plupart des plateformes grand public conservent les conversations et fichiers importés pour optimiser leurs modèles, une pratique qui soulève des questions sur le consentement et la propriété intellectuelle. En mettant en lumière ces mécanismes, Proton poursuit sur sa lancée de lanceur d’alerte au sujet de la gourmandise en données des géants américains de l’IA.
Cette problématique de la « mémoire » des IA est étroitement liée aux enjeux de cybersécurité actuels. Alors que les outils de type Lumo promettent de ne conserver aucun journal et d’utiliser des modèles ouverts (comme Qwen 3.5 ou GLM 5.2) exécutés sur des serveurs européens chiffrés, le marché se divise entre le confort d’utilisation des plateformes généralistes et la rigueur de la protection des données des services spécialisés.
L’enjeu est clair : à mesure que l’IA s’implante dans les secteurs sensibles comme la finance ou la médecine, la capacité d’auditer ces échanges deviendra un standard indispensable, et non plus une simple option de luxe pour les utilisateurs avertis.
Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.
Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).
Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.
Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.
L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.
Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.
Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".
Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.




Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.
Face à la domination des géants américains du numérique comme Google, la protection des données personnelles devient un enjeu stratégique. Le marché du cloud voit émerger des solutions souveraines qui cherchent à offrir la même fluidité d’utilisation que Google Drive, tout en garantissant une confidentialité absolue. On pense en premier lieu à Proton Drive, mais son concurrent suisse Infomaniak vient justement de franchir une étape importante dans son développement.
Comme quoi, avoir un nom qui semble tout droit sorti d’un cartoon ne freine pas le succès. Le franchissement du cap du million d’utilisateurs par kDrive, le service de stockage d’Infomaniak, témoigne d’un changement d’attitude des internautes. L’argument majeur reste l’hébergement souverain en Suisse et une politique stricte de non-revente des données personnelles. Contrairement aux modèles basés sur l’exploitation publicitaire, kDrive propose un modèle d’abonnement qui séduit une clientèle lassée et inquiète de la monétisation de ses informations par les acteurs américains.
Sur le plan technique, le service assure un chiffrement des données (AES 128 bits) et un transfert sécurisé avec le protocole TLS. Bien que les fichiers soient stockés dans les centres de données d’Infomaniak en Suisse, l’entreprise se positionne comme un rempart contre les législations américaines. Cette souveraineté est le pilier central de sa stratégie, lui permettant de se montrer compétitif sur la performance sans sacrifier la confidentialité.
L’accessibilité est également un point de différenciation, avec des tarifs souvent deux fois plus bas que ceux de concurrents comme Google Drive ou Dropbox. Si le service présente quelques limites techniques, comme l’absence de synchronisation différentielle ou une gestion des photos encore perfectible sur mobile, il offre des outils collaboratifs intéressants, tels que l’édition en temps réel depuis OnlyOffice, qui peuvent séduire des équipes professionnelles en quête d’alternatives plus vertueuses.
kDrive has just passed the one million account milestone.
— Infomaniak (@infomaniak) July 28, 2026
All without selling data and without ad targeting. "Just" by offering an encrypted Swiss cloud, hosted in our own data centres.
One million people have made that choice. And if you haven't yet, now's the time to join… pic.twitter.com/RAsTs5mdK8
Ancrés en Suisse, Infomaniak et Proton se positionnent comme deux alternatives souveraines aux géants du cloud américain, tout en ciblant des besoins différents.
D’un côté, kDrive privilégie la productivité collaborative et le stockage volumineux. Intégré aux outils de bureautique (OnlyOffice, Microsoft Office), le service brille par sa générosité : 15 Go gratuits à l’inscription, suivis d’un plan Solo de 3 To proposé dès 4,99 € par mois (avec engagement annuel, ou 5,50 € par mois sans engagement).
De l’autre, Proton Drive met l’accent sur la sécurité maximale grâce à son chiffrement de bout en bout. Connecté à l’écosystème de confidentialité du groupe, qui propose aujourd’hui de très nombreux services (Mail, VPN, Pass), il offre une version gratuite limitée à 5 Go. Côté payant, la formule Drive Plus démarre à 3,99 € par mois pour 200 Go, tandis que le forfait complet Proton Unlimited s’affiche entre 7,99 € et 9,99 € par mois pour 500 Go et un accès à l’ensemble des services.
En résumé, kDrive domine sur le rapport capacité-prix et le travail collaboratif, là où Proton Drive séduit les utilisateurs exigeant une confidentialité stricte, en quête non seulement d’un espace de stockage protégé, mais également de services supplémentaires pour cadenasser leur vie privée sur Internet.

Un petit geste pour Frandroid ? Abonnez-vous à Frandroid sur Google pour ne manquer aucun de nos articles.