Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Cybercriminalité en Inde : Ils se rencontrent en prison avant de monter leurs arnaques

La prison comme pépinière de cybercriminels. En Inde, l’enquête sur une fraude numérique de 8,6 millions de roupies (soit environ 78 000 euros) est menée. Elle révèle un rapprochement entre délinquance traditionnelle et escroqueries en ligne. Selon la police de Pimpri-Chinchwad, près de Pune, certains individus condamnés pour enlèvement, extorsion ou vol noueraient des contacts en détention avec des spécialistes de la cyberfraude. Ils rejoindraient ensuite leurs réseaux une fois libérés. Ces recrues ne contactent pas nécessairement les victimes. Elles fournissent plutôt des comptes bancaires, des cartes SIM et des relais locaux. Ceux-ci permettent de déplacer ou de retirer l’argent volé.

Les points clés de cet article :

  • Une enquête sur une fraude de 8,6 millions de roupies révèle des liens noués en prison entre délinquants et cybercriminels

  • Une autre affaire portant sur plus de 110 millions de roupies a conduit à l’application de la loi contre le crime organisé du Maharashtra
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Cybercriminalité en Inde : Des contacts noués en prison puis exploités après la libération

La police a arrêté Tejas Lokhande, 24 ans, et Avinash Baklikar, 28 ans, dans le cadre de l’enquête. Le premier présente des antécédents liés à des infractions traditionnelles, dont un enlèvement. Le second, lui, entretiendrait des liens avec un réseau de cybercriminalité.

D’après les enquêteurs, les deux hommes se seraient rencontrés environ un an plus tôt à la prison de Yerwada. Ils y étaient détenus, chacun, dans des affaires distinctes. Libérés sous caution il y a environ six mois, ils seraient restés en contact. Tejas Lokhande aurait ensuite participé aux activités de fraude numérique de son nouveau comparse.

La police cherche désormais à déterminer dans quelle mesure les relations nouées en détention facilitent le recrutement de délinquants. Ces délinquants rejoindraient ensuite des organisations cybercriminelles. L’attrait serait principalement économique. Les escroqueries en ligne permettent de manipuler des sommes importantes sans confrontation physique directe avec les victimes.

Cette évolution ne signifie pas que les délinquants deviennent tous des pirates informatiques. Les réseaux fragmentent leurs opérations entre plusieurs intervenants. Certains attirent les victimes, d’autres fournissent des comptes bancaires. Ils retirent aussi les fonds, procurent des cartes SIM ou transfèrent l’argent vers de nouveaux comptes.

 En Inde, l’enquête sur une fraude numérique de 8,6 millions de roupies (soit environ 78 000 euros) révèle un rapprochement entre délinquance traditionnelle et escroqueries en ligne. Selon la police de Pimpri-Chinchwad, près de Pune, certains individus condamnés pour enlèvement, extorsion ou vol noueraient en détention des contacts avec des spécialistes de la cyberfraude avant de rejoindre leurs réseaux une fois libérés. Ces recrues ne contactent pas nécessairement les victimes. Elles fournissent plutôt des comptes bancaires, des cartes SIM et des relais locaux permettant de déplacer ou de retirer l’argent volé.
Les prisons indiennes deviennent des surcursales du cybercrime organisé

Les comptes bancaires « mules » au cœur du dispositif

Cette organisation par couches complique le travail des enquêteurs. Chaque participant peut n’exécuter qu’une tâche limitée sans connaître l’ensemble du réseau. Les personnes disposant déjà de contacts criminels et de relais locaux deviennent alors utiles. Elles servent à ouvrir ou louer des comptes bancaires, pour faire circuler les fonds.

La police de Pimpri-Chinchwad avait déjà observé ce phénomène dans une affaire portant sur plus de 110 millions de roupies. Les escrocs avaient détourné cette somme auprès d’une personne âgée grâce à une fausse application de trading. La police avait arrêté neuf suspects et gelé environ 26,5 millions de roupies. Certains suspects auraient fourni des comptes « mules » en échange d’une part des sommes transférées.

En avril, les autorités avaient appliqué contre ce groupe le Maharashtra Control of Organised Crime Act (MCOCA). Cette législation est réservée aux réseaux criminels organisés. Les autorités avaient également repéré des profils comparables en mars, lors du démantèlement d’une structure de cyberfraude. Cette structure opérait depuis une villa de Lonavala.

L’enquête actuelle dépasse donc le seul suivi des transactions bancaires. Les policiers examinent aussi les antécédents des suspects, leurs relations en prison et les contacts entretenus après leur libération. Elle met en lumière une transformation de la criminalité organisée indienne. Les compétences numériques restent entre les mains de spécialistes. Les délinquants traditionnels fournissent, eux, les ressources humaines et matérielles indispensables au blanchiment des fonds.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Cybercriminalité en Inde : Ils se rencontrent en prison avant de monter leurs arnaques est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême

Sam Bankman-Fried a saisi la Cour suprême des États-Unis. Il veut faire annuler sa condamnation à 25 ans de prison et la confiscation de 11 milliards de dollars qui l’accompagne. Le New York Times a pu consulter la requête : l’ancien patron de FTX y affirme que son procès l’a empêché de prouver un point précis. Ses clients, selon lui, auraient fini par récupérer chaque dollar.

Le pari est mince. La haute juridiction n’accepte d’examiner qu’environ 1 % des dossiers qui lui parviennent chaque session. Cette sélection relève d’un pouvoir purement discrétionnaire.

Points clés

  • Sam Bankman-Fried tente d’obtenir l’annulation de sa condamnation et la restitution de ses avoirs devant la Cour suprême
  • Sa défense affirme que le procès l’a empêché de démontrer que les clients de FTX récupéreraient tout leur argent
  • Le plan de faillite a converti les créances en dollars de novembre 2022, quand le bitcoin valait environ 16 000 dollars
  • Sa demande de grâce reste pendante, mais Donald Trump l’a écartée et le Sénat a voté contre à l’unanimité

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

FTX : l’argument du remboursement intégral porté devant la Cour suprême

La procédure porte un nom technique : le writ of certiorari. Sam Bankman-Fried demande ainsi à la Cour suprême de réexaminer une décision qu’une juridiction inférieure a rendue contre lui. Ses avocats qualifient ce réexamen d’« urgemment nécessaire ». Toute leur démonstration s’appuie sur la trésorerie de FTX.

« Il y a toujours eu largement assez d’actifs disponibles pour rembourser les clients (comme ils l’ont désormais été, avec des intérêts substantiels). »

Extrait de la requête déposée devant la Cour suprême par les avocats de Sam Bankman-Fried

Le juge Lewis Kaplan avait verrouillé cette ligne de défense lors du procès de Manhattan. Pour lui, le détournement avait eu lieu au moment des faits, peu importe un remboursement ultérieur. Les jurés n’ont donc jamais entendu parler de la solvabilité résiduelle de la plateforme.

Le ministère de la Justice n’a jamais varié sur ce point. Ses réquisitions décrivaient un montage destiné à escroquer les clients de l’exchange en « détournant des milliards de dollars de leurs fonds ». Le dossier dépassait d’ailleurs le seul périmètre des dépôts. 1,7 milliard de dollars provenant des investisseurs de FTX et 1,3 milliard provenant des prêteurs d’Alameda Research figuraient aussi parmi les chefs d’accusation. Ces deux postes restaient étrangers aux comptes clients.

L’enjeu dépasse le seul dossier FTX. La Cour suprême a tranché l’arrêt Kousisis v. United States en 2025. Ce précédent établit qu’une accusation de fraude électronique n’exige pas de prouver un préjudice financier réel pour les victimes. La requête s’appuie justement sur ce point. Les avocats de Sam Bankman-Fried demandent donc aux juges de revenir sur cette lecture, un pari risqué tant le précédent reste récent et unanime.

Remboursés en dollars de 2022, quand le Bitcoin valait 16 871 dollars

L’affirmation « les clients ont été remboursés » mérite une note de bas de page pour quiconque détenait des cryptomonnaies sur la plateforme. Les distributions ont bien eu lieu, via le plan de faillite que le tribunal du Delaware a validé. Mais ce plan a converti chaque créance en dollars à la date d’ouverture de la procédure, en novembre 2022. Les administrateurs judiciaires ont retenu un cours de 16 871 dollars, le bitcoin étant alors au creux du cycle.

Un utilisateur qui avait déposé un bitcoin sur FTX a récupéré l’équivalent de 16 871 dollars augmentés d’intérêts, pas un bitcoin. Le plan a donc honoré les créances en monnaie fiduciaire. Le cours, lui, a repris plusieurs fois sa valeur d’origine depuis. La requête se garde bien de chiffrer cet écart.

Le second volet du recours vise la confiscation de 11 milliards de dollars, qu’un juge a prononcée en mars 2024. Les avocats y voient une « amende écrasante », contraire au Huitième amendement de la Constitution américaine. Ce texte prohibe les amendes excessives, au même titre que les cautions disproportionnées et les châtiments cruels. Le montant excède de très loin toute capacité de paiement de l’intéressé. Il sert surtout de fondement légal à la saisie des avoirs que le gouvernement a récupérés au profit des victimes.

Grâce présidentielle : l’autre porte de sortie de Sam Bankman-Fried

La voie judiciaire n’est pas la seule explorée. Sam Bankman-Fried a lui-même déposé une demande de clémence en juin auprès de Donald Trump. Le bureau de l’avocat des grâces du ministère de la Justice la classe toujours comme pendante. Fait cocasse, les services de la Justice ont enregistré le dossier dans la catégorie « grâce après exécution complète de la peine ». Il reste pourtant plus de deux décennies à purger à l’intéressé.

Les signaux politiques restent défavorables. Donald Trump a écarté toute grâce en janvier devant le New York Times. Le Sénat, lui, a voté à l’unanimité contre la clémence en juillet. L’ancien milliardaire traîne un passif encombrant de ce côté du Capitole : près de 40 millions de dollars versés lors du cycle électoral 2021-2022. OpenSecrets le classait alors deuxième donateur du camp démocrate derrière George Soros.

De la valorisation à 32 milliards à la case prison

FTX avait atteint une valorisation de 32 milliards de dollars dès janvier 2022, à peine trois ans après sa création. La plateforme misait alors sur le naming d’arènes sportives et des spots publicitaires avec des célébrités. Une crise de liquidité a fait s’effondrer FTX en novembre 2022. Les fonds des clients comblaient alors les pertes d’Alameda Research, la société de trading maison de Sam Bankman-Fried.

Les autorités ont arrêté son fondateur aux Bahamas le mois suivant. Un jury l’a reconnu coupable l’année d’après, au terme d’un procès d’un mois à Manhattan. Un juge fédéral a rejeté sa demande de nouveau procès en avril. Un panel de trois magistrats de la cour d’appel du deuxième circuit a ensuite confirmé la condamnation en juin.

La Cour suprême n’a pas encore fait savoir si elle acceptait de se pencher sur le dossier. Sam Bankman-Fried purge sa peine dans un établissement fédéral de Californie. Depuis un an, il multiplie les entretiens avec la presse et continue de clamer son innocence. Sa libération reste fixée à 2044.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Fraude par manipulation en France : +34 % en 2025, 516 millions d’euros détournés

Faites confiance, mais vérifiez. Un faux conseiller au bout du fil, un ton rassurant, et un virement qui part avant même d’avoir raccroché. L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, rattaché à la Banque de France, vient de publier son rapport annuel. Le verdict ne surprendra pas ceux qui suivent les arnaques crypto de près : la manipulation psychologique dépasse désormais largement le piratage technique pur.

Les points clés de cet article :
  • La fraude par manipulation en France a atteint 516 millions d’euros en 2025, représentant plus de 40 % du total de la fraude aux moyens de paiement.
  • Les jeunes adultes de 20-24 ans, souvent perçus comme à l’aise avec la technologie, ont subi le taux de victimisation le plus élevé dans les arnaques.

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

Le faux conseiller bancaire, la martingale des escrocs

Selon le rapport de l’OSMP, publié le 7 septembre à l’occasion de son anniversaire, la fraude par manipulation, celle qui consiste à convaincre la victime de livrer une donnée sensible ou de valider elle-même une opération, a bondi de 34 % en 2025 pour atteindre 516 millions d’euros. Elle représente désormais plus de 40 % du montant total de la fraude aux moyens de paiement en France, un total qui grimpe à 1,24 milliard d’euros toutes catégories confondues. Seule consolation, relative : le nombre d’opérations frauduleuses recule de 8 % sur la même période. Les escrocs frappent moins souvent, mais plus fort à chaque tentative.

Le scénario du faux conseiller bancaire, celui qui appelle en usurpant le numéro d’un vrai établissement pour pousser une victime à valider un virement « de sécurisation », pèse à lui seul 376 millions d’euros. Un montage qui ressemble comme deux gouttes d’eau aux arnaques aux faux conseillers Coinbase qui ont fait des ravages dans l’écosystème crypto, à ceci près que la cible se compte ici en millions de clients bancaires plutôt qu’en détenteurs de portefeuilles numériques.

Les 20-24 ans, cible privilégiée malgré les idées reçues

Autre enseignement qui bouscule les clichés habituels sur la fraude, rapporté par franceinfo : ce ne sont pas les seniors les plus exposés, contrairement à l’image d’Épinal du grand-parent naïf au téléphone. Les 20-24 ans affichent le taux de victimisation le plus élevé, avec 9,6 victimes pour 1 000 habitants.

Une génération pourtant née avec un smartphone dans la main, mais qui reste vulnérable face à des scénarios conçus pour créer l’urgence et court-circuiter la réflexion. Le point commun avec les arnaques aux faux conseillers Coinbase, qui ont siphonné 65 millions de dollars en seulement deux mois l’an dernier, n’a donc rien d’un hasard : mêmes ressorts psychologiques, même sentiment d’urgence artificiellement créé, seul le produit financier visé change.

Un système d’alerte qui n’a pas encore trouvé la parade

L’ironie, c’est que jamais les outils de détection de fraude n’ont été aussi sophistiqués. Les banques investissent massivement dans l’intelligence artificielle pour repérer les schémas suspects en temps réel, un axe sur lequel Visa a d’ailleurs misé gros récemment en rachetant BioCatch pour 2,4 milliards de dollars.

Mais la manipulation psychologique contourne justement ce type de barrière technique : quand c’est la victime elle-même qui valide l’opération, de son plein gré et depuis son propre appareil, aucun algorithme de détection ne peut vraiment s’y opposer. Le maillon faible reste, et restera, humain.

La leçon dépasse largement le cadre bancaire traditionnel. Toute institution financière, y compris celles qui gèrent des cryptomonnaies, se retrouve confrontée au même dilemme : plus l’authentification technique se renforce, plus les fraudeurs se replient sur l’ingénierie sociale pour la contourner. Un rappel utile à l’heure où de plus en plus de Français jonglent entre compte bancaire classique et portefeuille crypto, avec, dans les deux cas, un seul réflexe qui protège vraiment : ne jamais valider une opération sous la pression d’un appel qu’on n’a pas soi-même initié.

Le cas Bybit : 1,5 milliard de dollars volés sans toucher à la moindre clé privée

Le 21 février 2025, l’exchange Bybit subit le casse le plus important de l’histoire de la crypto : 1,5 milliard de dollars envolés en quelques minutes depuis son portefeuille froid. Pas de faille de smart contract, pas de mot de passe deviné. Les enquêteurs pointent le groupe nord-coréen Lazarus, et la faille se situe chez un prestataire, pas chez Bybit elle-même.

Les pirates compromettent l’ordinateur d’un développeur de Safe{Wallet}, l’outil multisignature utilisé par l’exchange pour valider ses virements internes, et injectent un code malveillant dans son interface. Quand les signataires autorisés de Bybit se connectent pour approuver un transfert de routine, tout ce qu’ils voient à l’écran est parfaitement normal. Ce que leur portefeuille matériel leur fait réellement signer, une fois la donnée technique décodée, est tout autre chose : une prise de contrôle du contrat vers une adresse pirate.

Les signataires valident, persuadés d’effectuer une opération classique qu’ils ont eux-mêmes initiée. Ni leur clé matérielle, ni leur procédure de sécurité n’ont été mises en défaut techniquement : c’est l’information qui leur a été présentée qui était fausse. Le même ressort que le faux conseiller bancaire qui fait signer un virement à sa victime, à l’échelle d’un exchange qui gère des milliards plutôt que celle d’un particulier. La preuve que la manipulation psychologique ne s’arrête pas aux comptes bancaires des particuliers : elle vise aussi ceux qui sont censés être les mieux protégés.

Sur un exchange, vos cryptos dépendent d'un tiers. Avec Ledger, elles ne dépendent que de vous : les clés privées ne quittent jamais l'appareil, et chaque transaction se signe d'un geste sur votre signer. Vous seul décidez, personne d'autre.
<strong>Prendre le contrôle avec Ledger</strong>
Prendre le contrôle avec Ledger
Lien commercial

L’article Fraude par manipulation en France : +34 % en 2025, 516 millions d’euros détournés est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Ponzi crypto : Il promettait 30 % de rendement grâce à une IA, 400 investisseurs piégés

Un superordinateur pour un super Ponzi. À Las Vegas, un jury fédéral a reconnu Brent Kovar coupable d’avoir orchestré, via sa société Profit Connect, une pyramide de Ponzi mêlant intelligence artificielle et crypto. Entre 2017 et 2021, au moins 400 investisseurs lui ont confié 24 millions de dollars en échange de rendements fixes pouvant atteindre 30 % par an.

Points clés

  • Brent Kovar, patron de Profit Connect Wealth Services à Las Vegas, a été reconnu coupable de fraude électronique, fraude sur titres et blanchiment d’argent
  • Le montage promettait 20 % à 30 % de rendement annuel garanti grâce à un superordinateur doté d’une IA censé trader actions et cryptomonnaies
  • Plus de 400 investisseurs, souvent des retraités, ont perdu 24 millions de dollars ; la SEC avait obtenu un gel des avoirs dès 2021
  • Kovar avait déjà dirigé Sky Way Communications, société en faillite dont un avion fut saisi au Mexique chargé de cocaïne
C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Une intelligence artificielle promettant jusqu’à 30 % par an

Profit Connect affirmait utiliser un superordinateur équipé d’un logiciel d’intelligence artificielle pour miner des cryptomonnaies et valider des transactions sur différents réseaux. Cette technologie aurait permis à l’entreprise de générer suffisamment de revenus pour servir des rendements annuels fixes compris entre 15 % et 30 %.

Brent Kovar ajoutait une garantie de remboursement intégral et prétendait disposer de plusieurs centaines de millions de dollars de réserves en cryptomonnaies. Certains investisseurs se sont également entendu dire que leur placement était couvert par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’organisme américain chargé de garantir les dépôts bancaires.

Bien sûr, aucune de ces protections n’existait. Selon le ministère américain de la Justice, Profit Connect n’était pas rentable, ne possédait pas les réserves annoncées et ne disposait d’aucune activité légitime capable de financer les rendements promis.

L’argent collecté servait à faire fonctionner l’entreprise, à acheter des cadeaux aux employés ainsi qu’une maison à Brent Kovar. Une partie des fonds des nouveaux clients était également reversée aux investisseurs précédents, puis présentée comme le produit du minage et de la validation de transactions crypto. Ce que l’on appelle donc un système de Ponzi !

À Las Vegas, un jury fédéral a reconnu Brent Kovar coupable d’avoir orchestré, via sa société Profit Connect, une pyramide de Ponzi mêlant intelligence artificielle et crypto. Entre 2017 et 2021, au moins 400 investisseurs lui ont confié 24 millions de dollars en échange de rendements fixes pouvant atteindre 30 % par an.
IA, crypto, superordinateurs, tout ça était du vent et il s’agissait en fait d’un bon vieux système de Ponzi – Source : Compte X

Une peine maximale théorique de 280 ans de prison pour ce Ponzi crypto

La Securities and Exchange Commission (SEC) avait interrompu le montage dès juillet 2021 en obtenant le gel des avoirs de Profit Connect. À cette époque, le régulateur recensait environ 12 millions de dollars collectés auprès d’au moins 277 investisseurs.

Selon la plainte déposée par la SEC, plus de 90 % des ressources de l’entreprise provenaient directement des investisseurs. Aucun de ces fonds n’aurait été utilisé pour acheter des cryptomonnaies ou négocier des titres comme annoncé. Profit Connect encourageait notamment certains clients à mobiliser leur épargne-retraite ou la valeur de leur logement.

L’enquête pénale a finalement porté le préjudice à 24 millions de dollars et le nombre de victimes à au moins 400. Après neuf jours de procès, Brent Kovar a été reconnu coupable de 11 chefs de fraude électronique, deux chefs de fraude postale et deux chefs de blanchiment d’argent.

Sa peine sera prononcée le 30 novembre 2026. Le cumul des peines maximales prévues par la loi atteint théoriquement 280 ans de prison, mais la sanction réellement imposée sera déterminée par le juge selon les lignes directrices fédérales et les circonstances de l’affaire.

L’intelligence artificielle et les cryptomonnaies n’étaient ici qu’un décor technologique posé sur une fraude classique. Le véritable signal d’alerte restait beaucoup plus simple : un rendement fixe pouvant atteindre 30 %, accompagné d’une garantie totale du capital. On ne le dira jamais assez : quand c’est trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour être vrai…

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Ponzi crypto : Il promettait 30 % de rendement grâce à une IA, 400 investisseurs piégés est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Corruption et cryptomonnaies : Le président du Comité olympique polonais arrêté dans le scandale Zondacrypto

Plus vite, plus haut, plus fort. Le président du Comité olympique polonais (PKOL), Radosław Piesiewicz, ajoute une variante à la devise : plus vite en garde à vue. Interpellé jeudi 27 août à Varsovie par les cyberenquêteurs polonais, il est soupçonné d’avoir monnayé des contrats de sponsoring sportif au profit de Zondacrypto, la plateforme crypto locale déjà en pleine implosion financière depuis le printemps. Depuis avril, les fédérations sportives réclamaient sa démission. La police, elle, n’a pas attendu leur feu vert.

Les points clés de cet article :
  • Le président du Comité olympique polonais, Radosław Piesiewicz, a été interpellé pour des soupçons de corruption liés à des contrats de sponsoring avec Zondacrypto.
  • Zondacrypto a subi une chute catastrophique de 99,7 % de ses réserves de bitcoin, laissant plus de 3 600 victimes et des pertes estimées à 96 millions de dollars.

Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
<strong>Réserver ma place</strong>
Réserver ma place

PKOL et Zondacrypto : un partenariat qui sentait le roussi

Selon le parquet régional de Śląsk et le Bureau central de lutte contre la cybercriminalité, Piesiewicz aurait accepté une montre estimée à 180 000 zlotys, soit environ 40 000 euros.

Offerte par Przemysław Kral, le patron de Zondacrypto, une accusation que l’intéressé dément. S’ajoutent à cela, des voyages à Monaco, des billets de match et des notes d’hôtel réglées par la plateforme. En échange, le PKOL aurait accordé à Zondacrypto un sponsoring taillé sur mesure pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, disputés en février dernier. Piesiewicz aurait aussi actionné ses relais auprès de hauts responsables gouvernementaux.

« Aujourd’hui, dans le cadre de l’enquête sur Zondacrypto, Radosław P. a été interpellé », a confirmé le ministre de la Justice Waldemar Żurek, sans détailler davantage les charges retenues.

Dziś w ramach śledztwa w sprawie ZondaCrypto zatrzymany został Radosław P.

Prokuratura będzie przekazywała dalsze informacje po zakończeniu czynności z jego udziałem, prowadzonych w Śląskim Wydziale PZ PK.

— Waldemar Żurek (@w_zurek) August 27, 2026

« Aujourd’hui, dans le cadre de l’enquête sur ZondaCrypto, Radosław P. a été placé en garde à vue. Le parquet communiquera de plus amples informations à l’issue de la procédure le concernant, menée par le département silésien du parquet national.»

Waldemar Żurek, Ministre de la justice polonais – Source : X

Zondacrypto, l’effondrement version 99,7 %

L’affaire dépasse largement le cadre sportif. En effet, les autorités polonaises évaluent les pertes des clients à plus de 350 millions de zlotys, soit près de 96 millions de dollars. Le site de la plateforme a disparu le 23 avril 2026. L’Estonie, où était domiciliée l’entité BB Trade Estonia, lui a retiré sa licence le 29 juin.

Côté blockchain, les réserves visibles de bitcoin sont passées de 55,7 BTC en août 2024 à 0,18 BTC en mars 2026, une chute de 99,7 %. Plus de 3 600 victimes sont recensées. Le fondateur historique, Sylwester Suszek, a disparu en mars 2022 après un déplacement en Pologne. Sa famille a reçu une demande de rançon. Le dénouement reste flou à ce jour.

Son successeur, Przemysław Kral, serait à l’étranger, entre Israël et Dubaï selon des informations non confirmées. Zondacrypto avait promis des primes aux médaillés polonais de Milan-Cortina, jusqu’à 60 000 euros pour l’or. Aucun versement n’est arrivé. Plusieurs athlètes, dont le skieur Kacper Tomasiak, envisagent désormais une action en justice.

Suszek, le fondateur toujours introuvable de Zondacrypto

Seconde histoire dans l’hisoitre. Avant Kral, il y avait Suszek. Sylwester Suszek, fondateur de BitBay, rebaptisée Zonda puis Zondacrypto, s’est volatilisé le 10 mars 2022. Sa dernière trace remonte à une station-service de Czeladź, où il retrouvait un associé, Marian W. Son téléphone a cessé d’émettre peu après 15h08. Sa Porsche Taycan blanche a été retrouvée abandonnée, sans lui.

Avec lui a disparu l’accès à un portefeuille personnel estimé à 330 millions d’euros, soit environ 4 500 BTC. Sa famille a reçu une demande de rançon. Quatre ans plus tard, toujours aucun corps, aucun signalement confirmé. Le dossier reste officiellement ouvert. Marian W., l’homme qu’il retrouvait ce jour-là et qui a depuis été mis en cause pour enlèvement en 2024, aurait des liens avec le crime organisé, même si son rôle exact dans la disparition reste flou. Les enquêteurs polonais ont fini par fusionner cette disparition avec le dossier financier de Zondacrypto. Le fondateur a disparu, le successeur reste injoignable à ce jour. Zondacrypto compte décidément plus de fantômes que de comptes soldés.

Corruption et cryptomonnaies, une enquête qui déborde le sport polonais

Piesiewicz devait une bonne partie de son maintien au soutien du parti d’opposition PiS (Droit et Justice), au pouvoir de 2015 à 2023. Il n’est pas seul dans le viseur des enquêteurs. L’ancien ministre de la Justice Zbigniew Ziobro, aujourd’hui réfugié aux États-Unis, figure aussi dans le dossier. Tout comme l’ex-vice-ministre Marcin Romanowski, installé en Transnistrie. Les enquêteurs élargissent le périmètre aux liens financiers entre Zondacrypto, la chaîne Republika et le CPAC organisé en Pologne en mai 2025, ce rassemblement conservateur international qui avait accueilli plusieurs figures du PiS.

Les exchanges crypto multiplient les partenariats sportifs depuis plusieurs années, cherchant une légitimité que la seule technologie ne suffit pas à leur offrir. Crypto.com a sponsorisé la FIFA, Binance a multiplié les partenariats avec des clubs de football. Ce type de sponsoring finit désormais devant un procureur. Pour la Pologne, censée appliquer le règlement européen MiCA depuis 2024, l’épisode tombe mal : Bruxelles pointait déjà du doigt son retard dans l’agrément des plateformes crypto. Le statut du PKOL ne prévoit d’ailleurs aucun mécanisme pour destituer un président en exercice. Piesiewicz pourrait, en théorie, continuer de présider depuis sa cellule jusqu’à la fin de son mandat, en avril 2027.

Steady Lads, c'est la communauté privée du Journal du Coin : un trader pro y gère un portefeuille crypto et partage chaque position en temps réel, avec ses raisons d'entrer, de sortir et d'attendre. Analyses hebdomadaires, salon d'échange et lives réguliers.
<strong>Découvrir Steady Lads</strong>
Découvrir Steady Lads

L’article Corruption et cryptomonnaies : Le président du Comité olympique polonais arrêté dans le scandale Zondacrypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Opération Lighthouse : 14 000 pistes livrées aux enquêteurs contre les réseaux pédocriminels

Le pire du dark web, tracé transaction par transaction. Chainalysis a coordonné avec Binance, Coinbase et une dizaine de services de police internationaux une opération baptisée Operation Lighthouse, dirigée contre les réseaux qui monnayent des contenus pédocriminels en cryptomonnaies. Plus de 14 000 pistes d’enquête ont été remises aux forces de l’ordre.

Derrière le sigle CSAM (child sexual abuse material, contenus d’abus sexuels sur mineurs) se cachent des boutiques hébergées sur des réseaux anonymisés, qui facturent l’accès à leurs archives en bitcoin, en monero ou en stablecoins. Le maillon faible de ce commerce, c’est le paiement lui-même.

Points clés

  • Chainalysis a réuni Binance, Coinbase, Block et quatre agences de police (Europol, Australie, Canada, Royaume-Uni) pour traquer des réseaux pédocriminels dans 125 pays.
  • Cette collaboration a débouché sur plus de 14 000 pistes exploitables, tirées de l’examen de dizaines de milliers d’adresses crypto et de plus d’une centaine de forums clandestins.
  • Un précédent existe déjà sur les arnaques : en 2024, une opération similaire visant l’approval phishing avait généré 7 000 pistes pour 162 millions de dollars de pertes repérées.
  • La preuve par l’exemple remonte à 2019, avec Welcome To Video : le traçage de paiements en bitcoin avait alors permis 337 interpellations et le sauvetage de 23 mineurs.
Rejoignez Coinbase, référence mondiale des plateformes crypto, et bénéficiez de 15€ en Bitcoin offerts dès votre premier trade.
<strong>Créer un compte Coinbase</strong>
Créer un compte Coinbase
Lien commercial

29 000 adresses crypto passées au crible

L’opération s’est installée dans les locaux new-yorkais du National Cyber-Forensics and Training Alliance. Chainalysis y a coordonné Europol, la police fédérale australienne, la Gendarmerie royale du Canada, le National Crime Agency britannique et des entreprises comme Binance, Coinbase et Block.

Résultat des courses :

  • 29 000 adresses et identifiants numériques passés au crible,
  • plus de 100 forums et places de marché visés,
  • des suspects localisés dans 125 pays (dont certains étaient déjà fichés comme délinquants sexuels).

« Les criminels exploitent les services financiers, les moyens de paiement, les réseaux sociaux et les plateformes internet pour commettre ou faciliter ces crimes (…) Il est donc essentiel que ces secteurs unissent leurs forces pour prévenir et combattre les abus sexuels en ligne sur mineurs, et pour identifier ceux qui les commettent, les permettent ou les facilitent. »

Danny van Althuis, responsable d’équipe à EuropolSource : Chainalysis

Tweet officiel de Chainalysis annonçant l’Operation Lighthouse, qui a généré 14 300 pistes d’enquête contre des réseaux pédocriminels payés en crypto.

« Chainalysis a lancé l’opération Lighthouse, une initiative inédite menée conjointement par les forces de l’ordre et le secteur privé pour démanteler les réseaux de pédopornographie utilisant les cryptomonnaies. Cette opération, qui s’est déroulée sur plusieurs jours, a permis de générer 14 300 pistes d’enquête, de découvrir plus de 7 700 comptes suspects et d’identifier des personnes impliquées dans des activités pédopornographiques dans 125 pays. »

Rejoignez Coinbase, référence mondiale des plateformes crypto, et bénéficiez de 15€ en Bitcoin offerts dès votre premier trade.
<strong>Créer un compte Coinbase</strong>
Créer un compte Coinbase
Lien commercial

Un format déjà rodé sur les arnaques crypto

Chainalysis avait déjà testé ce type de collaboration en 2024 avec Operation Spincaster, qui réunissait des enquêteurs de six pays et une douzaine d’entreprises crypto pour cibler l’approval phishing. C’est une arnaque qui pousse la victime à signer une autorisation de dépense sur son wallet.

Dans les détails, des analystes remontent les flux avec le logiciel Reactor, les plateformes confrontent en direct les adresses obtenues à leurs bases de clients vérifiés, et chaque correspondance devient une piste exploitable. Spincaster avait produit 7 000 pistes pour 162 millions de dollars de pertes identifiées. L’Opération Lighthouse applique la même mécanique à un objet autrement plus sombre et double le compteur.

Retenons toutefois, qu’une piste n’est pas une arrestation. C’est une adresse rattachée à un compte identifié, avec un historique de paiements horodatés : un dossier prêt à atterrir sur le bureau d’un procureur. La transformation en poursuites dépend ensuite des juridictions nationales, de la prescription et des éléments complémentaires réunis hors chaîne.

Les cryptomonnaies, les meilleurs balances face aux criminels

La démonstration date de 2019, avec le démantèlement de Welcome To Video, la plus grande place de marché pédocriminelle du dark web à l’époque. Le site, opéré depuis la Corée du Sud, facturait ses téléchargements en bitcoin. En remontant les paiements, les enquêteurs américains, britanniques et sud-coréens ont abouti à 337 interpellations dans 38 pays et au sauvetage de 23 mineurs, selon le ministère américain de la Justice.

« Grâce au traçage sophistiqué des transactions en bitcoin, les agents spéciaux de l’IRS-CI ont pu déterminer l’emplacement du serveur du dark web, identifier l’administrateur du site et finalement localiser physiquement le serveur en Corée du Sud. »

Don Fort, alors chef de la division des enquêtes criminelles de l’IRS (IRS-CI)

Depuis, les vendeurs ont adapté leurs méthodes : montants fractionnés, passage par des mixers, bascule vers des cryptomonnaies à confidentialité renforcée comme monero. Aucune de ces parades ne règle le problème de fond. À un moment ou à un autre, il faut convertir les fonds en monnaie fiduciaire, et ce point de sortie reste, dans l’immense majorité des cas, une plateforme d’échange soumise à des obligations de vérification d’identité.

Binance et Coinbase, du KYC au dossier judiciaire

La présence des deux plus grandes plateformes mondiales dans Lighthouse pèse lourd.

Binance a bâti depuis 2021 une équipe d’investigation composée d’anciens agents fédéraux américains, notamment issus de l’IRS-CI et du FBI. « La transparence inhérente à la blockchain rend difficile pour les criminels de se cacher longtemps tout en exploitant leurs victimes », a résumé Gavin Sather, responsable du programme anti-exploitation sexuelle des mineurs chez Binance. Coinbase, de son côté, publie régulièrement le décompte de ses demandes judiciaires reçues.

Une adresse pseudonyme devient ainsi un nom, une adresse IP et un relevé complet, ce qu’aucune enquête sur des paiements en espèces ne peut égaler. Les paiements effectués il y a huit ans restent lisibles aujourd’hui, sans qu’aucun intermédiaire n’ait eu à en conserver la trace exprès. Des affaires classées faute d’éléments peuvent ainsi être rouvertes, et les 14 000 pistes de Lighthouse rejoindront une base qui, elle, ne s’efface pas.

Utilisée par des millions d’utilisateurs dans le monde, Coinbase est la plateforme la plus fiable pour acheter et vendre des cryptomonnaies. Recevez 15€ en Bitcoin dès votre premier trade en créant un compte sur Coinbase via notre lien.
<strong>Commencer avec Coinbase</strong>
Commencer avec Coinbase
Lien commercial

L’article Opération Lighthouse : 14 000 pistes livrées aux enquêteurs contre les réseaux pédocriminels est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Ils croyaient parler à Apple : 195 000 $ en cryptos évaporés à Singapour

Une fenêtre surgissante, un appel, et le wallet se vide. La Singapore Police Force a diffusé une alerte publique visant une arnaque qui usurpe l’identité d’Apple pour siphonner des cryptomonnaies. Au moins cinq victimes recensées, plus de 195 000 dollars singapouriens partis en fumée (près de 130 000 euros), et un mode opératoire qui ne réclame aucune prouesse technique : une notification bien placée, une voix rassurante au téléphone, un code à six chiffres arraché au bon moment.

Le communiqué de la police singapourienne cite deux noms de domaine employés par les escrocs, « chat-apple.com » et « case-apple.com », ainsi qu’un indicatif téléphonique récurrent : « +1 », celui de l’Amérique du Nord.

Points clés

  • Au moins cinq victimes à Singapour et plus de 195 000 dollars singapouriens en cryptos dérobés via une usurpation du support Apple
  • Le scénario combine fausse notification de sécurité, appel depuis un indicatif « +1 » et faux sites « chat-apple.com » et « case-apple.com »
  • L’Apple ID compromis donne accès au trousseau iCloud et aux notes, où beaucoup stockent imprudemment leur seed phrase
  • Passkeys, liste blanche d’adresses de retrait et stockage hors ligne des clés coupent la chaîne avant le virement
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
<strong>Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez</strong>
Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez
Lien commercial

Une notification, un appel et la mécanique se referme

Tout démarre par une alerte inattendue sur l’appareil Apple de la victime : des tentatives d’accès non autorisées auraient visé son compte, il faut changer le mot de passe de son Apple ID sans tarder. Quelques instants plus tard, le téléphone sonne. Au bout du fil, un prétendu technicien du support Apple confirme la mauvaise nouvelle et prend les commandes de la conversation.

La victime est alors dirigée vers l’un des faux sites d’assistance, où on lui demande ses identifiants Apple, ceux de son compte crypto, puis les fameux OTP (One-Time Passwords, ces codes à usage unique censés valider chaque opération sensible). Avec ce trousseau complet, les escrocs se connectent aux comptes de trading ou aux wallets liés et transfèrent les fonds en quelques minutes. La plupart des victimes n’ont compris ce qui venait de se passer qu’en découvrant l’historique des transactions sortantes.

Le détail de l’indicatif « +1 » n’est pas anodin. À Singapour, tous les appels entrants depuis l’étranger sont signalés par un « + » affiché devant le numéro, une mesure imposée aux opérateurs précisément pour désamorcer ce type d’usurpation. Un garde-fou qui pèse peu quand l’écran vient d’afficher une alerte de sécurité et que l’interlocuteur parle le langage du support technique.

« Apple ne vous demandera jamais de communiquer votre mot de passe Apple ID, vos codes à usage unique ou tout autre identifiant de connexion via des appels téléphoniques non sollicités, des fenêtres surgissantes ou des liens. Ne divulguez jamais ces informations à quiconque. »

Département des affaires publiques, Singapore Police Force – Source

L’Apple ID, ce passe-partout que les escrocs convoitent

Aucune ligne de code de la blockchain n’a été forcée dans cette affaire. Les attaquants visent l’échelon d’avant : le compte utilisateur et son propriétaire. Un Apple ID compromis ouvre l’accès au trousseau iCloud, aux notes synchronisées et à la photothèque. Or c’est exactement là que beaucoup d’investisseurs rangent, par confort, une capture d’écran de leur seed phrase ou une note contenant leurs douze mots. Une fois l’identifiant Apple tombé, le wallet suit sans résistance.

Reste la couche OTP, dernier verrou avant le retrait. Elle ne cède pas à une attaque informatique, mais à une conversation téléphonique bien menée : la victime dicte elle-même le code qui autorise le virement. Et contrairement à une fraude à la carte bancaire, aucune procédure de rétrofacturation ne viendra rattraper l’erreur. Un transfert confirmé on-chain est définitif, ce qui fait de ces comptes une cible autrement plus rentable qu’un compte courant.

Singapour n’en est pas à sa première alerte. La cité-État avait recensé plus de 51 000 cas d’escroquerie sur la seule année 2024, pour environ 1,1 milliard de dollars singapouriens dérobés, un record. Le Parlement y a répondu avec le Protection from Scams Act, qui autorise la police à geler temporairement les opérations bancaires d’une personne jugée sous emprise. Un outil efficace face à un virement bancaire, nettement moins face à un retrait crypto exécuté depuis une plateforme domiciliée à l’autre bout du monde.

ADD, CHECK, TELL : Les recommandations de la police

La police singapourienne décline ses recommandations en trois temps, résumés par l’acronyme ACT :

  • ADD : installer l’application gouvernementale ScamShield pour bloquer les appels frauduleux, activer l’authentification à deux facteurs sur l’Apple ID et sur tous les comptes crypto, plafonner les montants de transaction quand l’option existe.
  • CHECK : vérifier la légitimité de tout appel, fenêtre surgissante ou lien auprès des canaux officiels d’Apple, et contrôler l’activité de son wallet via l’application du prestataire, jamais via un lien reçu.
  • TELL : prévenir son fournisseur de services crypto, ses proches et la police, via la ligne 1800-255-0000 ou le portail iWitness.

Quelques réglages supplémentaires ferment la porte encore plus tôt. Remplacer l’OTP par SMS par une clé d’accès (passkey) ou une clé de sécurité physique retire aux escrocs l’objet même de leur appel, puisqu’il n’y a plus de code à dicter. Activer la liste blanche d’adresses de retrait sur son exchange, avec le délai de carence de 24 à 48 heures appliqué après tout ajout ou toute connexion depuis un nouvel appareil, laisse le temps de réagir. Et une seed phrase n’a rien à faire dans un cloud, une note ou une photo : sa place reste un support hors ligne, idéalement un hardware wallet.

Un point de repère suffit souvent à tout arrêter : l’assistance Apple ne vit que sur apple.com et support.apple.com, et elle n’appelle jamais la première pour réclamer un identifiant. « chat-apple.com » et « case-apple.com » n’ont jamais appartenu à la firme de Cupertino. En cas de doute, la ligne ScamShield 1799 répond 24 heures sur 24, et le portail scamshield.gov.sg recense les variantes en circulation.

Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
<strong>Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez</strong>
Créez votre compte Bybit et obtenez 60€ en BTC dès vos premiers 100€ d'actifs déposés+ 50€ par ami que vous parrainez
Lien commercial

L’article Ils croyaient parler à Apple : 195 000 $ en cryptos évaporés à Singapour est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌