En perçant dans les années 1930 une route vers les gisements d’or de la Kolyma, les Soviétiques ont littéralement bâti une chaussée sur les corps de ceux qui la construisaient
En 1932, Staline ordonne le percement d'une route de 2031 kilomètres à travers l'Extrême-Orient sibérien pour accéder aux gisements d'or enfouis sous le permafrost. Cette autoroute, édifiée par des prisonniers du Goulag dans des conditions extrêmes, devint le tombeau de dizaines de milliers d'hommes, dont les corps furent littéralement intégrés aux fondations de la chaussée.
En 1931, Staline lance un chantier pharaonique : relier la mer Blanche à la Baltique en moins de deux ans. Malgré une prouesse technique impressionnante, le canal sera si peu profond qu'il restera inutile pour la flotte de guerre soviétique, révélant les absurdités du système stalinien.
En 1931, Staline rase la cathédrale du Christ-Sauveur pour ériger un gratte-ciel de 415 mètres censé dominer Moscou. Les fondations sont creusées, dix étages de structure métallique surgissent... puis tout s'arrête. Découvrez le destin extraordinaire de ce projet architectural colossal englouti par l'Histoire.
Entre 1931 et 1933, l'URSS a creusé le Belomorkanal, un canal de 227 kilomètres reliant la mer Blanche à la Baltique. Malgré un coût humain colossal et une prouesse technique impressionnante, ce qui devait révolutionner le transport maritime soviétique s'est transformé en impasse nautique. Une seule décision administrative, prise sous la pression politique de Staline, a suffi à transformer ce chantier pharaonique en monument à l'inutilité.
En 1950, l'URSS lance sous Staline le plus grand chantier ferroviaire jamais entrepris : un tunnel de 10 km sous le détroit de Nevelskoï pour relier Sakhaline au continent. Mais en 1953, tout s'arrête brutalement. Pas à cause de la roche ou du froid sibérien, mais parce qu'un homme meurt à Moscou.