La France a en Savoie un village noyé en 1952 : ce qui le fait ressortir de l’eau n’est ni la sécheresse ni la fonte des neiges
Sous le lac du Chevril en Savoie repose depuis 1952 le vieux Tignes, un village entier sacrifié à l'hydroélectricité d'après-guerre. Régulièrement, des opérations de maintenance font réapparaître ses ruines, offrant aux visiteurs une plongée dans une capsule temporelle figée il y a plus de 70 ans.
En 1952, le village de Tignes a été volontairement inondé pour construire un barrage hydroélectrique. Tous les dix ans, lors des vidanges d'inspection, ses ruines ressurgissent brièvement des eaux, offrant à des milliers de visiteurs une fenêtre sur un passé englouti. Mais cette apparition pourrait bien être la dernière.
En 1952, un village savoyard entier a été sacrifié sur l'autel de la reconstruction nationale. Englouti sous le lac du Chevril, le vieux Tignes avec ses 150 maisons et son église baroque refuse de disparaître : à chaque vidange décennale, ses murs couverts de vase ressurgissent à l'air libre, conviant des milliers de visiteurs à fouler les rues de leurs ancêtres.
En 1952, le village savoyard de Tignes a été englouti sous 235 millions de mètres cubes d'eau pour la construction d'un barrage hydroélectrique. Malgré les vidanges décennales qui font ressurgir ses ruines, cette histoire de progrès et de sacrifice reste peu connue.
En 1952, le village de Tignes a été noyé sous les eaux du lac du Chevril pour permettre la construction d'un barrage hydroélectrique. Soixante-dix ans plus tard, ses ruines ressurgissent périodiquement, révélant une église et des murs de pierre remarquablement préservés sous 180 mètres d'eau.