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OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main

OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.

Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.

Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).

Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !

Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.

Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.

Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.

Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !

Le port USB de votre TV est bien plus utile que vous l’imaginez : voici 6 façons de s’en servir intelligemment

Vous l’avez certainement déjà remarqué en branchant votre télévision : ce petit port USB sur le côté ou à l'arrière (il y en a même parfois plusieurs). La plupart du temps, on l'ignore complètement ou on se contente d'y brancher une clé pour regarder des images ou des vidéos. Mais ce petit port très discret offre bien plus de possibilités qu'on ne l'imagine.

uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande

Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

Phantomdrive - La clé USB déverrouillée par un fichier texte

Ryan Walker, le gars derrière Rootkit Labs, vient de sortir un truc que je trouve super malin. C'est une clé USB, baptisée Phantomdrive, qui se déverrouille en écrivant dans un simple fichier texte stocké dessus. Vous la branchez, vous ouvrez un bloc-notes, vous tapez password:votremotdepasse dans un fichier que vous enregistrez à la racine, et hop, une partition cachée apparaît.

Et y'a pas de logiciel pour faire tourner ça ! Au branchement, votre système voit une clé de 8 Go tout ce qu'il y a de plus banale, et il est incapable de deviner qu'il existe le moindre octet au-delà. Le firmware, lui, n'a aucune notion de système de fichiers, et se contente d'intercepter les commandes USB brutes (les WRITE10 et READ10 que votre ordi envoie pour lire et écrire des blocs) et de les traduire pour la carte SD planquée à l'intérieur.

Et quand il repère le motif password: qui passe, il dérive alors une clé, démonte la partition visible et remonte la seconde, chiffrée en AES-256, le tout en trois secondes chrono.

L'idée derrière ce bricolage, c'est le modèle de menace que ça vient contrer. Par exemple, un volume caché VeraCrypt vous sauve si on vous force à donner votre mot de passe, car vous pouvez mettre en place 2 niveaux de mot de passe. Le premier est un leurre qui ne révèle pas grand-chose et le second ouvre la vraie partition avec tous vos secrets. Mais bon, tout le monde connaît le truc et le simple fait d'avoir un conteneur chiffré sur vous suffit à vous faire passer pour un suspect. Phantomdrive répond donc à ça, puisque rien n'est détectable donc il n'y a rien à vous reprocher... Exactement ce qui se joue aux frontières, où les appareils se font fouiller sans se gêner .

Évidemment, cette invisibilité tient uniquement face à une inspection logicielle, et pas face à un labo qui démonterait la clé. Ryan le reconnaît lui-même, on peut retrouver la carte SD en cassant le boîtier, même s'il l'a noyée dans l'époxy et que la partition cachée, elle, restera chiffrée quoiqu'il arrive.

Sauf que si on dessoude la puce et qu'on lit la mémoire brute, on tombera forcément sur bien plus que les 8 Go annoncés, à cause de ce gros bloc de données illisibles qui trahit l'existence de la partition cachée. La déniabilité joue donc contre un contrôle "pressé" mais pas contre un forensique très motivé. Autre limite rigolote, si vos vraies données contiennent par hasard la chaîne password:, la clé peut alors se déverrouiller toute seule au mauvais moment.

Et surtout, le projet n'a pas été audité. C'est du hardware expérimental fait par une seule personne, sous licence MIT certes, mais pas un coffre-fort certifié. C'est rigolo pour bidouiller, mais pas encore pour lui confier de vrais secrets.

Côté matos, Ryan a utilisé une puce que je ne connaissais pas, la CH569, qui embarque de l'USB3 et un bloc de chiffrement AES matériel. Les débits restent modestes mais suffisants pour de l'usage courant, autour de 9 Mo/s en écriture et 20 Mo/s en lecture. Sachez aussi que s'il est parti sur une carte SD plutôt que de l'eMMC, c'est parce que cette dernière est devenue hors de prix à cause de la flambée des mémoires dopées par l'IA.

Hé oui, même les bidouilleurs hardware se prennent la bulle de l'IA dans les pattes. Voilà, tout est sur GitHub , électronique, mécanique et firmware compris, avec une page de précommande si vous préférez ne pas sortir le fer à souder.

Source : Rootkit Labs

Samsung met en ligne le logiciel Magician 9.0.1

Après la version 9.0 en fin d'année 2025 qui apportait une nouvelle interface graphique avec des widgets, Samsung nous propose la mise à jour 9.0.1 du logiciel Magician pour la maintenance des SSD NVMe et SATA de la marque. Hélas, cette version 9.0.1.950 ne s'accompagne pour le moment pas de note...

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