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Logitech MX Keypad, un pavé de touches physique pour dompter les agents IA

Le codage assisté par IA a beau promettre des gains de productivité, il impose aussi de naviguer en permanence entre agents, IDE et fenêtres de prompts. C’est précisément ce va-et-vient que Logitech entend réduire avec le MX Keypad, annoncé le 8 septembre 2026 et présenté comme le premier centre de contrôle IA de la gamme MX. L’objet prend la forme d’un pavé de touches physiques dédié au codage multi-applications et multi-agents pour l’intelligence artificielle.

Concrètement, chaque touche peut être configurée pour piloter une ou plusieurs applications et agents. Le périphérique fonctionne avec GitHub Copilot, Claude Code, VS Code et IntelliJ IDEA, et permet d’exécuter des macros de prompts, de lancer des refactorisations de code ou des commandes sans quitter son environnement de travail. Logitech précise que le produit a été façonné à partir des retours des communautés GitHub et de son programme MX Collective, autrement dit conçu pour les développeurs à partir de ce que réclament les développeurs.

Un partenariat étroit avec Microsoft GitHub

Le MX Keypad n’est pas un simple accessoire compatible avec l’écosystème GitHub, il est développé en partenariat stratégique avec Microsoft GitHub. L’intégration est native dès le lancement, notamment avec VS Code et l’application GitHub Copilot, et Logitech promet un déploiement continu vers d’autres outils par la suite.

Cerise sur le gâteau, chaque exemplaire s’accompagne de trois mois d’abonnement offerts à GitHub Copilot Pro+, activables via l’application Logi Options+, aussi bien pour les nouveaux utilisateurs que pour les abonnés existants.

« Les grands outils de développement savent se faire oublier », estime Martin Woodward, vice-président des relations développeurs chez GitHub. « Le MX Keypad intègre l’utilisation de GitHub Copilot de manière fluide et naturelle dans le flux de travail, afin que les développeurs passent moins de temps à naviguer entre les outils et plus de temps à créer. »

Un SDK pensé pour être exploité… par les IA elles-mêmes

Au-delà des intégrations officielles, Logitech mise sur la personnalisation via son SDK Logi Actions, qui permet aux ingénieurs logiciels de créer leurs propres outils. Détail amusant, sa documentation est optimisée pour l’IA, de sorte que les agents de codage peuvent eux-mêmes générer des intégrations sur mesure à partir du SDK. De quoi transformer, selon le constructeur, ce paramétrage en projet d’une simple après-midi.

La communauté n’a d’ailleurs pas attendu la sortie du produit. Des plugins pour Claude Code et OpenAI Codex sont déjà publiés sur le Logi Marketplace. Ils offrent un suivi en temps réel du statut des agents ainsi qu’un contrôle en ligne de commande directement depuis les touches physiques du pavé.

Signalons enfin que Logitech soigne le volet environnemental. Le MX Keypad intègre du plastique recyclé post-consommation certifié, à hauteur de 64 % pour le modèle Graphite et de 49 % pour le modèle Gris Pâle, tandis que l’emballage est en papier issu de forêts certifiées FSC et d’autres sources contrôlées.

Le MX Keypad est disponible en deux coloris, Graphite et Gris Pâle, au prix conseillé de 99,99 €.

Razer brise le plafond de verre des claviers low-profile pour l’esport

Razer, équipementier leader de périphériques conçus pour l’esport, vient de franchir une étape stratégique en introduisant son premier clavier optique analogique au format plat (low-profile). En ciblant directement la scène esport, la marque s’attaque à un segment dans lequel chaque milliseconde de latence peut décider d’une victoire ou d’une défaite, tout en répondant à une demande croissante pour des dispositifs plus compacts et ergonomiques.

Une prouesse technique pour la performance pure

Le Razer Huntsman V3 Pro TKL Low-Profile 8 KHz s’appuie sur des switchs optiques analogiques de pointe. Contrairement aux mécanismes classiques, ces switchs utilisent des faisceaux lumineux pour détecter la position précise de la touche. Cette technologie permet une course d’activation réglable, allant de 0,1 mm à 2,8 mm, et offre une latence moyenne de 0,39 ms – un chiffre que Razer affirme dans son communiqué de presse être « supérieur de 52 % au modèle concurrent le plus performant ».

Ce nouveau lancement vise à capturer le marché des joueurs et joueuses pro, qui rechignaient autrefois à utiliser des claviers low-profile jugés trop lents. La marque mise sur un arsenal de fonctionnalités avancées : le mode Rapid Trigger pour des réinitialisations dynamiques, le Snap Flex pour exécuter des combinaisons complexes, ou encore le Dual-Keypress Priority pour garantir que les mouvements prioritaires ne soient jamais interrompus par des activations accidentelles.

Un changement palpable et concret dans le confort de jeu. Avec une hauteur de seulement 19,5 mm à l’avant, le clavier permet une position plus naturelle des poignets, réduisant la fatigue lors des sessions prolongées. Cependant, cette performance chirurgicale a un prix : à 259,99 €, ce modèle se positionne parmi les plus onéreux du marché, s’adressant à une niche de puristes prêts à payer pour l’excellence technique.

Le matériel esport s’affine et réduit les compromis

Avec ce nouveau produit premium, Razer cherche à réduire les frictions et à proposer aux joueurs et joueuses un produit susceptible de gommer les compromis. Jusqu’à présent, les claviers à profil bas étaient souvent perçus comme des alternatives sacrifiant la réactivité à la mobilité.

En intégrant des technologies comme l’HyperPolling à 8 000 Hz et le contrôle avancé des activations, Razer repositionne le format low-profile comme un outil de compétition sérieux, et non plus comme une simple variante de bureau.

Cette évolution technique fait écho aux tendances actuelles du hardware gaming : une course vers la latence minimale et la personnalisation logicielle de l’expérience. Un clavier qui s’associerait d’ailleurs parfaitement à la souris Razer Viper V4 Pro lancée plus tôt cette année.

Test de la Logitech G305 X Superlight : régime minceur pour l’iconique souris

Il y a des formes qui traversent les années sans prendre une ride. Celle de la souris gamer G305, lancé en 2018, en fait partie. Sa silhouette symétrique a séduit une génération entière de joueurs, à tel point que Logitech G a mis huit ans avant d’oser y retoucher. Le constructeur suisse a fini par remettre l’ouvrage sur le métier avec le G305 X Superlight. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise à jour ne se contente pas d’un coup de peinture. Le poids fond ainsi de 40 %, le vieillissant capteur Hero 12K cède sa place au Hero 44K, tandis que la pile AA disparaît au profit d’une batterie rechargeable en USB-C.

Sur le papier, la fiche technique a clairement de quoi rassurer les fidèles. D’autant qu’on retrouve par ailleurs la forme et les dimensions exactes de l’original (117,3×63,9×38,2 mm), six boutons programmables plus une molette, trois modes de connexion (2,4 GHz LIGHTSPEED, Bluetooth et filaire USB-C), une mémoire embarquée de cinq profils et une coque désormais fabriquée à plus de 50 % de plastique recyclé post-consommation.
Deux coloris (noir et blanc) sont proposés au lancement.

Design et ergonomie

Ne cherchez pas de nouveauté marquante dans la prise en main, il n’y en a pas. Logitech a conservé au millimètre près la coque symétrique de 2018, un choix assumé qui évitera aux habitués toute période de réadaptation. La vraie nouveauté se ressent plutôt qu’elle ne se voit. En abandonnant la pile AA pour une batterie interne, la souris passe de 99 à 59 grammes.

Esthétiquement, le G305 X emprunte quelques codes à la gamme G502 X, notamment ce plastique semi-transparent logé sous le bouton DPI. Une discrète bande lumineuse RGB LIGHTSYNC fait son apparition au-dessus de la molette, absente de l’original, et change de couleur au gré des préréglages de sensibilité. Rien de tapageur donc, et c’est tant mieux.

On apprécie particulièrement l’attention portée à la réparabilité. Les vis de démontage se révèlent être de simples cruciformes Phillips, parfaitement visibles sous la souris. Il n’est donc pas nécessaire de sacrifier les patins pour y accéder. La documentation fournie mentionne même explicitement la possibilité de remplacer la batterie interne. À une époque où la plupart des périphériques sans fil finissent à la benne dès que l’accu rend l’âme, ce genre de détail mérite d’être salué.

Un bémol tout de même du côté de la glisse. Les patins PTFE ont été redessinés, et combinés au poids plume de l’ensemble, ils promettent des déplacements plus fluides que sur l’original. Dans les faits, sur certains tapis en tissu, ils ont tendance à accrocher légèrement et à produire un grattement audible. Rien de rédhibitoire, mais sur une souris qui porte « Superlight » dans son nom, on s’attendait à une glisse irréprochable en toute circonstance.

Capteur et performances

C’est ici que le fossé avec le modèle de 2018 se creuse vraiment. Le capteur Hero 44K grimpe à 44 000 DPI de résolution maximale, contre 12 000 pour son prédécesseur, et la vitesse de suivi atteint 678 IPS. L’accélération maximale, elle, reste inchangée à 40 G. Dans les faits, personne ne jouera sans doute à 44 000 DPI, mais cette marge est la garantie d’un capteur qui ne bronchera pas, même dans les mouvements les plus brusques.

Les interrupteurs principaux sont des Omron mécaniques, donnés pour une endurance doublée par rapport à ceux de l’original sous les clics gauche et droit. La molette troque de son côté l’encodeur TTC Silver d’origine contre un modèle Kailh.

Reste le seul point qui fâche, et il concerne le taux de rapport. Sorti de la boîte, le G305 X fonctionne à 1 000 Hz, soit un standard tout à fait honorable pour l’immense majorité des usages. Mais pour débloquer les 8 000 Hz dont la souris est techniquement capable, il faudra passer à la caisse une seconde fois pour se procurer le récepteur PRO Wireless nécessaire, vendu séparément.

Connectivité et autonomie

L’original était monomaniaque, uniquement utilisable grâce à son récepteur LIGHTSPEED propriétaire, sans Bluetooth ni mode filaire. Le G305 X corrige le tir avec brio puisqu’il propose trois modes de connexion. Le 2,4 GHz LIGHTSPEED reste évidemment la voie royale pour le jeu, quand le Bluetooth permet de basculer sur un ordinateur portable ou une tablette.

On apprécie d’ailleurs tout particulièrement l’emplacement du récepteur LIGHTSPEED, qui se niche dans la souris elle-même lorsque vous ne l’utilisez pas.

Enfin, le port USB-C autorise une utilisation filaire. Un câble USB-A vers USB-C de 1,8 mètre est d’ailleurs fourni. On profite donc d’une polyvalence qui manquait cruellement à son aîné.

Côté endurance, Logitech annonce 130 heures en mode 2,4 GHz, sans toutefois détailler les conditions de cette mesure, notamment l’état de l’éclairage RGB. Le constructeur promet également une charge rapide efficace : deux minutes branchée suffiraient à récupérer jusqu’à 3,5 heures d’utilisation. Des chiffres alléchants sur le papier, qui ne sont pas pris en défaut à l’usage. Nous n’avons certes pas été en mesure d’évaluer une charge complète. Toutefois, la charge rapide se révèle très pratique puisque, même si vous avez oublié de recharger la souris, une dizaine de minutes suffisent largement pour une journée entière de gaming intense.

Signalons aussi que la souris gère intelligemment sa consommation. Après cinq minutes d’inactivité, elle coupe l’éclairage et bascule en veille, avec un réveil instantané dès qu’on la bouge.

Logiciel et personnalisation

Comme l’ensemble de la gamme gaming du constructeur, le G305 X se pilote depuis G HUB, l’application de Logitech. On y configure les six boutons programmables, les paliers de DPI et l’éclairage LIGHTSYNC. La mémoire embarquée stocke cinq profils, de quoi transporter ses réglages d’une machine à l’autre sans avoir à réinstaller quoi que ce soit. Il s’agit d’un vrai confort pour qui joue sur plusieurs postes ou chez des amis.

Corsair mise sur le gaming accessible avec une nouvelle gamme à petit prix

Le géant du périphérique gaming s’attaque à un segment stratégique : celui des utilisateurs hybrides, qui jouent et travaillent sur une seule et même machine. Entre les joueurs débutants et les professionnels de l’esport, Corsair propose une vaste ligne de produits qui privilégie la robustesse et la polyvalence sans sacrifier les fonctionnalités essentielles de la marque. Aujourd’hui, la marque américaine lève le voile sur le Skiff 100 Plus et la Harpoon V2 Wireless pour s’équiper sans se ruiner.

Deux nouveaux périphériques à l’équilibre

Les deux têtes d’affiche de cette nouvelle série sont les claviers Skiff 100 (incluant la version PLUS) et la souris Harpoon v2 Wireless. L’objectif est limpide : offrir l’expérience Corsair aux budgets les plus modestes ou aux usages moins spécialisés.

Les claviers Skiff 100 se distinguent par leur technologie à membrane, choisie spécifiquement pour son silence et sa réactivité, ce qui les rend parfaits pour les environnements partagés comme les bureaux ou les salons. La grande nouveauté est leur certification IP53, une protection contre la poussière et les projections d’eau qui offre une tranquillité d’esprit bienvenue pour les utilisateurs et utilisatrices maladroit·es. La version « PLUS » se différencie par l’ajout de six touches G programmables, permettant un accès rapide aux macros et divers raccourcis.

La souris Harpoon v2 Wireless, quant à elle, mise sur l’ergonomie avec sa forme asymétrique et son repose-pouce intégré pour limiter la fatigue lors de longues sessions. Équipée d’un capteur MARKSMAN 26K et d’une connectivité tri-mode (Bluetooth, 2.4 GHz, filaire), elle affiche une autonomie remarquable, pouvant atteindre 210 heures, annonce la marque.

Enfin, Corsair simplifie l’expérience utilisateur avec le Corsair Web Hub. En permettant la configuration des périphériques directement via un navigateur web, la marque élimine la nécessité d’installer des logiciels lourds, une approche qui séduira les personnes souhaitant conserver une installation propre sur leur ordinateur.


Une stratégie de segmentation face à un marché saturé

Ces nouveaux produits viennent compléter une large gamme premium lancée pour 2026, comprenant des références comme le Galleon 100 SD ou le Vanguard Air 99 Wireless. En proposant des produits plus accessibles, Corsair cherche à occuper une place spécifique sur un marché excessivement fragmenté.

Cette stratégie permet de capter une clientèle qui souhaite bénéficier de la fiabilité d’une grande marque tout en s’inscrivant dans une démarche de « gaming au quotidien ». C’est un segment où la polyvalence (notamment le passage du clavier au télétravail) devient un critère capital.

Les Corsair Skiff 100, Skiff 100 Plus et la souris Harpoon V2 Wireless seront commercialisés le 10 août prochain, pour 59,99€, 69,99€ et 69,99€.

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