Depuis janvier, l’eau du robinet est analysée pour 20 molécules qu’on n’y cherchait pas, et des communes ont découvert qu’elles dépassaient la limite
Depuis janvier 2026, la France contrôle systématiquement 20 molécules PFAS dans l'eau du robinet, une obligation européenne qui révèle des contaminations préexistantes. Certaines communes autrefois conformes se retrouvent désormais en dépassement, non pas parce que l'eau s'est dégradée, mais parce que la surveillance s'est intensifiée. Ces polluants éternels, persistants et omniprésents, imposent des investissements coûteux en traitement. 
Un minuscule mollusque invasif, la moule quagga, recouvre le fond du Léman d'un tapis de 18 000 individus par mètre carré. Ses capacités de filtration extraordinaires rendent l'eau cristalline mais menacent l'approvisionnement en eau potable et bouleversent l'écosystème lacustre.
Alors que les flammes se sont éteintes dans les Landes et la Gironde, le vrai danger ne fait que commencer pour les gestionnaires d'eau potable. Les cendres et métaux lourds libérés par la combustion s'infiltrent lentement vers la nappe phréatique, la plus grande réserve d'eau douce du pays, menaçant l'approvisionnement pendant des années.
Pendant que les Français sont priés de réduire leur consommation d'eau en raison de la sécheresse, un litre sur cinq introduit dans le réseau de distribution disparaît dans le sol à cause de fuites ignorées. Ces pertes massives représentent 900 millions de mètres cubes par an, révélant une contradiction brutale entre les appels aux restrictions et le gaspillage institutionnel des infrastructures publiques.