La France a des stations de ski ouvertes dans les années 1960 et fermées depuis : ce qui empêche de démonter leurs remontées n’est ni la pente ni la rouille
Près de 180 stations de ski françaises ont fermé depuis les années 1960, laissant des pylônes rouillés dominer des pistes abandonnées. Le vrai obstacle au démantèlement n'est pas technique mais juridique et financier : aucune obligation légale n'existe pour les installations antérieures à 2017, et le coût du démantèlement dépasse les capacités budgétaires des petites communes.
Le col Sud de l'Everest, à 8 000 mètres d'altitude, accumule depuis des décennies des tonnes de déchets qu'aucune mesure financière ne parvient à faire redescendre. Le vrai problème n'est pas l'argent ou la volonté, mais la physiologie humaine confrontée à l'extrême altitude. 
La France compte 186 stations de ski fermées depuis 1951, dont une centaine toujours debout avec leurs pylônes rouillés. Ces micro-domaines, financés à l'époque par les collectivités locales, deviennent des fardeaux financiers sans responsable pour les démonter. Malgré des obstacles techniques surmontables, seule la volonté politique et le financement manquent pour nettoyer ces friches de montagne.
En juillet dernier, David Cifaldi, infirmier de 32 ans, a chuté sur Granite Peak et s'est accidentellement empalé avec son bâton de randonnée. Contre toute attente, son entraînement médical et une décision cruciale de ne pas retirer l'objet lui ont sauvé la vie. Après six heures et demie de descente avec le bâton toujours logé dans son flanc, il a survécu à ce qui aurait pu être fatal.
Le gypaète barbu, ce vautour de 3 mètres d'envergure, pratique une technique singulière : il monte à centaine de mètres et laisse tomber les os sur les rochers pour les briser. Disparu des Alpes à la fin du XIXe siècle après une chasse systématique, cet oiseau majestueux effectue un retour spectaculaire grâce à 40 ans de réintroduction.