Un éclat de peinture lancé à 28 000 km/h a fendu le hublot d’une navette, et il en tourne plus d’un million en orbite
Un minuscule fragment de peinture, lancé à 28 000 km/h, a suffi à endommager le hublot d'une navette spatiale. Plus d'un million d'objets de plus d'un centimètre circulent en orbite basse, chacun capable de causer des dégâts catastrophiques. Cette congestion orbitale s'auto-alimente : chaque collision crée de nouveaux débris dans un phénomène appelé syndrome de Kessler.
Dans les hangars poussiéreux du cosmodrome de Baïkonour dorment les navettes soviétiques du programme Bourane. Une seule d'entre elles a connu l'espace lors d'un vol automatique réussi en 1988, avant d'être écrasée par l'effondrement de son hangar en 2002. Les autres attendent toujours dans l'oubli.
En octobre 2012, la navette spatiale Endeavour a traversé les rues de Los Angeles sur 19 kilomètres à la vitesse d'un pas de marche. Cette opération logistique exceptionnelle a exigé l'abattage de 400 arbres pour laisser passer ses 24 mètres d'envergure, provoquant une polémique locale.
Bourane, le chef-d'œuvre de l'aéronautique soviétique, a réussi un exploit unique : un vol orbital sans pilote en 1988. Pourtant, cette navette de 105 tonnes n'a pas été vaincue par l'espace ou la technologie, mais par un simple défaut d'étanchéité de toiture qui a causé l'effondrement du hangar en 2002.
Le 15 novembre 1988, Bourane réalise un exploit technique unique : un vol orbital automatisé sans équipage. Mais quatorze ans plus tard, le 12 mai 2002, ce joyau de l'ingénierie soviétique sera écrasé par l'effondrement d'un hangar mal entretenu à Baïkonour, tuant huit ouvriers.
En 1988, la navette soviétique Bourane effectue un vol parfait et automatisé autour de la Terre. Treize ans plus tard, elle repose toujours dans un hangar de Baïkonour. Le 12 mai 2002, un dimanche pluvieux, le toit s'effondre et écrase définitivement ce chef-d'œuvre de l'ingénierie soviétique, tuant huit ouvriers.