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Tout l’internet d’un pays tient dans un câble gros comme un tuyau d’arrosage, et les chalutiers en coupent une centaine par an

Tout l'internet d'un pays tient dans un câble gros comme un tuyau d'arrosage, et les chalutiers en coupent une centaine pa...L'intégralité de l'internet intercontinental circule dans des câbles sous-marins à peine plus gros qu'un tuyau d'arrosage. Ces infrastructures critiques subissent régulièrement des avaries accidentelles causées par la pêche commerciale et les ancres de navires, obligeant des navires spécialisés à entreprendre des réparations longues et coûteuses.

Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Des nuages à l'horizon
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Les enchères pour la bande de fréquence des 2 GHz MSS, qui correspond à celles des services de satellites, attisent les appétits en Europe. Les licences expirent en effet l’année prochaine, et la Commission européenne a établi de nouvelles règles favorisant les acteurs régionaux. Un consortium composé des principaux opérateurs du vieux continent, dont Orange, pourrait ainsi voir le jour.

Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica auraient entamé des négociations pour mettre sur pied un consortium et participer aux enchères d’une partie des fréquences satellites en Europe, croit savoir Bloomberg. L’idée est d’exploiter la bande des 2 GHz MSS (Service Mobile par Satellite) pour proposer un service de téléphonie par satellite « direct-to-device ». À l’heure actuelle, Starlink fait partie des leaders sur ce marché, avec son service de messagerie texte et d’appels (dans les apps) par satellite.

Bruxelles réserve une partie de la bande

Les licences actuelles arrivent à expiration en mai 2027. Elles avaient été attribué en 2009 à Inmarsat qui a été racheté par Viasat, ainsi qu’à Solaris Mobile croqué par EchoStar. À cette occasion, la Commission européenne a adopté une proposition qui réserve deux des six blocs appariés de 5 MHz, soit un tiers de la bande, à un système sécurisé destiné en priorité aux communications gouvernementales, de sécurité et de défense. Ce morceau devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme de constellation de satellites IRIS².

Les deux autres tiers de la bande seront destinés à des usages commerciaux, avec une procédure spécifique pour les nouveaux entrants de l’Union et une autre ouverte aux entreprises établies dans l’UE ou dans des pays tiers.

Pour être considéré comme nouvel entrant européen, un candidat devra être établi dans un État membre, avoir sa direction exécutive dans l’Union et être contrôlé, directement ou indirectement, uniquement par l’Union, un ou plusieurs États membres ou des ressortissants d’États membres. Le consortium pourrait peser fort sur cette part réservée aux acteurs européens, tout en réduisant les risques d’une possible flambée des enchères.

Rappelons que le géant américain est déjà bien implanté sur le Vieux Continent, notamment via des accords avec Deutsche Telekom pour le direct to cell dans une dizaine de pays européens. De son côté, Vodafone s’est acoquiné avec AST SpaceMobile pour créer Satellite Connect Europe. Orange a aussi un partenaire américain pour son direct to device : Skylo, qui utilise des satellites de Viasat, EchoStar et Immarsat.

Starlink voit rouge

Cette procédure a fait l’objet d’un mémo au vitriol de Starlink partagé par Le Monde début juillet. Car il ne reste plus à l’entreprise américaine qu’un seul tiers de la bande européenne, et les enchères s’annoncent rudes face à Amazon Leo.

La filiale de SpaceX, qui compte 7,4 millions de clients en Europe, estime que la proposition de la Commission « augmente considérablement le risque que les Européens soient privés de services satellitaires critiques déjà en service en Europe ». Starlink espérait décrocher un bloc de 15 MHz, mais la réglementation européenne limite le tiers destiné aux opérateurs étrangers à 2 blocs de 5 MHz.

L’entreprise d’Elon Musk a bien évidemment frappé à la porte de la Maison-Blanche pour obtenir un coup de main de Donald Trump dans ce dossier. Mais pour Bruxelles, l’affaire semble entendue : pas question de laisser une grande partie de la bande aux mains d’un acteur américain dominant. Une source du Monde rappelle aussi que le marché américain de la communication par satellite sur la fréquence des 2 GHz est complètement fermé aux acteurs européens. Il faut dire aussi que personne n’arrive à la cheville de Starlink en matière de direct-to-device.

La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

Tetris plus fort que la haine
La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

La semaine dernière, la Maison-Blanche de Donald Trump mettait en ligne des jeux rétro à caractère xénophobe. Ces jeux sont des pastiches de titres connus, comme Flappy Bird, Snake, ou encore Tetris – ce dernier n’est pas resté longtemps : la Tetris Company en a obtenu le retrait.

Il est possible de creuser toujours plus profondément, comme le démontre très régulièrement la Maison-Blanche. Après le site web consacré aux performances de la police anti-immigration (ICE) reprenant les codes des séries TV X-Files ou Les Envahisseurs, l’administration Trump a mis en ligne le 4 septembre dernier une série de jeux pour navigateurs web.

La sélection, qui surfe sur la tendance du pixel art et du rétro, propose de récupérer de l’argent (et des bitcoins) pour garnir le compte épargne de ses enfants, supprimer des produits ultra-transformés de la cantine scolaire, ou encore prendre le contrôle d’un aigle volant au-dessus du National Mall de Washington avec un texte de loi entre les griffes (à la manière de Flappy Bird).

La Tetris Company en première ligne

On peut se demander ce que des jeux fabriquent sur le site officiel de la Maison-Blanche, mais passons. Ce qui est plus douteux, c’est que plusieurs d’entre eux ont des relents xénophobes : il y a un qui consiste à patrouiller le long du Rio Grande pour arrêter les migrants qui tenteraient de passer la frontière, le tout à la manière du Serpent (le fameux jeu du Nokia 3310).

Le site Arcade de la Maison-Blanche

L’autre jeu propose de construire un mur pour empêcher ces mêmes migrants de poser un pied aux États-Unis. Ici, la Maison-Blanche s’est fortement inspirée de Tetris, sauf que les tetrominos s’empilent sans disparaitre, même si on fait des lignes complètes. Le tout s’est accompagnée d’une communication tapageuse de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux, à grands renforts de copies de logos de jeux, d’éditeurs et de constructeurs de consoles repris à la sauce « MAGA ». Tout le monde y passe, de Sega à Nintendo, en passant par Pac-Man et Xbox.

Si aucune de ces entreprises n’a voulu réagir publiquement, la Tetris Company est montée au créneau. La société, détenue par Alexey Pajitnov et Henk Rogers, a clarifié qu’elle n’avait rien à voir avec le jeu de la Maison-Blanche « Build the Wall », qu’elle croit au « pouvoir du lien et au fait de rassembler les gens, pas de les diviser ». Et rappelle au passage qu’elle prend les infractions au copyright très sérieusement.

La menace a visiblement porté ses fruits : le site de la Maison-Blanche a discrètement retiré son vilain clone de Tetris. Les autres jeux sont toujours présents.

Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump utilise l’imagerie des jeux vidéo et des films à grand spectacle pour pousser sa réthorique anti-migrants ou faire la promotion de la guerre en Iran. En mars, le compte X de la Maison-Blanche avait partagé une vidéo combinant des extraits d’animes, de jeux et de films pour « célébrer » les bombardements de l’armée US en Iran.

Le clip a provoqué la colère de Steve Downes, la voix de Master Chief (le héros du jeu Halo), qu’on entend dans la vidéo en question. « J’exige que les producteurs de cette propagande guerrière répugnante et puérile retirent immédiatement ma voix », a-t-il exigé, sans réponse.

40 Go à l’étranger dans plus de 160 destinations : ce forfait à 15,99 € est taillé pour les voyageurs [Sponso]

Partir à l'étranger sans voir sa facture mobile s'envoler, c'est toute la promesse du forfait B&You 200 Go Voyage de Bouygues Telecom. À 15,99 euros par mois, sans engagement et en 5G, il embarque une réserve de data pensée pour ceux qui se déplacent souvent à l'étranger.
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Pourquoi les Français ne peuvent pas choisir leur box internet, alors que nos voisins européens le font

Brancher le routeur de son choix sur sa prise fibre est un droit en Allemagne depuis 2016, en Italie depuis 2018, aux Pays-Bas depuis 2022 et en Belgique depuis 2024. Le texte européen qui le fonde date de 2015. En France, le régulateur n'a jamais tranché, et la box reste ce que l'opérateur décide qu'elle est.
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DNSforge - Le DNS qui coupe la pub et le tracking

Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui.

En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est le DNS par défaut, avec blocage des pubs, blocage des trackers et blocage des malwares. Cela représente environ 1,4 million de noms de domaine.

De son côté, le mode Hard vise les mêmes catégories, mais avec des listes de blocage bien plus agressives, ce qui couvre environ 2,8 millions de noms de domaine et surtout, aucune exception n'est tolérée. Et cela même si cela nécessite de péter des bouts de Facebook.

Clean, quant à lui, c'est une version identique au mode normal qui bloque en plus le contenu adulte et les jeux d'argent, ainsi que le mode SafeSearch forcé sur les moteurs de recherche et sur YouTube. C'est pour ça qu'il couvre 8 millions de noms de domaine. Mais ça ne veut pas forcément dire que ça protège mieux que le mode Hard.

Quant au mode Blank, c'est un DNS qui n'est pas filtrant, il laisse tout passer.

Pour ces listes de blocage, DNS Forge se repose sur des listes tierces rafraîchies chaque nuit, notamment celles de hagezi ou d'oisd. Mais en cas de faux positif, rassurez-vous, vous pouvez toujours signaler ça sur le forum.

Après, comme tout ce qui est gratuit, il y a un petit plafond : DNSForge accepte 100 requêtes par tranche de 10 secondes. Et si vous dépassez ce chiffre, c'est que vous bombardez trop le résolveur, et votre adresse IP sera bannie durant 900 secondes. Voilà, ça représente un quart d'heure durant lequel vous n'avez plus accès à aucun site web. Mais bon, si ça vous arrive, il suffit de rebasculer sur un autre DNS et vous êtes tranquille.

Après 100 requêtes par tranche de 10 secondes, moi je trouve ça plutôt large pour un utilisateur seul, mais c'est vrai que si vous avez toute votre maison qui sort derrière une seule IP, que ce soit vos ordinateurs, vos téléviseurs, vos applications, vos robots, etc., on peut y être très, très vite...

Reste la question qui compte quand on confie son DNS à un inconnu : peut-on faire confiance à DNSForge ? Est-ce qu'ils conservent nos requêtes ? Eh bien, leur site dit que non : "keine Aufzeichnung von Zugriffen". À voir maintenant si c'est vrai et pour cela, il n'y a qu'une réquisition judiciaire qui saura nous le dire un jour.

Je note quand même qu'en mai 2026, un utilisateur a réclamé un rapport de transparence sur le forum et la réponse qu'il a obtenue, raconte que la police et le BKA (Office fédéral de la police criminelle) ont envoyé quelques demandes, et que DNSforge n'a rien pu leur remettre, faute d'adresses IP et de logs.

Et surtout, DNSForge indique qu'aucune requête n'est censurée... Je pense par exemple à quand les ayants droit commencent à s'exciter un petit peu trop. Maintenant, si la zone grise vous gêne, allez voir DNS4EU , le résolveur public européen. Là, c'est clean, garanti sans logs et respectueux du droit européen.

Pour tester ce DNS allemand sponsorisé par les dons, vous collez dnsforge.de dans le DNS privé d'Android, ou son adresse DoH dans Firefox, Chrome ou Edge . Sur iOS par contre, il faudra installer un profil de configuration, ce qui est un peu plus contraignant. Sinon, vous pouvez opter pour les bonnes vieilles adresses IPv6 ou IPv4 mais là, tout passera en clair.

Et si ça coince, vous remettez vos anciens DNS et on n'en parle plus.

Source : dnsforge.de

HortusFox - Le carnet de bord partagé de vos plantes

Je n'ai plus mes 5 hectares de jardin et de forêt, snif snif.... Maintenant c'est un immense jardin de 15 mètres carrés dans lequel je n'ai encore rien planté. Il y a des framboisiers, une pelouse en souffrance++ et deux ou trois trucs qui servent surtout de litière aux chats du quartier. Dans la maison, j'ai également deux spathiphyllums, ces fleurs de lune que tout le monde a chez soi, et une Monstera achetée chez Ikea.

Et je ne sais absolument pas m'en occuper. ^^

Alors quand je suis tombé sur HortusFox , j'ai regardé ça d'un autre œil que d'habitude. Il s'agit d'une application web que vous installez chez vous, qui est développée sous licence MIT depuis 2023 par un type tout seul, Daniel Brendel, qui va vous permettre de gérer toutes vos plantations et autres plantes vertes en intérieur.

Reste à comprendre ce que ça fait vraiment, parce que ce n'est pas ce à quoi on s'attend... Ça n'est pas vraiment un conseiller, ça ne va pas vous dire par exemple quand arroser votre Monstera, ni diagnostiquer une feuille jaune.

C'est simplement un carnet de bord, point. Vous déclarez vos lieux (le salon, la cuisine, la serre), vous y rattachez vos plantes avec leurs photos, vos notes et un journal, et vous créez des tâches dont c'est vous qui fixez l'intervalle. Le système vous rappelle alors ce que vous avez à faire selon l'échéance que vous avez décidée, et il garde la trace de ce que vous avez fait.

Dit comme ça, ça paraît maigre, sauf que quand vous êtes cinq à passer devant les mêmes pots de fleurs, c'est super pratique ! Est-ce que quelqu'un a arrosé pendant les vacances ? Est-ce que le petit s'est occupé de ses plantes carnivores ou pas ? Là, la réponse est dans le journal de la plante et pas dans la tête de X ou Y qui a mis son téléphone en mode avion.

C'est d'ailleurs ce qui fait sa différence. Plusieurs comptes partagent le même espace, avec les tâches en commun, un inventaire du matériel et même un chat de groupe pour se laisser des mots.

Plant-it , l'autre projet libre du genre, repose exactement sur la même philosophie. À la base, c'était également une application web, mais comme il y avait trop de bugs , l'auteur a préféré supprimer la version qu'il hébergeait. Et Plant-it est ainsi devenu une simple application Android. Adieu les versions web et la version iOS.

HortusFox, lui, a fait le chemin inverse et garde son serveur, mais du coup il n'a aucune application native en face : le dépôt Android du projet est archivé depuis 2024, ce qui fait que pour savoir ce qui se passe, vous devrez ouvrir la page web pour voir l'état de vos plantes. Je vous laisse deviner si mon fils va penser à ouvrir un onglet tout seul pour ses plantes carnivores... lol.

Ce n'est pas grave, je me suis acheté ces petites Oyas pour les plantes vertes (lien affilié), et ça fait super bien le taf pour garder la terre un petit peu humide en permanence.

Ça s'installe en Docker Compose avec une base MariaDB. Pas de SQLite, pas de PostgreSQL et n'attendez pas que ça change parce que ça demanderait trop de boulot à l'auteur... L'interface est également disponible en onze langues dont le français. Au niveau de la vie privée, il n'y a pas vraiment de télémétrie, il faut juste savoir que l'identification des photos passe par l'API de Pl@ntNet , qui est gratuite jusqu'à 500 identifications par jour, et la météo par OpenWeatherMap. Ces deux-là réclament donc vos propres clés, et vous n'êtes pas obligé de les activer. Les données botaniques, elles, viennent du GBIF sans rien demander.

Et si vous voulez juste identifier vos plantes sans monter un serveur, j'avais déjà parlé des applis qui font ça .

Un point quand même avant que vous ne lanciez le docker compose : Une XSS stockée a été remontée le 11 août 2026 dans la version 5.9, qui est la dernière en date. Cela veut dire que n'importe quel membre de votre espace HortusFox peut glisser du JavaScript persistant dans les notes d'une plante, qui s'exécutera ensuite chez tous ceux qui la consultent, admin compris ( CVE-2026-72559 ). Donc mettez bien cette application ailleurs que sur Internet et assurez-vous que votre grand-mère ou vos enfants ne sont pas des petits hackers en herbe.

Amusez-vous bien avec vos plantes vertes !

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153 millions de permis de conduire scannés en vente sur le darkweb

Des pirates ont mis en vente cette semaine, sur un site baptisé Nexus, les copies numériques de plus de 153 millions de permis de conduire américains et canadiens, plus de 10 millions de cartes d'identité, 3 millions de documents de voyage et de pièces étrangères, et près de 600 000 cartes médicales. Le site vit sur le darkweb, la partie d'internet où ce commerce se fait entre criminels, à l'abri des regards.

Pour chaque personne, le dossier contient jusqu'à six photos du permis, recto et verso, en lumière normale, en infrarouge et en ultraviolet, avec la date et l'heure de la prise de vue. Un acheteur tape un nom, obtient un aperçu en partie masqué, et paie. Le permis du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, était affiché à 100 dollars.

Brian Krebs, un journaliste américain spécialisé dans la cybercriminalité, a tapé son propre nom. Son permis y était, et la date de la photo correspondait au jour et à l'heure où il avait tendu sa carte au comptoir d'une agence Hertz, en juin 2025.

D'autres victimes ont fait le même rapprochement, entre la date de leur photo et une location chez Hertz ou un passage dans une boutique de cannabis légal à Las Vegas. À chaque fois, le permis avait été glissé dans un petit scanner posé sur le comptoir pour vérifier qu'il était authentique.

Ces scanners viendraient tous d'IDScan.net, une société de La Nouvelle-Orléans d'une centaine de salariés que Hertz, Target, FedEx, les casinos Caesars ou des centaines de boutiques de cannabis paient pour contrôler les pièces d'identité de leurs clients. Ses appareils photographient le permis en infrarouge et en ultraviolet pour repérer les faux, et c'est exactement ce jeu de six images qu'on retrouve dans chaque dossier vendu par Nexus.

Vous montrez votre permis pour louer une voiture, le boîtier le photographie sous trois lumières, et les images partent chez un sous-traitant dont vous n'avez jamais entendu parler. C'est infernal.

IDScan.net n'a rien dit sur le fond, se contentant de prévenir ses clients dans la nuit d'un possible incident de sécurité, alors que les pirates affirmaient aspirer ces images depuis plus d'un an et en ajoutaient près de 400 000 en 24 heures. Le FBI de La Nouvelle-Orléans a ouvert une enquête le 1er septembre.

Sauf que voilà, un mot de passe volé se change. Un scan de permis, non, et une photo de pièce d'identité sert couramment à ouvrir un crédit ou à passer les contrôles d'identité en ligne, jusqu'aux prestataires qui vérifient votre âge pour les sites pour adultes par chez nous par exemple.

Le soir même de l'ouverture de l'enquête, la page d'accueil de Nexus ne montrait plus qu'une ligne. Le service n'est plus disponible. Les images, elles, sont toujours quelque part.

Source : Apple Insider

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