Entre 1945 et 1983, le remembrement a effacé 835 000 kilomètres de haies et de talus en France : ce qui freinait l’eau sur ces terres n’était ni le fossé ni la pente
Entre 1945 et 1983, plus de 835 000 kilomètres de haies et talus ont disparu du paysage français, rayant l'ossature du bocage en moins de quarante ans. Ces chemins creux et talus, bien plus que de simples clôtures, formaient un système d'ingénierie paysanne sophistiqué régulant l'eau et le ruissellement. Leur destruction a entraîné une cascade de problèmes écologiques : érosion des sols, inondations et pollution des nappes.
Entre 1945 et 1985, la France a perdu 835 000 kilomètres de haies et de talus, rasés pour agrandir les champs. En supprimant ces barrières naturelles qui retenaient l'eau, les agriculteurs ont créé des conditions parfaites pour les inondations, la pollution des nappes phréatiques et l'érosion des sols.