Sous les champs irrigués du désert du Thar remonte depuis des décennies quelque chose que l’évaporation dépose en surface
Depuis 1958, le canal Indira Gandhi irrigue le désert du Thar, mais crée un fléau inattendu : la salinisation progressive des sols. L'eau qui devait apporter la fertilité remonte avec elle des sels minéraux qui, après évaporation, stérilisent les terres. Un paradoxe où l'abondance d'eau produit des zones marécageuses toxiques pour l'agriculture.
En détournant les rivières pour irriguer ses cultures, l'Iran a vidé le lac d'Ourmia en moins de 45 ans, exposant 8 milliards de tonnes de sel à l'air libre. Ce désert blanc devient maintenant une menace sanitaire majeure pour 7 millions de personnes, transportant ses poussières toxiques sur 370 miles.