En 1974, ce train français roulait déjà à 430 km/h, et aurait pu prendre la place du TGV

Le 5 mars 1974, dans la Beauce, un étrange véhicule file à plus de 430 km/h au-dessus des champs. Il n'a ni roues ni bogies, il ne repose même pas sur les rails : il glisse sur un coussin d'air, guidé par une voie en béton. À bord de cet engin futuriste, un pilote français pousse la machine jusqu'à une vitesse qui paraît alors totalement déraisonnable pour un moyen de transport terrestre.

En août 2016, un prototype de bus enjambeur chinois a fait sensation en roulant sur 300 mètres de rails à Qinhuangdao, les voitures passant dessous. Mais derrière cet effet visuel spectaculaire se cachait une réalité bien plus sombre : seulement 50 mètres parcourus et une arnaque financière impliquant 1,3 milliard de dollars.
Près de 840 000 personnes voyagent gratuitement ou presque sur les trains français grâce à un dispositif datant de 1938. La Cour des comptes évalue ce manque à gagner à 140 millions d'euros annuels, un coût invisible qui pèse sur les finances de la SNCF sans jamais apparaître au budget de l'État.
Entre 1968 et 1997, l'État français a acheté des centaines de parcelles le long d'un tracé fantôme de 229 kilomètres pour construire le canal Saône-Rhin, une autoroute fluviale destinée à rivaliser avec le canal Rhin-Main-Danube allemand. Après trois décennies d'expropriations et de gels fonciers, le gouvernement Jospin a enterré le projet par décret, laissant derrière lui une infrastructure inachevée et des territoires marqués par cette ambition jamais concrétisée.
Depuis 2016, le tunnel de base du Saint-Gothard, plus long tunnel ferroviaire du monde, devait réduire drastiquement le trafic routier transalpin. Pourtant, en 2024, 960 000 camions empruntent encore les routes alpines, loin des 650 000 visés par la loi suisse. Comment une infrastructure exceptionnelle, coûtée 12,2 milliards de francs suisses, échoue-t-elle à changer les habitudes du transport ?
Le 5 mars 1974, un engin futuriste sans roues établit un record mondial de vitesse à 430,4 km/h sur un viaduc entre Orléans et Artenay. Malgré ce triomphe technique, le projet est abandonné quatre mois plus tard, victime des crises politiques, économiques et énergétiques des années 1970.
Le 5 mars 1974, l'Aérotrain de Jean Bertin atteint 430,4 km/h sur coussin d'air, établissant un record mondial inégalé. Pourtant, seulement 26 jours après la signature d'un contrat commercial, le gouvernement français enterre mystérieusement le projet sans explications publiques. Un viaduc fantôme subsiste toujours en Loiret, témoin d'une trajectoire technologique que la France aurait pu emprunter. 








