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10 choses que n’a pas l’iPhone Duo

10 septembre 2026 à 12:50

Le voile est levé sur l’iPhone Duo.

Premier smartphone pliable d’Apple, il a des caractéristiques matérielles et logicielles spécifiques qu’on ne retrouve pas dans le reste de la gamme. Il n’a pas pour autant toutes les fonctionnalités des autres iPhone – à commencer par celles des modèles 18 Pro et 18 Pro Max, annoncés en parallèle. En voici quelques exemples.

Un poids plume

L’iPhone Duo pèse 254 g. Un nouveau record chez Apple. Ce n’est toutefois pas beaucoup plus que l’iPhone 18 Pro Max (249 g).

Apple annonce 5,2 mm d’épaisseur pour l’iPhone Duo déplié et 11,3 mm plié. Cela ne tient pas compte du module caméra.

dimensions iPhone Duo

épaisseur

L’écran interne a une diagonale de 7,58 pouces, pour un ratio d’affichage d’environ 1:1,42. Un format qui rappelle l’iPad mini (8,3 pouces à 1:1,52). La résolution est de 430 ppp (1878 x 2670).

Les proportions sont similaires (1:1,45) pour l’écran externe de 5,36 pouces. Sa résolution de 460 ppp (1398 x 2034) est la même que celle des iPhone 18.

Apple a adapté iOS au format pliable. Notamment en introduisant, pour la première fois sur iPhone, sa fonctionnalité multitâche Split View (affichage côte à côte de deux applications ou de deux fenêtres d’une même application). Zoom, Slack et Netflix font partie des logiciels tiers qui se sont eux aussi adaptés.

Une pliure visible… selon Apple

« Y a-t-il une pliure visible sur l’écran interne de l’iPhone Duo ? »

Apple pose la question texto dans la FAQ qui figure sur la page de présentation du produit. Il y répond… à moitié, parlant d’un écran « remarquablement plat et lisse ». Il évoque aussi des « adhésifs optiquement transparents » qui « [minimisent] les contraintes mécaniques et la pliure ».

ouvert et fermé

Une carte SIM physique

pliéLes iPhone 18 Pro et Pro Max distribués en France auront un emplacement pour un carte SIM physique. Pas l’iPhone Duo. Il n’accepte que les eSIM (8 maximum ; 2 à la fois).

Cela libère de la place pour la batterie, affirme Apple. Ou plutôt pour les batteries, puisqu’il y en a deux, pour une capacité totale de 4700 mAh.

Sur la base d’un profil d’utilisation représentatif des possesseurs d’iPhone, on nous annonce 24 heures d’autonomie. C’est autant qu’avec l’iPhone 18 Pro et un peu moins qu’avec l’iPhone 18 Pro Max (30 heures).

Apple communique aussi des valeurs basées sur la lecture en boucle d’un film HDR. Avec tous les paramètres par défaut sauf :

  • Bluetooth associé à des écouteurs
  • Wi-Fi associé à un réseau
  • Pas d’affichage True Tone ni de réglage auto de la luminosité

(autonomie en heures) Local Streaming
iPhone Duo – écran interne 31 26
iPhone Duo – écran externe 44 37
iPhone 18 Pro 36 33
iPhone 18 Pro Max 45 40

Une capacité officielle de RAM

C’est une habitude : Apple ne communique pas ouvertement la quantité de RAM embarquée dans ses téléphones.

Avec l’iPhone Duo, comme d’ailleurs avec les iPhone 18, on semble être à 12 Go. Une capacité qui apparaît comme le minimum pour exploiter complètement Apple Intelligence.

Tous ces smartphones utilisent le même SoC : l’A20 Pro, doté de 6 cœurs CPU, 7 cœurs GPU et 16 cœurs Neural Engine.

charnière iPhone Duo

Les modules photo des iPhone 18

Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max ont un téléobjectif (200 mm, 8x, f/2.8). Pas l’iPhone Duo. Sa caméra prinipale (48 MP, 26 mm, f/1.6) a bien un zoom optique, mais limité à 2x et 12 MP.

Autre élément propre à la famille iPhone 18 : un système d’ouverture variable (f/1.48, 1.8, 2.8 et 4.0). Une première chez Apple… qui n’en a donc pas doté l’iPhone Duo. Il ne l’a pas non plus pourvu de l’interface dite « Commandes Pro », qui permet d’ajuster manuellement ouverture, vitesse et balance des blancs. Ni de la fonctionnalité Reference Image, qui capture une sorte de « négatif » avant tout traitement des photos.

Il y a aussi des différences sur la caméra frontale : 18 MP f/1.9 pour les iPhone 18, contre 12 MP f/2.2 pour l’iPhone Duo. Ce dernier n’a par ailleurs pas de Face ID (Apple lui a préféré Touch ID sur le bouton latéral). Il a en revanche la particularité d’embarquer une caméra FaceTime (1080p, 60 fps) dissimulée sous l’écran. Il a aussi des fonctionnalités spécifiques comme :

  • Smart Take (« capture intelligente » ; déclenchement automatique lorsque tous les sujets sont en place)
  • Duo Preview (aperçu sur l’écran externe pour les personnes photographiées)
  • Duo FaceTime (une personne alentour peut rejoindre, sur l’écran externe, un appel en cours)

arrière paysage

Une prise jack

Ce n’est pas une exception : voilà 10 ans qu’il n’y a plus de prise jack sur les iPhone.

La seule connectique physique de l’iPhone Duo est son port USB-C 3.2. Sur le sans fil, Apple a intégré Wi-Fi 7, Bluetooth 6 et 5G.

Apple Intelligence en open bar

Là aussi, ce n’est pas spécifique à l’iPhone Duo : certaines fonctionnalités d’Apple Inteligence qui reposent sur des modèles côté serveur sont soumises à des limites d’utilisation quotidienne. Cela inclut les outils de retouche photo, le générateur d’images et les modèles AFM 3 Cloud d’Apple utilisés pour la création d’automatisations via l’application Raccourcis.

Apple précise que les limites quotidiennes peuvent varier selon les fonctionnalités. Mais aussi « de la demande, la pression exercée sur le système, les politiques du système et d’autres facteurs ». Il entend proposer un accès étendu à ces fonctionnalités « à l’avenir sous forme d’option payante ». On se rappellera qu’il est tributaire du bon vouloir de Google, qui lui donne accès à Gemini pour alimenter le « nouveau Siri ».

Siri AI dans l’Union européenne

Ce « nouveau Siri », présenté dans les grandes largeurs à la dernière WWDC, arrivera avec iOS 27. Il sera utilisable à partir de la génération iPhone 11. Néanmoins, il ne sera pas disponible dans l’UE. En conflit ouvert avec la Commission européenne face à ses obligations réglementaires (DMA en premier lieu), Apple ne s’engage toujours pas sur une date.

Un adaptateur secteur par défaut

Là aussi en application de la réglementation européenne, Apple n’inclut pas d’adaptateur secteur avec l’iPhone Duo.

Pour se procurer l’officiel, c’est 45 €. Il délivre une puissance maximale de 60 W, soit ce qu’il faut pour bénéficier de la recharge rapide. Avec elle, on peut récupérer jusqu’à 50 % de batterie en 20 minutes environ, selon Apple. C’est un peu moins rapide que sur les iPhone 18 (15 minutes).

La recharge sans fil est à 25 W.

Un prix sous les 2000 €

Hors éventuelle reprise d’un ancien appareil, le ticket d’entrée est à 2339 € TTC. C’est pour l’iPhone Duo 256 Go. Il faut compter 2589 € pour la version 512 Go ; 3089 € en 1 To ; 3839 € en 2 To. Cela inclut un câble USB de recharge.

La coque officielle revient à 89 €. C’est 149 € pour l’étui folio avec support rétractable. L’un et l’autre sont magnétiques pour permettre la recharge sans fil.

Les précommandes débuteront le 16 octobre, pour une disponibilité à partir du 23.

folio

Illustration principale générée par IA
Autres illustrations © Apple

 

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Microsoft tente le PC IA « spécial développeurs » : ce qu’il y aura dedans

8 septembre 2026 à 14:21

Pour entrer dans les clous de Project Zenith, il faudra au moins 64 Go de mémoire unifiée.

Sous cette bannière, Microsoft entend proposer des PC préconfigurés pour les développeurs. Les premiers auront des puces AMD Ryzen AI Halo.

L’initiative s’inscrit dans la continuité des annonces faites à la conférence Build. À cette occasion, Microsoft avait insisté sur Windows en tant que « plate-forme de confiance pour le développement ». Il avait officialisé la disponibilité générale de plusieurs outils qu’on retrouvera dans les appareils Project Zenith.

Coreutils en fait partie. Il s’agit d’un ensemble d’utilitaires en ligne de commande basé sur des réimplémentations Rust de GNU coreutils et findutils.

Windows Dev Skills en fait également partie. C’est un pack de skills pour le développement d’applications WinUI avec GitHub Copilot, Claude Code et Codex.

Windows Development Skills Project Zenith

Windows Developer Configurations est aussi passé en GA à la Build 2026. Le projet inclut pour le moment diverses configs automatisant le paramétrage d’environnements de dev. La principale est destinée à WinGet. Elle installe PowerShell, Git, GitHub, VS Code, .NET, Python + uv, Node.js, Coreutils, Oh My Posh et PowerToys. Elle applique par ailleurs des paramètres Windows (thème sombre, contrôle de versions Git dans l’explorateur, affichage des fichiers cachés…) et installe WSL 2 avec Ubuntu.

Sur les appareils Project Zenith, on trouvera aussi Terminal intelligent – également annoncé à la Build, mais encore en version expérimentale. C’est un fork du Terminal Windows avec intégration native des CLI agentiques et prise en compte du contexte du shell.

Intelligent Terminal

Project Solara : une base Android pour une initiative autour des UI juste-à-temps

Microsoft compte précharger les outils suivants :

outils préchargés

Il évoque aussi la composante sécurité, avec les applications agentiques en ligne de mire. Là aussi, des choses ont été annoncées à la Build. Dont MXC (Microsoft Execution Containers). Encore en preview, cette technologie d’isolation associe SDK TypeScript et schéma JSON à un éventail de back-ends (ProcessContainer, LXC, Bubblewrap, MicroVM, Hyperlight, etc.).

L’angle « IA locale » – car il y en a un dans Project Zenith – se porte sur la fameuse « économie du token ». Microsoft ne fait pas de nouvelle annonce en la matière. On se rappellera qu’à la Build, il avait essentiellement insisté sur l’extension des API Windows AI à davantage de puces (reconnaissance vocale sur CPU et NPU, SLM sur dGPU…). Et qu’il avait introduit les modèles Aion… derrière lesquels se trouverait un projet de Windows « allégé » dont Copilot serait l’interface principale.

Autre projet présenté à la Build, pas lié aux développeurs, mais à l’IA : Solara. La promesse : un écosystème d’appareils taillés pour les applications agentiques. Il se fonde sur le concept d’UI juste-à-temps : les agents adapteront l’interface à l’appareil. Il en existe pour le moment deux concepts, élaborés avec MediaTek et Qualcomm. L’un ressemble aux assistants type Amazon Echo et Google Home. L’autre prend la forme d’un badge électronique.

appareils Projet Solara

Le substrat s’appelle MDEP (Microsoft Device Ecosystem Platform). Il s’agit d’un système d’exploitation dérivé d’AOSP (Android sans les services Google). Microsoft en avait publié la première version en 2024. Il gère officiellement une douzaine de SoC, de MediaTek, NXP, Qualcomm et Rockchip.

architecture MDEP

Illustration principale générée par IA

 

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Souveraineté numérique : le diagnostic fait consensus, pas le remède

1 septembre 2026 à 18:12

Trois quarts des environnements de travail numériques en France reposent aujourd’hui sur Microsoft.

Ce chiffre, issu de l’enquête annuelle du cabinet Lecko (L’état de l’art de la transformation interne) en partenariat avec Ipsos auprès de 500 salariés d’organisations de plus de 250 collaborateurs, ouvre la partie consacrée à la souveraineté numérique.

Cependant, le constat le plus intéressant n’est pas la domination de Microsoft (connue depuis longtemps) mais ce que les auteurs de l’étude appellent une satisfaction « qui ne vaut ni adhésion, ni capacité de bascule ».

Dans le secteur public, l’usage d’une alternative à Microsoft ou Google ne concerne que 14 % des répondants, selon l’enquête.

Une standardisation en apparence totale. Sauf que 60 % des salariés interrogés reconnaissent recourir à des outils personnels ( WhatsApp, WeTransfer, Box) pour contourner les limites perçues de leurs outils officiels.

Lecko en tire une conclusion : les organisations ne maîtrisent déjà plus complètement les usages à l’intérieur même des solutions qu’elles ont massivement déployées.

Ce paradoxe irrigue tout le reste de l’analyse.

Le niveau de satisfaction déclaré à l’égard des environnements numériques (messagerie, visio, bureautique, drive) est jugé correct par les répondants, mais Lecko met en garde contre une lecture trop rapide.

Cette satisfaction traduirait moins la qualité intrinsèque des outils qu’une habitude prise face à des solutions devenues indispensables au quotidien. Interrogés sur l’hypothèse d’un remplacement par des suites européennes dites souveraines, les salariés expriment des positions nuancées, une majorité relative mettant en avant des réserves sur l’efficacité et la continuité de travail.

La priorité affichée par les utilisateurs n’est donc pas la souveraineté en tant que telle, mais des outils qui répondent à leurs besoins.

Trois mécanismes de verrouillage identifiés

Lecko structure son diagnostic autour de trois « points de tension » qui la cause de la dépendance.

Le premier tient à la logique d’offre groupée déployée par Microsoft depuis une quinzaine d’années : passage des licences perpétuelles à l’abonnement, multiplication des formules tarifaires, arrêt progressif des solutions hébergées en interne au profit du cloud, et surtout un empilement de briques (messagerie, sécurité, conformité, téléphonie, intelligence artificielle) qui rend très difficile toute sortie partielle.

L’étude rappelle que l’intégration forcée de Teams dans les offres Office 365 avait d’ailleurs valu à Microsoft une sanction de la Commission européenne pour abus de position dominante, et que l’arrivée de Copilot dans certaines offres prolonge selon Lecko cette même dynamique d’enfermement.

Le deuxième point de tension porte sur les prix. Lecko chiffre à plus de 10 % par an en moyenne la hausse tarifaire supportée par les clients européens de Microsoft 365 ces dernières années, avec des révisions marquantes en mars 2022 (de 9 à 25 % selon les licences et zones) puis en avril 2023.

L’étude relève un deuxième mécanisme : Microsoft facture ses clients européens en dollars, ce qui les expose à une volatilité de change qui s’ajoute aux hausses tarifaires décidées par l’éditeur. Une variable supplémentaire, indépendante de sa politique de prix à proprement parler.

Enfin, Lecko souligne que ces augmentations successives ne sont pas systématiquement justifiées par l’ajout de nouvelles fonctionnalités ou une amélioration du service. Elles relèveraient davantage d’une stratégie de valorisation de la suite et de captation de valeur sur le marché.

Une hausse de tarif hors de contrôle

L’étude illustre l’effet cumulé par un exemple concret. Sur cinq ans, une organisation abonnée à une offre E3 aurait vu son coût total progresser de près de 50 %, entre révisions tarifaires et ajout de briques imposées. Un phénomène que l’étude compare à une grenouille qui ne perçoit pas la montée progressive de la température de l’eau dans laquelle elle se trouve.

Le troisième point de tension est d’ordre juridique : l’extraterritorialité du droit américain. L’étude cite le Cloud Act de 2018, qui oblige toute entreprise américaine à transmettre aux autorités des données qu’elle héberge même si elles sont stockées hors des États-Unis et le Patriot Act de 2001, qui autorise l’accès à certaines données pour des motifs de sécurité nationale.

Les organisations européennes qui utilisent des solutions cloud américaines s’exposent donc à un risque de transfert de données hors du cadre juridique européen, sans que les personnes concernées en soient nécessairement informées.

L’étude signale aussi un potentiel conflit entre les obligations du RGPD et celles du Cloud Act.

Un marché d’alternatives mature par endroits, immature ailleurs

Face à ce triple constat, Lecko décrit un marché français et européen des alternatives en accélération, porté notamment par les programmes publics France Relance et France 2030.

Historiquement, ce marché s’est construit « brique par brique », soit une alternative souveraine pour chaque produit Microsoft, selon une logique que Lecko qualifie de « médicament générique ». Soit une solution de substitution souvent moins intégrée ou fonctionnellement moins riche  que l’original.

Certains segments restent, de l’aveu même de l’étude, des « bastions de la dépendance ».

Le premier est la gestion des identités et la fédération (Azure Entra ID, ADFS, Active Directory).  Migrer vers des solutions comme Keycloak, LemonLDAP ou WALLIX Trustelem implique de lourds impacts sur le SSO, le MFA et les accès conditionnels.

Le deuxième est le système d’exploitation où la bascule vers Linux reste marginale pour des raisons de compatibilité applicative et d’acculturation des utilisateurs.

Le troisième est le poste de travail lui-même. Des alternatives existent mais, selon Lecko, le terrain montre qu’il est encore trop tôt pour se passer de Windows dans la plupart des métiers.

L’expérience utilisateur constitue le « dernier et solide rempart » de la dépendance, autour de trois briques. La première est l’email où les alternatives souveraines (BlueMind, Zimbra, Infomaniak) sont jugées crédibles, mais la migration reste complexe en volumétrie et en habitudes.

La deuxième est la bureautique où LibreOffice et OnlyOffice couvriraient l’essentiel des besoins, mais où macros, tableaux croisés dynamiques et formats avancés imposent souvent une coexistence prolongée avec les outils Microsoft. La troisième, plus large, est le format de fichier lui-même. Sur ce dernier point, l’étude cite « La Suite  » développée par la Dinum, avec son offre Docs, comme un exemple d’alternative qui, bien qu’incomplète, met l’expérience utilisateur au centre de sa proposition.

Le rapport consacre une place à des éditeurs français positionnés sur une approche différente de la simple substitution produit par produit. Jalios, Jamespot, Talkspirit, Wimi, eXo Platform et BlueMind y sont présentés comme des acteurs qui cherchent à reconnecter l’environnement numérique aux usages réels des équipes  plutôt qu’à répliquer à l’identique l’empilement fonctionnel des suites américaines.

Pour synthétiser l’ensemble de ce marché, Lecko propose une cartographie en trois cercles : un marché mature offrant de réelles alternatives, un marché de niche et un marché encore délaissé

Une méthode plutôt qu’un dogme : lotir par priorité

Sur la question du « comment », Lecko recommande une approche par lots, plutôt qu’une bascule globale.
Plusieurs périmètres sont déjà matures et validés par le retour d’expérience : la GED, les espaces collaboratifs et les portails intranet. La messagerie souveraine offre un socle fonctionnel prêt mais sa migration et la gestion des habitudes (délégations, agendas) constituent un chantier en soi.

Côté bureautique, l’alternative couvre 80 à 90 % des besoins courants ; les cas complexes (macros, modèles métiers) imposeront de faire coexister les outils. Enfin, l’infrastructure (IaaS, stockage, réseau) peut migrer progressivement, domaine par domaine, vers des hébergeurs qualifiés SecNumCloud

Mais  l’étude est catégorique sur un point : le cœur véritable de la dépendance se situe dans les applications métiers ( finances, ressources humaines, relation aux usagers, urbanisme ) largement conçues autour de l’écosystème Microsoft (bases de données SQL Server, API Graph, authentification).

Tant que ces chaînages restent adossés à Microsoft, écrit Lecko, la souveraineté du seul poste de travail ne suffira pas à regagner une réelle maîtrise.

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UCaaS : la demande en IA ne suit pas l’offre

1 septembre 2026 à 10:11

Sauf pour des scénarios spécifiques impliquant des métiers en contact avec la clientèle, l’IA n’est pas encore un critère fondamental dans le choix de solutions de communications unifiées (UCaaS).

Gartner l’avait souligné l’an dernier dans le Magic Quadrant dédié à ce marché. Le cabinet américain n’en dit pas moins cette année. Il relève toutefois que l’IA, désormais « normalisée » sur le volet réunions / collaboration, gagne à présent du terrain sur la partie téléphonie. Les fournisseurs la diffusent cependant peu au sein de leurs offres sur site. En la matière, Gartner mentionne une exception : Cisco, qui s’est « engagé à innover »…

UCaaS : 4 « leaders » parmi 9 fournisseurs

Comme l’an dernier, Cisco se classe parmi les « leaders » dans le Magic Quadrant de l’UCaaS. Trois autres fournisseurs – les mêmes qu’en 2025 – se trouvent au même rang : Microsoft, RingCentral et Zoom.

D’une année à l’autre, pas de nouvel entrant, mais deux sortants : Google et Sangoma.

Sur l’axe « exécution » du Magic Quadrant, qui reflète la capacité à répondre la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…), la situation est la suivante :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Microsoft =
2 Cisco =
3 Zoom =
4 RingCentral =
5 8×8 =
6 GoTo + 1
7 Vonage + 1
8 Dialpad + 1
9 Wildix + 1

Sur l’axe « vision », qui traduit les stratégies (commerciale, géographique, innovation…) :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Microsoft =
2 Cisco =
3 Zoom =
4 RingCentral =
5 8×8 =
6 Dialpad =
7 GoTo =
8 Vonage =
9 Wildix + 1

Cisco garde l’avantage de l’écosystème…

L’an dernier, Gartner avait salué l’exhaustivité du catalogue de Cisco, un des rares à associer UCaaS, CCaaS (centre de contact) et CPaaS (intégration des communications dans les applications métier) en plus du matériel. Il avait aussi souligné ses investissements dans l’IA. Et sa stratégie sectorielle, à l’appui de certifications et de standards spécifiques.

Cette année, plutôt que l’exhaustivité, Gartner met en avant l’aspect « écosystème unifié » jusqu’aux outils d’administration. Il donne d’autres bons points à Cisco pour son réseau de partenaires (y compris pour la téléphonie analogique), la flexibilité de ses options de déploiement et le support des offres legacy.

… mais Webex reste perçu comme « orienté admins »

Le paramétrage initial de Webex et sa gestion ultérieure nécessitent plus de temps et d’efforts que chez les concurrents, avait noté Gartner l’an dernier. Il y avait ajouté une tarification potentiellement compliquée à comprendre et à négocier pour le mid-market (dans sa nomenclature, organisations de 100 à 1000 employés). Et souligné la tendance de beaucoup d’acheteurs à ne sourcer, chez Cisco, que la partie téléphonie.

Cette dernière remarque vaut toujours : Cisco fait face à une forte concurrence des fournisseurs orientés sur les fonctions collaboratives. Il n’est par ailleurs pas le plus généreux sur les dédommagements en cas de non-respect des SLA sur la téléphonie (crédits limités à 5 % du prix mensuel). Et s’il poursuit la maintenance de ses solutions legacy, un écart s’est créé avec les offres cloud, tant sur le volet fonctionnel (reporting / analytics, notamment) que sur l’UX. Webex reste, plus globalement, perçu comme un choix orienté sur les admins plutôt que sur les utilisateurs finaux, constate aussi Gartner.

Le TCO reste un atout chez Microsoft…

Quoique focalisé sur la partie réunions, le socle IA proposé avec Teams est robuste, avait affirmé Gartner l’an dernier. Le cabinet américain avait aussi salué un TCO « relativement faible » et l’étendue des ressources de support de Microsoft comme de ses partenariats telcos. Ainsi que la facilité d’usage de la solution et son intégration étroite avec les principales solutions UCaaS.

Cette année encore, Gartner évoque la « robustesse » de Teams, mais sous un prisme plus global (la collaboration). Il reprend l’aspect TCO, favorisé par l’inclusion de capacités UCaaS de base dans la plupart des licences Office. Le bon point pour les partenariats en téléphonie reste d’actualité.

… mais les limites sur l’administration graphique de Teams demeurent

La brique centre de contact de Dynamics 365 n’est pas fournie en natif avec Teams, avait regretté Gartner l’an dernier. Il avait aussi pointé, d’une part, les limites de l’administration graphique des terminaux. Et expliqué, d’autre part, que les fonctionnalités de collaboration avaient tendance à concurrencer la téléphonie.

Cette année encore, Microsoft a droit à une remarque sur l’administration, dans la lignée de celle de 2025 : la dépendance à PowerShell et à des outils tiers reste importante. Attention, par ailleurs, à la consommation de ressources de Teams sur les terminaux (PC et mobile). Gartner note également que les capacités IA sont livrées principalement via Copilot. Lequel exige une licence supplémentaire.

Facilité d’usage et UI intuitive chez RingCentral…

L’an dernier, Gartner avait apprécié le niveau d’intégration de l’IA dans l’offre de RingCentral, notamment avec la fonction de « réceptionniste virtuel ». Il avait aussi salué une autre intégration : celle établie avec les applications tierces. Tout en soulignant la richesse et l’intuitivité de la fonction téléphonie (transfert d’appels sur mobile, notamment).

Cette année encore, les intégrations d’applications tierces sont mises en avant, sous l’angle « plate-forme ouverte » favorisant notamment la personnalisation de la partie téléphonie. Gartner y ajoute la facilité d’usage et l’interface intuitive tant pour les administrateurs que pour les utilisateurs finaux. Il mentionne à nouveau le « réceptionniste virtuel », bien aligné sur les besoins des plus petites organisations.

… mais attention au support et à la tarification

L’an dernier, RingCentral avait eu un mauvais point sur le support (délais de réponse et de résolution). Gartner avait aussi pointé une tendance à augmenter les prix lors des renouvellements. Il avait ajouté que la brique centre de contact (RingEX) restait voice-centric. Et que les capacités natives d’analytics de l’offre UCaaS (RingCX) devaient progresser pour fonctionner à l’échelle.

Le « mauvais point support » demeure cette année. A fortiori sur la partie centre de contact (limites dans la prise en charge des besoins des grandes organisation). Quant à la tarification, Gartner ne parle plus des renouvellements, mais de prix au-dessus de la moyenne du marché, en particulier pour les métiers de la connaissance (mid-level knowledge workers, pour reprendre la terminologie du cabinet américain).

Zoom délivre en environnements complexes…

L’an dernier, Zoom avait eu un bon point pour la simplcité de mise en œuvre et de maintenance du centre de contact embarqué. Gartner lui en avait aussi donné un pour la qualité des services et du support. Et un autre pour l’exhaustivité de son Trust Center, assorti d’investissements notables sur la sécurité, la confidentialité et la conformité.

Cette année, Gartner salue l’extension des capacités du centre de contact. Il fait de même pour les fonctionnalités IA, au premier rang desquelles l’assistant ZoomMate. Autre bon point : la capacité à délivrer un service fiable et conforme dans des environnements complexes (régulations, connectivité ; Gartner donne l’Inde en exemple).

… mais la gestion du licensing reste délicate

Récemment ajoutés, calendrier, e-mail et traitement de texte peuvent manquer de compétivité, avait affirmé Gartner l’an dernier. L’UX peut se révéler complexe à prendre en main à mesure qu’on dépasse l’usage « réunions », avait-il ajouté. Tout en soulignant que le licensing de Zoom avait tendance à changer plus vite que chez la concurrence… au risque de se voir présenter, au renouvellement, des bundles susceptibles d’inclure des fonctionnalités non nécessaires.

Cette dernière remarque reste d’actualité. Il en résulte souvent des hausses de prix et des complexités de gestion financière, résume Gartner. Il réédite aussi son constat sur la compétitivité potentiellement encore limitée des briques de productivité. Même chose sur la complexification de l’UI à mesure qu’on adopte de nouvelles fonctionnalités, dont des capacités IA.

Illustration générée par IA

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Jamespot rachète Alinto et ajoute la messagerie à son offre collaborative

31 août 2026 à 14:03

Jamespot, éditeur français d’outils collaboratifs en mode cloud, acquiert Alinto, opérateur de messagerie professionnelle basé à Lyon et actif depuis 2000.

Il s’agit de la neuvième acquisition réalisée par Jamespot depuis 2014. Le montant de la transaction n’est pas communiqué.

Alinto propose des solutions de messagerie professionnelle et de sécurisation des échanges électroniques. L’entreprise revendique plus de 1 000 entreprises clientes, près d’un million d’utilisateurs et le traitement quotidien de plus de 100 millions d’emails pour des opérateurs, hébergeurs, entreprises et organisations publiques.

Son offre repose notamment sur Sogomail, un serveur de messagerie construit sur la technologie open source SOGo, complété par des solutions de sécurité, de filtrage et de délivrabilité des emails.

Avant ce rachat, Jamespot proposait une plateforme collaborative (Jamespot.pro) et une brique d’intelligence artificielle (SafeBrain), mais pas de solution de messagerie.

Avec Alinto, elle complète son offre et dispose désormais de trois briques : messagerie, collaboration et IA, chacune adossée à une infrastructure opérée en France ou en Europe.

L’ensemble regroupe désormais plus de 70 collaborateurs. Selon Jamespot, les équipes commerciales des deux entreprises vont travailler de façon coordonnée, chacune conservant son périmètre d’expertise (mail pour Alinto, collaboration et IA pour Jamespot), pour proposer les offres combinées à leurs bases de clients respectives.

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Décochez cette case sur Google Agenda pour ne plus vous faire spammer votre boîte mail

31 août 2026 à 12:14
Google Agenda

Google Agenda s'attaque enfin au spam de notifications qui pollue votre boîte de réception lorsque vous organisez des réunions. Une nouvelle option permet désormais de désactiver les e-mails de réponse et les messages d'absence automatiques pour chaque événement.

Gmail : Claude peut désormais cliquer sur « Envoyer » sans vous demander la permission

20 août 2026 à 09:52
Claude Google Workspace Gmail

Claude franchit une nouvelle étape dans son intégration à Gmail : l'assistant IA d'Anthropic peut désormais répondre, transférer et envoyer des e-mails directement, sans validation systématique de l'utilisateur. Une option pratique pour les tâches répétitives, mais qui soulève aussi des questions sur les risques d'une IA capable d'agir sans repasser par une relecture humaine.

RPA : un intérêt déclinant pour le « développement citoyen »

23 juillet 2026 à 10:35

Dans le domaine de la RPA, le « développement citoyen » n’a plus la cote.

Gartner observe en tout cas un net déclin d’intérêt. Il en fait part dans la synthèse du dernier Magic Quadrant consacré à ce marché. Constat : sans une gouvernance technique centralisée et des communautés de pratique, ces populations créent rarement des automatisations durables, scalables et sécurisées.

L’intérêt décline aussi pour la RPA assistée (déclenchée manuellement depuis le poste de travail). Elle est certes moins chère que la RPA autonome (exécutée sur serveur), mais moins scalable et moins sécurisée, affirme le cabinet américain.

Le marché n’est plus sur les taux de croissance à deux chiffres qu’il enregistrait par le passé. Mais il continue à progresser en valeur (3,9 Md$ en 2025, soit 9,1 % de plus qu’en 2024). Gartner l’explique par l’indisponibilité d’une alternative fiable pour l’automatisation UI des applications natives. Certes, il y a l’émergence du computer use. Mais les technologies regroupées sous cette bannière sont pour le moment « lentes, chères, imprécises et pas fiables sur les environnements Citrix/RDP ». Gartner estime tout de même que d’ici à 2028, elles deviendront viables pour l’automatisation des applications web.

Autre tendance : l’exode de « gros » fournisseurs qui n’étaient pas des pure players et qui se sont construit une offre par des acquisitions. Ils semblent prêts à abandonner le marché de la RPA autonome pour se focaliser, en premier lieu, sur le BOAT (Business Orchestration and Automation Technologies). Autrement dit, sur des plates-formes d’automatisation plus larges, incluant des briques telles que l’iPaaS, le LCAP (développement d’applications sans code) et l’IDP « traitement intelligent de documents »).

IBM, Salesforce et SAP sortent du Magic Quadrant de la RPA

Cet exode se traduit dans le Magic Quadrant, dont Gartner a notamment exclu les fournisseurs ayant annoncé qu’ils abandonneraient la RPA d’ici à fin 2026. Classé « challenger » l’an dernier, SAP disparaît des tablettes. Même chose pour Salesforce et IBM, qui étaient respectivement chez les « visionnaires » et les « acteurs de niche ».

Des 4 « leaders » de 2025, il en reste 3 : Automation Anywhere, Microsoft et UiPath. SS&C Blue Prism recule chez les « visionnaires ». La conséquence d’une activité en retrait par rapport aux années précédentes, tant sur la contractualisation qu’en termes d’intérêt client. Le coût de ses solutions en est un facteur. Comme la cadence d’innovation, inférieure à celle des principaux concurrents. SS&C Blue Prism a par exemple tardé à intégrer du computer use. Et il ne propose pas d’outils natifs de gestion de projet agile ou de backlog.

Le Magic Quadrant se structure en deux axes. L’un évalue l’« exécution » ; c’est-à-dire la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). L’autre, la « vision » (stratégies commerciale, marketing, innovation…).

La situation sur l’axe « exécution » :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 UiPath =
2 Automation Anywhere =
3 Microsoft =
4 Appian + 2
5 Pegasystems =
6 SS&C Blue Prism – 2
7 ServiceNow + 1
8 EvoluteIQ + 5
9 Laiye + 2
10 Samsung SDS – 1

Sur l’axe « vision » :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 UiPath + 1
2 Microsoft – 1
3 Automation Anywhere =
4 SS&C Blue Prism + 2
5 ServiceNow – 1
6 Pegasystems + 4
7 Appian =
8 EvoluteIQ + 3
9 Laiye =
10 Samsung SDS + 2

 

Chez Automation Anywhere, l’agentique prend le pas sur le cœur RPA

Gartner salue le modèle de support et de gestion de compte d’Automation Anywhere, en particulier les revues trimestrielles et l’outil de gouvernance fourni aux centres d’excellence RPA. Sur le plan fonctionnel, il apprécie l’exploitation des modèles de vision au niveau de l’enregistrement des automatisations, ainsi que la capacité d’embarquer des agents distants dans les environnements Citrix, VMware et Microsoft Remote Desktop. Bon point également pour la tarification à l’usage et les méthodologies de passage à l’échelle.

L’an dernier, Gartner avait souligné que l’agentique orientait les stratégies commerciales – voire les roadmaps – des fournisseurs RPA. Il n’en dit pas moins cette année… et Automation Anywhere est concerné. Il n’a pas caché son intention de réduire la R&D sur le cœur RPA, dont on suivra donc d’autant plus l’évolution. À surveiller également, les éventuelles avancées sur la génération automatisée de scénarios, que l’offre ne couvre pas pour le moment. Automation Anywhere n’a pas non plus de brique native pour l’automatisation des apps mobiles. Par ailleurs, les plus petites entreprises (moins de 1000 salariés) trouveront potentiellement le prix et les fonctionnalités excessifs.

Microsoft garde une étiquette de fournisseur secondaire

En plus de proposer dans Windows une version de Power Automate gratuite pour un usage personnel, Microsoft est généralement 20 à 40 % moins cher que ses principaux concurrents. Il lui arrive, de plus, de subventionner partiellement les migrations depuis d’autres solutions. Autre avantage : le niveau d’intégration avec son écosystème logiciel ; à commencer par les applications Office, cible majeure d’intégration RPA chez la plupart des fournisseurs.

Au-delà de l’absence de version gratuite pour un usage en entreprise, le licensing est complexe. D’une part, les droits varient entre Windows, Microsoft 365 et Dynamics. De l’autre, il y a, pour la plupart des clients, des frais supplémentaires pour Dataverse et l’orchestration Azure. S’y ajoutent, selon certains, des problèmes de performance et de fiabilité qui limitent la capacité à passer à l’échelle. Power Automate apparaît plus globalement comme un outil RPA secondaire dans les grandes entreprises, qui tendent à l’utiliser pour automatiser les applications Microsoft, porter des démarches de « développement citoyen »… ou comme de levier de négociation face à leur fournisseur principal.

Tarification, modèle commercial, marketing… Des basculements à absorber chez UiPath

Sur le segment de la RPA autonome, UiPath a un volume d’activité sans égal en termes de chiffre d’affaires et demandes clients. L’ampleur de sa présence géographique se manifeste tant dans ses quelque 6500 revendeurs que dans ses 8 régions d’hébergeement cloud et dans les 10 langues que gèrent ses interfaces de développement. Sur le volet fonctionnel, Gartner apprécie le niveau d’intégration du computer use et du développement en langage naturel. Ainsi que la couche de gouvernance et de masquage des données sensibles.

Le basculement du marketing de UiPath vers la notion de « plate-forme d’orchestration d’entreprise » peut porter à confusion, estime Gartner. Le passage à un modèle orienté résultats est un autre élément potentiellement perturbateur, qui exige la définition préalable de business cases. Il y a aussi l’adoption d’une structure de pricing unifié autour de crédits (Platform Units). Elle peut nécessiter des adaptations pour les clients existants, auxquels UiPath a par ailleurs tendance à vendre des capacités agentiques non sollicitées.

Illustration © Murrstock – Adobe Stock

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OnePlus dit stop en Europe : la fin d’une marque qui avait trouvé sa niche

21 juillet 2026 à 12:38

C’est désormais officiel : OnePlus ne lancera plus de nouveaux produits en Europe et en Amérique du Nord.

Pour les gammes existantes, la garantie et le support iront à leur terme… mais le service client sera assuré par OPPO. C’est désormais cette marque qui sera poussée dans les deux régions, OnePlus se concentrant sur l’Inde et la Chine.

La manœuvre était pressentie. On avait notamment eu écho, au printemps, de licenciements dans les équipes européennes de OnePlus. Les choses s’étaient précisées début juillet. L’entreprise avait commencé, dans quelques pays dont la France, à diriger les visiteurs de son site vers les produits OPPO.

OnePlus et OPPO, une longue histoire commune

Depuis sa naissance fin 2013, OnePlus entretient des liens étroits avec OPPO, dont viennent ses deux fondateurs. Ces liens ont évolué au fil du temps. Ils ont inclus une composante capitalistique, d’autant plus que les deux marques ont fait partie du même groupe. En l’occurrence, la multinationale chinoise BBK Electronics, finalement dissoute en 2023 alors qu’elle attirait l’œil des régulateurs.

Deux ans plus tôt, la R&D de OnePlus avait fusionné avec celle d’OPPO. Dans ce cadre, leurs systèmes d’exploitation respectifs (OxygenOS et ColorOS) avaient commencé à converger vers une même base de code.

OxygenOS est aujourd’hui pour l’essentiel un « ColorOS rebadgé ». Son UI conserve des spécificités, mais le système s’est éloigné de ce qu’il était à l’origine : proche d’un Android « stock ».

Cette caractéristique, assortie à un bootloader déverrouillé et à des images d’usine, avait contribué à une certaine notoriété auprès des « populations tech ». Idem pour la présence de CyanogenMod sur le premier appareil de la marque : le OnePlus One. Lancé en 2014 et alors volontiers qualifié de « phablette » avec son écran 5,5 pouces, il avait fait le buzz avec son système de vente sur invitation et son rapport qualité-prix (3 Go de RAM à l’époque).

La part de marché mondiale de OnePlus n’aurait cependant jamais dépassé les 3 %, d’après les chiffres des principaux cabinets d’études. Celle d’OPPO avoisinerait désormais les 10 %.

ColorOS, seul moyen de passer à Android 17

OxygenOS en restera à Android 16. Pour passer à Android 17 sur les smartphones OnePlus compatibles*, il faut passer à ColorOS. La transition se fera « sur la base du volontariat », avec une possibilité de rollback.

HydrogenOS, le pendant d’OxygenOS en Chine, avait disparu dès 2021 et l’annonce de la fusion avec ColorOS. En parallèle, le hardware avait commencé à converger, OnePlus délaissant son positionnement exclusivement en haut de gamme. La même année, son ex-patron avait créé une entreprise concurrente reprenant notamment la philosophie du bootloader déverrouillé : Nothing.

Realme, autre « sous-marque » d’OPPO, passe lui aussi sous ColorOS. Et quitte le marché chinois.

* Entre autres, dans la série « flagship », les OnePlus 11, 12, 12R, 13, 13R, 13s, 15 et Open. Dans la série Nord, les Nord 4, 5 et CE5. Dans la série Pad, les Pad 2 et Pad 3.

Illustration © OnePlus

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Comment Gentilly a remplacé son intranet SharePoint par Jamespot

9 juillet 2026 à 12:23

La ville de Gentilly (Val de Marne – 94) s’appuyait depuis longtemps sur un environnement construit autour des outils Microsoft, aussi bien pour la bureautique que pour l’intranet, sous SharePoint.

Dès 2020, la collectivité entame une réflexion sur la réduction de sa dépendance aux solutions extra-européennes. Le chantier avance progressivement, au rythme d’un inventaire des outils et applications utilisés par les services.

« Nous avons progressivement engagé une réflexion globale sur notre système d’information afin de privilégier des solutions que nous maîtrisons davantage et qui répondent mieux à nos enjeux de souveraineté », indique Dominique Joseph-Eugène, DSI de la Ville de Gentilly.

Une cyberattaque comme point de bascule

En 2025, une cyberattaque touche une partie du système d’information de la collectivité et le paralyse pendant plusieurs mois. L’incident pousse la Ville à relancer et accélérer plusieurs chantiers déjà engagés, dont celui des outils collaboratifs.

« Cet épisode a été un véritable électrochoc. Il nous a obligés à remettre à plat notre environnement numérique et à accélérer certaines transformations déjà engagées », ajoute Dominique Joseph-Eugène.

Remplacer SharePoint

La collectivité choisit de remplacer son intranet SharePoint par Jamespot, une plateforme collaborative hébergée en France.

Le projet, relancé après la cyberattaque, est mis en service fin 2025. Il fait passer l’intranet d’un fonctionnement essentiellement descendant à un espace intégrant une dimension de réseau social d’entreprise, où les agents peuvent commenter et partager l’information, en plus d’y accéder.

« Nous sommes passés d’un intranet essentiellement descendant à une véritable plateforme collaborative. L’information circule mieux, mais surtout, les agents peuvent désormais participer et contribuer. Cela change profondément la manière de travailler », souligne Axel Burklé, chargé de communication interne.

Un projet parti des besoins du terrain

Avant de choisir un outil, la ville de 19 000 habitants a mené un diagnostic auprès de ses équipes pour identifier leurs besoins réels. Les demandes qui en sont ressorties portaient sur davantage d’échanges, des outils plus interactifs et une information moins descendante.

« Le projet n’est pas parti d’un outil, mais d’un besoin. Les agents ont exprimé ce qui leur manquait au quotidien, et cela a fortement facilité l’adhésion », précise Axel Burklé.

Environ 480 agents, soit près de 60 % des effectifs concernés, sont aujourd’hui connectés à la plateforme Jamespot. L’adoption reste progressive, en particulier du côté des agents de terrain, moins équipés en accès numériques que les postes administratifs.

Une transition qui reste partielle

Le remplacement de l’intranet s’inscrit dans une démarche plus large de reprise en main du système d’information. La collectivité dit privilégier désormais des solutions françaises ou européennes pour une partie croissante de ses outils, avec l’objectif de gagner en interopérabilité et de réduire sa dépendance à un écosystème unique.

Certaines briques Microsoft restent toutefois encore en place, la bascule se faisant progressivement plutôt que d’un bloc.

« La souveraineté est devenue un enjeu très concret pour les collectivités. Il ne s’agit plus seulement d’un principe, mais d’une réalité opérationnelle qui impacte directement notre architecture, nos choix technologiques et notre capacité à maîtriser nos données », conclut Dominique Joseph-Eugène.

Photo : © DR

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Sauvegarde Windows activée par défaut : l’Europe tenue à l’écart

9 juillet 2026 à 09:08

Sur les appareils Windows gérés, la sauvegarde des paramètres dans le cloud public sera bientôt activée par défaut. Mais pas au sein de l’Union européenne.

Microsoft ne le cache pas : le DMA (législation sur les marchés numériques) l’oblige à faire cette exception, la fonctionnalité en question impliquant des données personnelles. Il avait déjà procédé ainsi pour une autre sauvegarde : celle des principaux dossiers Windows – Documents, Images, Bureau… – vers OneDrive.

sauvegarde OneDrive

La sauvegarde possible sur Windows 10 ; la restauration uniquement sur Windows 11

La sauvegarde des paramètres Windows sur les appareils gérés est disponible depuis août 2025. Elle englobe l’essentiel des préférences (son, connexions Wi-Fi et Bluetooth, disposition en multi-écran, menu Démarrer…) ainsi que les applications du Microsoft Store. L’ensemble est conservé dans le locataire Microsoft 365 de l’organisation.

sauvegarde Windows

Le passage au régime « par défaut » (hors UE, donc) se fera avec Windows 11 26H2. Une mise à jour de fonctionnalités l’enclenchera aussi sur Windows 11 26H1. Il s’appliquera à la sauvegarde ; pas à la restauration. Et sur les appareils où une politique a déjà été définie, celle-ci continuera à s’appliquer.

Les backups automatiques se font tous les 8 jours. On peut les activer à partir de Windows 10/11 22H2 Enterprise, Éducation et Pro avec jonction Entra cloud ou hybride*.
Il y a deux points de restauration possibles : la configuration initiale (à partir de Windows 11 22H2 sur les appareils avec jonction Entra cloud) et la première connexion (à partir de Windows 11 24H2, en jonction cloud ou hybride).

À consulter en complément :

Face au coût de la RAM, Microsoft relance des Surface 8 Go
Microsoft et le secteur public : les mille facettes d’un ancrage profond
L’UE veut soumettre AWS et Azure au DMA : l’IA a pesé dans la décision
Les Big Tech multiplient les recours contre le DMA
Edge et les mots de passe : Microsoft exclut tout bug mais corrige quand même

* Uniquement jonction cloud pour les appareils Windows Pro.

Illustration principale générée par IA

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PC IA : le NPU, emblème d’un marché qui se cherche encore

6 juillet 2026 à 12:49

« PC IA ? Non, je ne sais pas ce que c’est. »

On l’aura – très – souvent entendu aux journées B2B du salon Viva Tech. Nous avions choisi l’événement pour « prendre la température » sur ce concept vieux comme ChatGPT ou presque.

Quelques semaines après le lancement du chatbot, le CES 2023 avait effectivement donné un premier élan. Par exemple avec l’annonce de Ryzen AI. Le mouvement s’était accéléré en 2024, lorsque Microsoft avait lancé le label « Copilot+ PC ». Pour en bénéficier, une machine doit, en particulier, embarquer un NPU suffisamment puissant.

AMD, Intel, Qualcomm : la bataille des TOPS

Les NPU (Neural Processing Units) sont des processeurs spécialisés dans les multiplications de vecteurs et de matrices, opérations fondamentales au sein des réseaux de neurones. Ils les traitent plus efficacement que les GPU, en contrepartie d’une moindre flexibilité et surtout d’un outillage encore bien moins mature.

Leurs performances sont traditionnellement communiquées en TOPS. C’est-à-dire en milliers de milliards d’opérations par seconde… en simple précision (entiers 8 bits), alors que les GPU travaillent généralement en virgule flottante. Le label « Copilot+ PC » impose un seuil à 40 TOPS. Au départ, seul Qualcomm l’atteignait, avec ses puces Snapdragon X. AMD et Intel s’aligneraient quelques mois plus tard avec, respectivement, Strix Point et Lunar Lake-V.

AMD à 60 TOPS avec les Ryzen AI 400

La famille Strix Point fut annoncée en juillet 2024. Elle comprend essentiellement la gamme Ryzen AI 300, destinée aux notebooks, avec un TDP de base de 28 W. AMD y a intégré la deuxième génération de ses NPU XDNA, basés sur la technologie de Xilinx (acquis en 2022). Il les annonce à 50 TOPS. Avec les Ryzen AI 400 (Gorgon Point, 28 W également), annoncés en janvier 2026, le seuil a été relevé à 60 TOPS.

AMD Ryzen AI 300
© AMD

Intel à 45 TOPS avec les Core Ultra 200V

La famille Lunar Lake-V, lancée en septembre 2024, cible aussi les notebooks (17-30 W), sous la marque commerciale Core Ultra 200V. Intel y a intégré un NPU à 45 TOPS également fruit d’une acquisition (Movidius, 2016). C’est pour le moment une exception à son catalogue. Ses autres processeurs Core Ultra Série 2 en restent à :

  • 12 TOPS NPU pour Arrow Lake-U (15 W)
  • 13 TOPS NPU pour Arrow Lake-H (28-45 W)
  • 13 à 36 TOPS NPU pour Arrow Lake-S (35-125 W)
Intel Core Ultra 200V
© Intel

Qualcomm à 45 TOPS avec les Snapdragon X… et 85 avec les X2

Avec les Snapdragon X (Elite annoncés en octobre 2023, puis Plus en avril 2024), Qualcomm est aussi à 45 TOPS, pour des TDP de base entre 23 et 35 W. Depuis, il est passé à 80 avec les Snapdragon X2 Plus (janvier 2026) et 85 avec les X2 Elite (septembre 2025).

Qualcomm Snapdragon X2 Elite
© Qualcomm

Récapitulatif sur les dernières générations de processeurs mobiles :

Plate-forme Puissance NPU maximale
Ryzen AI 300 50 TOPS
Ryzen AI 400 60 TOPS
Core Ultra 200V 45 TOPS
Snapdragon X 45 TOPS
Snapdragon X2 85 TOPS

La mémoire unifiée, adoptée mais pas systématisée sur les PC IA

Au-delà de la puissance pure du NPU, l’exécution des modèles d’IA est tributaire de la quantité de mémoire. Mais aussi de sa bande passante. Pour accroître cette dernière, des architectures unifiées ont émergé : à l’instar de ce qui se fait sur Apple Silicon, la RAM est placée sur le SoC et partagée entre tous les processeurs. AMD l’a implémenté dans les puces Halo ; pas dans les Point. Intel ne l’a intégré que dans les Lunar Lake-V… en attendant peut-être Razor Lake, destiné à concurrencer les Halo.

Apple M5
En bande passante mémoire, Apple garde une longueur d’avance avec ses dernières puces (153 Go/s sur la M5 ; 307 Go/s sur la M5 Pro ; 614 Go/s sur la M5 Max). © Apple

Chez Qualcomm, tous les Snapdragon X ont de la mémoire unifiée. Au fil des générations, la bande passante théorique croît en conséquence de l’intégration de mémoire plus rapide. Les X Plus et Elite, avec leur LPDDR5X-8448, atteignent 135 Go/s sur le papier. La génération X2 passe à 152 Go/s avec sa LPDDR5X-9523. Les X2 Elite Extreme font même mieux (228 Go/s) grâce à un bus 192 bits.

En termes de capacité mémoire maximale, AMD a mis la barre à 128 Go sur Strix Halo, 192 Go sur Gorgon Halo et 256 Go sur Strix Point / Gorgon Point. Chez Intel, c’est 32 Go pour Lunar Lake-V et 96 Go sur les Arrow Lake. Qualcomm est à 32 Go pour le X Plus, 64 Go pour le X Elite et 128 Go pour les autres.

Pour l’ensemble de ces plates-formes, la quantité de mémoire exploitable en tant que VRAM varie en fonction des BIOS et des systèmes d’exploitation.

Récapitulatif :

Plate-forme Capacité mémoire maximale
Ryzen AI 300 / 400 256 Go
Lunar Lake-V 32 Go
Snapdragon X / X2 32 Go (X Plus)
64 Go (X Elite)
128 Go (X2 Plus et Elite)

OpenVINO, Ryzen AI, QAIRT… Autant de toolkits que de NPU

Ce qui varie aussi beaucoup, c’est le modèle de programmation des différents NPU : à chacun sa boîte à outils, là ou « GPU » est largement synonyme de « CUDA ».

Chez Intel, les NPU sont inclus aux côtés des CPU, des GPU et des FPGA dans le toolkit OpenVINO. Celui-ci a été doté d’extensions spécifiques aux modèles génératifs (quantification, encapsulation du cache clé-valeur, exécution spéculative…). Intel lui a adjoint un catalogue de modèles prêts à l’emploi sur ses NPU. On y trouve du ML classique (MobileNet pour détecter des objets, AlexNet pour classer des images…) et des LLM (généralement moins de 10B : Gemma 7B, Llama-3.2-1B, Phi 2…). En plus de la compatibilité Windows, un pilote Linux est disponible à partir du noyau 6.6.

Chez AMD, la pile Ryzen AI Software (pour Windows et Linux) s’appuie sur le runtime ONNX, là aussi doté d’extensions GenAI. Le SDK Lemonade offre une couche d’abstraction, avec une API Python et une interface serveur (API REST). À plus bas niveau, il y a une API C++ qui permet notamment l’exécution hybride des modèles génératifs (utilisation du NPU pour la phase de préremplissage et du GPU pour le décodage). AMD a également un catalogue de modèles prêts à l’emploi. Certains optimisés pour la longueur de contexte (fenêtre de 16k), d’autres pour la performance (en échange d’une fenêtre réduite à 4k). Au serveur Lemonade peut se greffer un back-end spécifique aux NPU XDNA : FastFlowLLM. Il gère Linux depuis peu.

Ryzen AI Software
© AMD

Qualcomm développe ses NPU sous la marque Hexagon, qu’il utilisait déjà depuis 2007 pour ses DSP (processeurs de traitement des signaux). Un choix pas anodin : pour lui, les premiers descendent des seconds. C’est simplement « l’architecture qui a changé » (fusion des unités de calcul scalaire, vectoriel et matriciel, avec mémoire partagée). Le toolkit pour les programmer s’appelle QAIRT (Qualcomm AI Runtime). Il comprend, au plus bas niveau de la pile, des interfaces C et C++. Au plus haut niveau, un SDK Neural Processing. Entre les deux, un autre SDK, plus granulaire avec par exemple des bibliothèques par accélérateur, mais qui abstrait des éléments comme le partitionnement réseau. Une passerelle avec Amazon SageMaker existe pour le fine-tuning avant déploiement local.

QAIRT

Foundry on Windows, promesse d’un socle commun pour l’IA locale

Microsoft tente d’unifier les choses avec Foundry on Windows (ex-Copilot Runtime). Sous cette bannière, il pousse trois options pour l’IA locale* : des API, des LLM prêts à l’emploi et le framework d’inférence Windows ML.

Les API – une dizaine – permettent la reconnaissance vocale, l’OCR, le traitement d’images (description, segmentation, upscaling…) et l’accès au LLM Phi Silica de Microsoft – avec des optimisations pour les NPU, comme la compression des requêtes. Principalement réservées aux Copilot+ PC, elles ont d’abord ciblé exclusivement les NPU. Elle commencent à s’ouvrir aux CPU (speech-to-text et upscaling vidéo) et aux GPU (Phi Silica). Les modèles correspondants sont téléchargés à l’exécution et ensuite partagés entre les applications. Lesquelles ne sont, par ailleurs, pas obligées de packager de runtimes ou de pilotes.

La deuxième option, dite Foundry Local, permet de surentraîner Phi Silica avec la méthode LoRA. Elle donne aussi accès, y compris sur les PC Windows 10, à quelques dizaines de LLM ouverts (pesant de 100 Mo à environ 10 Go) préoptimisés. Seuls quelques-uns le sont pour les NPU. Il s’agit essentiellement de modèles Phi (3 Mini, 4 Mini, 4), Qwen (Coder, Instruct) et DeepSeek (R1-Distill-Qwen-7B). Les autres s’exécutent sur (Web)GPU et éventuellement sur CPU (Ministral, Nemotron, Olmo…).

Windows ML est une distribution du runtime ONNX. Succédant à l’API DirectML, il automatise la sélection de la puce adéquate pour l’inférence, la récupération des fournisseurs d’exécution (abstractions des back-ends) et le maintien à jour de l’ensemble via Windows Update. L’exécution des modèles génératifs y est officiellement encore en preview.

Foundry on Windows

Forces et faiblesses des NPU

En 2024, peu après le lancement des premiers Copilot+ PC, une étude de l’université de Californie du Sud sur un SoC Intel avait mis en lumière les points forts et les points faibles des NPU. Elle les avait comparés aux CPU et aux GPU sur deux disciplines. D’un côté, l’algèbre linéaire (produit matriciel, produit scalaire et produit matrice-vecteur). De l’autre, les réseaux de neurones, avec classification de vidéos (MobileNetV2), analyse de séries chronologiques (réseau LTSM non spécifié) et traitement du langage naturel (TinyLlama).

L’accès direct à la mémoire a des avantages…

L’accès direct à la mémoire a donné au NPU une belle longueur d’avance dans le calcul des produits matrice-vecteur, la réutilisation de données étant minimale. Même situation pour les produits scalaires, a fortiori vu le poids de la synchronisation finale.

latence calcul matriciel
© Rakshith Jayanth, Neelesh Gupta, Viktor Prasanna

En revanche, sur les produits matriciels, le GPU a pris l’avantage au-delà d’une certaine taille de matrice, l’opération devenant de plus en plus dépendante de la capacité de calcul.

latence matrice-vecteur
© Jayant et al.

… et des inconvénients

Pour la classification vidéo, en précision simple ou double (INT8 ou FP16), le NPU a l’avantage lorsqu’on est sur du traitement séquentiel. Par lots, le rapport s’inverse à partir d’un batch size de 8.
Avec le LTSM, le GPU est nettement meilleur. L’irrégularité des accès mémoire handicape le NPU, qui doit rafraîchir à chaque fois son mapping DMA.

MobileNetV2
© Jayanth et al.

Le NPU reprend l’avantage avec TinyLlama. Il n’est pas à son aise sur la phase de préremplissage, dominée par des multiplications matricielles. Mais le gros des opérations se trouve sur la phase de décodage, quant à elle riche en produits matrice-vecteur.

Les NPU, pas fans du traitement par lots

Le problème des accès mémoire irréguliers se retrouve dans un comparatif plus récent (juin 2026). Support de test : un système embarqué avec NPU Hexagon et GPU Ada. On y a fait tourner Qwen-2.5-7B et Llama-3-8B (ainsi qu’une variante 3B distillée).

Tant qu’on traite des inputs fixes, le NPU est plus performant. Ou plus économique, selon le point de vue (- 60 % d’énergie par rapport au GPU à débit égal). Les choses changent quand on passe sur des entrées de longueur variable (32 à 2048). En INT8, la performance du GPU baisse de 12 %… contre 41 % pour le NPU. Un effet accentué quand on ajoute l’aspect traitement par lots : avec un batch size de 16, le GPU conserve 78 % de son débit séquentiel, tandis que le NPU tombe à 34 %. La faute notamment à une mauvaise gestion du padding : face à des tenseurs hétérogènes, l’exécution passe en séquentiel, avec reconfiguration interne entre les requêtes.

Génération de texte sur NPU : combien de tokens par seconde ?

FastFlowLLM a fait ses propres mesures, en génération de texte, sur une APU Ryzen AI 350 à 32 Go de RAM. Les fenêtres de contexte ont été limitées par le fait que le NPU ne pouvait pas accéder à plus de 50 % de la mémoire système. On rappellera qu’un token = ¾ de mot, d’après le décompte d’OpenAI.

Les résultats sur la phase de décodage :

Modèle Débit maximal (fenêtre de contexte) Débit minimal (fenêtre de contexte)
LLaMA 3 1B 64,5 tokens/seconde
(1k)
13,6 tokens/seconde
(128k)
LLaMA 3 3B 26,3 tokens/seconde
(1k)
9 tokens/seconde
(64k)
LLaMA 3 8B 12,8 tokens/seconde
(1k)
8,5 tokens/seconde
(32k)
Gemma 4 E2B 22,6 tokens/seconde
(1k)
10,1 tokens/seconde
(32k)
Gemma 4 E4B 12,6 tokens/seconde
(1k)
9 tokens/seconde
(32k)
Qwen-3.5-0.8B 39,2 tokens/seconde
(1k)
21,6 tokens/seconde
(32k)
Qwen-3.5-2B 26,8 tokens/seconde
(1k)
17 tokens/seconde
(32k)
Qwen-3.5-4B 15 tokens/seconde
(1k)
9,6 tokens/seconde
(32k)
Qwen-3.5-9B 9,3 tokens/seconde
(1k)
6,9 tokens/seconde
(32k)
gpt-oss-20b 18,2 tokens/seconde
(1k)
5,7 tokens/seconde
(128k)
Phi-4-mini 21,8 tokens/seconde
(1k)
11,2 tokens/seconde
(32k)

Audio, graphisme, cybersécurité, accessibilité… Les logiciels s’emparent des NPU

Tous ces résultats en témoignent : avec leur pipeline plus rigide que celui des GPU, les NPU se prêtent avant tout aux charges de travail dont les patterns sont prévisibles. Les éditeurs de logiciels ont œuvré dans ce sens. Par exemple :

  • Norton pour la détection des deepfakes audio
  • Adobe pour la catégorisation des contenus audio dans Premiere Pro
Adobe
© Adobe
  • Moises pour la séparation de voix et d’instruments
Moises
© Moises
  • CapCut pour le sous-titrage, la synthèse vocale et la suppression d’arrière-plan
  • Blender pour un plug-in de conversion 2D <-> 3D

Blender

  • Capture One pour le détourage, la retouche de visage et l’étalonnage des couleurs
  • Cephable pour ses technologies d’assistance (contrôle vocal et gestuel)

Microsoft a suivi la même logique, en se concentrant sur des tâches « temps réel », sensibles à la latence. Tout particulièrement pour la communication (« effets Windows Studio »). Certaines fonctionnalités sont réservées aux Copilot+ PC (flou de portrait, focus vocal, filtres créatifs…). D’autres sont disponibles avec les NPU de la « génération 10 TOPS » (floutage d’arrière-plan, cadrage automatique, correction du regard…).

Windows Studio Effects
© Microsoft

Les fabricants de PC IA intègrent leurs propres services – parfois à base de NPU

Les principaux fabricants de PC ont leur propre déclinaison de ces fonctionnalités. Illustration chez Acer, qui les propose sous les marques Purified View et Purified Voice. Il tire aussi parti de l’efficacité énergétique des NPU pour effectuer une tâche continue en arrière-plan : la détection de présence (User Sensing). Avec trois usages : verrouiller/déverrouiller automatiquement le PC, rappeler à l’utilisateur de prendre une pause après un certain temps passé devant l’écran et l’avertir s’il n’est pas à bonne distance.

Acer User Sensing
© Acer

Le catalogue « IA locale » d’Acer inclut aussi de la création d’images et un assistant généraliste à base de LLM. Mais ces fonctionnalités exigent un GPU.

Acer Creator Space
© Acer

ASUS a opéré une segmentation similaire. Des fonctionnalités comme la suppression de bruit, la luminosité adaptative se contentent du NPU. Alors que StoryCube (gestion multimédia) et MuseTree (génération d’images) nécessitent au minimum une carte GeForce RTX 4050.

ASUS StoryCube
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Des studios de développement…

Sur son microsite dédié aux PC IA, ASUS communique d’ailleurs les TOPS GPU en plus de ceux du NPU. Il met aussi en avant son toolkit d’inférence AI SuperBuild, développé avec Intel et validé sur ses NUC. Permettant de convertir, de déployer et d’évaluer des modèles, il inclut la gestion de bases de connaissances et une marketplace de serveurs MCP.

ASUS AI SuperBuild
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Dell a aussi son toolkit : Dell Pro AI Studio. Il expose des API compatibles OpenAI et donne accès à un catalogue de modèles optimisés. Certains pour les GPU (Devstral Small, Gemma 3, Granite 4…), d’autres pour les NPU (CLIP, Whisper, Phi 4…). S’y ajoignent deux guides de référence pour développer sur NPU. L’un traite de la recherche vocale d’images avec CLIP et Whisper. L’autre, du RAG avec LLaMA, LangChain, Chroma et Nomic.

Dell Pro AI Studio
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… et des « ChatGPT locaux »

Pas de tel attirail chez HP. Mais, pour l’utilisateur final, un service référent : AI Companion. Il réunit trois briques : chatbot à usage général, gestion de connaissances et optimiseur de performance (accompagné d’une assistance à l’ajustement des paramètres et au dépannage). Réservé aux Copilot+ PC, il a un mode cloud (GPT-4o) et un mode local (Phi 3.5) qui nécessite 32 Go de RAM.

HP AI Companion
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Depuis cette année se diffuse, sous la marque HP IQ, une approche moins liée aux Copilot+ PC. Elle reprend l’aspect chatbot et analyse de fichiers, y ajoutant une composante de prise de notes, une « mémoire organisée » fondée sur l’historique des interactions… et plus globalement une forme d’orchestration. Celle-ci se manifeste en une UI censée faire remonter les « actions et contrôles pertinents », avec gpt-oss-20b en back-office.

HP IQ
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Chez Lenovo, le « compagnon IA » s’appelle AI Now. Reposant sur LLaMA 3 pour la partie locale, il nécessite un GPU (intégré avec 24 Go de VRAM ou dédié avec 16 Go). Il reprend le triptyque chat / base de connaissances / paramétrage du PC. Plusieurs services IA plus « spécialisés » en dépendent. Par exemple Learning Zone (aide à l’apprentissage : transcription, synthèse, création de quiz…).

Lenovo AI Now
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NVIDIA, un quatrième larron attendu à l’automne dans les PC IA

Le serveur d’inférence Llama.cpp gère depuis peu les NPU Intel à travers le back-end OpenVINO. La prise en charge des NPU de Qualcomm reste expérimentale. Elle est au contraire effective sur AnythingLLM, à commencer par le modèle d’embedding utilisé par défaut.

NVIDIA travaille avec llama.cpp pour activer des optimisations spécifiques de type décodage spéculatif (prédiction multitoken)… en vue de son arrivée sur le segment des PC IA. Ce devrait être à l’automne 2026, avec la puce RTX Spark. Issue d’une collaboration avec MediaTek, elle associe CPU Grace, GPU Blackwell RTX et mémoire unifiée (jusqu’à 128 Go). Pas de NPU à proprement parler, donc. Ce mouvement fait écho à celui d’Apple, qui, pour ses puces M5, a intégré un accélérateur neuronal dans chaque cœur GPU.

NVIDIA RTX Spark
© NVIDIA

Revendiquant une puissance théorique d’un pétaflops (en précision 4 bits), NVIDIA promet une « IA agentique locale ». Dans cette optique, il a associé des primitives de sécurité à son runtime OpenShell. Et étendu la disponibilité de son blueprint NemoClaw.

Copilot, mais pas que : Microsoft décentre (un peu) sa vision
L’évolution de Copilot Runtime vers Foundry on Windows marque une certaine ouverture, à la fois à d’autres machines que les Copilot+ PC et à d’autres services IA que ceux de Microsoft.

Ce dernier a même commencé à supprimer, sur Windows, des points d’entrée vers Copilot (bloc-notes et outil de capture d’écran, par exemple). Et fourni aux entreprises une GPO pour désinstaller l’assistant.

Il a aussi promis une mise à jour qui permettra de remapper la touche Copilot sans avoir à passer par des outils tiers comme PowerToys ou AutoHotKey.

* Microsoft pousse aussi, avec Intel, l’API WebNN. Elle utilise ONNX Runtime Web ou LiteRT.js. Configuration minimale : un processeur Core de 11e génération (Tiger Lake) et 8 Go de mémoire.

Illustration principale générée par IA

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Ceci n’est pas un PC Copilot+ : Microsoft relance des Surface 8 Go

25 juin 2026 à 08:52

Microsoft n’en a pas fait grande publicité, mais il vend à nouveau des Surface à 8 Go de RAM.

Deux produits sont concernés : Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces. Modèles les plus « abordables » dans leurs gammes respectives, ils utilisent un CPU d’ancienne génération (Snapdragon X Plus, lancé en 2024 ; le X2 Plus est sorti depuis).

Les configs à 8 Go ne sont pour le moment pas proposées sur le Microsoft Store français. On les retrouve en revanche aux USA. À partir de 850 $ HT pour Surface Pro et 950 $ HT pour Surface Laptop (SSD 256 Go). Il en coûte 200 $ de plus pour avoir 16 Go de RAM (et 100 € de plus pour un SSD 512 Go).

En France, pas de versions 8 Go, donc, mais des remises sur les 16 Go.
Habituellement fixé à 1250 €, le ticket d’entrée pour Surface Pro 12 pouces est actuellement à 650 €.
Celui de Surface Laptop 13 pouces passe de 1149 € à 829 €.
Il n’y a pas remise sur les versions 512 Go (Surface Pro : 1249 € ; Laptop : 1349 €).

8 Go, comme le MacBook Neo

Qui dit 8 Go dit pas de label « PC Copilot+ ». Et pas d’accès aux services d’IA locale qui vont avec. Microsoft promet néanmoins d’optimiser Windows 11 pour ces configurations qu’il destine à « la productivité quotidienne », à « la navigation web » et au « divertissement »…

Apple a un discours similaire – quoique plus axé sur l’IA – à propos de son MacBook Neo, concurrent de Surface Laptop, et lui aussi limité à 8 Go de RAM. Il le vend à partir de 600 $ HT aux USA (en version 256 Go). Et 700 € TTC en France – on le trouve toutefois sous les 600 € chez certains distributeurs.

À consulter en complément :

La pénurie de RAM ruisselle jusqu’à la DDR2
Windows sur Arm : NVIDIA entre officiellement dans la danse
Microsoft réorganise Copilot
Marché PC : comment l’instabilité mondiale se traduit dans les chiffres
PC portables : retour sur 2 ans de concepts Lenovo

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Siri AI : une inflexion qui dépasse la bascule de ChatGPT à Gemini

10 juin 2026 à 11:05

Plus naturel, plus pertinent, plus personnel : Siri « entre dans une nouvelle ère ».

Il y a tout juste 2 ans, l’annonce d’Apple Intelligence s’était accompagnée de cette promesse. L’assistant allait pouvoir gérer plus efficacement le contexte utilisateur, mieux traiter les éléments affichés à l’écran, réaliser « des centaines d’actions dans des applications », etc. Il pourrait, lorsque nécessaire, faire appel à ChatGPT – modèle GPT-4o – pour alimenter notamment des fonctions d’écriture (composition, reformulation, synthèse…).

Dans la pratique, le déploiement du « nouveau Siri » s’est révélé chaotique. Toujours au point mort dans l’Union européenne sauf sur Mac, il paraît par ailleurs mécontenter OpenAI. Il s’est récemment dit que l’entreprise de Sam Altman envisageait d’attaquer Apple au nom d’une mauvaise exécution du contrat. Elle s’attendait, semble-t-il, à une plus grande mise en avant de ChatGPT, notamment au sein de Siri. Ses tentatives de renégociation auraient échoué.

Gemini… et Google Cloud : un double retournement dans la stratégie d’Apple

OpenAI est, en tout cas, complètement sorti du discours officiel d’Apple… au profit de Google. Les modèles Gemini sont effectivement au cœur de Siri AI – marque qui, désormais, porte l’évolution de l’assistant. Son infrastructure cloud l’est aussi. Un changement de cap notable eu égard aux engagements d’Apple en matière de confidentialité et de sécurité.

Ces garanties se matérialisent à travers l’architecture d’inférence dite PCC (Private Cloud Compute). Présentée en parallèle d’Apple Intelligence, elle n’englobait jusque-là que des puces d’Apple. La voilà maintenant étendue à des GPU NVIDIA sur Google Cloud. Apple affirme que ces fournisseurs ont développé les primitives de calcul confidentiel adéquates (NVIDIA Confidential Computing + TDX sur les CPU Intel + les puces Titan de Google) pour permettre de respecter, à l’échelle, les promesses de PCC.

5 modèles, dont 2 locaux, pour porter Siri AI

Siri AI repose sur une hiérarchie de 5 modèles. Deux s’exécutent en local : AFM Core (architecture dense) et AFM Core Advanced (architecture en experts ; axé analyse d’images et synthèse vocale). Deux tournent dans les datacenters d’Apple : AFM Cloud (« optimisé pour la latence et le coût ») et AFM Cloud Image (centré sur la création et l’édition d’images). Le plus puissant – AFM Cloud Pro, destiné au raisonnement et à l’agentique – est hébergé chez Google Cloud.

Les quatre premiers modèles ont été « affinés » (distillés ?) avec Gemini. AFM Cloud Pro a « une qualité similaire à celle des modèles frontières Gemini », se contente de déclarer Apple.

Les développeurs dont les applications comptent moins de 2 millions de téléchargements (hors retéléchargements) ne paieront pas pour exploiter les modèles distants.

Les discussions avec l’UE restent dans l’impasse

Siri AI est ouvert aux développeurs, sur iOS, iPadOS, macOS et visionOS. Il le sera sur watchOS dans une future bêta. Le déploiement auprès des utilisateurs démarrera « plus tard cette année » (probablement à l’automne, avec la prochaine génération iPhone), initialement en anglais.

macOS et visionOS exceptés, l’arrivée dans l’UE n’est toujours pas au menu. Apple l’impute aux obligations d’interopérabilité que lui impose la Commission européenne. Il estime qu’elles ne lui permettent pas de respecter ses engagements en matière de confidentialité et de sécurité. Dans sa lecture, il aurait à donner à tout système d’IA un accès quasi illimité à ses appareils, et le pouvoir d’agir de manière autonome « sans visibilité continue pour l’utilisateur ».

Apple ajoute avoir proposé un « système intermédiaire » dit Trusted System Agent. Une solution que Bruxelles a refusée, au même titre d’ailleurs qu’un lancement progressif sur 18 mois, déplore-t-il.

La Commission européenne donne une autre version. Elle assure que la décision de ne pas déployer Siri AI dans l’UE n’appartient qu’à Apple. Ce dernier, plutôt que d’essayer de trouver une solution adéquate, aurait simplement demandé à être exempté de ses obligations pour au moins 18 mois.

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Windows sur Arm : NVIDIA entre officiellement dans la danse

1 juin 2026 à 12:24

La prochaine version de DGX Spark est… un ordinateur portable.

La rumeur avait animé les forums NVIDIA en amont du Computex. Elle s’est vérifiée au premier jour de l’événement, avec l’officialisation de RTX Spark.

Dans cette nouvelle famille de puces conçue en collaboration avec MediaTek, la configuration maximale s’apparente à celle du processeur GB10 (20 cœurs CPU Grace, 6144 cœurs CUDA, 128 Go de mémoire unifiée sur 16 canaux, jusqu’à 1 Pflops en FP4…), mais dans une enveloppe thermique réduite (45-80 W contre 140 W).

NVIDIA n’a pas précisé quelles variantes il proposerait. Aux dernières nouvelles, en plus de la config « complète » (10 cœurs Cortex-A925 et 10 cœurs Cortex-A725), il en aurait au moins trois dans les cartons :

  • 18 cœurs CPU (9 + 9) et 5120 cœurs CUDA, 45-80 W, 128 Go
  • 12 cœurs CPU (8 + 4) et 2560 cœurs CUDA, 18-45 W, 64 Go
  • 10 cœurs CPU (7 + 3) et 2048 cœurs CUDA, 18-45 W, 64 Go

Un passage sur Vera Rubin avec LPDDR6 est prévu pour 2027-2028.

RTX Spark

Six laptops officialisés… et des desktops en perspective

Les premiers laptops RTX Spark devraient être commercialisés à l’automne 2026. Six constructeurs en ont pour le moment confirmé au moins un.

ASUS et HP en ont chacun annoncé deux : les ProArt P14 et P16 pour le premier, les OmniBook Ultra 16 et OmniBook X 14 pour le second. Chez Dell, il y aura du XPS 16 Creator Edition en RTX Spark. Lenovo proposera quant à lui un Yoga Pro 9n.

MSI est aussi dans la boucle, avec le Prestige N16 Flip AI+. Il en donne une poignée de spécifications (2-en-1 à écran OLED 16 pouces UHD+ pivotable à 360 °).

MSI RTX Spark

Microsoft est également de la partie, avec le Surface Laptop Ultra. Ce 15 pouces à écran tactile mini-LED (3:2, 262 ppp) fait « moins de 2 kg » et « moins de 18 mm d’épaisseur ».

Microsoft Surface Laptop Ultra

Il ne faudra pas s’attendre à plus fin que 14 mm, à en croire NVIDIA. Quant aux écrans, on sera dans la fourchette de 14 à 16 pouces. Il est question aussi d’ordinateurs de bureau en RTX Spark. MSI en a dévoilé un : l’EdgeMesa N AI+, un mini-PC avec LAN 10GbE et un port HDMI. HP aussi dit en prévoir un, mais ne donne aucun détail.

L’IA locale en vedette, Copilot en retrait

NVIDIA insiste sur la capacité des PC RTX Spark à exécuter des « agents [IA] personnels ». Il souligne que Microsoft a intégré, dans Windows, diverses primitives de sécurité/identité en complément au portage du runtime OpenShell. Les projets OpenClaw et Hermes Agents ont adopté cet ensemble pour leurs nouvelles applications Windows.

Du côté de Microsoft, on ne parle plus de PC Copilot+ que sur le bout des lèvres. Le discours s’oriente simplement sur l’IA locale. Avec, entre autres promesses :

  • Accroissement de la quantité maximale de mémoire unifiée accessible par le GPU
  • Optimisation du planificateur de tâches afin de mieux exploiter les 20 cœurs CPU disponibles
  • Travaux sur Windows ML pour exploiter nativement TensorRT
  • Pages mémoire plus grandes pour les workloads les plus lourds
  • Améliorations pour la couche d’émulation Prism, dans la lignée de l’ajout d’AVX/AVX2

Windows pour fin 2026 sur DGX Station

En écho à la proximité architecturale entre RTX Spark et GB10, voilà Windows officiellement porté sur DGX Station. NVIDIA promet, pour le T4 2026, des configurations en GB300 signées ASUS, Dell, GIGABYTE, HP, MSI et Supermicro.

Comme pour les DGX Station actuellement livrées avec Ubuntu, on sera sur du GPU Blackwell Ultra associé à 72 cœurs Grace, avec jusqu’à 252 Go de HBM3e et 496 Go de LPDDR5X.

Illustration principale générée par IA

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