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À partir d’avant-hierTech – L'Éclaireur Fnac

Comment équiper son ado sans stress ? Tout savoir sur les smartphones sécurisés Neow

Par : import
8 septembre 2026 à 10:45

La marque française Neow a conçu ces téléphones pour offrir une « troisième voie » lors de l’équipement d’un adolescent. L’objectif est de se situer entre le refus total de donner un smartphone et l’achat d’un appareil classique où l’enfant est exposé à tous les risques numériques. Ces appareils sont pensés pour introduire la technologie de façon accompagnée et ultra-sécurisée.

Une sécurité logicielle native et inviolable

Le point fort de cette gamme réside dans son contrôle parental intégré au cœur du système. Contrairement à une simple application tierce qu’un ado motivé pourrait désinstaller ou contourner, le verrouillage de Neow résiste même à une réinitialisation d’usine.

  • Environnement bridé par défaut : À la sortie de la boîte, il n’y a ni navigateur web, ni moteurs de recherche, ni réseaux sociaux.

  • Un Store sur-mesure : Le téléphone donne accès à un magasin d’applications pré-sélectionnées (Pronote, Duolingo, Spotify, Gmail, etc.).

  • Contrôle parental total : Via Google Family Link ou une page web dédiée, les parents peuvent suivre la localisation GPS en temps réel, gérer le temps d’écran, et débloquer manuellement des applications supplémentaires (comme WhatsApp) à mesure que l’adolescent grandit.

Neow Safe Plus

Les modèles et caractéristiques techniques

La gamme se décline en plusieurs couleurs (Noir, Bleu, Violet) et s’articule autour de deux modèles principaux pour les ados :

Neow Ado Safe :

  • Écran : 6,56 pouces (HD+).

  • Mémoire : 3 Go de RAM et 64 Go de stockage.

  • Processeur : Unisoc SC9863A.

  • Appareil photo : 13 Mégapixels (arrière) / 5 Mégapixels (avant).

  • Batterie : 5 000 mAh (jusqu’à 21h d’autonomie en communication).

Neow Ado Safe Plus :

  • Écran : 6,52 pouces.

  • Mémoire : 4 Go de RAM et 128 Go de stockage (extensible jusqu’à 1 To via microSD).

  • Processeur : Unisoc Tiger T606 (Octa Core).

  • Appareil photo : Double capteur 13 Mpx (arrière) / 8 Mpx (avant).

  • Batterie : 5 150 mAh.

  • Système d’exploitation : Android 15.

Notre avis sur cette gamme pour ados

Si le concept sécuritaire est excellent et répond à une vraie angoisse des parents, la presse spécialisée se montre critique concernant le matériel (hardware) embarqué, le qualifiant de « smartphones d’un autre temps« .

Pour maintenir des prix bas, Neow a opté pour des composants obsolètes :

  • Le processeur du modèle Safe date de 2018 (une technologie d’il y a plus de 8 ans).

  • Le processeur du modèle Safe Plus, bien qu’un peu meilleur, offre des performances équivalentes à un smartphone milieu de gamme de 2020.

  • La qualité photographique est très en deçà des standards actuels.

Si la marque a fait des compromis côté logiciel, le contrat de la sécurité parentale est en tout cas parfaitement rempli ! Cependant, la configuration technique est si légère que ces téléphones risquent de manquer de fluidité au quotidien. Considérons donc qu’il s’agit d’une très bonne alternative sécuritaire mais que la promesse de smartphone « progressif » en terme d’usage est exagérée, et qu’il faudra probablement opter pour un téléphone plus moderne lorsque votre enfant aura besoin de davantage de fonctionnalités.

Après les impôts, au tour de l’Éducation nationale d’être piratée

19 août 2026 à 11:15

Qui pourra stopper l’hémorragie ? À quelques semaines de la rentrée scolaire, l’Éducation nationale annonce avoir elle aussi été victime d’un piratage, a priori attribué au même groupe de pirates que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) en fin de semaine dernière. Une crise de confiance pour les usagers (particuliers et professionnels), doublée d’un défi sécuritaire pour les institutions qui gèrent les données sensibles de millions de citoyen·nes. L’attaque souligne une vérité brutale : malgré les investissements, la « dette technique » des systèmes hérités de l’administration publique reste un terrain de jeu propice à la cybercriminalité.

ZeroBytes expose les secrets de l’Éducation nationale et des impôts

Le groupe de pirates identifié sous le pseudonyme ZeroBytes a revendiqué un coup d’éclat majeur. En plus de l’attaque contre les impôts, les pirates affirment avoir volé des informations personnelles concernant plusieurs millions d’élèves et des dizaines de milliers d’enseignants. Le Monde rapporte que les pirates auraient « absorbé 346 millions de lignes » de données lors d’une intrusion qui se serait déroulée il y a quelques semaines. L’échantillon publié contient des coordonnées postales, électroniques et téléphoniques de parents et d’élèves, ainsi que des appréciations des enseignants, touchant particulièrement les académies de Créteil et de Versailles.

Cette offensive révèle une stratégie de « test et massification ». Selon Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques, l’attaquant a « d’abord fait des tests manuels qu’il a ensuite massifiés, en restant sous les seuils de détection ». L’idée sous-jacente est de contourner les systèmes de surveillance en imitant des comportements légitimes avant de procéder à l’exfiltration des données jugées d’intérêt. Pour les acteurs de l’État, c’est un signal d’alarme : les mesures de sécurité classiques sont désormais insuffisantes face à des pirates capables de rester, pour citer ZeroBytes, « infiltrés sous vos yeux ».

Pour les victimes potentielles, il faudra faire preuve d’une vigilance accrue à l’usurpation d’identité et au phishing ciblé. Pour les enseignants, la publication de leurs adresses professionnelles et personnelles représente une menace sécuritaire concrète.

Un État en pleine mutation face à l’obsolescence technique

Face à cette crise, la réaction du gouvernement est immédiate, mais souligne des lacunes structurelles. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que l’authentification forte devrait être généralisée à l’ensemble des agents de Bercy « d’ici la fin de l’année ». La stratégie repose désormais sur une défense active : « J’ai demandé à ce qu’on se teste nous-mêmes avec des IA pour nous auto-attaquer et déceler les défaillances », précise le ministre.

Le diagnostic, confié à l’ANSSI et attendu pour septembre, devra établir un nouveau plan de route. Cependant, le défi reste l’ancienneté des systèmes. Bercy admet que le « taux de conformité a doublé depuis 2020 », passant de 25 % à un peu plus de 50 %, ce qui prouve que la moitié des systèmes administratifs sont encore en retard sur les standards de sécurité modernes. Côté Éducation nationale, les syndicats dénoncent un manque de transparence et des « défaillances d’accompagnement » après chaque nouvelle fuite de données.

D’après la dernière enquête du fournisseur de VPN Surfshark, la France est le deuxième pays le plus vulnérable aux cyberattaques dans le monde. Une fragilité qui place une cible dans le dos du pays : pour les pirates, il n’y a qu’à se pencher pour ramasser des données à revendre sur le marché noir.

Le Fairphone (Gen. 6+) : la référence du smartphone modulaire monte encore en puissance !

Par : import
18 août 2026 à 13:00

Depuis plus d’une décennie, Fairphone bouscule l’industrie mobile en démontrant qu’une alternative à l’obsolescence programmée existe. Après le succès du Fairphone (Gen. 6), la marque franchit un nouveau cap avec l’annonce du Fairphone (Gen. 6+).

Pensé pour répondre aux attentes des utilisateurs exigeants, ce modèle enrichit la formule d’origine : plus de puissance, plus de mémoire vive et un confort d’utilisation accru, sans altérer l’engagement écoresponsable de la marque.

Une montée en puissance sans compromis : Snapdragon 7s Gen 4 et 12 Go de RAM

Là où la génération précédente misait sur un équilibre très pragmatique, le Fairphone (Gen. 6+) monte d’un cran sur le terrain des performances brutes :

  • Nouveau processeur Qualcomm Snapdragon® 7s Gen 4 : plus réactif, mieux optimisé pour le multitâche et les applications gourmandes en ressources.

  • 12 Go de RAM DDR5 (contre 8 Go sur le Gen. 6 classique) : un gain de fluidité indispensable pour garantir une longévité logicielle sans ralentissements sur plusieurs années.

  • 256 Go de stockage interne, extensibles jusqu’à 2 To grâce à l’intégration d’un port pour cartes mémoire MicroSD.

Cette mise à jour matérielle permet d’exploiter pleinement le potentiel du smartphone, que ce soit pour le jeu mobile, la retouche photo ou l’exécution fluide des fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées via Google Gemini.

Fairphone Gen6 + 2

Caractéristiques clés Fairphone (Gen. 6) Fairphone (Gen. 6+)
Processeur Snapdragon 7s Gen 3 Snapdragon 7s Gen 4
Mémoire vive (RAM) 8 Go 12 Go DDR5
Écran 6,31″ LTPO OLED 120 Hz 6,31″ LTPO OLED 120 Hz
Garantie 5 ans 5 ans (extension incluse)
Support logiciel Jusqu’en 2033 Jusqu’en 2033
Indice de réparabilité 9.3 / 10 (10/10 iFixit) 9.3 / 10 (10/10 iFixit

Durabilité et réparabilité : 5 ans de garantie et un support jusqu’en 2033

Fidèle à l’ADN de la marque, le Fairphone 6+ ne se contente pas d’être performant à l’instant T : il est pensé pour durer sur la longue durée.

Un matériel 100 % modulaire et facilement réparable

Grâce à une conception intelligente sans colle et assemblée uniquement à l’aide de vis, le téléphone compte 12 composants clés facilement remplaçables par l’utilisateur (batterie, écran, haut-parleurs, modules photo, etc.). Une simple manipulation de 3 à 5 minutes avec un tournevis standard suffit à remplacer une batterie fatiguée. C’est ce qui lui vaut un indice de réparabilité exemplaire de 9,3/10 et la note maximale de 10/10 sur iFixit.

Un suivi logiciel record

Livré nativement sous Android 16, le Fairphone (Gen. 6+) garantit au moins 6 à 7 mises à jour majeures du système d’exploitation et un support de sécurité étendu jusqu’en 2033.

À cela s’ajoute une garantie constructeur de 5 ans (2 ans standard + 3 ans d’extension offerte sur inscription), soit la protection la plus longue du marché actuel de la téléphonie.

Le saviez-vous ?

La fabrication d’un smartphone représente la majeure partie de son empreinte carbone globale. En étendant la durée de vie de votre appareil de 3 à 8 ans, vous réduisez considérablement votre impact environnemental.

Fairphone Gen6 + 1

Pourquoi le coloris « Bleu Cobalt » est plus qu’un choix esthétique

En plus du Vert Forêt et du Noir Horizon, le Fairphone (Gen. 6+) inaugure un tout nouveau coloris exclusif : le Bleu Cobalt. Loin d’être un simple choix esthétique, cette teinte rend hommage aux combats historiques menés par la marque.

  • Aux origines de la marque : Fairphone est né en 2010 sous la forme d’une campagne de sensibilisation aux minerais de sang et aux conditions de travail dans l’industrie électronique.

  • L’Alliance du Cobalt Équitable : La marque est cofondatrice de la Fair Cobalt Alliance, visant à transformer les conditions de travail dans les mines artisanales en République Démocratique du Congo.

  • Fair Cobalt Credits : Fairphone est le premier fabricant à reverser une prime équitable pour le cobalt utilisé dans ses batteries grâce à ce mécanisme innovant.

Côté fabrication, le Fairphone (Gen. 6+) intègre plus de 51 % de matériaux éthiques et recyclés (aluminium, terres rares, plastique, cuivre recyclé) et affiche une neutralité totale en termes de déchets électroniques (pour chaque appareil vendu, l’équivalent d’un téléphone usagé est recyclé).

Fairphone Gen6 +

Des caractéristiques de haute volée

Écran LTPO, photo 50 Mpx

Le Fairphone (Gen. 6+) s’impose comme un smartphone complet, parfait compagnon de votre quotidien :

  • Écran d’exception : Dalle compacte P-OLED LTPO de 6,31 pouces avec taux de rafraîchissement variable de 1 à 120 Hz, protégée par du verre ultra-résistant Gorilla Glass 7i et certifiée IP55 contre la pluie et la poussière.

  • Système photo polyvalent : Capteur principal de 50 Mpx Sony Lytia 7 avec stabilisation optique (OIS) et support du format RAW, épaulé par un ultra grand-angle de 13 Mpx (120°) et un capteur selfie frontal de 32 Mpx. L’application native Fairphone Gallery fait également son apparition.

  • Autonomie longue durée : Sa batterie à haute efficacité énergétique (Label A) offre près de 54 heures d’autonomie (soit plus de deux jours d’utilisation classique) et se recharge à 50 % en 25 minutes.

Un bouton Switch physique pour déconnecter

Afin de préserver votre bien-être numérique, le Fairphone (Gen. 6+) intègre la fonction Fairphone Moments. En basculant simplement le bouton Switch physique situé sur le tranche du téléphone, vous basculez d’une interface Android complète vers un mode détox : affichage monochrome, réduction du filtre de lumière bleue et limitation à 5 applications essentielles pour éliminer les distractions inutiles.

A qui s’adresse le Fairphone (Gen. 6+) ?

Avec cette déclinaison 6+, Fairphone prouve qu’il n’est plus nécessaire de faire de concessions sur les performances pour consommer la technologie de manière responsable. Plus rapide, mieux doté en mémoire et toujours aussi simple à réparer soi-même, le téléphone s’adresse idéalement aux utilisateurs soucieux de leur empreinte écologique mais désireux de conserver un smartphone réactif pendant de très nombreuses années.

Ce qu’il faut savoir sur la cyberattaque historique qui a touché le fisc français

18 août 2026 à 12:10

Le système d’information de la DGFiP a été la cible d’une intrusion sophistiquée, revendiquée par le groupe de pirates « ZeroBytes » le 12 août dernier. Cet événement ne constitue pas une simple faille technique isolée, mais une crise de confiance majeure pour l’État, quelques jours après le piratage de Bloctel. En exposant les données fiscales sensibles – revenus de référence, situations familiales, détails de patrimoine immobilier – de centaines de milliers de particuliers et de professionnels, ce piratage place le gouvernement face à une réalité déjà bien documentée : la France est le deuxième pays le plus touché par les cyberattaques au monde.

Une faille de sécurité sous haute tension

Le volume de données compromises est vertigineux : 678 437 comptes ont été touchés. Le piratage, qui aurait débuté dès juin, a été rendu possible par l’usurpation d’identifiants d’un agent de la DGFiP, permettant une extraction automatisée et discrète des informations. Bien que les mots de passe des usagers et usagères ne soient pas compromis, la précision des données volées est impressionnante. Parmi les victimes figurent des profils à hauts revenus, avec 386 individus dont le revenu fiscal dépasse un million d’euros et huit personnes dépassant les 10 millions d’euros.

Sur le plan stratégique, cette attaque met en lumière les « dettes techniques » accumulées par l’administration publique durant des décennies. Le gouvernement réagit en urgence : le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise ce lundi pour structurer la riposte, rapporte Le Monde. Une enquête pour « extraction frauduleuse de données » a été ouverte par le parquet de Paris, tandis que le ministre David Amiel a ordonné un audit immédiat des systèmes de la DGFiP, dont les résultats devraient être présentés dès septembre.

Pour les citoyens, la conséquence immédiate est une vigilance accrue. Dès ce lundi 17 août, la DGFiP a commencé à contacter individuellement les victimes par courriel ou courrier postal pour les avertir des risques de phishing. Les experts craignent une recrudescence de campagnes d’hameçonnage ultraciblées, où les cybercriminels pourraient utiliser ces détails précis pour tromper les contribuables ou cibler physiquement les profils les plus aisés.

La @dgfip_officiel, garante des informations fiscales des Français, a récemment été l'objet d'une cyberattaque particulièrement sophistiquée.

Malgré la mobilisation continue des agents de la DGFiP et de l'ANSSI, des données fiscales de nombreux Français ont été volées. Au-delà…

— David Amiel (@Amiel_David_) August 15, 2026

Les enjeux d’une reconstruction

Au-delà de la gestion de crise immédiate, ce piratage déclenche un débat plus large sur la résilience numérique de l’État français. Le gouvernement a déjà débloqué 200 millions d’euros pour la cybersécurité et l’intelligence artificielle, mais les délais de réaction actuels suscitent des critiques acerbes. Comme le souligne Le Monde, cette attaque est dénoncée par l’opposition comme « la plus grave de l’histoire de notre pays », soulignant un retard de réaction qui « fragilise la confiance dans le service public et le consentement à l’impôt ».

La pression politique s’intensifie, avec des appels à une commission d’enquête au Sénat pour déterminer si ces incidents révèlent des vulnérabilités structurelles. Cette crise s’inscrit dans un contexte de guerre cyber permanente où, comme l’a rappelé David Amiel, « la menace cyber, alors que des acteurs hostiles sont nombreux et que l’IA décuple les moyens des attaquants, ira croissant ». La question n’est plus seulement de réparer une brèche, mais de repenser intégralement l’architecture de protection des données publiques face à des piratages de plus en plus sophistiqués.

En décembre dernier, le ministère de l’Intérieur avait, lui aussi, été victime d’un piratage de grande ampleur. Un épisode qui invitait déjà la CNIL, le « gendarme des données », à faire son introspection – sans grand succès manifeste.

Smartphones et fiabilité : quels modèles acheter pour les garder 5 ans (ou plus) ?

Par : import
17 juillet 2026 à 13:30

Avec la promesse récente de Google et de Samsung d’assurer une durée de mise à jour allant jusqu’à 7 ans, la longévité logicielle a enfin rattrapé la résistance physique des appareils. Mais alors, quel modèle acheter aujourd’hui pour être sûr qu’il tienne la route pendant la prochaine demi-décennie ?

Le virage écoresponsable : quels téléphones ne rameront pas dans 5 ans ?

C’est LA grande question qui agite les consommateurs soucieux de leur empreinte carbone et de leur portefeuille : quels sont les téléphones portables les plus écoresponsables qui ne rameront pas dans 5 ans ?

Pour éviter l’effet « brique logicielle » (ce moment frustrant où votre téléphone met trois secondes à ouvrir une application), deux éléments sont indispensables : une réserve de puissance brute dès l’achat et un suivi logiciel rigoureux.

Heureusement, la course à la puissance s’est calmée. Les processeurs modernes (comme les puces Google Tensor, Apple A-Series ou Snapdragon de Qualcomm) possèdent une telle marge de puissance qu’ils exécuteront vos applications du quotidien (navigation, réseaux sociaux, photos, messagerie) avec une fluidité absolue dans 5 ou 7 ans.

Le vrai danger pour la rapidité de votre téléphone sur le long terme, ce n’est pas le matériel : c’est l’absence de mises à jour. Un système d’exploitation obsolète ou mal optimisé ralentit artificiellement les composants. Choisir un constructeur engagé sur le long terme est donc le premier geste écoresponsable.

Indice réparabilité

L’importance capitale de l’indice de réparabilité smartphone

Depuis le déploiement généralisé des réglementations européennes sur le droit à la réparation, les constructeurs ne peuvent plus cacher la difficulté de réparer leurs appareils. Cet indice de réparabilité smartphone, affiché sous forme de note sur 10, évalue la facilité de démontage, le prix et la disponibilité des pièces détachées.

Un score de 8/10 ou plus vous garantit que si votre écran se fissure ou si votre connecteur de charge lâche, l’opération ne vous coûtera pas le prix d’un smartphone neuf. À l’inverse, un score en dessous de 5/10 doit vous alerter : la moindre panne risque de condamner prématurément votre appareil à la déchetterie.

Le match de la durabilité : Fairphone vs Samsung vs Apple vs Google

Pour savoir quel modèle mérite votre investissement, analysons les trois géants de la longévité sous l’angle de la durée de vie de leur batterie et de la disponibilité de leurs pièces détachées.

Critère Fairphone (ex. Fairphone 5 / 6) Samsung (ex. S24 à S26) Apple (ex. iPhone 15 à 17) Google Pixel (ex. Pixel 8 à 10)
Durée des mises à jour 8 à 10 ans 7 ans (OS et sécurité) ~5 à 7 ans (variable selon modèle) 7 ans (OS et sécurité)
Indice de réparabilité 10/10 (Modulaire par excellence) Environ 8/10 (très bon progrès) Environ 5/10 à 6.5/10 Environ 8/10 (très bons manuels)
Durabilité de la batterie 1000 cycles à 80% (remplaçable à l’infini) 1200 à 2000 cycles à 80% (excellente chimie) 1000 cycles à 80% (depuis l’iPhone 15) 800 à 1000 cycles à 80%
Disponibilité des pièces Minimum 10 ans sur leur site officiel 7 ans (via boutiques et partenaires) 7 ans (via le programme Self Service) 7 ans (notamment via le partenaire iFixit)
Difficulté de réparation Ultra-simple (se démonte avec un simple tournevis) Moyenne (demande de chauffer la colle de la vitre arrière) Difficile (colle forte et sérialisation logicielle) Moyenne (colle présente, mais manuels officiels très accessibles)

Zoom sur la batterie : le nerf de la guerre

La batterie est statistiquement le premier composant à fléchir, généralement après 2 ou 3 ans d’utilisation quotidienne (soit environ 500 à 800 cycles de charge).

  • Samsung surprend agréablement : sous l’impulsion des nouvelles normes de l’Union européenne, la marque coréenne a développé des batteries haut de gamme capables de supporter jusqu’à 1200, voire 2000 cycles avant de descendre sous la barre des 80% de capacité. C’est une endurance physique exceptionnelle.

  • Apple a également redressé la barre en garantissant 1000 cycles de charge sur ses gammes récentes.

  • Fairphone propose des batteries certifiées à 1000 cycles. Mais la marque néerlandaise possède un atout imparable : sa batterie est amovible. Pas besoin de pistolet thermique, de ventouse ou de compétences en micro-soudure. Vous retirez la coque arrière avec votre ongle, vous insérez une batterie neuve (vendue environ 30 à 40 € sur leur site), et votre téléphone repart à neuf en 10 secondes chrono.

Zoom sur les pièces détachées : qui joue vraiment le jeu ?

Garder un téléphone 5 ans ou plus implique d’anticiper les petits accidents de la vie (comme un écran brisé).

  • Fairphone est le roi incontesté de l’écoresponsabilité. Chaque bloc du téléphone (appareil photo, port de charge, haut-parleur) est un module indépendant. Vous pouvez commander la pièce précise en ligne et la remplacer vous-même à l’aide du petit tournevis inclus dans la boîte.

  • Samsung assure la disponibilité de ses pièces détachées pendant 7 ans. C’est un excellent point, même si la réparation en elle-même demande des outils de précision et un peu de dextérité pour ramollir les joints d’étanchéité.

  • Apple propose ses pièces via son programme Self Service Repair. Toutefois, la firme de Cupertino reste pointée du doigt pour la sérialisation des composants : si vous remplacez un écran d’iPhone vous-même avec une pièce d’origine, le système d’exploitation risque de bloquer certaines fonctionnalités (comme FaceID ou TrueTone) tant qu’un logiciel officiel Apple n’a pas validé la réparation.

Fairphone 6 visuel

Le verdict : quel modèle choisir pour viser 2031 ?

1. Le choix 100% écoresponsable & modulaire : Fairphone (ex. Fairphone 6)

C’est le choix de la raison écologique. Fabriqué à partir de matériaux équitables et recyclés, c’est le seul téléphone du marché que vous pouvez réparer vous-même de A à Z. Avec ses 8 ans de mises à jour de sécurité et sa garantie constructeur de 5 ans, il est paré pour l’avenir.

2. Le meilleur compromis performance/longévité : Samsung Galaxy (ex. Gamme S26)

Si vous cherchez un écran somptueux, une puissance de calcul de pointe et un appareil photo irréprochable, Samsung offre le meilleur équilibre. Ses 7 ans de mises à jour majeures et la longévité exceptionnelle de ses batteries vous garantissent un téléphone véloce et performant, même en 2033.

3. L’alternative logicielle pure : Google Pixel (ex. Gamme Pixel 10)

Google maîtrise le mariage du matériel et du logiciel grâce à ses puces Tensor. Avec un support garanti de 7 ans, une réparabilité très correcte en partenariat avec des réseaux comme iFixit, les Pixels sont l’assurance d’avoir un système d’exploitation toujours moderne, sécurisé et réactif au fil des ans.

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