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Aujourd’hui — 16 septembre 2026Korben

OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main

Par : Korben ✨
15 septembre 2026 à 15:13

OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.

Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.

Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).

Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !

Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.

Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.

Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.

Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !

À partir d’avant-hierKorben

ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac

Par : Korben ✨
11 septembre 2026 à 08:15

Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.

Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !

En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.

Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !

Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre

Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...

Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.

Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.

Maintenant, d'où ça sort comme délire ?

Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.

Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !

Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser Sentinel avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.

Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.

Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...

Source : Tom's Hardware

Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)

Par : Korben ✨
11 septembre 2026 à 06:59

Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !

Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.

La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.

Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !

Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.

Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.

Screenshot

Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?

Et bien malheureusement, non !

Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...

Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.

Source : Phoronix

Degoog - Le métamoteur à installer sur votre ordi

Par : Korben ✨
7 septembre 2026 à 10:28

degoog est un moteur de recherche que vous installez chez vous, et qui interroge Google, Brave, DuckDuckGo et d'autres en même temps avant de vous afficher une seule et belle liste unique de résultat.

Quand vous l'aurez installé, la première étape consiste donc à sélectionner les moteurs de recherche que vous voulez utiliser.

Dès que c'est bon, l'interface se remplira alors automatiquement avec les résultats en provenance de tous services de recherche. Et quand plusieurs de ces services remontent la même page, degoog lui sait les fusionner afin d'éviter les doublons. Ce recoupement fait d'ailleurs monter le résultat dans le classement.

Et la colonne de droite de degoog vous dira le reste : quel moteur a répondu, en combien de temps, combien de résultats il a apportés...etc. Et surtout, si ça ne renvoie rien, il vous dira aussi pourquoi. Par exemple, si vous avez été bloqué par le moteur de recherche, si vous avez été limité parce que vous avez fait trop de requêtes rapprochées, s'il y a un captcha, s'il y a une page interstitielle, etc., avec le petit lien qui va bien pour relancer la recherche sur ce moteur-là tout seul.

Pour faire sa besogne, degoog embarque quatre outils (Fetch, Curl, Curl Fallback et Curl Impersonate), et son Store en propose d'autres qui pilotent FlareSolverr (un résolveur de captcha Cloudflare), un navigateur furtif comme Camoufox, ou carrément un vrai Firefox qui prête sa session au serveur.

Il y a bien longtemps, je vous avais présenté SearXNG , et l'auteur de degoog ne se cache pas d'avoir été inspiré par celui-ci. Mais degoog va plus loin en terme de fonctionnalités et est surtout moins gourmand en ressources. Ça permet de le faire tourner sur des petites configs par exemple à base de Raspberry Pi.

Pour l'installer voici comment faire (faudra Docker) :

mkdir -p ./data
sudo chown -R 1000:1000 ./data
docker run -d --name degoog -p 4444:4444 -v ./data:/app/data -e DEGOOG_SETTINGS_PASSWORDS=CHANGEZ_MOI --restart unless-stopped ghcr.io/degoog-org/degoog:latest

Puis je trouve qu'il est quand même vachement plus agréable à utiliser. Après, si vous voulez vraiment une page de résultats complète, il vous faudra un outil qui s'appelle 4play . C'est une extension qui s'installe dans un profil Firefox propre, qui permet d'aller faire des recherches par lui-même sur Internet comme si l'outil était un vrai internaute. Mais ça nécessite une vraie session de bureau et un écran allumé ou un adaptateur EDID.

degoog permet aussi d'intégrer dans l'outil des plugins que vous pouvez télécharger sur Internet. Mais méfiez-vous à ne pas installer n'importe quoi et faire entrer le loup dans la bergerie !!

Le projet est en stable beta, en version 0.25.0 sortie fin août, sous licence AGPL, et l'interface est traduite en français.

Source : degoog

DocuSeal - Pour signer vos documents sur votre propre serveur

Par : Korben ✨
7 septembre 2026 à 09:37

Si comme moi, vous êtes un jeune entrepreneur plein de talent, vous avez sûrement déjà signé des tas de contrats, de NDA et autres documents relatifs à votre société. Et pour cela, en général, nos interlocuteurs et autres avocats ne se font pas chier : ils nous envoient des liens vers des plateformes comme Yousign ou DocuSign,

Car oui, faire signer un contrat à trois personnes passe en général par un service en ligne qui compte le nombre de documents et facture au volume. Snif... Mais c'était sans compter sur le projet DocuSeal qui fait exactement le même travail depuis un conteneur Docker tout simplement posé sur votre serveur. C'est l'avantage d'avoir une solution open source, et surtout, ça permet de tout garder chez vous et de ne rien envoyer sur des serveurs tiers.

Vous chargez un PDF, vous posez les champs à la souris dans un éditeur visuel, et vous envoyez ça à vos interlocuteurs. Il y a 10 types de champs côté version libre, notamment case à cocher, image, date et sélection multiple. Plusieurs signataires se succèdent ensuite dans l'ordre que vous fixez, chacun ne recevant le document qu'une fois que le précédent est passé, et les invitations partent via votre propre serveur SMTP.

Les documents signés restent ensuite sur le disque de la machine, à moins que vous ne préfériez les envoyer vers votre S3, votre Google Storage ou votre Azure.

L'API REST et les webhooks sont également dispo dans la version open source, Mais attention, toutes les fonctionnalités proposées par la version SaaS qu'il propose en mode payant ne se retrouvent pas forcément dans la version open source. Par exemple, on n'a pas la possibilité de créer des modèles différents pour générer des documents sur mesure par client.

Et là où l'auto-hébergement se paie vraiment, c'est sur le certificat car le cloud de DocuSeal signe avec un certificat reconnu par Adobe, alors que votre instance génère le sien par défaut. Donc, il faudra faire avec, surtout que le nombre de documents gérables est limité. Ou alors, modifiez vous-même le code source pour vous faire votre propre version custom.

Pour l'installer avec Docker afin de tester, c'est simple :

sudo docker run --name docuseal -p 3000:3000 -v.:/data docuseal/docuseal

Côté juridique, ce que vous récupérez est une signature électronique simple au sens du règlement eIDAS. C'est le niveau d'entrée, parfaitement valable pour un devis ou un accord interne. Par contre, ça ne supporte pas la signature qualifiée, qui est la seule à valoir juridiquement une signature manuscrite dans toute l'Union européenne.

Ce n'est d'ailleurs pas une faiblesse de l'open source car chez DocuSign aussi, la signature qualifiée se vend en module complémentaire des forfaits classiques. Chez DocuSeal, elle passe par un prestataire de confiance partenaire et se facture aujourd'hui 2 à 4 dollars pièce. Ensuite, le logo maison, le SSO, les relances et l'envoi en masse demanderont la licence Pro. Si vous choisissez de passer par leur version payante, faites attention à bien vous mettre sur l'instance européenne pour que vos documents soient conformes au RGPD et ne partent pas dans les mains des Américains.

Par exemple, comme je vous disais, le code est sous AGPL. Donc, vous pouvez faire un peu ce que vous voulez dedans tant que vous gardez l'attribution DocuSeal dans l'interface.

Et si vous n'avez pas le temps et que ça vous saoule d'auto-héberger votre propre, certificateur de documents, il existe aussi Goodflag Community , un service gratuit pour les particuliers, indépendants et associations dont vous n'êtes pas le produit (lol), qui vous permettra de faire tout pareil sans débourser un centime et avec de la signature qualifiée (Merci à Karefil pour l'info).

Source : DocuSeal sur GitHub

WinBtrfs - Le pilote Windows qui monte vos disques Linux se réveille enfin

Par : Korben ✨
3 septembre 2026 à 12:26

Le 1er septembre, Mark Harmstone a publié WinBtrfs 1.10 , le pilote qui fait lire et écrire des partitions Btrfs à Windows. Et je trouve qu'il était temps, parce que la version précédente datait quand même de mars 2024.

Le principe, lui, n'a pas bougé. Vous avez un disque formaté en Btrfs, celui de votre Linux en dual-boot par exemple, et plutôt que Windows l'ignore totalement comme votre date ignore vos textos le lendemain, celui-ci arrive dans l'explorateur de fichiers avec sa petite lettre de lecteur, en lecture comme en écriture. Ce driver pour le système de fichiers Btrfs a été réécrit from scratch, sans reprendre une seule ligne du noyau Linux, et c'est quand même du LGPL.

Alors regardons ce que cette 1.10 répare, parce que la liste vaut le détour. Déplacer un fichier d'un subvolume vers un autre faisait totalement planter le pilote, ce qui fait qu'il était compliqué de mettre un fichier à la corbeille. Laisser Steam créer plein de fichiers d'un coup le faisait aussi planter comme une merde, sans parler du fait qu'écrire sur un snapshot corrompait l'arbre d'extents.

Bref, c'était compliqué jusqu'alors, d'avoir un usage normal d'un disque formaté en Btrfs.

Cette nouvelle version répare aussi la préallocation, ce qui remet rclone d'aplomb, un blocage sur les liens durs, et une corruption mémoire liée à la surveillance du registre. Elle ajoute aussi l'écriture des bitmaps d'espace libre et des fichiers compressés en ligne, deux choses qu'elle savait jusqu'ici seulement lire. En échange, le RAID disparaît sur les périphériques amovibles (si vous en faisiez sur des clés USB, c'est finito pépito).

Reste à savoir comment Harmstone a fait pour nous pondre 370 commits en quatre semaines ? Est-ce la coke ? Est-ce la caféine ? Hé bien non, le README répond à cette question sans détour : C'est Claude d'Anthropic qui l'a, je cite, "grandement aidé" sur la chasse aux bugs et les revues de code. Il ajoute dans la foulée que tout le code a quand même été écrit à la main (wink wink ^^).

Maintenant, est-ce que vous avez besoin de ce driver ?

Chez Paragon, le produit Btrfs dédié est marqué "Legacy" et indisponible depuis octobre 2025, et dans leur suite qui reste vendue, Btrfs est encore en lecture seule. De son côté, WSL 2 sait aussi monter du Btrfs, car son noyau embarque le module, mais la documentation de Microsoft pose ses limites : ni clé USB ni lecteur de cartes, pas de partition du disque de démarrage, et un accès depuis Windows qui passe par un chemin réseau plutôt que par une lettre de lecteur.

Voilà pourquoi ce pilote incroyable n'a pas de réel équivalent.

Côté Windows, il y a quand même des petites surprises. Le pilote est bien signé et s'installe normalement, mais avec Secure Boot activé sur un Windows 10 ou 11, il peut refuser de se charger pour la simple et bonne raison que Microsoft a durci ses exigences de signature d'une façon que les pilotes libres n'ont pas encore réussi à régler. Il faut donc contourner la vérification, ou couper Secure Boot dans le BIOS. Ne vous inquiétez pas, Windows 11 demande en principe Secure Boot pour s'installer, mais tourne ensuite très bien sans. Cependant, je ne suis pas fan d'enlever des contrôles de sécurité sur l'ordinateur, donc, à vous de voir.

Et une fois le disque monté, ne le cherchez pas non plus dans la gestion des disques, car il n'y sera pas. Le pilote passe en fait par un faux périphérique bloc pour que le RAID fonctionne, et diskmgmt ne sait rien de tout ça. C'est donc dans l'explorateur que ça se passe, et nulle part ailleurs.

Et puis 370 commits en quatre semaines sur un pilote de système de fichiers, dont deux chemins d'écriture flambant neufs, ça reste quand même un peu chaud niveau vérification / bugs. Donc pensez bien à faire des backups avant d'installer ça.

Source : Neowin

HortusFox - Le carnet de bord partagé de vos plantes

Par : Korben ✨
3 septembre 2026 à 11:59

Je n'ai plus mes 5 hectares de jardin et de forêt, snif snif.... Maintenant c'est un immense jardin de 15 mètres carrés dans lequel je n'ai encore rien planté. Il y a des framboisiers, une pelouse en souffrance++ et deux ou trois trucs qui servent surtout de litière aux chats du quartier. Dans la maison, j'ai également deux spathiphyllums, ces fleurs de lune que tout le monde a chez soi, et une Monstera achetée chez Ikea.

Et je ne sais absolument pas m'en occuper. ^^

Alors quand je suis tombé sur HortusFox , j'ai regardé ça d'un autre œil que d'habitude. Il s'agit d'une application web que vous installez chez vous, qui est développée sous licence MIT depuis 2023 par un type tout seul, Daniel Brendel, qui va vous permettre de gérer toutes vos plantations et autres plantes vertes en intérieur.

Reste à comprendre ce que ça fait vraiment, parce que ce n'est pas ce à quoi on s'attend... Ça n'est pas vraiment un conseiller, ça ne va pas vous dire par exemple quand arroser votre Monstera, ni diagnostiquer une feuille jaune.

C'est simplement un carnet de bord, point. Vous déclarez vos lieux (le salon, la cuisine, la serre), vous y rattachez vos plantes avec leurs photos, vos notes et un journal, et vous créez des tâches dont c'est vous qui fixez l'intervalle. Le système vous rappelle alors ce que vous avez à faire selon l'échéance que vous avez décidée, et il garde la trace de ce que vous avez fait.

Dit comme ça, ça paraît maigre, sauf que quand vous êtes cinq à passer devant les mêmes pots de fleurs, c'est super pratique ! Est-ce que quelqu'un a arrosé pendant les vacances ? Est-ce que le petit s'est occupé de ses plantes carnivores ou pas ? Là, la réponse est dans le journal de la plante et pas dans la tête de X ou Y qui a mis son téléphone en mode avion.

C'est d'ailleurs ce qui fait sa différence. Plusieurs comptes partagent le même espace, avec les tâches en commun, un inventaire du matériel et même un chat de groupe pour se laisser des mots.

Plant-it , l'autre projet libre du genre, repose exactement sur la même philosophie. À la base, c'était également une application web, mais comme il y avait trop de bugs , l'auteur a préféré supprimer la version qu'il hébergeait. Et Plant-it est ainsi devenu une simple application Android. Adieu les versions web et la version iOS.

HortusFox, lui, a fait le chemin inverse et garde son serveur, mais du coup il n'a aucune application native en face : le dépôt Android du projet est archivé depuis 2024, ce qui fait que pour savoir ce qui se passe, vous devrez ouvrir la page web pour voir l'état de vos plantes. Je vous laisse deviner si mon fils va penser à ouvrir un onglet tout seul pour ses plantes carnivores... lol.

Ce n'est pas grave, je me suis acheté ces petites Oyas pour les plantes vertes (lien affilié), et ça fait super bien le taf pour garder la terre un petit peu humide en permanence.

Ça s'installe en Docker Compose avec une base MariaDB. Pas de SQLite, pas de PostgreSQL et n'attendez pas que ça change parce que ça demanderait trop de boulot à l'auteur... L'interface est également disponible en onze langues dont le français. Au niveau de la vie privée, il n'y a pas vraiment de télémétrie, il faut juste savoir que l'identification des photos passe par l'API de Pl@ntNet , qui est gratuite jusqu'à 500 identifications par jour, et la météo par OpenWeatherMap. Ces deux-là réclament donc vos propres clés, et vous n'êtes pas obligé de les activer. Les données botaniques, elles, viennent du GBIF sans rien demander.

Et si vous voulez juste identifier vos plantes sans monter un serveur, j'avais déjà parlé des applis qui font ça .

Un point quand même avant que vous ne lanciez le docker compose : Une XSS stockée a été remontée le 11 août 2026 dans la version 5.9, qui est la dernière en date. Cela veut dire que n'importe quel membre de votre espace HortusFox peut glisser du JavaScript persistant dans les notes d'une plante, qui s'exécutera ensuite chez tous ceux qui la consultent, admin compris ( CVE-2026-72559 ). Donc mettez bien cette application ailleurs que sur Internet et assurez-vous que votre grand-mère ou vos enfants ne sont pas des petits hackers en herbe.

Amusez-vous bien avec vos plantes vertes !

WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac

Par : Korben ✨
1 septembre 2026 à 11:24

Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...

Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.

Et vous obtenez le même verdict côté débit.

L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.

Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.

Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.

Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :

brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable

L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...

Gadgetbridge - L'appli qui gère votre montre connectée sans Internet

Par : Korben ✨
18 août 2026 à 10:44

Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !

Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.

Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.

Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.

Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.

En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.

Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).

De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.

Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.

Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.

GIMP abandonne le XCF

Par : Korben ✨
18 août 2026 à 08:53

Voici ce que je considère être une excellente nouvelle pour tous les utilisateurs de GIMP ! L'équipe derrière le projet est en train de préparer le successeur du XCF, son format de projet depuis 1997. C'est même devenu le plus gros chantier du mainteneur Jehan, et ce qui se dessine ressemble fortement à une espèce d'archive zip bourrée de XML.

À ce jour, ce bon vieux XCF stocke toute sa data dans un seul bloc qu'il faut alors relire et réécrire en entier, à chaque enregistrement. C'est lourdingue et c'est pour ça que sur sa roadmap, la team GIMP explique qu'un format basé sur une archive permettrait de charger les données à l'usage et d'ouvrir des projets bien plus lourds.

Le zip + du XML est une vieille recette côté graphisme. GIMP figure d'ailleurs déjà parmi les applications compatibles OpenRaster , dont la spécification décrit une archive zip contenant un document XML pour la structure des calques. Sauf que l'OpenRaster sert à échanger des images entre éditeurs, alors que ce nouveau format devra contenir un projet de travail complet.

Grâce à ce nouveau format, GIMP promet des sauvegardes plus rapides, puisqu'il n'y aura plus que les parties modifiées à mettre à jour. Et l'auto-save deviendra enfin faisable. Woohoo !!

Par contre, le vrai morceau, celui qui compte, arrivera plus tard. En effet, GIMP 3.6 doit apporter la gestion des pages et l'animation directement dans le logiciel, à la place du vieux plug-in d'animation bien connu des galériens que vous êtes ^^. Ce sont 2 fonctions que le XCF encaisse mal, comme tout ce qui devient gros ou compliqué, finalement...

Mais rassurez-vous, vos vieux fichiers ne partent pas à la benne pour autant car GIMP s'engage à charger les XCF dans toutes ses versions à venir. Jehan a même corrigé ce printemps, dans ce code XCF, un bug oublié depuis 1999 .

Alors je sais que vous êtes trèèèès impatients, mais les détails techniques sont encore en cours de conception, et la version de développement 3.3.2 qui doit ouvrir le bal se fait attendre. La 3.4 avance donc sans date ce qui fait que la roadmap reste flexible et évolutive.

D'ici là, c'est GIMP 3.2.6 qui arrive, avec les classiques corrections de bugs, en attendant cette épiphanie qui changera le quotidien de beaucoup de graphistes adeptes du libre !

Source : Development Update, August 2026

PureMac - Faites un grand ménage sur votre Mac, gratuitement

Par : Korben ✨
17 août 2026 à 10:31

Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.

Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.

Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.

Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec Mole en ligne de commande dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.

Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.

Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.

Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.

Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.

Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.

Xodus - Vos jeux Xbox PC tourneront bientôt sur Linux / macOS

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 11:06

Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.

Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).

Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.

Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.

L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.

Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.

Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".

Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

Source

Wayland-Wheeltani - L'autoscroll qui survit au débranchement

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 08:57

Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.

Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.

Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.

L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.

Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.

Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.

Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.

Multiverse Engine - Le moteur 3D d'un fan de jeux rétro en VR

Par : Korben ✨
31 juillet 2026 à 09:58

Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.

Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le rendu soit fou dans le casque, le jeu entier est calculé une fois par oeil. Comme ça, au lieu d'être un simple écran à plat qui flotte devant vous, c'est un univers 3D bien immersif.

Tout ça est dispo sur son site et open source, et Ring Racers propose même quatre modes de vue, dont un diorama qui réduit tout le circuit à une maquette au-dessus de laquelle vous pouvez rouler.

Et alors, son petit dernier, il est incroyable ! C'est Sonic Robo Blast 2 dont voici la démo :

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors moi j'ai pas eu la chance d'être élevé dans la team Sega quand j'étais plus jeune mais je sais que parmi vous il y a des gros fans de Sonic. Et quand je vois ce jeu revisité qui reprend exactement le jeu d'origine pour y jouer en 3D, ça me fait grave envie même si je sais que je n'aurai pas la patience d'avoir le museau au chaud pendant des heures à l'intérieur d'un casque de VR beaucoup trop lourd pour moi.

À côté de ces portages, il construit également son propre moteur 3D. Ça s'appelle Multiverse Engine et c'est conçu pour faire tourner Multiverse, un jeu d'exploration dimensionnelle prévu pour écran standard et en VR, où l'on voit tout à travers une caméra de type found footage qui respire, tangue et attrape des morceaux du monde suivant comme des parasites de VHS.

Rien de compliqué mais surtout des tonnes de références assumées à la SF de l'âge d'or, aux liminal spaces, aux Backrooms et au No Man's Sky d'avant sa sortie. Le jeu a démarré sous Unreal Engine 5 avant qu'il ne juge le plafond du moteur trop bas, d'où ce moteur maison écrit de zéro en C++ et Direct3D 12, avec son propre rendu et son propre éditeur.

Et sa petite obsession à lui, ce sont les failles dans le jeu (pas les failles de sécurité hein, les vraies failles au sens géologique du terme). C'est pourquoi quand une déchirure s'ouvre dans le décor, le monde derrière est calculé en direct, avec sa lumière, son brouillard et son ciel, au lieu d'être une image plaquée.

Attention quand même à la confusion, parce qu'il y a un autre Multiverse qui existe et qui est un projet No Man's Sky, sans rapport avec le jeu ci-dessus.

En tout cas, ce gars est trop fort et son prochain chef-d'œuvre, ce sera Star Fox 64 en VR dont le dev a déjà commencé. Je vous invite vraiment à vous abonner à son compte GitHub et à suivre régulièrement son site web .

OpenNutriTracker - Pour suivre votre consommation de calories

Par : Korben ✨
30 juillet 2026 à 11:55

J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?

Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.

L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus

Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.

Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.

La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.

La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas

Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.

Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.

Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.

Hammer - Votre roman en fichiers texte, pas dans le cloud

Par : Korben ✨
29 juillet 2026 à 10:08

Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner.

De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait disparu !

Alors, dégoûté, il s'est dit qu'il allait coder son propre éditeur offline pour éviter que ça se reproduise, car hé, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Et c'est pourquoi quand vous écrivez avec Hammer , chaque scène est un fichier texte enregistré sur votre disque dans le répertoire que vous avez spécifiquement choisi. Et c'est pareil pour tout ce qui est contenu annexe comme les notes et les fiches d'encyclopédie qui accompagnent les scènes.

Grâce à Hammer, qui est un logiciel gratuit sous licence MIT, vos idées sont rassemblées sous la forme d'un projet d'écriture avec tout ce qu'il faut pour prendre des notes, mettre des tags, faire des liens...etc.

L'éditeur de Hammer, avec la scène, son plan et ses notes sur le même écran.

Pour autant ce n'est pas un bloc-notes déguisé. Les scènes se réordonnent au glisser-déposer, ce qui est pratique quand vous décidez que deux personnages doivent se croiser trois chapitres plus tôt. L'encyclopédie catalogue les personnages, les lieux et les événements avec leurs images, et Hammer lit vos scènes pour repérer tout seul qui apparaît où.

La synchronisation entre vos appareils, elle, est totalement optionnelle. Et depuis la dernière version, le serveur de sync a une image Docker officielle . Un petit docker compose up -d et c'est en route, avec un volume pour vos données et le PostgreSQL embarqué directement dans le conteneur.

Si vous débutez en auto-hébergement , sachez quand même que le serveur ne parle que HTTP en local alors que les clients Hammer exigent du HTTPS, donc il faudra mettre en place un reverse proxy ou un certificat devant.

Et si vous n'avez pas envie de gérer un serveur, sachez que l'instance officielle hammer.ink est utilisable si vous êtes abonné au Patreon du projet. Vous pouvez aussi vous en passer et poser le dossier dans Syncthing ou Dropbox, mais ça ne marchera qu'entre vos ordinateurs, car les clients mobiles (Android / iOS) Hammer supportent uniquement le protocole intégré.

Bref, un super outil pour les écrivains, les journalistes et autres producteurs de contenu qui aiment bosser offline. Et si Hammer s'arrête de fonctionner un jour, votre roman sera encore avec vous.

Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:58

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

Source

Midscroll - Le clic-molette de Windows débarque sous Linux

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 16:20

Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll .

Midscroll ne s'accroche à aucun toolkit, et se branche sur l'entrée du noyau. Ensuite, il capte chaque souris en evdev , la re-émet dans un clone uinput , et glisse ses événements de molette au passage. Rien au-dessus n'a donc besoin de coopérer, donc Wayland et X11 s'en fichent, et vos applis Qt, GTK ou Electron ne voient qu'une molette ordinaire.

Les gens sous Windows qui utilisent l'autoscroll savent que la vitesse dépend de l'écart. Un centimètre sous le point d'appui et la page descend au ralenti, la moitié de l'écran ou plus bas et elle défile à toute berzingue. Et tant que la molette reste enfoncée, ça scroll sans s'arrêter. C'est super pratique quand on est face à des pages web ultra longues.

Alors pour Midscroll, la courbe d'accélération qu'a mise au point Grant, n'a pas été bricolée au feeling. En fait, c'est la même courbe que celle de Chromium, reprise telle quelle : 0,000008 × distance^2,2 en pixels par milliseconde, avec une zone morte de 15 px histoire de ne pas déclencher sur un clic simple...

Et comme le middle-drag, ça sert déjà dans un logiciel de CAO ou dans Minecraft, il y a une liste d'exclusion pour FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft dedans. Comme ça, tant que ces fenêtres sont au premier plan, midscroll se retire en silence.

Et si tenir le bouton vous gonfle parce que vous êtes trop faible, le mode toggle inverse la logique : le pointeur circule librement une fois le défilement lancé d'un clic, et le premier clic venu remet tout à l'arrêt. C'est le fonctionnement de l'explorateur Windows ET de Firefox, et c'est une fonctionnalité qui a été beaucoup réclamée, même si on perd la faculté de coller du texte qui a été surligné.

Bien sûr, toutes les valeurs sont paramétrables. On peut régler la vitesse à laquelle ça part, la cadence des événements et dans quel sens ça défile.

Côté installation, des paquets pour Arch, Debian/Ubuntu et Fedora sont dispo, plus un install.sh pour le reste. Le flatpak, lui, est hors jeu car son bac à sable ferme totalement l'accès à uinput.

Le projet est hyper jeune, donc traitez-le comme tel et n'hésitez pas à contribuer pour soutenir le dev. Dans le registre confort Windows sous Linux, j'avais parlé de Wubuntu qui va beaucoup plus loin dans le mimétisme, et côté Wayland je vous avais montré niri et son défilement infini de fenêtres.

À tester et si ça vous gonfle, un sudo systemctl stop midscroll et on n'en parle plus.

uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 07:57

Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

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