Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Quel mini PC choisir pour l’IA ? Notre sélection 2026

23 août 2026 à 11:00

Un mini PC fait un excellent serveur maison pour l'IA : posé dans un coin du bureau, il consomme peu, reste silencieux et tourne en permanence pour héberger vos agents, vos automatisations et quelques modèles en local. Le tout en complément du cloud, pas en remplacement. Voici les machines qu'on recommande, et ce qu'il faut regarder avant d'acheter.
 [Lire la suite]

Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.

Framework Laptop 12 : Intel Core Series 3, Thunderbolt 4 et Linux préinstallé, moins cher qu’un MacBook Neo

18 août 2026 à 21:37

Framework a remis à jour son petit convertible 12,2 pouces avec les processeurs Intel Core Series 3, le Thunderbolt 4 et, pour la première fois chez la marque, une distribution Linux préinstallée.
 [Lire la suite]

Un petit geste pour Frandroid ? Abonnez-vous à Frandroid sur Google pour ne manquer aucun de nos articles.

Test du Framework Laptop 16 version 2026 : puissant, réparable et évolutif, mais à quel prix ?

8 août 2026 à 10:32

Le Framework Laptop 16 revient en 2026 avec un Ryzen AI 9 HX 370, une GeForce RTX 5070 Laptop de 12 Go et toujours cette promesse unique sur le marché : un PC portable gaming entièrement démontable, évolutif et réparable. On l'a poussé dans ses retranchements, du path tracing à l'IA locale.
 [Lire la suite]

Un petit geste pour Frandroid ? Abonnez-vous à Frandroid sur Google pour ne manquer aucun de nos articles.

La Cour suprême US a-t-elle condamné le Data Privacy Framework ?

30 juin 2026 à 18:46

Aux États-Unis, les autorités exécutives indépendantes sont désormais inconstitutionnelles. Il convient donc d’annuler le Data Privacy Framework.

Ainsi Max Schrems interprète-t-il une décision de la Cour suprême. Celle-ci a donné raison à Donald Trump dans son litige avec Rebecca Slaughter. En mars 2025, il avait démis de ses fonctions cette commissaire de la FTC (Federal Trade Commission), au motif que son action n’était pas en cohérence avec les priorités de l’administration.

La FTC, un « cas à part » depuis 1935

L’intéressée avait porté plainte. Dénonçant une entorse à la Constitution, elle invoquait notamment un jugement remontant à 1935. La Cour suprême avait alors donné raison à un autre commissaire de la FTC, que Franklin Roosevelt avait destitué sans donner de motif. Les juges avaient considéré que certains fonctionnaires nommés par le président pouvaient « remplir des fonctions exécutives », mais ne pas pour autant « exercer une partie du pouvoir exécutif ». C’était, selon eux, le cas à la FTC, dont les responsabilités n’étaient ni politiques ni exécutives, mais « essentiellement quasi judiciaires et quasi législatives ». De là, les commissaires n’avaient à répondre qu’au Congrès et aux tribunaux.

Le Congrès n’a pas son mot à dire

Cette jurisprudence n’a pas survécu au temps, ont estimé les juges qui ont donné raison à M. Trump (à 6 contre 3). D’après eux, les agences dites indépendantes ne le sont pas au sens où elles ne seraient responsables que vis-à-vis du peuple. Leur personnel est destituable par le président, sans que le Congrès ni les tribunaux puissent y opposer de limites ; c’est un corollaire de la Constitution depuis ses origines. Quant à la FTC, ses actions, couvrant presque toutes les facettes de l’économie nationale, relèvent indubitablement du pouvoir exécutif.

Le jugement de première instance avait été favorable à Mme Slaughter. La Cour d’appel l’avait confirmé, notant que les limites imposées au pouvoir présidentiel devaient garantir le caractère bipartisan des agences concernées.

Des effets en cascade sur le Data Privacy Framework ?

Pour Max Schrems, l’issue de l’affaire rend caduc le Data Privacy Framework. Ce cadre, qui autorise les transferts de données personnelles entre l’UE et les États-Unis, repose en effet sur une « autorité de contrôle indépendante »… que la Commission européenne a considéré être la FTC.

Il existe bien d’autres autorités sectorielles comme le département des Transports, lui aussi mentionné dans le Data Privacy Framework. Mais à en croire Max Schrems, il ne saurait se substituer à la FTC. D’abord parce que ses fonctions sont plus restreintes… mais aussi, de toute façon, parce que le jugement de la Cour suprême l’affecte aussi, comme tous les organes exécutifs indépendants.

Dans la lecture de Max Schrems, le jugement englobe aussi le fameux DPRC (Data Protection Review Court), ce « tribunal indépendant » au statut contesté (il s’agit d’un organe du département de la Justice).

Il existerait désormais plus globalement un conflit entre la Constitution US et les traités européens qui exigent des autorités de contrôle indépendantes. Dans ces conditions, Max Schrems appelle Bruxelles à préparer un plan de sortie du Data Privacy Framework. Il incite à passer par la voie réglementaire, par exemple dans le cadre du paquet « Souveraineté technologique ». À défaut, affirme-t-il, l’association noyb, dont il est président, ira en justice…

Illustration © PromessArt Studio

The post La Cour suprême US a-t-elle condamné le Data Privacy Framework ? appeared first on Silicon.fr.

SkillMAS : quand l’IA réorganise son équipe et réécrit ses outils en temps réel

Par : Roberto R.
9 juin 2026 à 21:21

L’essor de l’intelligence artificielle révolutionne la collaboration informatique sur des tâches complexes. Cependant, les architectures traditionnelles d’agents autonomes restent rigides face aux imprévus. Pour combler ce manque d’adaptabilité, le framework SkillMAS propose une solution inédite. Ce système s’appuie sur une co-évolution coordonnée des compétences individuelles et des structures collectives.

Cette approche novatrice apporte une plasticité accrue aux équipes d’intelligence artificielle. Elle réduit les coûts élevés et les contraintes des méthodes classiques de réentraînement. De plus, cette architecture optimise le comportement global des systèmes distribués. En unifiant les échelles micro et macro, ce cadre ouvre la voie à une automatisation plus résiliente.

Évolution et limites des architectures d’agents traditionnelles

L’intégration des LLM transforme l’IA grâce à l’émergence des agents autonomes. Ces systèmes ne se contentent plus de générer du texte. Ils planifient et exécutent désormais des actions concrètes. Pour y parvenir, ils utilisent des boucles de rétroaction simples et des méthodes de réflexion comme le paradigme ReAct.

En pratique, l’architecture traduit l’intention de l’utilisateur en une suite de tâches. Ce processus associe directement la réflexion à l’appel d’outils externes. Mais ce fonctionnement linéaire peut isoler l’IA. Le succès dépend alors fortement du prompt initial et exige souvent un pilotage humain stratégique.

Face à l’imprévu, les agents classiques se heurtent vite à leur rigidité. Leurs rôles et leurs outils sont figés par les développeurs. Le système ne sait pas s’adapter et peut générer des boucles d’erreurs infinies. La consommation de jetons s’envole parfois, tendant à cantonner la technologie à des tâches balisées.

Définition globale : qu’est-ce que le framework SkillMAS ?

Le framework SkillMAS brise la rigidité des systèmes d’IA traditionnels. Son architecture non paramétrique ne modifie pas les poids des modèles de langage sous-jacents. Le système fonctionne comme une couche logicielle supérieure et intelligente. Son but principal est d’apporter plus de plasticité à l’écosystème d’agents autonomes.

Tout repose sur le concept de coévolution synchronisée. SkillMAS fait progresser en même temps les compétences individuelles et la structure globale du système. Il adapte les outils des agents aux tâches complexes tout en remodelant le collectif. Cette double transformation se fait automatiquement, sans aucune reprogrammation manuelle.

Cette mécanique s’appuie sur le couplage dynamique de deux échelles interconnectées. L’échelle micro gère et optimise les compétences techniques et réutilisables de chaque entité. L’échelle macro supervise l’organigramme général et redistribue les rôles dans l’équipe. L’une influence directement l’autre en temps réel pour garantir une agilité accrue.

Contexte historique et origine du projet SkillMAS

Le projet SkillMAS est né en mai 2026. Il est le fruit d’un partenariat entre l’Université Jiao Tong de Shanghai, l’Université du Centre-Sud et le constructeur OPPO. Les scientifiques ont combiné l’apprentissage automatique et les systèmes distribués. Ces travaux posent désormais les bases d’une nouvelle forme d’autonomie.

Leur étude détaille les mécanismes algorithmiques de cette coévolution. Sa supériorité face aux standards actuels a été prouvée en laboratoire. L’implication directe d’OPPO souligne le potentiel industriel de cette technologie. À terme, elle permettra de propulser des assistants virtuels bien plus avancés, intelligents et résilients.

Entre 2023 et 2025, la recherche restait pourtant cloisonnée. Des projets comme Voyager apprenaient aux agents à créer leurs propres outils. Des frameworks comme MetaGPT se concentraient plutôt sur le travail en équipe. SkillMAS fusionne enfin ces deux approches isolées au sein d’une architecture unifiée.

personne qui travaille avec une IA sur un PC

Signification sémantique et décomposition du nom SkillMAS

Le mot « Skill » désigne la compétence de l’IA. Dans l’univers des agents autonomes, ce terme a un sens technique précis. Il ne s’agit pas d’une aptitude abstraite, mais d’un bloc de code fonctionnel et documenté. Ce script permet à l’agent d’interagir directement avec son environnement numérique.

Concrètement, une compétence lui permet de trier un fichier ou d’interroger une base de données. L’agent appelle ce programme dès qu’il en a besoin. Une fois validé, l’outil rejoint une bibliothèque partagée par tout le réseau. L’IA n’a plus à réinventer la méthode, ce qui enrichit constamment sa boîte à outils.

L’acronyme « MAS » renvoie quant à lui aux systèmes multi-agents (Multi-Agent Systems). Ce concept désigne un réseau d’entités logicielles qui collaborent de manière autonome. Inspirée des organisations sociales, cette approche découpe un problème complexe en sous-tâches simples. Le nom SkillMAS exprime ainsi la gestion des compétences au service d’une intelligence collective.

Les fondements théoriques de la coévolution en intelligence artificielle

Les concepteurs du framework s’inspirent de l’évolution naturelle. En biologie, la coévolution désigne le développement simultané d’espèces interdépendantes. C’est le cas historique des fleurs et de leurs pollinisateurs. SkillMAS applique cette logique évolutive au logiciel pour dépasser la rigidité des modèles classiques.

Ici, les compétences des agents sont des outils adaptatifs individuels. L’équipe complète forme quant à elle l’écosystème global. Le framework considère qu’une compétence ne peut progresser de manière isolée. Cette approche organique ajuste en permanence le collectif selon les besoins du moment.

Ce modèle innovant repose sur la plasticité systémique. Il donne ainsi naissance à un véritable « logiciel dynamique ». Grâce à une boucle de rétroaction, la structure s’adapte en continu aux contraintes extérieures. Face aux anomalies, l’architecture se reconfigure d’elle-même pour retrouver son équilibre.

Le mécanisme d’évolution des compétences dans SkillMAS

Le processus d’évolution commence à l’échelle de l’agent individuel. Face à une tâche inédite, l’IA vérifie d’abord sa bibliothèque de compétences. Si aucun outil ne convient, le système bascule automatiquement en mode création. L’agent utilise alors la puissance du LLM pour rédiger un nouveau script informatique en Python.

Le framework teste ensuite ce code dans un environnement sécurisé pour vérifier sa stabilité. En cas de succès, le script est encapsulé avec une documentation textuelle expliquant son activation. L’outil rejoint enfin une base de données commune et partagée. Il devient immédiatement disponible pour l’ensemble du réseau d’agents.

Une compétence enregistrée n’est jamais figée et s’améliore au fil des utilisations. Le système analyse les données d’exécution pour détecter les lenteurs ou les bugs. Des agents spécialisés réécrivent le code défaillant et l’adaptent aux changements des API externes. Je pense que cette maintenance automatisée est la véritable clé pour garantir une boîte à outils toujours moderne et performante.

un ensemble de personnes qui s'informent sur le concept de SkillMAS

L’apprentissage de l’utilité pour optimiser la mémoire de travail

L’accumulation incontrôlée de connaissances est un piège pour l’intelligence artificielle. Pour l’éviter, SkillMAS utilise le concept d’apprentissage de l’utilité (Utility Learning). Cette méthode attribue une note de performance à chaque compétence créée. Le système évalue sa fréquence d’utilisation, son taux de succès et son coût en ressources.

Un outil qui résout souvent des problèmes complexes obtient un score élevé. À l’inverse, un script obsolète ou trop spécifique voit sa note baisser. Cet algorithme permet de quantifier précisément la valeur réelle des acquis. L’apprentissage de l’utilité sert alors de boussole pour guider le tri des connaissances.

Ce tri régulier évite l’inflation de compétences qui encombre d’ordinaire la mémoire des LLM. Le framework supprime les codes inutilisés et fusionne les fonctions similaires. Cette maintenance logicielle maintient la bibliothèque dans un état de légèreté optimal. L’efficacité cognitive de l’IA est ainsi préservée au fil des cycles d’apprentissage.

La restructuration dynamique de l’organisation collective des agents

L’adaptation individuelle ne suffit pas à garantir le succès collectif. SkillMAS peut donc modifier l’organigramme de son équipe en toute autonomie. Au départ, les rôles suivent un schéma standard et prédéfini. Dès que la situation se complique, le système réorganise immédiatement les fonctions selon les urgences du terrain.

La performance d’un réseau multi-agents dépend avant tout de la qualité de ses échanges. Les structures classiques imposent généralement des canaux de communication fixes et linéaires. SkillMAS brise ce modèle en faisant évoluer la topologie du réseau en temps réel. Les agents s’affranchissent ainsi d’un schéma de discussion totalement figé.

En cas de malentendu entre deux entités, le framework intervient aussitôt. Il peut couper leur lien direct et désigner un agent superviseur pour filtrer les messages. À l’inverse, il sait ouvrir un canal général pour diffuser rapidement une information critique. Cette optimisation élimine le bruit informationnel pour fluidifier l’intelligence collective.

Les spécificités techniques d’une architecture non paramétrique

Sa grande force est d’être non paramétrique. Le framework n’a pas besoin de réentraîner les modèles de langage, qui restent inchangés. Tout s’ajuste en quelques secondes grâce aux prompts et au code externe. Cette légèreté dispense d’utiliser de coûteux supercalculateurs.

Placé en couche externe, le système offre une compatibilité universelle. Il se branche sur n’importe quel LLM, propriétaire ou open-source. Si l’on change de modèle, la bibliothèque de compétences reste intacte. L’IA conserve ainsi sa mémoire organisationnelle et garantit une modularité totale.

Enfin, le framework s’appuie sur une approche guidée par l’échec (Failure-Driven). En cas de bug, le système enregistre le code fautif, les messages de la console et les échanges des agents. Une IA spécialisée décortique ces données pour trouver la source exacte du problème. Cette correction méthodique transforme chaque erreur en moteur d’évolution.

Confrontation technologique et cas d’usage applicatifs

Les anciens frameworks comme AutoGen ou CrewAI reposent sur des structures statiques. Ils imposent généralement des pipelines de prompts assez rigides. MetaGPT utilise quant à lui des procédures figées issues du monde de l’entreprise. Efficaces pour des tâches prévisibles, ces outils échouent en environnement chaotique.

Le framework de 2026 dépasse ces limites grâce à sa dynamicité synchrone. Il intègre des mécanismes uniques pour nettoyer ses outils en cours de route. Le système peut également restructurer ses équipes selon les besoins du terrain. Un groupe d’agents fixes devient ainsi une organisation fluide et auto-adaptative.

Ses applications concrètes ciblent des secteurs industriels hautement stratégiques. En génie logiciel, il crée des usines de code totalement autonomes. Grâce à l’implication d’OPPO, il s’impose aussi dans l’Internet des Objets (IoT). Le système pilote alors des flottes d’appareils en gérant instantanément les pannes.

État des lieux et modalités de déploiement de SkillMAS

Le framework traverse actuellement une phase de transition majeure. Ce projet de recherche d’avant-garde propose un code source totalement ouvert. Son niveau de maturité technique se situe encore au stade de la preuve de concept. Le système fait actuellement l’objet de validations approfondies en environnement simulé.

Il ne s’agit pas encore d’un logiciel grand public accessible sur abonnement. Les ingénieurs en IA et les laboratoires spécialisés s’en emparent d’ailleurs aujourd’hui. Ils utilisent cette architecture pour bâtir les fondations des futurs agents commerciaux. L’adoption globale s’accélère ainsi au sein de la recherche logicielle avancée.

Le déploiement technique repose principalement sur Python et des bases de données vectorielles. Connecté à des LLM performants, le système génère et exécute son code de manière autonome. Un environnement isolé de type sandbox ou Docker est donc obligatoire. Cette barrière de sécurité indispensable protège efficacement la machine hôte.

Cet article SkillMAS : quand l’IA réorganise son équipe et réécrit ses outils en temps réel a été publié sur LEBIGDATA.FR.

En Allemagne, une certaine idée de la « souveraineté » du cloud

28 avril 2026 à 11:27

La « souveraineté technologique » d’un service cloud implique que le fournisseur conserve, dans l’UE, une sauvegarde du code source ayant au maximum 24 heures et contenant au minimum 5 versions.

Le BSI (homologue allemand de notre ANSSI) a inscrit cette exigence dans son référentiel C3A (Criteria enabling Cloud Computing Autonomy). À travers lui, elle décline le Cloud Sovereignty Framework de la Commission européenne. Cette dernière s’est dotée, avec ce document, d’un cadre de référence pour évaluer la souveraineté des offres cloud dans le cadre de la commande publique.

Le Cloud Sovereignty Framework fournit une grille de lecture articulée en 8 objectifs. Sur chacun, on peut déterminer un niveau d’assurance, entre 5 échelons (de « pas de souveraineté » à « souveraineté numérique complète »). Et calculer un « score de souveraineté », avec une pondération par objectif.

Avec la pondération qu’elle propose, l’UE a essuyé des critiques. Le BSI n’aborde pas cet aspect. Elle se concentre sur la déclinaison des critères du Cloud Sovereignty Framework, non sans en étendre certains. Deux objectifs sont cependant écartés : sécurité/conformité (déjà couverts par des publications telles que C5, « le SecNumCloud allemand ») et environnement (pas dans le champ de responsabilité de l’agence).

Les critères pour évaluer les offres sont à choisir « à la carte », selon les cas d’usage. Certains sont dits « additionnels » : ils rehaussent des exigences ou élargissent leur périmètre.

Souveraineté stratégique

Que ce soit sur la juridiction, sur l’implantation du siège social ou sur le contrôle effectif, le BSI introduit un double prisme UE-Allemagne. À choisir à la carte, donc.

Quant au critère d’implantation du siège social, l’agence précise qu’il concerne aussi les éventuels sous-traitants. Elle ajoute que le « contrôle effectif » s’entend comme la possibilité d’exercer une influence directe ou indirecte sur les décisions stratégiques, financières ou opérationnelles clés.

Autre critère à évaluer : l’information des clients au moins 90 jours à l’avance en cas d’événements susceptibles d’affecter les contrôles C3A associés à un service (changement de propriétaire, d’actionnariat, de gouvernance…).

Souveraineté légale et juridictionnelle

Le C3A comprend un critère selon lequel un CSP doit, au moins une fois par an, identifier toute loi extraterritoriale touchant directement (« relating directly ») ses services et ayant des implications transfrontalières sur leur disponibilité, ainsi que sur la confidentialité et l’intégrité des données client.

Le BSI a aussi établi un critère relatif à l’état de défense – que la législation allemande distingue des états de tension, d’urgence interne et de catastrophe. Si un État membre de l’UE – ou seulement l’Allemagne, là aussi au choix – déclare cet état de défense, il doit pouvoir, dans la limite des possibilités légales, prendre la main sur l’exploitation du cloud, avec les actifs physiques et le personnel nécessaires.
Cela signifie que le CSP dispose de la documentation, du code source et des outils d’administration dans un format portable, précise le référentiel.

Souveraineté des données

Le C3A distingue les données client, celles relatives à leurs comptes et celles dites « dérivées » (résultant de l’interaction avec les services cloud). Pour les données client, deux critères de localisation du stockage et du traitement sont proposés : UE ou Allemagne. Pour les autres données, le référentiel ne propose que l’option UE.

Concernant la gestion externe des clés de chiffrement, il est attendu que le CSP la propose pour IaaS et PaaS. Ou qu’il fournisse des mécanismes fonctionnemment équivalents. L’option est plus rare pour le SaaS, reconnaît le BSI ; mais elle devrait être proposée si c’est « techniquement faisable et approprié », ajoute-t-il.

Autre élément attendu : permettre d’intégrer des fournisseurs d’identités tiers. En critères additionnels, il y a notamment :

  • Implémenter cette intégration avec des standards ouverts
  • Gérer un modèle d’authentification sans état dispensant de stocker les comptes dans l’annuaire du CSP
  • Autorisation contrôlable via des déclarations et des attributs dynamiques émis directement par le fournisseur d’identités

Il y a aussi un critère de supervision : permettre d’enregistrer, de conserver et de consulter les journaux d’accès aux données client. Et, éventuellement (critères additionnels), de permettre un filtrage granulaire et de fournir un accès en temps réel aux flux de données via des API standardisées.

Le C3A y ajoute un critère de chiffrement des données client, avec une clé disponible exclusivement en dehors de l’environnement du CSP.

Souveraineté opérationnelle

Double prisme géographique également pour le personnel d’exploitation. Un des critères impose que les personnes concernées soient à la fois citoyennes et résidentes de pays de l’UE. Celui restreint au périmètre allemand ne concerne que la résidence (pas d’obligation de citoyenneté).
Le personnel en question inclut quiconque a un accès logique ou physique à l’infrastructure d’exploitation. Il comprend aussi le support client et tous les individus qui assument un rôle de gestion du CSP.

Le C3A opère une autre distinction géographique, sur l’aspect télétravail. Il impose, d’un côté, que les accès administratifs aux systèmes exploités pour opérer les services soient restreints à l’UE. De l’autre, que les accès effectués en dehors de l’UE… ou de l’Allemagne fassent, de manière générale, l’objet de restrictions techniques.

Connectivité : au moins un fournisseur alternatif basé dans l’UE

Le référentiel comporte un critère de connectivité redondante. En cas de perturbation d’un fournisseur, le basculement vers les autres doit permettre de maintenir les SLA. Au moins un de ces fournisseurs alternatifs doit se trouver dans l’UE. Et, éventuellement (critère additionnel), ne pas faire partie de la structure corporate du CSP.

Même logique de redondance pour le SOC. Celui-ci devra, au choix, se trouver dans l’UE ou en Allemagne. En cas de déconnexion, le CSP devra pouvoir fournir un SOC autonome équivalent, lui aussi situé dans l’UE ou en Allemagne.

Le C3A comporte aussi un critère relatif aux mises à jour et aux données opérationnelles. Elles doivent être réceptionnées et validées dans une zone réseau sécurisée que le CSP contrôle. Il lui appartient par ailleurs de vérifier la présence de vulnérabilités dans les mises à jour. Éventuellement, il pourra implémenter la zone réseau sur des systèmes physiques dédiés.

Toujours sur la souveraineté opérationnelle, le C3A établit la nécessité de superviser tout échange de données entre le CSP et des tiers. Cela doit se traduire par la documentation des types de données concernées et des flux.

Les CSP doivent aussi pouvoir couper toutes les connexions avec des réseaux situés hors de l’UE, sans perturber la disponibilité, l’intégrité, l’authenticité et la confidentialité de leurs services. Cela inclut les « battements de cœur » et les serveurs de licences, nous précise-t-on.
Les CSP devront tester leur processus d’exécution de la déconnexion et s’assurer qu’il est indépendant d’entités non européennes. Ils devront être en mesure de rétablir la connexion. Et avoir un processus d’installation des mises à jour si l’environnement a été déconnecté pour un maximum de 90 jours.

Souveraineté de la supply chain

Pour chaque service, on attend du CSP qu’il identifie les composants logiciels et leurs pays d’origine. Et qu’ils fournissent aux clients, sur demande, une « liste des fournisseurs pertinents ». Tout en ayant un processus pour identifier et atténuer les dépendances ; entre autres en maintenant une « flexibilité architecturale » favorisant les substitutions.

On retrouve cette logique pour les dépendances matérielles et les dépendances à des services externes. Le C3A y ajoute le besoin d’un processus d’identification et d’atténuation des risques liés aux restrictions à l’export et aux perturbations de la supply chain.

Souveraineté technologique

Les exigences de sauvegarde du code source sus-évoquées doivent permettre une exploitation sans dépendances externes. Cela inclut les scripts de build et les toolchains de déploiement. Le backup doit s’assortir d’une documentation permettant de poursuivre le développement de ce code.

Le C3A établit aussi comme critère l’existence de stratégies de contingence en cas de déconnexion de tierces parties : fournisseurs de logiciels alternatifs, capacités internes de remédiation, contrôles de sécurité compensatoires… On pourra éventuellement exiger (critère additionnel) que le CSP ait ses équipes et environnements locaux pour compiler, tester et déployer indépendamment des correctifs de sécurité. Dans tous les cas (critère principal), on s’assurera que seul du personnel autorisé a accès aux environnements nécessaires à la maintenance des services. Et qu’il existe là aussi des procédures de contingence.

Illustration générée par IA

The post En Allemagne, une certaine idée de la « souveraineté » du cloud appeared first on Silicon.fr.

❌
❌