Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Le Health Data Hub va passer d’Azure à Scaleway

23 avril 2026 à 18:29

Et le futur hébergeur du Health Data Hub est… Scaleway.

La transition depuis Azure devrait se concrétiser entre fin 2026 et début 2027. À cette échéance, le nouvel hébergement permettra en tout cas permettre de « gérer en autonomie une copie de la base principale du SNDS », nous affirme-t-on.

Les offres cloud françaises et européennes sont désormais dans les clous au niveau de la sécurité, explique le Health Data Hub : les éléments attendus « sont immédiatement disponibles ou accessibles à court terme ». Scaleway fait écho à ces propos, rappelant disposer de la certification HDS et estimant avoir « démontré la crédibilité de sa trajectoire de qualification SecNumCloud ».

Il y a 7 ans, Scaleway écarté – entre autres – pour manque de PaaS

Le Health Data Hub rappelle avoir conçu la plate-forme « pour prévoir une réversibilité ». Une étude avait effectivement été conduite lors de la phase de préfiguration. Achevée en février 2019, elle avait donné l’avantage à Azure.

Sécurité Fonctionnalité & Performance Coûts & Délais
Azure
OVH Pas de GPU dans l’environnement certifié HDS Pas de véhicule contractuel existant
Santéos Coûts de réalisation chiffrés à 2,5 M€
Durée estimée entre 5 et 8 mois, pas de véhicule contractuel
AWS Pas agréé / certifié HDS Pas de véhicule contractuel
GCP Pas agréé / certifié HDS Pas de véhicule contractuel
Docaposte Pas de CPU / GPU dimensionné pour la science des données
Padawan Pas agréé / certifié HDS Dimensionnement ne permettant pas de répondre aux besoins du HDH Complexité de contractualisation élevée (institut de recherche)
Teralab Pas agréé / certifié HDS Dimensionnement ne permettant pas de répondre aux besoins du HDH
CASD Pas agréé / certifié HDS Pas de GPU, peu de latitude pour ajouter des fonctionnalités Tarif par utilisateur élevé
OBS Pas de GPU dans l’offre souveraine Offre IaaS, délai d’intégration important
Pas de véhicule contractuel existant
Outscale Pas agréé / certifié HDS Pas de GPU Offre IaaS, délai d’intégration important

Dans la synthèse de cette étude, le principal fournisseur mis en avant outre Microsoft était OVH. Le Health Data Hub soulignait, en particulier, que son PaaS manquait de maturité. Il aurait ainsi fallu intégrer de nombreuses solutions tierces. Synonymes, entre autres, de traces moins cohérentes et de délais supplémentaires en phase de réalisation.

Sur la partie données, OVH n’avait pas d’alternative à Azure Data Factory (ETL, événements, workflow), Azure Data Catalog (gouvernance). Sur la partie projet, il n’en avait pas, entre autres, pour Azure DevOps, Azure CosmosDB et Power BI. En matière de sécurité, il n’avait pas d’équivalent au SIEM Sentinel, ni au coffre-fort Azure Key Vault.

architecture envisagée avec OVH
Architecture initialement envisagée avec OVH

Le Health Data Hub décrivait alors l’offre d’OVH comme « principalement IaaS [mais] évoluant sur du PaaS minimisant les coûts d’intégration ». Il présentait, au contraire, celle de Scaleway comme « principalement IaaS induisant des coûts d’intégration ».

Au printemps 2020, le Health Data Hub avait mis en œuvre de sa première version. Il avait fait remarquer que les acteurs français avaient présenté des trajectoires qui retardaient d’au moins un an sa feuille de route. Seul Azure était disponible à court terme et pleinement sécurisé, avait-il ajouté.

Illustration générée par IA

The post Le Health Data Hub va passer d’Azure à Scaleway appeared first on Silicon.fr.

Health Data Hub sur Azure : le Conseil d’État valide à nouveau

24 mars 2026 à 10:18

Nouvel échec devant le Conseil d’État pour Les Licornes célestes.

Cette association présidée par un des fondateurs de La Quadrature du Net a cherché à faire annuler une autorisation que la CNIL avait accordée au Health Data Hub en février 2025. Objet : l’extraction de données du SNDS (Système national des données de santé) et leur traitement dans le cadre de deux études. Respectivement sur les pathologies et sur l’utilisation des médicaments et des vaccins. En toile de fond, le projet DARWIN EU (Data Analysis and Real-World Interrogation Network), que l’Agence européenne des médicaments coordonne à l’appui d’un réseau d’institutions publiques et privées.

Il y avait plus précisément eu deux demandes en annulation. Celle provenant de l’association Les Licornes célestes avait été soutenue par Clever Cloud, Nexedi, Rapid Space International, Cleyrop, le CNLL (Conseil national du logiciel libre) et l’association Open Internet Project. L’autre émanait des associations Interhop et Constances, du Syndicat de la médecine générale, de la Fédération Sud Santé et de la Ligue des droits de l’homme.

La CNIL n’a pas autorisé de transferts de données de santé vers l’étranger

Le Conseil d’État constate que la CNIL a seulement autorisé le traitement de données de santé hébergées dans des datacenters situés en France. Elle n’a pas donné son aval à un quelconque transfert vers les États-Unis. Notamment sur le fondement du Data Privacy Framework, dont Les Licornes célestes et al. ne peuvent donc invoquer l’illégalité. Dans le même esprit, en l’absence de transferts vers les USA, l’invocation de l’article R. 1461-1 du Code de la santé publique – dont le dernier alinéa prohibe les transferts de données de santé hors de l’UE – ne tient pas.

Vu la valeur des données en question et leur hébergement sur des infrastructures Microsoft, difficile d’exclure des demandes d’accès de la part des autorités étatsuniennes, reconnaît le Conseil d’État. Qui estime toutefois que les traitements autorisés sont encadrés par des mesures de sécurité suffisantes. Dont :

  • Pseudonymisation
  • Limitation de la durée de conservation des données brutes extraites du SNDS
  • Analyse des risques de réidentification lors de chaque export
  • Analyse des traces d’utilisation par le Health Data Hub

Le transfert de données techniques d’usage de la plate-forme vers les États-Unis n’est pas non plus à exclure. Mais il n’impliquent pas de données de santé, explique le Conseil d’État. Ils se basent par ailleurs sur des clauses contractuelles types qui « constituent des garanties appropriées ».

Un autre demande en annulation rejetée en 2024

Clever Cloud, Nexedi, Rapid Space Internatoinal, Cleyrop, Open Internet Project, Les Licornes célestes et le CNLL avaient déjà saisi le Conseil d’État en 2024 au sujet d’une autre autorisation accordée au Health Data Hub. L’association Internet Society France avait fait de même en amont.

Il s’agissait là aussi d’un contrat avec l’Agence européenne des médicaments. Mais pour des études en pharmaco-épidémiologie.

Le Conseil d’État avait eu plus ou moins le même raisonnement. Il avait ainsi relevé que la CNIL n’avait pas autorisé de transferts de données de santé vers les USA. Et affirmé que les garanties techniques et juridiques étaient suffisantes : pseudonymisations multiples, certification HDS, autorisation limitée à 3 ans, etc.

Illustration générée par IA

The post Health Data Hub sur Azure : le Conseil d’État valide à nouveau appeared first on Silicon.fr.

❌
❌