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L’open source n’est plus « gratuit par défaut » : il devient un choix stratégique et responsable

16 juin 2026 à 16:02

Pendant des décennies, l’open source a incarné une promesse simple : celle d’un accès libre et gratuit à des technologies de pointe. Cette vision a porté l’innovation numérique mondiale, permis l’émergence de géants du web et démocratisé l’accès au code.

Aujourd’hui, cependant, l’adoption de la loi européenne sur la cyber-résilience, parallèlement au cadre établi par la loi sur l’IA, redéfinit la réalité opérationnelle tant pour les applications logicielles que pour les modèles d’intelligence artificielle, ce qui a un impact direct sur la manière dont les entreprises acquièrent, déploient et font évoluer leurs technologies.

Nous assistons à un tournant historique. L’open source, longtemps perçu comme un bien commun sans contrepartie, devient un actif stratégique dont l’usage implique une responsabilité pleine et entière. Pour les entreprises, cette évolution est une opportunité de transformer la conformité réglementaire en avantage compétitif durable.

Pour franchir ces prochaines échéances réglementaires, il est cependant nécessaire d’abandonner une approche cloisonnée au profit d’une architecture proactive intégrant la sécurité dès la conception. À condition de comprendre que le modèle économique et opérationnel de l’open source est en train de basculer définitivement.

Du mythe du gratuit à la réalité de la responsabilité : Quelles stratégies les DSI et les directeurs techniques doivent-ils mettre en œuvre ?

Pour se conformer à la loi sur la cyber-résilience, les entreprises devront mettre en place une gestion proactive des vulnérabilités, suivre et contrôler chaque dépendance, et assumer l’entière responsabilité opérationnelle de tous les composants intégrés tout au long de leur cycle de vie.

Ceci marque la fin d’une époque où les entreprises pouvaient intégrer librement des composants open source dans leurs systèmes critiques sans se poser de questions sur leur maintenance, leur sécurité ou leur conformité.

Le risque opérationnel lié au code non géré : l’exemple de Log4Shell, cette faille critique découverte en décembre 2021 dans une bibliothèque Java omniprésente, a révélé l’ampleur du défi. Des milliers d’entreprises à travers le monde ont dû identifier en urgence tous les systèmes utilisant ce composant, corriger les versions vulnérables et documenter l’ensemble du processus de remédiation.

Celles qui disposaient déjà d’une gouvernance rigoureuse de leurs composants open source ont pu réagir en quelques heures. Les autres ont mis des semaines, voire des mois, à cartographier leur exposition et à déployer les correctifs.

Plutôt que de considérer ces obligations comme un obstacle administratif, les entreprises tournées vers l’avenir y voient une occasion d’harmoniser leurs pratiques d’ingénierie, de protéger leurs données critiques et de garantir une stabilité continue en production.

La mise en place de ces bases solides permet aux organisations de mettre en place des processus de développement renouvelables qui réduisent considérablement les temps d’arrêt et accélèrent l’innovation à long terme.

Ces principes de base ne sont pas un nouveau concept. Il y a plusieurs décennies, certains pionniers de l’open source en entreprise ont mis en place un modèle économique et opérationnel entièrement fondé sur la sécurité proactive, le support industriel, une gouvernance rigoureuse des composants et des cycles de vie contrôlés.

Ce modèle, longtemps considéré comme un coût supplémentaire par certaines organisations, va désormais devenir la norme. Les entreprises qui ont très tôt misé sur cette approche professionnelle de l’open source se trouvent aujourd’hui en position de force : elles sont déjà en conformité avec le CRA.

De la cybersécurité à la gouvernance de l’intelligence artificielle

Contrairement au logiciel classique, l’intelligence artificielle introduit des dimensions nouvelles qui dépassent largement la seule question de la sécurité du code. Désormais, il ne suffit plus de garantir qu’un modèle IA est exempt de vulnérabilités techniques.

Pour respecter la loi sur l’IA, Il faut aussi pouvoir tracer l’origine des données d’entraînement, expliquer la logique des décisions prises par l’algorithme, auditer les biais potentiels et classifier les systèmes selon leur niveau de criticité.

Cette exigence soulève une question fondamentale : que signifie réellement « open source » dans le contexte de l’intelligence artificielle ? Un modèle peut être techniquement ouvert, avec ses poids publiés et son architecture documentée, sans pour autant être transparent sur ses données d’entraînement, les biais potentiels ou ses limites d’utilisation.

L’AI Act impose une responsabilité bien plus large aux entreprises. Utiliser un modèle open source implique désormais de comprendre son entraînement, de documenter précisément son usage, de garantir sa conformité avec les exigences réglementaires selon la classification du système. L’open source devient ainsi un actif critique à gouverner, et non plus un simple accélérateur technique que l’on intègre sans questionnement.

Pour les organisations de défense, de santé, de finance ou d’infrastructures critiques, cette exigence est d’autant plus forte. Un modèle IA mal maîtrisé peut avoir des conséquences catastrophiques sur la sécurité nationale, la vie privée des citoyens ou la stabilité économique.

Le passage du « j’utilise gratuitement » au « j’assume pleinement, je sécurise et je documente mes usages » marque une évolution profonde vers une démarche responsable et structurée.
C’est ce que l’on pourrait appeler le « Responsible Open Source by Design », un parallèle direct avec le « security by design », mais appliqué à l’ensemble de la chaine de valeur de l’IA.

Cette approche nécessite des outils, des processus et surtout une culture d’entreprise où la responsabilité technique et juridique est partagée entre les équipes data science, IT, juridique et métier. Elle impose d’intégrer dès la conception la gouvernance des modèles et des données, la traçabilité complète de la chaîne IA du dataset brut au modèle déployé en production, la sécurité continue avec monitoring et mise à jour, ainsi que la conformité réglementaire avec documentation et auditabilité.

Les plateformes d’IA d’entreprise les plus matures intègrent désormais nativement ces capacités de gouvernance, de traçabilité des pipelines et de sécurité des déploiements. Elles font partie intégrante de l’architecture et contribuent, dès la conception, à garantir la conformité et la résilience du système.

L’évolution des cadres réglementaires, tels que la loi sur la cyber-résilience et la loi sur l’IA, oblige désormais les entreprises à évoluer dans un environnement opérationnel bien plus contraignant. L’utilisation de code provenant de communautés open source implique une certaine responsabilité, mais le respect de ces nouvelles normes ne signifie pas pour autant que vous deviez repenser entièrement votre infrastructure existante.

Opter pour des solutions open source responsables devient un choix stratégique qui permet aux entreprises de se démarquer. En adoptant des technologies open source fiables et adaptées, elles peuvent mettre en place un modèle où la conformité est pratiquement intégrée dès le départ, ce qui leur permet de protéger leurs investissements actuels en infrastructure tout en gagnant en agilité pour s’adapter aux futures évolutions réglementaires.

Dans un monde où la souveraineté numérique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle deviennent des priorités stratégiques au niveau national et européen, l’open source responsable est la seule voie viable.

* Thomas Belarbi est EMEA Defense Lead chez Red Hat

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Project Lightwell : IBM et Red Hat investissent 5 milliards $ pour sécuriser la supply chain logicielle

28 mai 2026 à 16:34

IBM et sa filiale Red Hat annoncent le lancement du Project Lightwell , un engagement de 5 milliards $ visant à redéfinir l’avenir du logiciel open source et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement logicielles des entreprises à l’ère de l’intelligence artificielle.

Face à des modèles d’IA avancés qui permettent désormais aux cyberattaquants de repérer et d’exploiter plus facilement les failles de sécurité, IBM et Red Hat veulent déployer une force mondiale de plus de 20 000 ingénieurs.

Cette équipe s’appuiera sur des capacités d’intelligence artificielle de pointe pour mettre en place une « chambre de compensation » (clearinghouse) de confiance pour le marché des entreprises.

Ce guichet unique agira comme une couche de coordination de la sécurité. Son but : utiliser l’IA pour identifier, tester et corriger les vulnérabilités au sein de volumes massifs de code open source.

20 000 ingénieurs épaulée par l’IA

Les services de Project Lightwell seront commercialisés sous forme d’abonnements. Grâce à ce modèle, les entreprises pourront signaler de manière confidentielle les vulnérabilités ou les bugs découverts au sein des frameworks open source qu’elles utilisent.

En retour, elles recevront des correctifs (patches) validés et prêts pour la production, qu’elles pourront directement intégrer dans leurs propres chaînes d’approvisionnement logicielles.

Selon IBM, la sécurisation de ces écosystèmes est devenue un enjeu critique : plus de 90 % des entreprises du Fortune 500 s’appuient aujourd’hui fortement sur des logiciels open source pour faire tourner leurs infrastructures.

Pour affiner et valider son modèle, le Project Lightwell collabore déjà avec un groupe restreint de clients de premier plan de l’industrie financière. Parmi ces premiers adoptants figurent Bank of America, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Visa et Wells Fargo.

« Avec le Project Lightwell, IBM et Red Hat contribuent à définir un nouveau modèle sectoriel, qui rassemble l’IA, l’expertise des ingénieurs et une collaboration de confiance, afin de sécuriser les logiciels open source à leur source et tout au long de la chaîne d’approvisionnement. » indique Arvind Krishna, PDG d’IBM.

Illustration : © DR

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Souveraineté numérique : les outils d’évaluation pleuvent

18 mars 2026 à 12:46

Maîtrise des données, indépendance technologique, autonomie stratégique : trois dimensions pour évaluer la souveraineté numérique.

En septembre 2025, Bechtle avait annoncé développer une méthodologie ainsi structurée. Il entendait la mettre en œuvre dans le cadre de son activité de conseil, à l’appui d’un « logiciel propriétaire ». Il était question d’un déploiement au premier trimestre 2026.

La semaine dernière, le distributeur informatique a donné des nouvelles de cet « index de souveraineté » : le voilà en pilote dans trois pays (Allemagne, Autriche, Suisse). Pour ce qui est du contenu, il n’en dit mot.

SUSE, au contraire, a joué l’ouverture. Il a publié, fin janvier, un outil d’autoévaluation aligné sur le Cloud Sovereignty Framework. Ce document, édité à l’initiative de la Commission européenne, doit servir de référence pour la commande publique de services cloud au niveau de l’UE. Il formule 8 objectifs et liste les enjeux qui les sous-tendent. Pour chaque objectif, on détermine un niveau d’assurance, sur 5 échelons. En complément, on calcule un « score de souveraineté », avec une pondération par objectif.

L’examen de souveraineté, version SUSE

SUSE reprend la structure du Cloud Sovereignty Framework et en tire 32 questions. Nous en reprenons ici les grandes lignes, en conservant tant que possible la formulation qui en est faite.

Objectif Points évalués
Souveraineté stratégique – Autorité décisionnaire ultime localisée dans l’UE
– Protections en cas de passage d’un fournisseur sous contrôle non européen
– Transparence des fournisseurs sur les investissements dans l’UE et la feuille de route associée
– Capacité à poursuivre l’exploitation si une entité étrangère exige la suspension d’un service
Souveraineté juridique – Support opérationnel par du personnel localisé dans l’UE et dont le contrat est soumis à une juridiction de l’UE
– Exposition des fournisseurs à des lois étrangères à portée extraterritoriale pouvant entraîner la divulgation de données
– Existence de canaux juridiques ou techniques permettant à des autorités hors UE d’accéder à des données
– Contrats désignant explicitement un tribunal de l’UE comme juridiction exclusive
Souveraineté data/IA – Capacité à vérifier indépendamment qu’on contrôle seul les clés de chiffrement
– Stockages et traitements localisés dans l’UE
– Visibilité sur les accès aux données et aux métadonnées
– Modèles IA et pipelines data développés, entraînés et exploités par des entités de l’UE, sur de l’infrastructure localisée dans l’UE
Souveraineté opérationnelle – Capacité à migrer ses workloads vers des solutions européennes alternatives sans lock-in
– Accès au code source et à la documentation
– Capacité à gérer et à patcher la stack sans implication de fournisseurs hors UE
– Garanties contractuelles de support sous juridiction UE et basé sur place
Souveraineté de la supply chain – Capacité à obtenir un SBOM complet de l’environnement cloud
– Degré de dépendance à des technos propriétaires non européennes sur les « chemins critiques »
– Capacité à vérifier à quelle(s) juridiction(s) sont soumis firmware et code embarqué
– Activités de développement, packaging et distribution de logiciels placées sous juridiction UE
– Droit contractuel d’effectuer des audits indépendants de la supply chain, dont sous-traitants ultérieurs
Souveraineté technologique – Cœur logiciel open source avec droits d’audit, modification et redistribution
– Utilisation d’API non propriétaires et de standards à gouvernance publique (SUSE cite CNCF et OCI)
– Visibilité sur l’architecture, les flux de données et les dépendances
– Contribution active des fournisseurs à la gouvernance de communautés open source
Souveraineté en sécurité/conformité – SOC et équipes de réponse aux incidents opérant sous juridiction UE
– Détention de certifications de sécurité par les fournisseurs
– Capacités, pour des entités de l’UE, à effectuer des audits de sécurité indépendants
– Capacité à appliquer des correctifs de sécurité indépendamment des calendriers de fournisseurs hors UE
Soutenabilité environnementale – Publication de cibles environnementales (PUE, carbone, eau) par les fournisseurs
– Pratiques d’économie circulaire
– Optimisation énergétique de la pile logicielle

L’utilisateur est censé estimer son niveau d’assurance en suivant les 5 échelons du Cloud Sovereignty Framework. Ceux-ci sont évidemment contextualisés pour chaque question. Cela donne par exemple, pour la toute première (localisation des prises de décisions) :

Niveau 0 Toutes les décisions opérationnelles (réponse aux incidents, changements d’architecture, gestion des données, provisionnement d’infra) sont prises par du personnel localisé hors de l’UE.
Niveau 1 Les opérations du quotidien sont gérées par du personnel basé dans l’UE. Mais les escalades et les décisions stratégiques nécessitent l’accord de personnes localisées hors de l’UE.
Niveau 2 L’autorité opérationnelle appartient à une filiale basée dans l’UE et des protections contractuelles sont en place. Mais la maison mère garde un droit de veto sur les décisions majeures.
Niveau 3 Il existe une entité basée dans l’UE et autonome pour prendre des décisions sur la plupart des opérations. Des entités hors UE s’impliquent, mais sont limitées à un rôle de conseil ou à une représentation minoritaire au conseil d’administration.
Niveau 4 Toute l’autorité décisionnelle (C-level, board, opérationnel) est dans les mains de personnel basé dans l’UE, avec une gouvernance établie sur place.

Chez Red Hat, une structure plus éloignée du Cloud Sovereignty Framework…

Red Hat a également son service d’autoévaluation, qu’il a mis en ligne mi-février, sur la base des travaux d’un de ses ingénieurs.

Moins « flexible » que celui de SUSE (on ne peut pas sauter des questions pour y revenir ensuite), cet outil est aussi structuré différemment. En l’occurrence, en 7 domaines. Avec, pour chacun, 3 questions, auxquelles on doit répondre « oui », « non » ou « je ne sais pas ». Il en résulte, en plus du score global, un niveau de maturité pour chaque domaine, sur 4 échelons dépendant du nombre de « oui ». En voici les grandes lignes :

Objectifs Points évalués
Souveraineté des données – Respect des exigences locales et sectorielles en matière de résidence des données
– Contrôle exclusif des clés de chiffrement
– Capacité à empêcher que les données sensibles traversent des limites géographiques spécifiques
Souveraineté technique – Capacité à atténuer les risques de lock-in
– Priorisation des standards open source par rapport aux API propriétaires
– Capacité à migrer les applications critiques vers d’autres clouds
Souveraineté opérationnelle – Capacité à poursuivre l’exploitation des systèmes critiques en cas d’indisponibilité de services cloud externes
– Expertise interne pour gérer l’infrastructure souveraine
– Intégration de l’aspect géopolitiques dans les stratégies de récupération après sinistre
« Assurance » de souveraineté – Capacité à vérifier indépendamment la sécurité, l’intégrité et la fiabilité des systèmes, données et infras
– Contrôle du lieu de stockage des journaux de sécurité et des pistes d’audit
– Connaissance des standards de souveraineté applicables au niveau national
Open source – Politique formelle favorisant les logiciels open source
– Capacité à maintenir des logiciels indépendamment d’un fournisseur tiers
– Contribution active à des projets open source importants pour l’activité de l’entreprise
Supervision exécutive Sponsoring exécutif ou comité de pilotage pour les initiatives de souveraineté numérique
– Intégration explicite de la souveraineté numérique dans la stratégie corporate ou IT
– Budget dédié aux initiatives de souveraineté
Services managés – Capacité à restreindre les déploiements cloud à des régions ou datacenters spécifiques
– Contrôle et suivi des accès administratifs des cloud providers
– Test ou validation de la capacité à migrer des workloads vers d’autres clouds

… mais un outil « spécial UE » en toile de fond

L’ingénieur à l’origine de l’outil de Red Hat en a aussi développé un « spécial UE ». Il s’inspire assez nettement du Cloud Sovereignty Framework, en reprenant ses 8 objectifs… mais en les déclinant différemment de ce qu’a fait SUSE. En voici le récapitulatif. Les éléments spécifiques sont en grands caractères. Les ajouts significatifs, en gras.

Objectif Points évalués
Souveraineté stratégique – Fournisseurs établis dans l’UE et siège social localisé sur place
– Protections en cas de passage d’un fournisseur sous contrôle non européen
– Fournisseurs financés principalement par des investisseurs ou des institutions basés dans l’UE
Souveraineté juridique – Contrat placé explicitement sous juridiction UE
– Fournisseurs non soumis à des lois étrangères à portée extraterritoriale pouvant entraîner la divulgation de données
– Désignation explicite de lieux dans l’UE pour la résolution des litiges
Souveraineté data/IA – Contrôle exclusif sur les clés de chiffrement
– Stockages et traitements dans l’UE
– Garanties contractuelles interdisant l’utilisation sans consentement des données et des modèles d’IA à des fins d’entraînement ou de profilage
Souveraineté opérationnelle – Documentation et test de stratégies de migration
– Capacité à opérer et restaurer des systèmes critiques sans dépendre de tierces parties hors UE
– Équipes administratives et de support technique localisées dans l’UE
Souveraineté de la supply chain – Visibilité sur la supply chain des composants critiques
– Composants logiciels critiques essentiellement sourcés de fournisseurs européens ou open source
– Stratégie de diversification des fournisseurs
Souveraineté technologique – Usage de standards ouverts et de technologies interopérables
– Capacité à migrer les workloads critiques sans modification significative
– Exploitation de technologies open source et contribution à des projets soutenus par l’UE
Souveraineté en sécurité/conformité – SOC localisé(s) exclusivement dans l’UE
– Droit contractuel d’effectuer des audits et des évaluations de sécurité inopinés du fournisseur
– Stockage des journaux de sécurité, des pistes d’audit et des preuves de conformité sous juridiction UE
Soutenabilité environnementale – Fournisseurs utilisant des énergies issues de sources renouvelables basées dans l’UE
– Évaluation de l’impact environnemental des services cloud et stratégie de réduction carbone
– Alignement sur les réglementations environnementales et les cadres de développement durable de l’UE

Illustration générée par IA

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