
Entre 1964 et 1968, les temples d'Abou Simbel ont connu une transplantation monumentale : plus d'un millier de blocs de grès, pesant jusqu'à 30 tonnes chacun, ont été sciés au fil, numérotés comme un puzzle géant, puis remontés 65 mètres plus haut et 200 mètres en retrait pour échapper aux eaux du lac Nasser. Cette prouesse d'ingénierie archéologique, orchestrée par l'UNESCO et des équipes multinationales, a posé les fondations de la protection du patrimoine mondial.