Dans les abysses du Pacifique, un poisson à l’allure d’extraterrestre vient d’être filmé en train de se déplacer d’une manière jamais observée. Ses « jambes » sont en réalité des rayons de nageoires, et sa démarche défie tout ce que l’on croyait savoir sur la locomotion des poissons.
À plus de 5 000 mètres de profondeur au large des îles Cocos, un chalutier a découvert près d'un millier de dents de requins entassées sur le plancher océanique. Contrairement aux apparences, ce « cimetière des requins » n'est pas dû à un courant marin ou à une épave antique, mais à un processus géologique fascinant qui s'étend sur 22 millions d'années.
Le 23 janvier 1960, à bord du bathyscaphe Trieste, deux explorateurs entendent leur hublot se fissurer à 9 000 mètres de profondeur. Au lieu de rebrousser chemin, ils continuent leur descente vertigineuse vers la fosse Challenger, réfutant au passage une théorie scientifique centenaire sur l'absence de vie en grandes profondeurs.
À plus de 600 mètres sous l'océan Austral vit le calmar colossal, possesseur du plus grand œil jamais mesuré chez un animal : 27 centimètres de diamètre, soit la taille d'un ballon de football. Ces yeux géants ne serviraient pas à chasser, mais à détecter de loin les cachalots, ses seuls prédateurs adultes.
Une équipe de chercheurs a filmé un poisson-escargot à 8 336 mètres de profondeur dans la fosse d'Izu-Ogasawara, établissant un nouveau record mondial pour un vertébré. Cette découverte bouleverse les hypothèses scientifiques vieilles de décennies sur les limites physiologiques des poissons osseux. Comment la vie peut-elle survivre sous 830 atmosphères de pression ?