Depuis les années 1930, Miami Beach a connu 51 opérations de rechargement côtier, la dernière ayant mobilisé 40 millions de dollars pour restaurer à peine trois kilomètres de côte. Un cycle répétitif qui ressemble moins à un chantier ponctuel qu'à un abonnement sans fin contre l'Atlantique.
Pour protéger une plage, les stations balnéaires construisent des épis qui bloquent le sable. Mais ce sable ne disparaît pas : il s'accumule d'un côté de l'ouvrage tandis que la plage suivante s'érode dramatiquement. Cette solution crée une réaction en chaîne d'artificialisation du littoral.