Les pirates à l'origine du hack des impôts ont fait une nouvelle victime. La Fédération française de handball révèle en effet avoir été victime d'une intrusion au cours de la fin de l'été. Des données personnelles ont été compromises par les cybercriminels.
Première arrestation dans l'affaire du piratage du fisc ! Un jeune homme de 18 ans a été arrêté par la police française. Bien connu des services de police, il est suspecté d'appartenir au groupe de cybercriminels « Zerobytes ». Un second suspect, mineur de moins de 16 ans, a également été interpellé.
Le groupe d'extorsion ShinyHunters a mis en ligne des données volées à la marque de vêtements américaine, après l'échec d'une tentative de rançon de 3,3 millions de dollars.
Trois semaines après une cyberattaque visant le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein, l'identité des pirates reste inconnue. Les données de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires ont été dérobées, un chiffre qui pourrait représenter jusqu'à 100 000 personnes physiques concernées. Mobile financier, déstabilisation ou service de renseignement étranger : plusieurs pistes restent ouvertes pour cette affaire qui menace la réputation de la place financière.
Le DHS a confirmé avoir été piraté via une plateforme utilisée par les forces de sécurité américaines. L’incident survient alors que le pays sécurise plusieurs événements majeurs.
Les mauvaises nouvelles semblent s’accumuler pour le département de la Sécurité intérieure américain. Cette fois, le DHS confirme qu’un acteur encore inconnu a piraté le Homeland Security Information Network (HSIN). Pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’une plateforme utilisée pour partager des informations sensibles entre agences fédérales, collectivités locales et partenaires privés.
Le plus embarrassant ? L’intrusion s’est produite alors que les États-Unis coordonnent la sécurité de plusieurs événements majeurs, dont la Coupe du Monde de football organisée sur leur territoire. Un timing qui ne passe évidemment pas inaperçu.
Le DHS piraté sur un réseau stratégique utilisé au quotidien
Le Homeland Security Information Network n’est pas un réseau classifié. Pourtant, son rôle reste central dans l’organisation de la sécurité américaine. Depuis plus de vingt ans, cette plateforme permet aux différentes agences gouvernementales de partager des alertes.
Elle permet aussi de coordonner des interventions et d’échanger des informations liées aux menaces ou aux incidents en cours. Les partenaires privés autorisés y ont également accès selon leurs missions.
‼️Cyber Attack Hits U.S. Department of Homeland Security
The U.S. Department of Homeland Security (DHS) is investigating a cyberattack affecting its Homeland Security Information Network (HSIN), a platform used to share sensitive but unclassified information with federal,…
Selon les informations révélées par Nextgov puis confirmées par le département de la Sécurité intérieure auprès de BleepingComputer, les attaquants ont ciblé les serveurs du HSIN. Ils ont aussi visé un environnement SharePoint utilisé pour le travail collaboratif.
À ce stade, le DHS indique qu’aucun groupe de pirates ni aucun État n’a été identifié. Les autorités ignorent également si des documents ont été exfiltrés. L’agence affirme toutefois avoir rapidement isolé les systèmes concernés et lancé une enquête.
Elle précise également que les réseaux classifiés n’ont, pour l’instant, montré aucun signe de compromission. Une précision rassurante, même si ce genre de formule accompagne souvent les premières heures d’une enquête.
Le GHS piraté au pire moment possible ?
Le véritable problème dépasse la simple intrusion informatique. Le HSIN reste aujourd’hui un outil clé pour organiser les dispositifs de sécurité autour des différents événements nationaux. Parmi eux figurent la Coupe du Monde de football et les célébrations du programme America250. Découvrir que le DHS a été piraté plusieurs semaines après les faits n’a donc rien d’anodin.
Le sénateur Mark Warner, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, les informations qui transitent sur cette plateforme sont suffisamment sensibles pour menacer la sécurité nationale en cas de fuite.
L’élu rappelle d’ailleurs que le HSIN avait servi à gérer la réponse après la collision aérienne entre un avion d’American Airlines et un hélicoptère Black Hawk en janvier 2025. L’accident avait coûté la vie à 67 personnes.
Une série d’incidents qui commence à faire désordre
Cet incident s’ajoute à une série déjà bien connue. En 2023 déjà, une erreur de configuration avait rendu accessibles à tous les utilisateurs des données sensibles de la section HSIN-Intel. L’incident provenait d’un prestataire externe, mais il avait déjà mis en lumière certaines faiblesses de gouvernance.
Depuis, d’autres affaires ont écorné l’image de la cybersécurité fédérale. Des responsables américains avaient partagé des informations militaires sensibles sur Signal, avec un journaliste invité par erreur dans la conversation. Des bases de données gouvernementales insuffisamment protégées ou des identifiants exposés chez des sous-traitants ont également alimenté les critiques.
Dans le même temps, plusieurs agences fédérales, dont le DHS et la CISA, ont vu leurs moyens consacrés à la cybersécurité diminuer. Impossible, pour l’instant, de mesurer les conséquences réelles de cette nouvelle intrusion. Les enquêteurs doivent encore déterminer si des données ont été consultées ou volées.
Des hackers russes recrutent des volontaires sur Telegram pour mener des cyberattaques contre l’Europe. À la clé : des missions ciblées, des récompenses en cryptomonnaies et une campagne présentée comme un « jeu patriotique ».
Les campagnes de recrutement ne concernent plus seulement les entreprises en quête de talents. Dans certains coins de Telegram, ce sont des hackers russes qui cherchent à agrandir leurs rangs. Et contrairement à un stage non rémunéré, ici la récompense arrive en cryptomonnaie.
Le groupe NoName057(16), déjà connu pour ses multiples attaques contre des cibles occidentales, a lancé une initiative baptisée « Jeux patriotiques en ligne ». Ce nom évoque davantage un tournoi e-sport qu’une activité criminelle. Pourtant, il sert à recruter des volontaires pour cibler des organisations européennes soutenant l’Ukraine.
Des hackers russes transforment la cyberattaque en jeu à récompenses
Selon des rapports relayés par Cybersecurity Insiders, NoName057(16) utilise Telegram pour attirer de nouveaux participants. Le principe est simple. Les volontaires reçoivent des missions précises et gagnent des récompenses en fonction de leurs résultats. Les hackers russes à l’origine de cette initiative misent sur un système de récompenses pour élargir leurs rangs.
Les tâches proposées couvriraient un large éventail d’activités malveillantes. Certaines consistent à participer à des attaques DDoS visant à saturer des sites web. D’autres impliqueraient la collecte d’informations ou même des opérations liées aux ransomwares.
L’habillage marketing de l’opération intrigue. Le nom « Jeux patriotiques en ligne » semble conçu pour rendre l’initiative plus accessible et moins inquiétante aux novices. Une manière de transformer une activité illégale en compétition numérique aux allures de défi communautaire.
Et comme dans beaucoup de jeux modernes, il existe un système de récompenses. Sauf qu’ici, les points d’expérience sont remplacés par des cryptomonnaies versées sur des portefeuilles numériques.
L’Europe dans le viseur
Le groupe n’a visiblement pas choisi ses cibles au hasard. Le groupe concentre ses efforts sur des pays européens ayant affiché leur soutien à l’Ukraine depuis le début du conflit avec la Russie.
Parmi les organisations visées figureraient des agences gouvernementales, des institutions financières ainsi que des opérateurs d’infrastructures critiques. Des secteurs où une simple interruption de service peut rapidement avoir des conséquences importantes.
Ce n’est pas la première fois que le collectif fait parler de lui. Ces dernières années, NoName057(16) a revendiqué ou inspiré plusieurs campagnes de perturbation numérique. Les autorités et experts en cybersécurité lui attribuent notamment des attaques contre des infrastructures à Taïwan, des aéroports italiens et diverses institutions publiques occidentales.
Ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas seulement la nature des attaques menées par ces hackers russes. C’est aussi la volonté d’industrialiser le recrutement. Là où les groupes cybercriminels opéraient autrefois dans des cercles relativement fermés, certains cherchent désormais à mobiliser des sympathisants en masse.
Les hackers russes misent sur le patriotisme, les récompenses et la gamification, tandis que Moscou rejette régulièrement toute implication. Les autorités russes qualifient généralement ces accusations de politiquement motivées ou de manifestations de « russophobie ».
Microsoft fait face à une nouvelle faille critique dans Exchange Server. Le plus inquiétant ? Des hackers exploitent déjà la vulnérabilité avant même l’arrivée d’un correctif définitif.
Le 14 mai 2026, Microsoft a lancé l’alerte après avoir découvert qu’une faille critique dans Exchange Server était déjà exploitée par des hackers. La firme a confirmé qu’une vulnérabilité critique, identifiée sous le nom CVE-2026-42897, est actuellement exploitée dans des attaques bien réelles. Et le problème ne touche pas un obscur logiciel oublié dans un coin d’Internet. Ici, on parle d’Exchange Server, l’un des piliers de la messagerie professionnelle utilisé dans de nombreuses entreprises.
Cette faille Exchange de Microsoft inquiète déjà les entreprises
Selon les informations publiées par Microsoft, la vulnérabilité affecte les versions locales d’Exchange Server 2016, 2019 ainsi que la version Subscription Edition. Les utilisateurs d’Exchange Online, la version cloud, échappent en revanche au problème.
La faille repose sur une mauvaise neutralisation des entrées web, un grand classique des attaques XSS (Cross-Site Scripting). Concrètement, un attaquant peut envoyer un e-mail piégé à une cible. Si cette dernière ouvre le message via Outlook Web Access, du code JavaScript malveillant peut alors s’exécuter discrètement dans le navigateur.
On premises Microsoft Exchange Server is once again in the attacker spotlight.
CVE 2026 42897 is being actively exploited through crafted emails targeting on premises Microsoft Exchange Server environments. The vulnerability can allow unauthorized attackers to execute JavaScript… pic.twitter.com/lbjjjfuVrY
Pas besoin de droits administrateur avancés. Pas besoin non plus d’une opération hollywoodienne avec écrans verts et hackers en sweat à capuche. La faible complexité de l’attaque rend cette vulnérabilité très dangereuse.
Les chercheurs en cybersécurité expliquent que cette exploitation peut permettre une usurpation d’identitéréseau ou encore le détournement de sessions utilisateurs. Autrement dit, le genre de scénario qui donne immédiatement des sueurs froides aux équipes IT.
Une mesure temporaire avec quelques effets secondaires
Face à cette faille Exchange, Microsoft a déployé une protection temporaire via son service automatisé Emergency Mitigation Service. Pour les entreprises ayant activé cette fonctionnalité, le correctif d’atténuation est appliqué automatiquement.
Bien sûr, c’est une bonne nouvelle. Mais dans la réalité, cette rustine de sécurité vient avec quelques petits désagréments. L’impression du calendrier dans Outlook Web Access peut par exemple cesser de fonctionner correctement. Certaines images intégrées aux mails peuvent également disparaître dans le volet de lecture.
Rien de catastrophique évidemment. Mais voir en 2026 des employés contourner un problème de cybersécurité avec des captures d’écran manuelles a quelque chose de ironique.
Microsoft insiste toutefois sur le fait qu’il vaut mieux composer avec quelques bugs temporaires que laisser les cybercriminels entrer par la porte principale. Mais la firme ne compte pas en rester là. Ses ingénieurs travaillent aujourd’hui sur un patch permanent. Cependant, toutes les entreprises ne pourront pas en profiter immédiatement.
Les correctifs complets pour Exchange 2016 et 2019 seront réservés aux clients inscrits au programme Extended Security Update. Une manière assez brutale de rappeler que maintenir une vieille infrastructure sans mise à jour finit souvent par coûter très cher.
Dans le même temps, Microsoft recommande aux organisations utilisant encore d’anciennes mises à jour cumulatives de moderniser leurs serveurs. Cela permet d’évite des incompatibilités lors du déploiement final.