Superphénix, le plus puissant réacteur du monde à son lancement en 1986, n'a fonctionné que 4,5 ans sur 11 d'existence, produisant l'équivalent d'une année de consommation parisienne pour 12 milliards d'euros. Son arrêt en 1997 n'était pas dû à une défaillance technique mais à une décision politique de la coalition de gauche plurielle dirigée par Lionel Jospin.
Superphénix, le plus grand surgénérateur jamais construit, mis en service en 1986 à Creys-Malville, n'aura fonctionné à pleine puissance que 53 mois en onze ans d'existence. Entre pannes techniquement complexes et blocages administratifs, ce réacteur refroidi au sodium liquide est devenu le symbole d'un projet pharaonique aux résultats désastreux.
Superphénix, le surgénérateur français arrêté en 1998, a imposé une gestion extraordinaire de ses 4 700 tonnes de sodium liquide. EDF a dû maintenir ce matériau extrêmement réactif à 180°C pendant presque deux décennies, au coût énergétique d'une ville de 20 000 habitants, pour éviter une explosion catastrophique.
Superphénix, le surgénérateur de Creys-Malville, reste l'un des plus grands gâchis industriels français avec un coût de 12 milliards d'euros pour seulement 53 mois de fonctionnement réel sur onze ans d'existence. Conçu pour révolutionner l'énergie mondiale avec sa technologie de refroidissement au sodium liquide, ce réacteur de 1 240 MWe n'a produit qu'un sixième de l'électricité attendue avant son arrêt définitif en 1998.