Ces derniers mois ont été marqués par des fuites de données à répétition. La cyberattaque de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) est l’un des exemples les plus récents. Ce phénomène se retrouve dans les chiffres : 45% des Français déclarent avoir été informés d’une fuite de données personnelles au cours des douze derniers mois, contre 30% en 2025.
Alors que les préoccupations concernant la sécurité de l’IA se font toujours plus pressantes, des chercheurs proposent des stratégies visant à maintenir les humains aux commandes de la technologie. Ces travaux explorent notamment la possibilité d’établir une relation entre l’humain et l’agent IA dans laquelle l’autonomie de ce dernier ne se fait pas au détriment […]
Le jour même de l'entrée en vigueur de la facturation électronique en France, une plateforme très utilisée par les cabinets comptables a été victime d'une fuite de données. Noms, e-mails, téléphones, adresses, numéros SIRET/SIREN et mots de passe hachés ont été compromis.
Apple vient de déployer macOS 27 « Golden Gate », iOS 27 et iPadOS 27. Ces trois mises à jour corrigent plus de 300 failles de sécurité sur les appareils de la marque. Une partie des vulnérabilités a été débusquée avec l'aide de l'IA.
Cybermalveillance.gouv.fr publie son 3ᵉ baromètre sur la cybersécurité des Français… et le constat est alarmant. L'étude révèle que près de la moitié des Français ont été informés d'une fuite de leurs données personnelles en 2026.
Alors que la réforme de la facturation électronique vient tout juste d'entrer en vigueur, un incident de sécurité frappe de plein fouet l'écosystème comptable français. Le timing a de quoi faire trembler…
La sécurité informatique entre dans une zone de turbulence. Jusqu’ici, la responsabilité restait lisible : un hacker décidait d’agir, un outil exécutait et un défenseur tentait de bloquer. Les agents d’IA brouillent cette séparation. Ils reçoivent un objectif mais déterminent eux-mêmes une partie des étapes nécessaires pour l’atteindre. Ainsi, le risque réside dans ce qu’ils peuvent décider de faire entre deux instructions.
Pendant que les attaques s’intensifient, la souscription d’assurance cyber recule.
C’est le paradoxe que met en lumière la dernière édition du rapport* du groupe d’assurances Hiscox sur la gestion des cyber-risques. Alors que les cyberattaques s’industrialisent, la souscription d’une police cyber par les TPE/PME françaises recule, passant de 33,6 % à 27,6 % en un an.
Plus largement, la part des TPE/PME françaises ne bénéficiant d’aucune couverture cyber, sous quelque forme que ce soit, est passée de 39 % à 45 % sur la même période. Résultat : seules 55 % des entreprises françaises déclarent aujourd’hui disposer d’une couverture cyber, et 12 % d’entre elles affirment n’en avoir aucune et ne pas envisager d’en souscrire une, contre une sur onze (9 %) en 2025.
La France n’est pas un cas isolé : la tendance touche la plupart des marchés étudiés.
Le Portugal enregistre le décrochage le plus sévère, avec 26 points de moins en un an, suivi de l’Espagne et de l’Irlande, à 9 points chacune.
Mais toutes les entreprises ne réagissent pas de la même façon face à la menace. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui conservent les taux de couverture les plus élevés, la baisse de la souscription dédiée ne traduit pas un recul de la couverture, mais une réorientation : près d’une entreprise sur deux (50 %) y opte désormais pour une couverture multirisque globale, intégrant le cyber dans un contrat unique plutôt qu’une police dédiée.
Autre indicateur qui interroge : le budget. Les TPE/PME françaises consacrent en moyenne 29 700 € par an à leur cyber-résilience, soit deux à trois fois moins que leurs homologues espagnoles, italiennes ou britanniques.
Le tableau n’est toutefois pas totalement sombre. Parmi les TPE/PME françaises non assurées, 33,1 % déclarent envisager de souscrire une police cyber dans les douze prochains mois. C’est la proportion la plus élevée de tous les pays étudiés.
La facture » cyberattaque »pèse lourd
Quatre entreprises françaises sur dix (40 %) ayant subi une attaque déclarent avoir été victimes d’une fraude financière par détournement de paiement ; c’est la conséquence la plus fréquente, loin devant l’atteinte à la réputation (19,8 %), qui reste pourtant la crainte numéro un des dirigeants.
Un décalage qui s’explique en partie par l’origine des attaques. 26 % des incidents proviennent d’une erreur humaine, comme un employé ciblé par du phishing ou de l’ingénierie sociale, et près d’un incident sur quatre impliquerait un prestataire ou un partenaire externe.
Sur le plan financier, l’impact moyen estimé pour une PME française victime d’une cyberattaque au cours des douze derniers mois s’élève à 45 900 €, en moyenne, pour l’ensemble des dix pays étudiés.
Côté durée, si 66,8 % des incidents se soldent par une interruption d’activité de moins d’une journée, la durée moyenne de l’ensemble des incidents atteint 24,5 heures, tirée vers le haut par les cas les plus sévères. Une durée toutefois moins importante qu’en Allemagne ou en Espagne, où 22 % et 20 % des incidents s’étirent respectivement sur 4 à 7 jours.
Mais le vrai coût d’une cyberattaque dépasse largement le bilan comptable.
La quasi-totalité des TPE/PME françaises touchées (96 %) reconnaissent un impact sur leur stratégie ou leur situation financière : retard de croissance (36 %), impact sur la valorisation (33 %), investissements technologiques reportés (31 %).
Et l’onde de choc touche aussi les équipes. 37 % des collaborateurs d’entreprises attaquées rapportent un stress élevé, plus d’un quart signalent une dégradation du climat de travail (27 %) et une hausse des arrêts maladie (25 %). Un constat déjà identifié dans l’édition 2025 du rapport et qui persiste.
L’IA, prochain champ de bataille et angle mort de la couverture
Le rapport pointe une inquiétude montante : près d’un décideur français sur deux (49 %) identifie le data poisoning (attaque visant à corrompre les données d’entraînement d’un modèle d’IA) comme la menace cyber émergente la plus grave à cinq ans.
Face à ce risque, la couverture reste pourtant lacunaire.Seuls 69 % des assurés français disposent d’une police intégrant les risques liés à l’IA, contre 74 % en moyenne dans les autres pays européens étudiés. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont davantage anticipé cette évolution.
*Rapport Hiscox sur la gestion des cyber-risques, édition 2026. Etude réalisée par le cabinet Wakefield Research, qui a interrogé 6 800 décideurs en cybersécurité en charge de la stratégie cybersécurité dans des organisations de moins de 250 salariés, dans dix pays (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne, Irlande, Portugal, Italie, Pays-Bas et Belgique), entre le 5 et le 17 juin 2026,
Malgré une concurrence intense, plusieurs dirigeants de la tech ont récemment exprimé leur soutien à l’idée d’un ralentissement du développement de l’IA, afin de laisser aux dispositifs de sécurité le temps de s’adapter. Sans mesures de sécurité adaptées, des systèmes d’IA pourraient à terme être utilisés pour mener des cyberattaques de grande ampleur, voire compromettre […]
L’intelligence artificielle ne se contente plus d’assister les hackers, elle leur permet désormais d’automatiser une grande partie de leurs attaques. Une évolution qui change profondément le rapport de force entre cybercriminels et défenseurs, et qui pourrait rendre les méthodes de protection...
Une arnaque téléphonique vous incite à appuyer sur la touche 1 de votre téléphone après vous avoir alerté d’un prétendu paiement suspect. Cette simple action vous met en réalité en contact avec un faux conseiller bancaire, qui cherchera à vous soutirer vos informations confidentielles. Une auditrice de la radio ICI a failli tomber dans le piège.
Si vous aussi, vous aimez redémarrer votre téléphone de temps en temps lorsqu’il commence à ramer, ou tout simplement pour améliorer ses performances et résoudre d’éventuels petits bugs, vous avez tout à fait raison. Mais attention : au lieu d’utiliser la fonction de redémarrage, il est recommandé de l’éteindre complètement, et ce pour des raisons de cybersécurité.
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