Sur les plages des Côtes-d'Armor, les marées vertes d'ulves cachent un piège mortel : l'hydrogène sulfuré. En 2009, un cavalier a failli mourir en même temps que son cheval, intoxiqués par ce gaz toxique libéré par la décomposition des algues. Cinquante ans de lutte contre ce fléau n'ont rien changé.
Trois baies bretonnes connaissent enfin une décrue des marées vertes, mais ce succès apparent masque une réalité troublante : l'algue verte s'est simplement déplacée vers des vasières où aucune machine de ramassage ne peut intervenir. Un rapport de la Cour des comptes révèle que 93 % des surfaces d'échouage nationales se concentrent en Bretagne.