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Promotion à 360° de la Nouvelle Spring de Dacia, une voiture électrique qui n’est plus un jouet

11 septembre 2026 à 15:46
Dacia veut démontrer que sa Nouvelle Spring est un modèle électrique abordable et n’est plus un jouet, mais une véritable automobile, parfaitement à sa place sur la route. Pour accompagner le lancement de sa citadine électrique, Dacia avec Publicis Conseil (suite…)

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ChatGPT affiche des publicités : comment désactiver le ciblage publicitaire

2 septembre 2026 à 11:10

La publicité arrive dans ChatGPT, et notamment les annonces personnalisées. Si ce modèle économique s'impose à tous (sauf à souscrire un abonnement Plus ou plus haut de gamme), il est possible de choisir si l'on veut avoir du ciblage publicitaire ou non. Voici où désactiver la pub ciblée dans le chatbot d'OpenAI.

ChatGPT gratuit et sans pub, c’est fini, mais voici comment désactiver la publicité ciblée

1 septembre 2026 à 12:40

La publicité arrive dans ChatGPT, et notamment les annonces personnalisées. Si ce modèle économique s'impose à tous (sauf à souscrire un abonnement Plus ou plus haut de gamme), il est possible de choisir si l'on veut avoir du ciblage publicitaire ou non. Voici où désactiver la pub ciblée dans le chatbot d'OpenAI.

« Tracking » pour les autres, « publicité ciblée » pour Apple : pourquoi le système de consentement de l’iPhone va devoir changer

Par : Alice Vitard
18 août 2026 à 17:42

Apple va devoir revoir en Allemagne certaines de son système « App Tracking Transparency » (ATT), introduit en 2021 pour encadrer le suivi des utilisateurs d’iPhone et d’iPad à des fins publicitaires.

Apple store

Un script pour virer les produits sponsorisés d'Amazon

Par : Korben ✨
17 août 2026 à 17:40

Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.

Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.

Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.

Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.

On passe ainsi de ça :

À ça :

Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.

Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.

Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.

Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.

En Italie, une affiche Apple avec un enfant fait polémique

17 août 2026 à 08:46

À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.

Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.

Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.

Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.

Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.

Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.

Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.

On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.

Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.

Source : Mac4ever

L’ère du ChatGPT gratuit et sans publicité touche officiellement à sa fin

17 août 2026 à 17:44

chatgpt argent pub publicité

Six mois après de premiers tests aux États-Unis, OpenAI annonce le déploiement global des bannières publicitaires dans la version gratuite de ChatGPT. Face aux inquiétudes sur la vie privée, la startup a ajusté ses plans initiaux à propos du ciblage.

Sur Pinterest, le bloqueur de pubs le plus simple serait… un gros mot

17 août 2026 à 16:31

Une astuce insolite permet de faire disparaître les publications sponsorisées des résultats de Pinterest : ajouter un gros mot à sa recherche. Nous avons testé cette méthode, qui semble exploiter les mécanismes chargés de protéger l’image des annonceurs.

Smart TV : l’astuce simple pour en finir avec le tracking intempestif [Sponso]

Par : Humanoid xp
31 juillet 2026 à 07:31

Saviez-vous que votre smart TV vous espionne ? Voici comment y remédier en un clic grâce à Proton VPN. 
 [Lire la suite]

Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.

Vers un leader du digital en point de vente : le français Vusion rachète l’espagnol In-Store Media

27 juillet 2026 à 18:13
Vusion, spécialiste de l’étiquetage électronique, annonce un accord pour l’acquisition d’In-Store Media, pour créer une plateforme de gestion de la publicité digitale en magasin. Le but est de transformer les magasins en « actifs médias numériques » et en « (suite…)

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La catastrophe au pire des moments pour OpenAI, qui devrait manquer ses objectifs publicitaires de… 90 % !

21 juillet 2026 à 17:00
Openai Revenus Pub

Alors qu’OpenAI promettait de transformer ChatGPT en une machine à cash publicitaire, la réalité s'annonce beaucoup plus brutale. Selon un nouveau rapport, la startup s'apprête à rater ses objectifs de 90 %, au pire moment possible pour ses finances.

Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 08:13

Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer comment ça marche. En fait, un Pi-hole classique charge toute sa liste de blocage en RAM, sauf que l'ESP32 lui, comme il n'a que quelques centaines de Ko de mémoire vive et pas de PSRAM, il est donc techniquement impossible d'y caser un demi-million de domaines comme ça simplement. Du coup notre cher développeur a dû ruser en hashant chacun des domaines bloqués à max 5 octets chacun (40 bits max).

Tous ces hashes sont ensuite triés une fois pour toutes, puis gravés directement dans la flash de la puce (4 Mo suffisent). Puis quand une requête DNS arrive, le firmware hashe le domaine demandé et fait une recherche par dichotomie dans la flash. Environ 18 lectures suffisent pour trancher parmi les 537 000 entrées, d'où les fameux 10 ms. Et la RAM ne sert jamais à stocker la liste, mais juste à faire tourner le bazar réseau.

Et là où c'est vraiment malin, c'est que 40 bits de hash restent quasi sans collision. Il n'en a eu aucune jusqu'à 141 000 domaines, et une seule à 537 000 donc autant dire rien du tout !

Voir cette vidéo sur YouTube

Après il y a peu de chances que ça remplace Pihole, en tout cas pour le moment, parce qu'il n'y a pas de serveur DHCP. Et activer les mises à jour OTA du firmware demande d'avoir deux partitions, du coup la capacité de l'ESP 32 tombe à 250 000 domaines.

Après le dashboard est plutôt sympa, ça tourne en mDNS sur l'adresse c3adblock.local, avec des compteurs de blocage par client, le bannissement d'un appareil et la possibilité d'ajouter vos propres noms de domaines à bloquer.

Voilà moi je vois vraiment ça comme un espèce de résolveur de secours plutôt qu'un vrai remplaçant pour Pi-hole. Vous le placez derrière votre serveur DNS principal et le jour où celui-ci est en panne, la petite clé prendra le relais pour pas cher. En plus comme on le voit dans la vidéo, ça peut s'alimenter sur le port USB de n'importe quel routeur, donc c'est pratique.

C'est totalement open source sous licence MIT et c'est livré avec un script python qui permet de construire la table des hashes à partir des listes StevenBlack et Hagezi. Pour plus tard, le développeur prévoit un Bloomfilter en mémoire RAM pour zapper la lecture flash sur les 99 % des requêtes qui ne matchent aucun domaine et puis le serveur DHCP dont je vous parlais.

Si les DNS auto-hébergés vous parlent, je vous ai déjà présenté Technitium qui remplace carrément Pi-hole, Unbound et BIND . Et pour les bidouilles ESP32 à quelques euros, y'en a plein, genre celle qui remplace le Touch ID d'Apple .

Bref, un demi-million de domaines de pub bloqués par une puce plus petite qu'une clé USB c'est bien joué !! Le repo est sur GitHub si ça vous tente.

Source

L’anti-Google tire à balles réelles : DuckDuckGo lance un bloqueur de publicités YouTube sur son navigateur (il s’active par défaut et sans extension)

Par : Setra
9 juillet 2026 à 09:51
Duckduckgo

DuckDuckGo met à jour son navigateur pour que celui-ci bloque par défaut les publicités vidéo de YouTube. La fonctionnalité est arrivée sur les versions iOS, Windows et Mac, et arrivera aussi sur Android. Celle-ci s’appuie sur la liste du célèbre bloqueur de publicités uBlock Origin.

Reflets de France, marque de Carrefour, célèbre ses 30 ans avec une campagne nationale multi-leviers

3 juillet 2026 à 12:34
Carrefour met à l’honneur sa marque « Reflets de France » qui fête ses 30 ans avec un dispositif publicitaire mêlant film, affichage, dispositif en gare SNCF et digital, et une célébration en magasin tout au long de l’année. Des produits liés (suite…)

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Les coulisses de l’explosion du FAST, le nouveau roi de la télévision connectée

Par : Roberto R.
25 juin 2026 à 20:46

Aujourd’hui, nos habitudes médias changent radicalement. Le public délaisse progressivement la télévision traditionnelle pour se tourner vers le numérique. C’est dans ce paysage en pleine mutation qu’émerge le FAST (Free Ad-supported Streaming Television). À mi-chemin entre télé linéaire et streaming, ce modèle gratuit s’impose comme une alternative majeure.

Cette transition redéfinit profondément notre rapport quotidien aux écrans. Comment un format linéaire hérité du passé parvient-il à trouver sa place à l’ère du tout-numérique ? Analyser cette évolution permet de mieux comprendre les forces économiques en présence. Cet article explore les rouages de ce marché à travers son histoire, sa psychologie et ses réalités financières.

Définition et mode de fonctionnement du FAST

Le FAST (Free Ad-supported Streaming Television) désigne la télévision en streaming gratuite financée par la publicité. Ce modèle diffuse des vidéos par Internet directement sur les écrans connectés. L’accès ne demande aucun abonnement payant de la part de l’utilisateur. Le spectateur navigue ainsi dans une offre numérique tout en retrouvant les repères de la télévision classique.

Techniquement, la diffusion utilise le réseau Internet plutôt que les antennes ou le câble traditionnels. L’accès aux chaînes est rapide dès l’ouverture de l’application. Le parcours utilisateur est souvent pensé pour éviter la moindre friction. L’inscription reste facultative et aucune carte bancaire n’est requise.

Derrière l’écran, des logiciels automatisent la gestion des grilles de programmes. Ces outils assemblent les catalogues vidéo pour concevoir un flux linéaire ininterrompu. Les émissions s’enchaînent alors en continu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le spectateur rejoint simplement un programme en cours, exactement comme avec la télévision traditionnelle.

Les trois piliers fondamentaux du streaming linéaire gratuit

Le succès de ce modèle repose sur trois caractéristiques fondamentales et indissociables. Le premier pilier est la gratuité pour le consommateur final. Cette absence de frais élimine immédiatement un frein psychologique majeur chez les spectateurs. Le public peut ainsi tester ou abandonner un programme en un seul clic.

Le deuxième pilier est la programmation linéaire et en temps réel des contenus. Contrairement aux plateformes à la demande, l’utilisateur ne choisit pas l’heure de départ. Les programmes s’enchaînent selon une grille éditoriale définie à l’avance par la chaîne. Un guide électronique familier permet de retrouver l’expérience de la télévision d’autrefois.

Le troisième pilier réside dans le financement par l’insertion de publicités. Les pauses commerciales sont directement intégrées au cœur du flux vidéo linéaire. Ces annonces régulières financent les coûts techniques et la rémunération des ayants droit. Le public accepte ainsi ces spots en échange d’un accès gratuit.

image illustrant différentes chaînes sur une TV

La distinction technique entre FAST, AVOD et SVOD

Le marché du streaming souffre parfois d’une confusion entre ses différents acronymes. La SVOD (Subscription Video On Demand) désigne le modèle payant par abonnement mensuel fixe. Popularisé par Netflix ou Disney+, il donne accès à un catalogue complet à la demande. L’expérience utilisateur y est généralement active, personnalisée et sans publicité.

L’AVOD (Ad-supported Video On Demand) propose quant à elle de la vidéo à la demande gratuite. Des plateformes comme YouTube ou Tubi obligent l’utilisateur à choisir activement son programme pour le lancer. Le modèle FAST se distingue par son format de diffusion linéaire et continue. Le spectateur ne démarre pas un fichier mais se connecte à un flux qui tourne déjà.

Aujourd’hui, les frontières opérationnelles entre ces différents modèles ont tendance à s’estomper. Les grands acteurs du secteur développent des applications de plus en plus hybrides. Une même interface peut ainsi héberger un catalogue à la demande et des chaînes en direct. Cette convergence logicielle permet de maximiser le temps de visionnage selon l’humeur du public.

Historique et évolution de la Free Ad-supported Streaming Television

Né en 2014 avec Pluto TV, ce concept va d’abord à contre-courant du streaming payant. Les grands studios hollywoodiens changent la donne en investissant massivement dès 2019. Viacom rachète ainsi la start-up pionnière pour 340 millions de dollars. Fox s’empare ensuite de Tubi pour 440 millions, crédibilisant le secteur.

Entre 2021 et 2022, les constructeurs de téléviseurs connectés accélèrent le mouvement. Samsung, LG et Roku intègrent ces bouquets gratuits directement sur leurs interfaces. L’accès aux chaînes devient ainsi immédiat dès le premier allumage de l’appareil. Le spectateur n’a plus besoin de chercher ni de télécharger une application pour se divertir.

Aujourd’hui, ce marché de la télévision gratuite a atteint une maturité avancée. Les plateformes dépassent le simple recyclage d’archives pour proposer des programmes premium. Elles achètent désormais les droits de séries phares et de compétitions sportives en direct. Devenu incontournable, le secteur rivalise avec la télévision historique.

La crise de la SVOD comme accélérateur de la transition numérique

L’essor du streaming gratuit est lié aux difficultés des plateformes payantes. Les consommateurs subissent les effets d’une véritable fatigue des abonnements. Les géants du secteur ont appliqué des hausses de prix successives et parfois agressives. Cumuler plusieurs forfaits est donc devenu trop lourd pour le budget des ménages.

La fin du partage des comptes a également joué un rôle de catalyseur majeur. Les restrictions techniques ont soudainement exclu des millions d’utilisateurs secondaires. Ces spectateurs ont dû chercher des alternatives de divertissement immédiates et sans frais. Les services financés par la publicité ont ainsi accueilli une partie de cette audience déçue.

Enfin, ce modèle légal réduit le recours au piratage informatique. De nombreux internautes se tournaient autrefois vers l’illégal par rejet des offres payantes. Les chaînes gratuites connectées apportent désormais une réponse vertueuse à ce problème. De plus, je suis convaincu que la gratuité diminue une motivation du piratage tout en protégeant les droits d’auteur.

image illustrant une personne qui se détend devant un programme télé

Les facteurs psychologiques derrière l’adoption du FAST par le public

Le succès du modèle repose d’abord sur la psychologie du consommateur moderne. Sur les plateformes à la demande, les utilisateurs souffrent régulièrement de fatigue décisionnelle. Face à des milliers de choix possibles, le cerveau humain subit une forme de saturation. Le spectateur perd de longues minutes à parcourir les menus, ce qui finit par transformer le divertissement en frustration.

Le format linéaire réhabilite alors l’efficacité d’une consommation passive. Le téléspectateur se place dans une posture de détente absolue et s’en remet aux choix d’un programmateur. Il suffit d’allumer l’écran pour lancer le programme immédiatement, sans aucun effort mental. Ce flux continu s’avère idéal en fin de journée ou comme bruit de fond domestique.

L’organisation des grilles s’appuie enfin sur l’hyper-thématisation des chaînes de diffusion. Contrairement à la télévision généraliste traditionnelle, ces canaux connectés ciblent des niches éditoriales très précises. Une chaîne peut ainsi diffuser en continu une seule série culte ou un genre cinématographique spécifique. Le public ne choisit plus un programme, mais sélectionne une ambiance globale rassurante.

Une adoption massive validée par les données du marché français

Les statistiques de consommation confirment l’ancrage profond de ces usages en France. Les rapports sectoriels publiés par Rakuten TV révèlent des taux de pénétration élevés. Près de 80% des consommateurs français déclarent visionner régulièrement ces chaînes gratuites. Cette pratique n’est plus marginale et s’inscrit désormais dans la routine des foyers.

La croissance du secteur est directement portée par l’essor des téléviseurs intelligents. Les Smart TV ont colonisé les salons de manière particulièrement massive et rapide. Les constructeurs mettent d’ailleurs en valeur leurs bouquets gratuits directement sur l’écran d’accueil. Cette visibilité native transforme immédiatement un simple acheteur en un consommateur régulier.

L’audience globale se distingue par une mixité intergénérationnelle assez remarquable. Le modèle séduit d’abord les seniors attachés aux codes familiers de la grille télévisée. En parallèle, ce format capte les jeunes habitués aux flux continus des réseaux sociaux. Cette double attractivité soutient le marché et favorise une croissance durable.

L’intégration du modèle par les diffuseurs classiques et les médias web

Les acteurs historiques de la télévision française s’adaptent rapidement à cette révolution. France Télévisions a ainsi opéré un pivot stratégique majeur vers le numérique. Le groupe public développe désormais de nombreux flux linéaires thématiques sur son application france.tv. Il propose notamment des formats originaux comme la Slow TV pour valoriser son patrimoine.

Les grands groupes audiovisuels privés appliquent une démarche similaire pour défendre leurs revenus publicitaires. TF1 et M6 ont entièrement restructuré leurs plateformes de streaming avec TF1+ et M6+. Leurs offres intègrent désormais des chaînes en direct dédiées à des franchises fortes. Ce système permet de retenir efficacement les utilisateurs au sein de leurs écosystèmes numériques.

Cette tendance attire également des médias issus du web et de la radio. Le pure-player Brut et la station Skyrock ont ainsi lancé leurs propres chaînes de télévision connectée. Parallèlement, des initiatives comme House of Creators y intègrent le monde des vidéastes d’Internet. Les meilleures productions de YouTube ou TikTok y sont adaptées sous forme d’émissions classiques.

Les perspectives technologiques et les défis de la publicité ciblée

La force de ce modèle repose sur l’alliance entre télévision traditionnelle et publicité de pointe. L’insertion dynamique des spots constitue le véritable cœur économique du système. Cette technologie modifie les annonces en temps réel selon le foyer du téléviseur. Ainsi, deux foyers regardant le même programme reçoivent des publicités différentes.

Cette forte personnalisation séduit massivement les marques et les agences médias. Les annonceurs acceptent de payer des tarifs plus élevés sur les téléviseurs connectés. Ils profitent de l’impact visuel du grand écran allié à la précision du ciblage web. Les budgets publicitaires migrent donc logiquement vers ces nouveaux supports stratégiques.

L’écosystème doit pourtant surmonter plusieurs défis techniques pour pérenniser sa croissance. La standardisation des mesures d’audience reste un chantier complexe sans outil unifié. Les éditeurs doivent également lutter contre la fatigue publicitaire des téléspectateurs. L’optimisation des algorithmes est essentielle pour éviter la répétition excessive des mêmes spots.

Les modèles de partage de revenus entre éditeurs et plateformes FAST

L’économie de ce secteur repose sur des accords contractuels bien précis. Le modèle de la répartition publicitaire standard constitue la norme de référence. Les revenus générés par les espaces publicitaires sont partagés selon un pourcentage fixe. La plateforme d’accueil couvre ainsi ses frais tandis que le reste revient à l’éditeur.

Une autre option contractuelle repose sur le principe de la location d’inventaire. Dans cette configuration, l’éditeur commercialise lui-même un pourcentage fixe du temps publicitaire. Il utilise sa propre régie commerciale pour vendre ses spots en direct. La plateforme récupère le temps restant pour y insérer ses propres réclames.

Le maintien d’une chaîne implique cependant des investissements techniques non négligeables. L’éditeur doit financer l’hébergement des vidéos et la création du flux continu. Les serveurs d’encodage fonctionnent sans interruption pour garantir une qualité d’image optimale. Ces coûts fixes imposent de réunir une audience minimale pour atteindre la rentabilité.

Cet article Les coulisses de l’explosion du FAST, le nouveau roi de la télévision connectée a été publié sur LEBIGDATA.FR.

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